Conseil Minicipal de Roubaix du jeudi 6 Octobre, une énième déliberation sur le déploiement de la vidéosurveillance, présentée par l' Adjointe du PC, en charge de la Sécurité.
Vous nous présentez aujourd'hui une nouvelle délibération dont l’objectif, je cite, dans son article 1 est de développer l’implantation de la vidéosurveillance dans la ville.
Dans votre délibération vous employez indifféremment deux termes : « vidéosurveillance » ou « vidéoprotection ». Or, ces termes recouvrent des réalités et objectifs différents.
La « vidéosurveillance » qui implique bien une remise en cause des libertés individuelles et qui place tous les citoyens qu’ils soient délinquants ou non sous surveillance quotidienne. Et la « vidéoprotection » slogan publicitaire qui désigne un outil qui, en vérité, n’a jamais protégé personne.
Au-delà de ces considérations à la lecture de cette délibération plusieurs questions se posent :
1) Combien cela va t’il nous coûter ?
Dans la délibération qui nous est présentée aujourd’hui aucun chiffre sur le futur plan de développement de la vidéosurveillance n’est indiqué.
Un chiffre de 55.575 € est annoncé pour des études et travaux.
Mais rien sur les coûts de fonctionnement : salaires des agents, maintenance du matériel, remplacement régulier de ce matériel.
RIEN n’est précisé sur les couts fixes et variables que l’on a tendance à oublier et qui peuvent être exhorbitants.
Tout récemment Les Chambres Régionales des Comptes ont pointé des coûts trop importants pour les villes, au regard d’une efficacité quasi nulle : à Saint-Etienne, à Lyon, à Boulogne Billancourt…
En plus, madame l’adjointe vous précisez vous-même qu’aussitôt mises en place ces caméras sont ( seraient ) cassées par les jeunes. Alors à quoi bon ? Et combien va coûter cette inutile fuite en avant ?
2) Quel est l' intérêt du développement de ces implantations de caméras de surveillance :
Nous n’avons à ce jour aucun chiffre, aucun rapport digne de ce nom, à Roubaix, qui nous montre ou prouve l’efficacité du déploiement d’un tel dispositif sécuritaire.
Combien de délits évités ou de cas élucidés ?, cela fait encore parti du mystère.
Je me permets de rappeler que les études sur le sujet relativisent l’efficacité du système.
L’étude de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région d’Ile-de-France (Iaurif) de mars 2004 dresse un constat mitigé : "D’un point de vue strictement quantitatif, la vidéosurveillance ne traduit pas une baisse significative de la délinquance stricto sensu ».
Ces travaux montrent que les caméras n’ont pas d’impact déterminant sur le volume de la délinquance mais qu’elles contribuent au déplacement de la criminalité, dans des quartiers et secteurs non surveillés.
En outre, les vidéos n’ont aucun effet préventif ; elles ne protègent de rien. Elles sont éventuellement un outil parmi d’autres pour retrouver les coupables, mais c’est tout.
Pour notre groupe, garantir un bien être dans les quartiers passe d’abord par une véritable présence humaine.
D’ailleurs l'action développée cet été dans le quartier de l'Epeule, en est l’illustration elle a eu un bilan très positif. Et nous vous en félicitons.
Elle nous a montré l’importance du travail social, du travail de terrain ; la nécessité de ramener d’abord de l'humain au cœur de nos politiques, de reconstruire des liens avec la population.
Les inefficaces et coûteuses cameras de surveillance à distance vont exactement à l’encontre de cette exigence. Ne pensez vous donc pas qu’il existe une autre alternative ?
3) en ce qui concerne les systèmes d’évaluation :
Cette délibération ne prévoit outil, ni critère d’évaluation.
Quels sont les indicateurs qui vous permettent d’évaluer l’efficacité de ce dispositif ?
Nous n’avons aucun objectif clair quantifiable, chiffré ni aucune méthode d’évaluation.
Cela ne nous permet donc pas de juger de l’impact ou de l’efficacité de ce système. Et cela ne nous permet pas de juger de l’intérêt du développement d’un tel plan.
4) Quel respect des libertés individuelles :
Le 13 décembre 2007, nous avons délibéré sur la création d’un comité
d’éthique de la vidéosurveillance.
Vous vous étiez engagés en mai 2008 à la création de ce comité.Quasiment 4 ans après, rien n’a été fait dans ce sens.
Pour rallier certains à votre plan vous soulignez bien sur en caractère gras dans votre délibération que le prochain conseil installera un comité d’éthique.
Mais bon, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.
Nous insistons sur l’un des problèmes majeurs, qui est celui du traitement des données. On ne sait pas comment ces informations sont gérées ni par qui.
La loi du 23 janvier 2006 resserre l’étau autour du citoyen. Dorénavant les policiers et les gendarmes peuvent avoir accès directement aux images collectées sans le contrôle du juge.
De plus, nous n’avons, à ce jour, aucune INDICATION sur la qualité, la formation du personnel chargés du visionnage et du traitement des informations collectées.
Sont-ils assermentés ou agréés ? ou sont–ils des agents reconvertis, sans modalité particulière ?
