CONSEIL MUNICIPAL du 26 juin 2008 – INTERVENTION SUR LE REGLEMENT INTERIEUR
Nous entrons avec cette délibération dans ce qui est un peu la cuisine du fonctionnement du conseil municipal et les citoyens qui viennent assister à nos travaux sans forcément bien connaître tout de cette cuisine ont bien droit à quelques explications.
L’organisation de la gestion communale repose sur 2 piliers.
Un fait majoritaire brutal : un seul vote donne à la liste gagnante une confortable majorité au conseil et la maîtrise de l’exécutif.
Et la prédominance de l’exécutif dans l’organisation des travaux du conseil.
Alors bien sur, tout ça pourrait être organisé autrement. Dans d’autres pays, il y a par exemple une élection pour l’exécutif et une autre à la proportionnelle pour l’assemblée délibérative, ce qui permet d’avoir d’une part un exécutif légitime et stable et d’autre part une assemblée représentative où le débat peut produire des majorités de projet.
Mais nous sommes en France et en France on fait des lois, nous avons donc régulièrement des lois portant diverses mesures pour l’amélioration de la démocratie locale et donc une inflation de dispositions et dispositifs qui se gardent bien de toucher à ces 2 piliers, la brutalité du fait majoritaire et la prédominance de l’exécutif.
Alors pourquoi cette longue introduction ?
Parce que l’adoption d’un règlement intérieur dans les 6 mois suivant l’élection est une obligation légale depuis 1992 et fait finalement partie de ses dispositions qui visent à améliorer sans rien changer au fond.
Mais aussi parce qu’un règlement intérieur pourrait au moins permettre de codifier un certain nombre de pratiques respectant l’opposition.
Pour l’heure, ça ressemble plutôt à une occasion ratée et le règlement intérieur qui nous est proposé multiplie par contre les étrangetés.
D’abord un long préambule où aux détours de copieux copié collé de textes législatifs, c’est l’inflation évoquée auparavant, il nous est dit que des réunions du conseil municipal pourront se tenir dans les quartiers, que des groupes de travail ouverts aux citoyens pourront se réunir ainsi que des groupes de travail majorité opposition. Point de modalités concrètes pour ces intentions alors que le concret est précisément l’objet d’un règlement intérieur.
Ensuite, une innovation, la commission unique.
Il faut savoir que les délibérations sont examinées avant le conseil par des commissions thématiques, au nombre de 3 dans le précédent mandat. La qualité de leurs travaux dépend des transmissions d’informations et de la qualité de l’animation. Malgré les efforts remarquables de certain (certain au singulier), il faut bien reconnaître que le résultat n’était pas au rendez-vous.
C’est dire que toute velléité de réforme bénéficie d’un a priori favorable, bien que cette idée de commission unique, c’est à dire finalement une réunion privée du conseil municipal avant sa réunion officielle, peut donner au néophyte extérieur la désagréable impression d’un arrangement préalable hors du public.
Soyez au moins rassuré la dessus, avec l’expérience de la réunion de la commission unique de mardi dernier, ce n’est pas vraiment vers quoi on s’oriente. Un ordre du jour distribué le jour même et donc en pratique disponible pour les élus de l’opposition à l’entrée de la réunion, quasiment pas de présentation des délibérations par les élus concernés, des absences notables, et comme un leitmotiv « avez vous des questions ? ».
Si l’innovation se résume à la présidence effective de la réunion par le maire, il n’est pas évident que le passage d’une animation dilettante à une animation pesante soit finalement considéré à terme comme un grand progrès.
Seconde innovation, plus complexe à saisir, la liste remplace le groupe.
Vous avez voté en mars pour des listes et les élus s’organisent dans la durée du mandat en groupes politiques : débats, prises de paroles…
Et bien maintenant ce sont les listes. Plus exactement les groupes peuvent toujours formellement se constituer mais ce sont les représentants des 3 listes qui accéderont aux lieux d’organisation.
Alors, pour les Verts ça ne change pas grand chose, me direz vous et c’est plutôt ces listes constituées par des alliances disons très larges pour ne pas dire hétérogènes qui vont avoir un souci.