Ont-ils reçu tous les rudiments juridiques en matière de respect de la vie privée ? Les Chambres Régionale des Comptes pointes que bien souvent ce n’est pas le cas. A roubaix est ce le cas ?
Aussi, nous exprimons une très nette mise en garde face à ce développement d’une technique qui vient dénier le droit de chacun à l’anonymat ; le droit à n’être ni suivi, ni espionné, ni inquiété tant que l’on n’est pas soupçonné d’actes répréhensible, et sous le contrôle stricte du juge.
Il y a là « une menace indéniable pour des droits fondamentaux tels que le droit à l'intimité et au respect de la vie privée, le droit à la liberté de circulation». Ce n’est pas moi qui le dit, mais la Commission Européenne pour la Démocratie par le Droit (commission de Venise).
Face à l’augmentation du chômage de la crise sociale à Roubaix, la réponse que vous apportez aujourd’hui aux Roubaisiens c’est de développer les caméras un peu partout sur la ville de Roubaix.
Ce sont des réponses concrètes sur le cadre de vie, sur le pouvoir d’achat sur l’accès aux services municipaux, crèches, cantines, à des coûts qui correspondent à la réalité sociale vécue par les familles, sur une présence humaine dans les quartiers, bref c’est une politique de solidarité et de justice sociale qu’attendent les Roubaisiens.
Vous l’avez compris, le groupe OuVertement à Gauche ( EELV ) ne votera pas cette délibération.
Je publie ci dessous la lettre que j'ai adressée à Eric Quiquet, Vice Président de Lille Métropole ainsi que sa réponse, afin de clarifier et préciser la position communautaire au sujet des conséquences de la création de l' itinéraire en site propre de la ligne de bus à haut niveau de service, sur les alignements de platanes des avenues Motte et Salengro.
La réponse est désormais claire. Ils ne seront pas touchés par ce projet et épargnés.
A suivre, donc.......
Monsieur Eric QUIQUET
Premier Vice Président
Lille Métropole
1 rue du Ballon
59034 LILLE CEDEX
Roubaix, le 5 juillet 2011
Objet : Liane 4 – Roubaix Hem
Monsieur le Premier Vice Président,
Le projet de tracé LIANE reliant en site propre Eurotéléport aux quartiers Nord de Hem et desservant le quartier des 3 ponts, prévoit de passer par les avenues Motte et Salengro à Roubaix.
Ces avenues, particulièrement larges et arborées sont notamment plantées de superbes alignements de platanes, quasi-centenaires.
Depuis plusieurs mois, de façon récurrente, circulent des rumeurs selon lesquelles le projet envisagé par les services communautaires supposerait l’abattage et la destruction de ces alignements.
Notre ville est pourtant très faiblement dotée en arbres et nous avons connu ces dernières années plusieurs abattages intempestifs, inconsidérés à l’initiative de la municipalité (Bd de Gaulle, de Mulhouse, de Reims, Metz, Strasbourg…) très mal compris par nos concitoyen(es).
Nous sommes simultanément très attachés au développement du transport collectif en site propre, comme à la préservation du capital arboré communal, indispensable à la qualité de vie comme au projet de trame verte communale, que nous avons initié en 2002 ;
Je vous demande instamment de nous préciser l’itinéraire précis arrêté dans le projet communautaire des transports de la Liane 4 sur les avenues considérées.
Je suis persuadé que vous nous rassurerez rapidement et ne doute pas que vous ayez à cœur, Monsieur le Vice Président de tordre le cou à ces «informations » malveillantes à l’égard d’une politique à laquelle nous sommes tous particulièrement attachés.
Slimane TIR
Président du Groupe OuVertement à Gauche
OBJET : LIANE 4 – Roubaix – Hem.
REFER : Votre lettre du 5 Juillet 2011.
Je fais suite à votre lettre du 5 Juillet 2011 dans laquelle vous me faite part d’inquiétudes concernant le capital arboré des Avenues Motte et Salengro à Roubaix, axes sur lesquels circulera la future liane Halluin/Roncq/Tourcoing/Hem/Villeneuve d’Ascq dont le tracé a été validé lors du Conseil de Communauté du 1er Juillet dernier.
Je puis d’ores et déjà vous rassurer sur le maintien de ces arbres implantés sur ces avenues emblématiques.
Les services communautaires, en liaison avec ceux de la Ville de Roubaix, réfléchissent à concevoir un projet qui ménage impérativement cette trame verte tout en y intégrant un transport collectif de qualité et efficace.
Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
Le Vice-Président
Délégué aux Transports,
Eric QUIQUET
Vous trouverez ci dessous le texte du voeu que notre groupe a fait adopter au Conseil Municipal de Roubaix lors de la séance du 24 Juin 2011. Il fut approuvé à une large majorité...
PRESENTATION DU VŒU RELATIF AU « BATEAU POUR GAZA » PRESENTE AU VOTE DU CONSEIL MUNICIPAL PAR LE GROUPE « OUVERTEMENT A GAUCHE »
Depuis 2007, la population de Gaza vit sous un blocus complet, illégal au regard du droit international. C’est une punition collective de toute une population privée de ses droits fondamentaux : liberté d’aller et venir, droit à la santé, droit à l’éducation et au travail.
Ce blocus a été rendu encore plus insoutenable par l'attaque israélienne « Plomb durci » qui, il y a deux ans, a fait de Gaza un champ de ruines avec plus de 1400 morts et des milliers de blessés.
En mai 2010, la Flottille de la Liberté a voulu briser ce blocus illégal et a été brutalement attaquée dans les eaux internationales par l'armée israélienne au prix de 9 tués et de nombreux blessés.
Cette violation grave des droits de l'homme a provoqué les protestations du monde entier et sous la pression, le gouvernement israélien a finalement annoncé l’allègement du blocus de Gaza.
Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ont lancé une campagne « Un bateau français pour Gaza ».
Un bateau français doit partir prochainement vers Gaza avec une nouvelle Flottille de la Liberté mobilisant une quinzaine de bateaux et des dizaines d’organisations internationales en lien avec les organisations de la société civile palestinienne.
Les élus roubaisiens que nous sommes, avons toujours été soucieux de promouvoir l’amitié et la solidarité entre les peuples, comme nous l’avons montré à travers nos jumelages et nos actions de coopération.
Il faut bien constater que la situation humanitaire et humaine imposée aux Palestiniens de Gaza est dramatique et qu’elle résulte d’une politique illégale d’enfermement.
Il faut bien aussi constater la passivité de la communauté internationale, de l’Union Européenne, dont la France, qui ont pourtant condamné le siège de Gaza.
Il faut lever ce blocus.
C’est pourquoi, nous proposons ce voeu au vote du conseil municipal,
pour, dans le respect de nos diversités d’approches certes, mais de notre attachement commun au droit international et à son application pleine et entière, soutenir la démarche non violente des passagers qui prendront prochainement la mer,
pour appeler les autorités françaises à exiger les garanties de leur sécurité,
pour appeler les Françaises et les Français à se mobiliser et à peser de tout leur poids pour la levée du blocus illégal de Gaza et pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.
Christian CARLIER
Ci dessous le texte du voeu que notre groupe a présenté au dernier conseil municipal de Roubaix. Au delà des divergences d ' appréciation et de position connues, avec les autres forces politiques locales, nous considérons qu il est anormal d ' interdire toute information sur ce type de transports ( en leur faisant bénéficier du secret défense ) au détriment de la sécurité civile et des risques encourus par les populations des villes traversées. La catastrophe, toujours en cours de FUKUSHIMA, nous enseigne que le risque est non pas marginal ou statistiquement faible mais permanent.
Les arguments consistant à renvoyer le sujet à la Région au motif de sa compétence Transports ( le maire ), ou du caractère " non local" ( opposition de droite ) sont particulièrement faibles et inappropriés puisque nous posons la question de l information et de la protection des populations...
S' agissant de ce voeu, entre les oppositions, les non -participation, il fut adopté par notre groupe et quelques courageux de la majorité municipale
Slimane TIR
PRESENTATION DU VŒU RELATIF AUX TRAINS DE DECHETS NUCLEAIRES PRESENTE AU VOTE DU CONSEIL MUNICIPAL PAR LE GROUPE « OUVERTEMENT A GAUCHE »
La catastrophe de Fukushima au Japon a une nouvelle fois attiré l’attention sur les dangers de l’industrie nucléaire.
Signalons d’ailleurs que 2 réacteurs américains sont actuellement menacés par des crues du Missouri. Cela souligne la vulnérabilité de ces installations et de leurs équipements périphériques essentiels (systèmes de refroidissement, piscines de combustibles usagés..) face à des événements naturels qui se révèlent pas si exceptionnels que cela.
Un des très nombreux autres problèmes que pose cette industrie est celui de ses déchets pour les quels il n’existe aucune solution satisfaisante pour s’en débarrasser.
En attendant, ces déchets sont transportés d’un lieu à un autre.
Ainsi, des convois ferroviaires de déchets nucléaires transitent régulièrement sur le territoire de Roubaix, ce qui signifie que, très concrètement et par exemple, ces convois passent au passage à niveau du Bd d’Halluin, qui n’est pas spécialement protégé.
Les conditions de ce transit dans une zone urbaine dense sont donc particulièrement problématiques puisque les autorités municipales et la population ne sont pas informées de ces passages et sont ignorants de la conduite à tenir en cas d’accident.
Cela n’est bien sur pas limité à Roubaix et de plus en plus d’élus locaux s’inquiètent du passage de ces convois et protestent.
C’est pourquoi, nous proposons au vote du Conseil Municipal ce vœu demandant à Monsieur le Maire :
Christian CARLIER
Barbieux : mieux vaut tard que jamais ?
Publié le samedi 25 juin 2011 à 06h00
Pas si sûr. Si les élus écologistes et ceux de Roubaix en marche s'accordent à affirmer que la réhabilitation du parc de Barbieux a trop traîné, les premiers ont approuvé le projet d'aménagement, les seconds non.
Hier au Conseil municipal les débats n'ont pas été toujours aussi courtois qu'on pouvait l'espérer. Pierre Dubois, le premier adjoint, qui s'était risqué à
qualifier Max-André Pick de menteur l'a concédé : « il m'arrive rarement d'avoir des mots blessants. Ça s'est pourtant produit ce soir. Mettons cela sous le coup de la fatigue. » Une
fatigue peut-être occasionnée par les rudes coups de butoir portés par Guillaume Delbar qui n'a guère été tendre avec le plan d'action municipale au Cul de Four (« un cirque
démocratique ») ni avec le déroulement de la dernière réunion décentralisée du conseil municipal dans les quartiers est.