Certes, mais est ce bien raisonnable de vouloir figer pour 6 ans le débat politique municipal ? L’idée même n’en est elle pas vaguement inquiétante ?
Enfin les groupes, pardon les listes maintenant, ont accès à quelques moyens, pas grand chose rassurez-vous, car Roubaix ne comptant pas 100 000 habitants, le contrôle de légalité est vigilant.
Alors, l’opposition n’a de fait plus accès aux services du secrétariat des élus et elle a pour le reste droit au maintien de l’acquis, assorti, c’est la nouveauté, de quelques dispositions suspicieuses. Il s’agit, nous a t on dit, il s’agit donc, tenez-vous bien, de moraliser le comportement des Verts, sinon les Verts eux même. Rien de moins, c’est une affaire de morale. Chacun aura compris qu’en matière de morale politique, il n’est pas question que les Verts de Roubaix bénéficient de la bienveillance généreusement accordée à d’autres.
Finalement ce règlement intérieur nous concerne t il vraiment ?
C’est à ce moment que le micro a été coupé. La phrase suivante, la dernière, était :
Constatant que le Code Général des Collectivités Territoriales et la jurisprudence assurent la protection minimale des droits de l’opposition, nous ne participerons pas au vote.
Compte tenu du « débat » qui a suivi et de l’ambiance détestable, les Verts ont finalement voté contre.
26/6/2008
CONSEIL MUNICIPAL DU 26 JUIN 2008 – INTERVENTION sur LE MUSEE JACQUARD
La délocalisation de l’entreprise CRAYE, certes pas très loin de Roubaix, n’est pas vraiment une bonne nouvelle. Qu’elle ne puisse plus assumer les charges du musée qu’elle a créé non plus.
La ville de Roubaix est en quelque sorte contrainte de prendre le relais pour assurer la sauvegarde et le maintien de ce patrimoine.
Il s’agit dans l’immédiat, on le comprend bien, de mesures conservatoires que nous approuvons totalement.
Il serait en effet très dommageable que cet ensemble de machines textiles, pour la plupart en état de marche, quitte Roubaix et soit dispersé.
La ville doit sa richesse à cette industrie, elle lui doit aussi bien de ses souffrances passées et présentes et elle a la responsabilité d’assumer cette histoire là.
Mais au delà de la préservation du patrimoine, il faudra construire un projet.
Et il nous semble important
que la puissance publique en garde la maîtrise
qu’il développe toutes les synergies
possibles à Roubaix avec le Musée de Roubaix et ses collections textiles, avec les Archives du Monde du Travail et ses archives sur l’industrie et le mouvement ouvrier,
possibles aussi avec Tourcoing et la métropole,
N’y a t il pas déjà des projets sur l’Union et autour du Peignage de la Tossée ?
Et qu’il ne s’enferme pas dans une nostalgie passéiste mais qu’il soit tourné vers l’avenir et la création.
Nous votons ces délibérations et nous serons très attentifs à leurs développements.
Christian CARLIER
26/6/2008
Mais pour les élus Verts de Roubaix, la donation passe mal, d'autant qu'elle s'accompagne d'un projet d'extension du musée sur 300 m2, pour plus de deux millions d'euros. « L'oeuvre de cet artiste vaut-elle un tel investissement ? », s'interroge Christian Carlier, conseiller municipal d'opposition (Verts). La question, déjà soulevée en 2007, se pose à la suite d'un article paru dans Le Monde. Car Henri Bouchard, peintre figuratif du début du XXe siècle, est aussi connu pour quelques actes de collaboration « artistique » entre 1939 et 1945... « Il a déjà été condamné pour cela. Ce qui compte c'est l'intérêt de la donation », explique Jean-François Boudailliez, conseiller municipal (app. MoDem) en charge de la Culture. Lequel met en avant la reconstitution à Roubaix de l'atelier de l'artiste - unique en France - à des fins pédagogiques. « Politiquement, c'est peu pertinent », commente Christian Carlier, qui pourrait ne « pas en rester là ».