Et pour ce qui est du programme d'aménagement du parc de Barbieux que nous avons esquissé dans notre précédente édition,
l'élu du groupe Roubaix en marche a émis de sérieux doute concernant la détermination de la municipalité de mener à bien ces travaux. Pour lui la réalisation d'autres espaces verts ne saurait
exempter la municipalité de sa responsabilité pour ce qui est de l'état d'abandon manifeste du Beau jardin. Se référant aux propos du maire, il y a quelques mois, M. Delbar espérait hier la
présentation d'un dossier financier entièrement bouclé. Mais il est resté sur sa faim : « Pourquoi les six millions ne sont-ils pas là. Pour les promesses, on a été servi. Maintenant on
attend des actes. » Et Pierre Dubois, outré, de se récrier : « Comment peut-on douter de la volonté de la Ville de mettre en oeuvre ce que nous allons voter ce soir. »
Hommage rime avec dommage
Slimane Tir pour sa part buvait du petit lait. Le maire a rendu hommage à son concept de trame verte et bleue pour
oxygéner l'ensemble de la métropole. Mais le chef de file du groupe Ouvertement à gauche fait rimer « hommage » et « dommage ». Selon lui, on a perdu plusieurs précieuses
années d'autant que dès 2002, tout le monde était unanime concernant le bien fondé de la trame verte. « Le temps on peut le récupérer si on parvient à rassembler rapidement des
moyens. »
Des moyens ? Pour René Vandierendonck ce n'est pas un problème. « Je sais que le département va m'accompagner. La Région comme l'Europe je sais les attraper. » Reste la Communauté urbaine...
Slimane Tir estime qu'il faudrait peut-être aussi demander à Croix et à Hem de mettre la main à la
poche. Pour suivre ce débat déterminant pour l'avenir du parc de Barbieux ses amis qui constituaient l'essentiel du public hier soir avaient revêtu leurs tee-shirts de supporters. Mais il
manquait les vuvuzelas.
vendredi 08.04.2011, 05:20 - La Voix du Nord
Le président de
Radio Pastel FM, Slimane Tir, immortalise la mise en place de la nouvelle antenne, tout en haut de la tour D.
C'est un chantier insolite qui est mené depuis deux jours au pied de la tour D ...
, dans le quartier des Trois-Ponts. Une grue de cent mètres de haut étire son bras jusqu'au toit de l'immeuble. Elle installe la nouvelle antenne émettrice de Radio Pastel FM. L'ancienne avait cessé d'émettre début janvier, à cause de dégradations perpétrées dans le bâtiment qui l'accueillait, à quelques dizaines de mètres de là. La station avait été réduite à un silence forcé.
Pour Slimane Tir, président de Radio Pastel FM, c'est bientôt la fin du mauvais rêve. « L'incendie nous avait obligés à précipiter les décisions. C'était une sacrée galère, concède-t-il dans un sourire, faisant également référence à la tonne de paperasse nécessaire pour obtenir les multiples autorisations légales. En changeant de bâtiment, nous avons dû suivre beaucoup de procédures. » Heureusement, la radio roubaisienne a pu compter sur certains partenaires, notamment le Fonds de soutien à l'expression radiophonique, qui a accéléré les procédures et octroyé 18 000 E de subventions. Le conseil régional a également offert 12 000 E à la station. Au total, l'installation de cette antenne coûtera environ 60 000 E. « Le reste est financé par emprunts et fonds propres », précise Slimane Tir.
Les techniciens n'ont pas récupéré grand-chose de l'ancien mât... Radio Pastel FM a donc commandé une antenne toute neuve. « Elle fait trente-trois mètres de haut, explique Mostafa Halitim, responsable technique de la radio, on a dû faire venir une grue de Tournai par convoi exceptionnel. C'est un gros chantier ! » Des travaux dans le studio de la rue de Lannoy sont également prévus.
Slimane Tir et son équipe voient enfin le bout du tunnel. « On pense que les émissions reprendront au début du mois de mai. » Et le 99,4 FM retrouvera enfin sa voix. •
SARAH BINET
Reporté par Mr Fillon aux calendes grecques, la "politique de la Ville" au niveau de l'Etat se survie. A Roubaix, ville humainement riche mais dramatiquement pauvre, enrayer la spirale des inégalités est une gageure. Cela se traduit au conseil municipal, par des listes de subvention dont on ne voit pas la cohérence. Si la Ville de Roubaix elle-même n'affiche pas de stratégie, personne d'autre ne le fera. C'est ce que nous demandons à l'équipe municipale... On nous promet un rapport "favorable" de la cour des comptes au prochain conseil municipal. Dont acte... Mais ce n'est pas à la cour des comptes de bâtir la vision dont Roubaix a besoin. Voici mon interpellation en séance du conseil municipal de Roubaix du 17 février, à l'occasion de la présentation de la liste des actions proposées en financement au titre du CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale).