Le 15 mai 2007, le conseil municipal de Roubaix adoptait un projet d’extension du musée La Piscine afin d’accueillir
l’intégralité du musée-atelier parisien du sculpteur Henri Bouchard. Un transfert qui fait aujourd’hui polémique dans une partie de la presse parisienne.
Les arguments mis en avant par
l’article du Monde à l’origine de l’« affaire Bouchard » avaient déjà été avancés par les Verts de Roubaix lors des débats municipaux de l’époque... Henri Bouchard (1875-1960) a
collaboré avec le régime de Vichy. Une collaboration strictement « artistique » mais marquée
tout de même par un voyage en Allemagne en 1941, des commentaires dithyrambiques sur les conditions de travail des artistes allemands et une proximité avec le sculpteur préféré d’Hitler, Arno
Brecker.
Bruno Gaudichon, conservateur du musée La Piscine et initiateur du rapprochement avec le musée Bouchard avait déjà affirmé à l’époque que « rien de tout cela ne sera dissimulé aux
visiteurs. Bouchard a été jugé et condamné à la Libération (suspension de son poste aux Beaux-Arts et interdiction temporaire d’exposer) et il est loin d’être le seul artiste à avoir
entretenu une proximité avec Vichy. Par ailleurs, sa belle-fille et conservatrice du musée, Anne Bouchard, a un passé de résistante suffisamment éloquent pour écarter toute forme de doute à ce
sujet ».
Monsieur le Rédacteur en Chef,
Dans votre article rendant compte du Conseil municipal de Roubaix du 15 mai 2008, et paru dans Nord Eclair le lendemain, vous indiquez que M. Vandierendonck à fait remarquer que j’étais " très fier de [mon] réseau de vidéosurveillance ". Etant ainsi impliqué, je tiens à apporter à M. Vandierendonck et à vos lecteurs les précisions suivantes :
Je partage complètement l’analyse développée par Tounès Rahim dans son intervention en Conseil municipal : la généralisation de la vidéosurveillance dans l’espace public pose souvent plus de problèmes (atteinte aux libertés publiques, coût de maintenance, manque d’efficacité…) qu’elle n’en résout, et satisfait davantage chez certains élus à des considérations démagogiques.
Tounès Rahim a donc raison de dire qu’il serait plus judicieux de relancer l’Etat sur le dispositif adultes-relais ou les médiateurs, de financer des actions de lutte contre le décrochage scolaire ou de prévention de la délinquance.
De mon point de vue, aucun élu républicain ne peut se sentir " fier " de recourir à la vidéosurveillance. Lorsque j’ai mis en œuvre, par continuité républicaine - en 2002 pour le métro et depuis un an pour le bus et tramway - une décision qui avait été prise en 1998 dans le mandat précédent, j’ai tenu à ce qu’elle s’accompagne d’une véritable politique d’humanisation des transports en commun. C’est pourquoi nous avons embauché 350 personnes. Je maintiens que dans l’espace public la vidéosurveillance seule ne sert à rien et ce choix est en général le fait de villes de droite. En revanche, dans les transports en commun le couplage vidéosurveillance et présence humaine fonctionne. Si les transports de la Métropole sont aujourd’hui plus agréables, plus sûrs et plus sécurisants pour les habitants, c’est avant tout grâce à la présence des agents de prévention dont je veux saluer le travail remarquable et la disponibilité.
Et je suis prêt à reprendre ce débat avec le maire de Roubaix quand il veut !
Eric Quiquet
Vice-Président de Lille Métropole Communauté urbaine, chargé des Transports urbains
Conseil Municipal de Roubaix.15/05/2008.
" Depuis 19 ans, notre ville mène une politique d’accompagnement financier au ravalement de façades dans un double objectif de valorisation patrimoniale et d’embellissement. Le résultat est
visible et satisfaisant sur plusieurs de nos artères comme l’avenue JB Lebas, la Grande Rue ou la Place de la Liberté.
Elle concerne beaucoup d’immeubles à vocation économique et tertiaire : banques, hôtels, commerces, établissements installés en zone franche urbaine, propriétaires institutionnels. Autant d’acteurs, pour lesquels « l’obligation » de ravalement apparaît comme un juste retour des choses au regard des bénéfices retirés de la zone franche.
Cette nouvelle délibération pose des questions de fond que je souhaite, au nom du groupe « Ouvertement à Gauche » vous exposer :
1/ Une rupture d’égalité manifeste et problématique entre propriétaires occupants d’une même rue ou d’une même portion de rue, du fait de l’extrême segmentation à laquelle cette délibération se livre :Comme dans le secteur de la Place Faidherbe, ou rue Pierre de Roubaix : 14 maisons, face au théâtre municipal, rue Decrême, dans la section comprise entre les rues de Lannoy et du Coq Français : une petite dizaine, face dà l’ex-usine aux fleurs transformée en lofts. ... Pourquoi les autres propriétaires de ces mêmes rues, par exemple, dans la section comprise entre les rues de Denain et du Coq Français n’y seraient pas éligibles ? C’est un choix extrêmement sélectif, et qui, au fond, se soucie moins des immeubles ou de leurs propriétaires que de la volonté d’imposer et de passer des décisions autoritairement, à moindres frais. Je comprends bien que rien ne soit trop beau pour vous, Monsieur Boudaillez, mais ayez au moins la décence d’obtenir l’accord des personnes concernées !
2/ le choix inapproprié du ravalement obligatoire. Il s’agit souvent de modestes propriétaires occupants, certainement ni marchands de sommeil, ni loueurs indignes. Pourquoi leur imposer une obligation , quand vous pouvez les inviter, en doublant les primes à participer à ce programme? Je vous propose donc un amendement ; retirer le terme « obligation » dans le paragraphe 3 de la page 143.
Cette obligation que vous vous entêtez à imposer est d’autant plus inopportune qu’elle heurte très directement des préoccupations de plus en plus lourdes de pouvoir d’achat.
Le groupe des Verts estime qu’il n’est pas judicieux et même déraisonnable d’imposer à ces propriétaires une obligation. Nous vous demandons d’emprunter la voie incitative comme l’indique la délibération 08 252 relative à la majoration de 10 % des primes pour tenir compte du coût de la construction.
Enfin, nous vous invitons à une réflexion de fond sur l’urgence de développer à Roubaix un dispositif d’accompagnement financier et de communication pour le développement de l’énergie solaire et du photovoltaïque, car l’énergie coûte et coûtera de plus en plus chère dans l’avenir. A moyens budgétaires limités, entre les façades et les panneaux solaires, nous choisissons les panneaux solaires."
Il y a quelques années, la ville de Roubaix se voyait primée, du prix Orwell de la
surveillance, dans le cadre des « Big Brother Awards – France - 2002 ».
Etait visé à l’époque un projet de cartographie de la délinquance. Aujourd’hui, avec le projet qui nous
est soumis, quel prix allons-nous récolter ?
Cette délibération sur le développement de la vidéosurveillance appelle plusieurs réflexions :
1° en ce qui concerne le coût de l’investissement :
Dans le mandat précédent, nous avons délibéré à plusieurs reprises pour
voter des crédits pour la rénovation, la maintenance le remplacement du
matériel existant pour un coût total de 400.000 € environ.
Aujourd’hui, on nous demande d’investir 900.000 € d’argent public
pour développer encore le réseau de vidéosurveillance. Ce qui nous engagera aussi à déployer, vous le comprenez, de nouveaux crédits de maintenance et d'accroitre les dépenses de
fonctionnement.
Tout compris, on peut estimer à au minimum 2 millions d’euros l’argent
public qu’on nous demande d’engloutir pendant ce mandat pour faire
fonctionner la vidéo surveillance.
2) Certains diront qu'il faut saisir une opportunité financière ...
En effet, le fond interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pourrait
payer 50% des dépenses. C’est ne pas connaître l’étendue des possibilités d’intervention du FIPD.
Avec ce fonds, l’Etat peut aussi financer des actions de lutte contre le
décrochage scolaire, des médiateurs, des actions de prévention de la
délinquance.