" La délibération de CUCS qui nous est présentée est récurrente, et appelle 3 remarques dont l’une sur le fonds :
Sur le fonds, la notion de politique de la Ville est aujourd’hui devenue illisible, éclatée entre de multiples dispositifs, Etat , Région, Départements, Ville et CAF chacun définissant ses modalités, ses critères, ses instances d’instruction et son calendrier.
A l’échelle du pays, si les CUCS sont maintenus, si émerge le PNRQAD (plan national de requalification des quartiers anciens dégradés), on ne sait ce que sera une éventuelle ANRU 2 et "feu" le plan Banlieue et autres plans marschall des quartiers ont sombré dans l’oubli avant même d’avoir réellement existé. Je ne parle pas du laboratoire de la jeunesse proposé par Mr Daubresse sur notre métropole, il a disparu dès sa naissance en même temps que son poste de secrétariat d'Etat.
Quant à une position réelle de l’Etat sur la politique de la Ville, Mr Fillon l’a reporté aux calendes grecques, montrant ainsi son peu d’intérêt porté à la question des quartiers de grande pauvreté et son indifférence à l’égard de la question de l’égalité réelle. Je ne parle même pas de la disparition de l’ACSE noyée dans la célèbre RGPP (révision générale des politiques publiques) laissant dans de côté les ambitions de cohésions sociales et d’égalité. Décidemment le gouvernement de Mr Sarkozy a plus à faire à justifier de ses voyages et à préparer la suppression de l’ISF qu’à traiter des problèmes difficiles de pauvreté, d’éducation, d’adaptation de la ville aux enjeux du développement durable et à Roubaix cette question est vitale. Or les subventions de l’Etat sur le CUCS sont en diminution : on nous annonce moins 12% pour 2011, quand à l’opération nos quartiers d’été c’est directement moins 50% cette année, merci pour la large majorité des roubaisiens qui ne partent pas en vacances. Et je parlerai pas de l'actualité brûlante de l'éducation nationale et de l’impact inquiétant que nous allons subir des suppressions de postes sur la qualité de l’encadrement éducatif dans nos écoles, collèges et lycées.
A l’échelle régionale, nous relançons une politique régionale axée sur la mobilisation des crédits de droits communs pour cibler la question des inégalités, dans le même un dispositif d’appui plus ciblé sur la participation des habitants et l’appropriation du cadre de vie. Mais ce n’est pas ici que je vais détailler cette ambition régionale d’un développement social et urbain que nous n’abandonnons pas et portée par la Vice-Pte M. Sbai, de même et j’en donne acte que le Maire et Président de commission du Conseil Régional fait le maximum pour donner une suite au renouvellement urbain et à la mobilisationd e fonds européens sur la cohésion sociale à la hauteur des immenses besoins de notre territoire.
C’est à l’échelle de la Ville, que je souhaite intervenir et interpeller le copnseil municipal. Un double problème se pose.
1/ Nous voyons arriver par bribes des dispositions en faveur de la politique de développement social urbain : aujourd’hui le CUCS, à la délibération suivante le FSE (Fonds Social Européen) , demain probablement l’appel à projet DSU (développement Social Urbain) de la région, mais il nous est très difficile d’avoir une vision d’ensemble de ce qu’est le projet municipal en terme de politique de développement social urbain. Nous aurions besoin d’avoir une intention réaffichée, et de percevoir les cohérences de votre projet, sinon nous en sommes réduits à constater ce qui ressemble à une politique de guichet.
2/ L’autre point qui rend encore plus vital de poser cette intention stratégique réside dans la situation elle-même de la ville de Roubaix ; Je ne cherche pas à en imputer une responsabilité à quiconque, mais simplement à reposer ce terrible constat : Roubaix est une ville de triste palmarès qui cumule les difficultés sociales, les inégalités économiques, culturelles, urbaines et de logement et cela dans un cadre où les écarts continuent de s’accuser. Quelle est notre stratégie face à cette situation ? J’espère qu’il y en ait une.... Simplement il devient essentiel de prendre le temps dans ce conseil municipal de consacrer un temps à exposer et débattre de cette stratégie, et ainsi redonner de la clarté à ces délibérations qui se résument à des listings de demandes de subvention.
Plus ponctuellement, 2 remarques :
Vous indiquez comme critère de sélection des projets retenus pour le CUCS la possibilité d’évaluer leur valeur ajoutée. Je souhaite attirer votre attention sur’ l’importance de co-construire avec les acteurs concernés en amont ces critères, c’est important car nous sommes dans des domaines qualitatifs.
Enfin, notre groupe acte du retour dans la programmation soumise à l’examen de l’Etat de projets portés par des associations de jeunes qui interviennent sur des axes et des publics que les centres sociaux ne touchent pas, et notamment sur le Pile l’ANRJ, sur l’Epeule l’ex ASVJ. C’est un enjeu essentiel que nous avions porté, nous formons des vœux qu’in fine ce ne soit pas qu’un affichage et que ces projets là ne soient pas retoqués par l’Etat. "
Quelques articles parus dans Nord Eclair depuis Mardi 4 janvier et la Voix du Nord notamment pour informer tous nos amis.
Nous avons été victimes d' un pillage en bande organisée qui vivait au cours de cette triste nuit à faire main basse sur tous les équipements ( radiateurs, robinetterie, compteurs, et métaux notamment le cuivre des cablages électriques.....).
Ces vandales " recycleurs" n' ont pas hésité à déclencher un incendie dans les parties communes afin de se " faciliter " le travail. Au mépris des occupants, car l' immeuble de 14 étages, était encore occupé par quelques familles.
L' intervention des pompiers pour éteindre l' incendie a fini de rendre impraticable les installations techniques.
Merci à tous et toutes pour vos reactions, gestes de solidarité. Nous vous tiendrons informés par tous les moyens à notre disposition ( presse locale, télé, blogs, sites......... ).
C' est un début d'année " flamboyant " pour la station de " toutes les couleurs de la musique", que nous vous souhaitons solidaire et " chaleureuse" .
Slimane TIR
samedi 08.01.2011, 05:19 - La Voix du Nord
Suite aux dégradations, le calendrier de déménagement de l'émetteur est chamboulé.
Depuis dimanche soir, plus aucun son n'est perceptible sur 99.4 FM. Radio Pastel n'émet plus. La cause : des dégradations dans l'immeuble qui abrite son émetteur. Le président de la station associative, Slimane Tir, souhaite une reprise rapide des programmes. Mais la tâche ne sera pas aisée.
PAR SARAH BINET
« Nous souhaiterions nous excuser auprès de nos auditeurs pour cette interruption des programmes forcée. » Slimane Tir, le président de Radio Pastel FM, qui rayonne de la Métropole au Valenciennois en passant par le bassin minier, a le coeur gros. Depuis dimanche soir, la station associative n'émet plus. La faute à des dégradations perpétrées ce week-end dans l'immeuble de la rue d'Ypres, dans le quartier des Trois-Ponts, qui abrite l'antenne émettrice de la station. Les techniciens de la radio se sont rendus compte de la situation lundi matin, en prenant leur service.
« C'est un immeuble "ANRU" qui est destiné à la démolition. Le week-end dernier, il a été victime de dégradations, voire de pillage. Les voleurs ont démonté les radiateurs, pris les cuves, les tuyaux, les compteurs et le câblage électrique, raconte-t-il. Un incendie a été déclenché dans le local vide-ordures et aussi dans les gaines. »Conséquence de ces actes malveillants : une coupure d'électricité qui prive la radio de son antenne. « C'est un coup de massue. Nous sommes réduits au silence », résume amèrement l'élu roubaisien.
Slimane Tir juge la situation « catastrophique ». Suite à la décision de destruction de l'immeuble dans le cadre de l'ANRU, un déménagement de l'émetteur avait été prévu pour le mois d'avril 2011. Le calendrier est donc à revoir, avec un budget qui n'est pas encore bouclé. Le nouveau matériel sera cependant financé par le fonds de soutien à l'expression radiophonique, qui dépend du ministère de la Culture, dont Slimane Tir espère « qu'il tiendra compte de la situation d'urgence pour accélérer les procédures ». Un nouveau système coûte 7 000 euros et une installation totale, entre 40 000 et 50 000 euros.
Radio Pastel FM veut rapidement trouver une solution. Pour les auditeurs d'une part, mais aussi pour que les deux salariés de l'association ne se retrouvent pas au chômage technique.
Car la panne forcée devrait durer quelques semaines. « Ça se complique », admet le président de la radio associative qui a reçu de nombreux courriers de soutien de la part d'auditeurs et de mécènes qui proposent même un soutien financier. « Nous préférerions que cet argent soit donné au Secours populaire », annonce cependant Slimane Tir. Radio Pastel avait d'ailleurs prévu une campagne de solidarité pour le SPF, elle aussi réduite au silence. •
ROUBAIX / ROUBAIX
Publié le mardi 04 janvier 2011 à 06h00
Victime colatérale de la rénovation urbaine dans le quartier des Trois-Ponts, la radio associative roubaisienne Pastel FM se trouve privée d'antenne depuis hier matin. L'immeuble où se trouve installée la station émettrice a été muré.
Les animateurs de Pastel FM 99.4 n'auront guère eu le loisir de souhaiter une bonne année à leurs auditeurs. Depuis hier, 7
h 30, cette radio associative familière de nombre de personnes issues de l'immigration se tait. Le CSA n'est pour rien dans cette interruption des programmes que personne dans l'association
n'avait envisagée.
À l'origine de cette « panne », un malheureux concours de circonstances occasionné par... la rénovation urbaine
du quartier des Trois-Ponts. Émettant sur toute la métropole lilloise, rayonnant jusqu'à la frontière belge, l'Artois et le Valenciennois, Pastel FM qui célébrait en décembre dernier son 30e
anniversaire, dispose d'une puissance de 2 kW. Son antenne est juchée à 45 m de haut au sommet de la tour F, rue d'Ypres aux Trois-Ponts.
Un « locataire » oublié
Seulement voilà, la tour F se trouve condamnée du fait de la rénovation urbaine. Hier, aux premières heures, l'alimentation
électrique de l'antenne a été coupée. Et quand un technicien de la station s'est rendu sur place pour voir ce qu'il se passait, il s'est rendu compte que tous les accès de la tour étaient
murés.