Ne serait-il pas plus judicieux d’aller chercher l’aide de l’Etat sur ces
questions ? Ne serait ce pas plus judicieux de relancer l’Etat sur le dispositif adulte relais ou les médiateurs qui permettaient de développer le lien avec les jeunes ou encore de relancer la
médiation et la police de proximité ? A moins que nous ayons choisi dans cette ville aujourd’hui d'être complice du tout sécuritaire de Sarkozy avec le tout filmé.
3) Sur l’intérêt des caméras en matière de sécurisation des espaces publics:
Les études sur le sujet relativisent l’efficacité du système. L’étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région d’Ile-de-France (Iaurif) de mars 2004 dresse un constat mitigé : "D’un point de vue strictement quantitatif, la vidéosurveillance ne traduit pas une baisse significative de la délinquance stricto sensu » Ces travaux montrent que les caméras n’ont pas d’impact déterminant sur le volume de la délinquance mais qu’elles contribuent au déplacement de la criminalité, dans des quartiers non surveillés.
Les vidéos n’ont aucun effet préventif. Elles sont un outil parmi d’autres pour retrouver les coupables, mais c’est tout.
4) En ce qui concerne les libertés individuelles :
Le 13 décembre dernier, nous avons délibéré sur la création d’un comité
d’éthique de la vidéosurveillance.
A ce jour, nous n’avons pas – à ma connaissance – permis au comité d’éthique de formuler
des avis sur les précautions à prendre et les limites à poser à
l’installation d’un réseau.
Le problème majeur, c’est le traitement des données. On ne sait pas comment ces informations sont gérées ni par qui. La loi du 23 janvier 2006 resserre l’étau autour du citoyen. Dorénavant les
policiers et les gendarmes peuvent avoir accès directement aux images collectées sans le contrôle du juge.
C’est dangereux.
Surveiller le musée la Piscine, la condition publique, la médiathèque, la maison des services, le piscine Thalassa (c'est-à-dire le Colisée) et le parc Barbieux. N’est ce pas du voyeurisme un parc sous la haute surveillance des caméras ? Demain, ce sont les écoles, les lycées, votre maison… je vous laisse continuer la liste.
Aussi, nous exprimons une très nette mise en garde face à ce développement d’une technique qui vient dénier le droit de chacun à l’anonymat ; le droit à n’être ni suivi, ni espionné, ni inquiété
tant qu’on n’est pas soupçonnée d’actes répréhensible, et sous le contrôle stricte du juge.
La définition d'une politique de la sécurité ne peut pas se résumer à installer des nouveaux équipements, dans la ville ! Cessons donc de voir cette question par le petit bout de l’œil de la caméra ! Ce doit être une politique durable qui installe des relations humaines meilleures, non violentes, entre les habitants de notre ville.
Alors Monsieur Olszewski votre objectif est-il de mettre toute la ville sous haute surveillance en répondant régulièrement à des opportunités financières ?
D’autant plus que cela coûte cher, cela pourrait être dangereux.
Des milliers de citoyens vont être filmés.
Qui va contrôler la démarche ? Et surtout pourquoi ?
Qu'est ce que cela apporte en matière de sécurité ?
Avons-nous des chiffres qui nous indiquent une réelle diminution de la délinquance à Roubaix depuis la mise en place de la vidéosurveillance ?
"Mmes, Mrs les élu-e-s, chers collègues démocrates, c'est certainement la dernière fois que j'utiliserai cette formule..( en
raison de la présence d' élus d' extrème droite).
En cette séance solennelle d'installation du 23 Mars, je souhaite au nom de la liste "OuVERTement à gauche" que j'ai eu l'honneur de conduire, tirer rapidement quelques leçons de cette campagne des municipales et vous éclairer sur notre état d'esprit.
Il n'y a plus dans notre Conseil Municipal ni Front National, Ni Mouvement National Républicain. C'est une très bonne nouvelle pour notre ville, la disparition des tenants des thèses
racistes, xénophobes et islamophobes est une excellente chose. Eux qui durant 25 ans ont empoisonné le climat politique local et certainement motivé de nombreux engagements citoyens et politiques
dont le mien.
Je veux ici féliciter Max-André Pick pour s'être abstenu de faire appel à leur électorat et d'être resté dans le camp des vrais démocrates.