Apparemment, Lille Métropole Habitat (LMH), le bailleur social propriétaire de la tour, profitant du départ de ses derniers locataires, a jugé bon de tout clôturer de façon à éviter l'installation de squatters.
« Nous n'avons reçu aucun courrier annonçant cette décision. Et pourtant une convention a été signée avec LMH » déplore un permanent de Pastel FM. « Certes nous savions que la tour F allait être détruite et qu'il nous faudrait réinstaller l'antenne au-dessus de la Tour D mais aucune échéance n'avait été fixée. »
Manifestement, l'entreprise chargée de sécuriser la tour F ne s'est pas rendu compte que celle-ci abritait encore un
« locataire » : l'émetteur.
À Pastel FM, on espère que cette cure de silence ne s'éternisera pas outre mesure. Président-fondateur de l'association gestionnaire, Slimane Tir essayait hier de démêler la situation. Une situation d'autant plus embarrassante que la station, en ce début d'année, avait prévu un programme très dense avec notamment des interviews ainsi que la diffusion de jingles appelant à la solidarité après l'incendie du Secours populaire.
Monsieur Jean Pierre ROUSSELLE, adjoint au maire, chargé de l' Etat Civil n' en peut plus de porter le chapeau, pour une décision prise par le Maire qui a cédé à sous la pression de A Verspieren, leader local du Modem.
L' Adjoint aux affaires économiques fut chargé début 2010, de rédiger un rapport afin d' habiller une décision dont il avait obtenu l' assurance qu elle serait prise !!.
Evidemment sans que le Conseil Municipal en soit tenu informé ni saisi.
Décision du maire très impopulaire que les uns et les autres refusent depuis des mois d' expliquer à leurs concitoyens, d' assumer dans ses motivations .
Sous la pression et l' incompréhension du public, des plaintes, des réclamations, des protestations des futurs jeunes couples et de leurs familles, les employés municipaux en première ligne n'en peuvent plus de devoir annoncer une décision inexplicable qu ils sont chargés d' appliquer depuis des mois....
En cette fin d' année, Monsieur l'adjoint à l' Etat Civil craque à son tour et se lâche dans une longue interview dans l' édition de Nord Eclair de ce lundi 27 Décembre 2010.
Je republie ci dessous un billet mis en ligne en Novembre 2008 qui resitue le contexte de celle ci et ses motivations inavouables.
A l' époque, cette tentative avait échoué. Mais Monsieur l' Adjoint aux affaires économiques, qui est aphone et inaudible sur les questions dont il a officiellement la charge, est remonté au créneau pour obtenir du maire en Mai 2010, une décision certes favorable à
ses "convictions ", mais qui n' en reste pas moins stupide et méprisante à l' égard de nos concitoyens.
Slimane TIR
28 Décembre 2010
On se souvient que Arnaud VERSPIEREN, tête de liste UMP-UDF des municipales de 2001 et chef de l’opposition durant le précédent mandat, avait fait des mariages le samedi, un cheval de bataille de ses interventions au Conseil Municipal. A plusieurs reprises, nous avions eu droit à la litanie des « désagréments » qu’ils causaient du côté de Barbieux.
A peine devenu un membre éminent de la nouvelle majorité : (six adjoints MODEM dites donc c’est le PC roubaisien qui doit tirer une tronche !), qui plus est en charge du développement économique, il nous livre,quelques semaines après sa prise de fonction; dans une déclaration fracassante à la presse locale, son ras le bol des « nuisances » causées par ces mariages.
Il envisage même de réinventer la « punition collective », si prisée des régimes autoritaires ou d’occupation. Invoquant, à juste raison, des comportements dangereux pour eux-mêmes et pour la collectivité et le non respect du code de la route par certains énergumènes inconscients, il a immédiatement dégainé : ni une, ni deux : il faut interdire les mariages le samedi après midi !
Bien évidemment, ça coule de source comme raisonnement : quant un contrevenant « brûle » un feu rouge ou « grille » un stop dans une rue. Pour ne plus avoir de problème, il faut interdire à tout le monde l’accès de la dite rue.
C' est sûr, l' imbécile du samedi après midi ne déconnera pas le samedi matin ou un autre jour de la semaine. A moins que toute cette agitation ne vise qu'un seul type de mariage, trop joyeux, exubérant et pour tout dire « envahissant » aux yeux de certains
C’est sur la base de ce « brillant » raisonnement qu’il a obtenu une décision du Maire de ne plus programmer de mariages le samedi après midi…, Elle a été appliquée par le service Etat Civil, pendant plusieurs semaines durant l' été, sans aucune explication aux futurs mariés. Bonjour l'ambiance au guichet et les réclamations !
Depuis, « l’affaire » a fait du bruit au sein de l’Hôtel de ville. Le bureau municipal s’en est gravement saisi, avant que l’opposition ne s’en mêle, en a débattu, a convenu qu’il y avait des aspects scabreux dans les fondements d’une telle décision et finalement choisi la voie de la sagesse : continuer à programmer des mariages le samedi après midi, à la grande satisfaction des roubaisiens et des roubaisiennes qui souhaitent convoler en justes noces et pour lesquels le mariage en mairie est un moment bien plus important que le mariage religieux.