Au cours de cette campagne, de terrain, de proximité, nous avons rencontré de l'énergie, des compétences, des talents, de l'espoir, mais aussi beaucoup de misère, de désespérance, de repli sur
soi.
Que ce soit au 1er ou au 2ème tour, 78 à 80% de nos concitoyens, à leur manière, demandent le changement des politiques publiques, qu'elles soient nationales ou municipales.
La très grande majorité d'entre-eux, malheureusement, n'en attendent plus rien... Nous regrettons qu'ils se soient massivement abstenus.
Nous considérons ce record de France de l'abstention, dans la ville qui a inventé les Ateliers Populaires d' Urbanisme, les comités de quartier, la politique de la ville, comme une catastrophe
démocratique.
Elle devient désormais un impératif politique pour la nouvelle majorité municipale.
Je vous félicite, Mr le Maire, avec votre équipe, pour votre élection, et vous invite à écouter, à entendre ce message qui monte des quartiers populaires de Roubaix.
Je veux aussi remercier toutes les électrices et électeurs qui nous ont apporté leur soutien au cours de cette campagne.
Je veux enfin vous dire que dans cette nouvelle mandature, nous serons une opposition résolue, positive, constructive, écologique et de gauche, mue d'abord et avant tout par l'intérêt général des
roubaisiennes et roubaisiens, dans cette enceinte, comme dans toutes celles dans lesquelles nous exerçons des responsabilités actives, comme le Conseil Régional Nord Pas de Calais et la
Communauté Urbaine de Lille ."
Slimane Tir, ouVERTement à gauche
Roubaix
Proposition : Oser développer des relations internationales solidaires, y associer les jeunes
Chantiers de jeunes volontaires à Bouira en Algérie, projets de coopération éducative et culturelle donnant
lieu à des échanges de lycéens avec le Maroc, l’Algérie, la Pologne ou la Palestine, soutien de projets en direction du Sénégal, séminaires de formations des élus et cadres de la collectivité,
coopération entre pouponnières, échanges sportifs, projets dans le domaine environnemental...
Une dizaine de projets associatifs en lien avec l’international sont soutenus chaque année par la Ville de Roubaix qui organise en outre avec les acteurs locaux, depuis deux ans, la
Semaine de la Solidarité Internationale.
Les initiatives et les idées ne manquent pas depuis qu’en 2003, à l’initiative des Verts et de la conseillère municipale déléguée aux Echanges et à la Coopération internationale Céline
Scavennec, une délégation à la coopération décentralisée est créée à Roubaix.
On est très loin des simples jumelages d’échanges scolaires, nés de l’aire textile, et jusque-là voués à un rôle de comité des fêtes. L’initiative a pour base un audit réalisé en
2001 qui avait démontré l’existence d’attentes quant au développement d’une coopération décentralisée, notamment avec l’Algérie et la Palestine.
Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes auprès de certains habitants et élus, qui soupçonnent parfois une forme de favoritisme à l’égard de certaines populations issues de
l’immigration.
En 2002, les élues à la coopération internationale ( Tounes RAHIM et Céline SCAVENNEC ) ont présenté une délibération-cadre permettant d’engager un programme de développement des
échanges internationaux et de la coopération décentralisée.
Il s’agissait de préciser que cette politique comporte de nombreux enjeux, qui s’appuient sur l’histoire de la ville et des diverses migrations de travail qu’elle a connues, en
les transposant dans les domaines de la solidarité internationale, du développement durable et pour une approche citoyenne de la mondialisation.
La commission bénéficie d’un chargé de mission et d’un budget de 80 000 euros par an.
Le ministère des Affaires étrangères, depuis 2001, a contribué aux projets à hauteur de 51 500 euros.
La délégation s’est ainsi donné pour mission de créer de nouveaux espaces de participation des habitants, et notamment les jeunes, en les associant à la définition et la mise en oeuvre de
projets internationaux.
Sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux de la mondialisation et de la solidarité internationale et d’encourager la mobilité internationale et l’ouverture à l’autre, une culture de
la coopération internationale basée sur le respect et le partenariat...
Avec une volonté originale, associés par l’entremise du Conseil Jeunes à la politique de coopération et aux délégations.
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