François BAYROU, en visite à Roubaix, le 22 octobre dernier n’a sûrement pas entendu parler de cette « farce » qu’est devenue la première grande décision obtenue par son éminent représentant aux manettes du service public roubaisien.
La délibération concernant le marché de la restauration :
Sous l’impulsion de la majorité municipale de 2001 une composante d’origine bio a été introduite dans les repas de la restauration scolaire. Depuis 2004, c’est un repas tout bio qui est proposé une fois par mois. La délibération reprend cet objectif d’un repas bio par mois. Avec possibilité d’atteindre d’ici 2015 l’objectif de 20% de bio, objectif que l’Etat s’est fixé pour 2012 dans le cadre du Grenelle de l’environnement.
Les produits bio se posent aujourd'hui comme une alternative capable de produire sans détruire, d'entretenir une économie viable, saine, créatrice d'emplois, socialement équitable, soutenable pour l'environnement et qui produit des aliments de qualité. Les produits bios sont des produits à moindre nocivité sur notre santé et surtout sur le corps de nos enfants. La récente étude publiée dans le Monde montre les risques de cancer et de maladie liés à une mauvaise alimentation. Il est d'ailleurs établi que les pesticides sont à l'origine de leucémies, tumeurs des ganglions, et de certaines tumeurs au cerveau.
Certaines études ont par ailleurs montré que les aliments issus de l'agriculture biologique pouvaient même contenir jusqu'à trois fois la teneur en anti-oxydants des aliments issus de l'agriculture conventionnelle.
Plus qu’un effet de mode, il y a là un véritable enjeu de société.
Dès 2001 la ville de Roubaix a su se monter novatrice en matière d’alimentation bio dans la restauration. C’était une volonté claire et affichée d’inscrire notre démarche dans un véritable développement. Aujourd’hui on nous demande de valider ce qui été déjà fait il y plus de 6 ans, sans progrès réel. Les objectifs que vous nous proposez restent à minima, pourtant l’enjeu est de taille.
La ville de Lille s’est fixée 50% de bio d’ici à 2013, ne pourrions nous afficher aussi clairement cette volonté ?
Le bio reste une denrée chère :
Mais différentes études montrent des possibilités offertes aux municipalités pour faire diminuer les coûts d’achat tels que :
- privilégier les filières courtes,
- adhérer à des groupements d’achats pour faire baisser les prix.
D’ailleurs une telle démarche est en cours d’élaboration à la Communauté Urbaine de Lille, démarche que nous souhaitons. La ville de Roubaix va-t-elle s’ y inscrire ?.
Les tarifs de la restauration :
Lors de la présentation de votre délibération en commission municipale vous nous avez indiqué que les tarifs de la restauration scolaire resteraient les mêmes. Or nous aurions pu penser que l’annonce du classement de la ville de Roubaix comme l’une des villes les plus pauvres de France aurait des conséquences sur la prise en compte de la question sociale dans toutes les politiques menées par la ville.
Garantir à chaque enfant un repas de qualité est un gage d’assurer une meilleure égalité de réussite pour touts les jeunes Roubaisiens.
Je vous rappelle que la ville de Lille a divisé ses tarifs par 2. Son tarif de cantine minimum est à 50 centimes, alors qu’à Roubaix nous sommes encore à 1,13 euros. La ville de Drancy, quant à elle, a accordé la gratuité de la cantine pour tous les enfants.
Un effort supplémentaire est possible à Roubaix. L'amélioration concrète de la vie des roubaisiens doit redevenir une priorité municipale. Il suffit juste de la volonté politique des élus et surtout une prise en compte de la réalité sociale Roubaisienne.
Enfin, il est nécessaire d’éclaircir un autre aspect de la question sociale : les emplois.
Le prochain marché prévoit, en matière de gestion, une « évolution possible vers un autre mode de gestion en cours de marché avec une nouvelle négociation ». Qu’est-ce que cela veut dire ?
Doit–on comprendre que la ville se réserve la possibilité de passer au privé la gestion des restaurants scolaires ? A la place de fonctionnaires de la ville de Roubaix, on aura des employés privés, payés au lance pierre (le SMIC). Le volume des prestations de service augmentera dans les comptes de la ville tandis que celui du personnel diminuera. Après quelques suppressions de postes, on vantera la « rigueur de gestion » de la ville tandis que le moyen utilisé pour y arriver sera en réalité la casse sociale.
Qu’est donc véritablement « l’autre mode de gestion » dont il est fait état ? La commission paritaire a-t-elle été au moins informée sur cette hypothèse de travail ?
Cette interprétation pousse à regarder avec circonspection la clause d’insertion.
La ville affiche un intérêt pour l’insertion, mais à la lecture de la clause dont nous venons de parler, on peut en douter. Que signifie exactement la clause d’insertion avec « rémunération de personnels sur la base de 1200 heures par an » ? Ne va-t-elle pas se traduire par un simple artifice qui permettra au prestataire de bénéficier d’exonération de charges en espérant par là une baisse des prix du marché ? Cela peut être encore un moyen de réduction des coûts par la casse sociale.
Il faudrait nous en dire plus sur la rédaction de la clause. Il est évident que nous ne pouvons pas, à Roubaix, sur des besoins permanents, brader des emplois permanents contre des emplois précaires.
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