Quelques remarques à l’occasion de ce rituel débat d’orientation budgétaire.
Nous prenons acte des informations données dans un contexte incertain et très inquiétant du fait de la réforme des collectivités territoriales, de celle de la fiscalité directe locale et de la mise en route du gel des concours de l’Etat aux collectivités locales.
Nous attendons le budget primitif qui nous sera donc proposé le 17 février, le pragmatisme dans le calendrier succédant au dogmatisme de l’année dernière.
Alors heureusement pour les finances roubaisiennes, le gel des dotations de l’Etat épargnera, au moins en 2011, la Dotation de Solidarité Urbaine.
Cette DSU a représenté en 2009 17 % des recettes réelles de fonctionnement alors que sa part était de 11 % en 2006.
Cette part sera encore plus élevée en 2010 et 2011, Roubaix « gagne » en effet une place par an dans ce palmarès des difficultés sociales et économiques.
La part que représente les recettes de la fiscalité locale est quant à elle restée stable de 2006 à 2009, autour de 22,5 %, mais cela est trompeur.
Richesse et pauvreté sont relatives et la comparaison des montants roubaisiens par habitant avec ceux de la moyenne nationale de la strate n’est pas rassurante.
L’écart pour le produit des impôts locaux qui était de - 140 euros par habitant en 2002 descend à - 184 en 2009.
Et cela est du aux bases : l’écart du montant des bases par habitant passe de - 536 euros à - 740 pour la Taxe d’Habitation, de - 400 à - 567 pour la Taxe Foncière.
Bref, même si ces bases d’imposition sont un indicateur très imparfait de la richesse d’une ville et de ses habitants, les inégalités s’accroissent.
En 2009, 31 % seulement des foyers fiscaux roubaisiens sont imposables à l’impôt sur le revenu, 42 % à Tourcoing, 49 % à Lille, 54 % à Villeneuve d’Ascq, 65 % à Marcq en Baroeul, et les écarts se sont légèrement accrus depuis 2002.
En 2009 toujours, 0,6 % des foyers fiscaux roubaisiens sont assujettis à l’ISF, 1,2 % à Lille, le double, 1,8 % à Villeneuve, le triple, et 5,7 % à Marcq, prés de 10 fois plus.
Et là, les écarts se sont nettement accrus depuis 2002, Marcq passe ainsi de 3,6 % à 5,7 %.
Roubaix ville la plus pauvre certes à l’instant T mais ce qui est décisif, c’est l’évolution.
Les inégalités régressent ? sont stabilisées ? progressent ? Quelle est donc l’efficacité des politiques menées ?
Visiblement, les inégalités progressent fortement.
Et n’est il pas paradoxal que dans notre métropole, une gestion de plus en plus intercommunalisée aboutisse pour l’instant à une spécialisation sociologique accrue des territoires communaux ?
Christian CARLIER
Intervention au Conseil Municipal du 16 décembre 2010 sur le DOB 2011
Depuis quelques jours , la presse locale se fait l écho de roubaisiens excédés par l' enneigement et les rues verglacées, pour la plupart impraticables à la circulation, qu' elle assortit de commentaires acerbes sur la carence municipale, bien que la ville dispose d' une astreinte dénneigement.
Souvenon nous, Il y a peu, c'était le multirécidiviste Ministre de l' Intérieur Hortefeux qui niait la "pagaille "due à la tempête de neige sur l'île de France, au point que de la neige en hiver en devînt une affaire d' Etat. ( absence de « pagaille générale » alors que l'ensemble des routes d'Île-de-France commençait à être paralysé et que plusieurs milliers de personnes étaient contraintes de passer la nuit dans des centres d'hébergement ).
Aujourd' hui, c'est un hallucinant aveu de carence ( appel au secours ? ) , maquillé en " mutualisation " adressé à Martine AUBRY.
En appeler, par la plume du 1er Adjoint, à la recousse, la Présidence de la Communauté Urbaine pour quelques quintaux de sel " au titre du volet 3 des Contrats de Territoire " ! ( Appreciez le sel de la formule ). On aura tout vu, de la part des dirigeants de la 2 ème plus grande ville de la Region Nord Pas de Calais !!!
« Je m'interroge dès lors sur la pertinence de la mise en place de réponses mutualisées au niveau intercommunal à l'échelle des territoires, de nature à accueillir et à maintenir à l'abri des stocks de sel conséquents. Une mise en commun plus large des moyens pourrait aussi être envisagée. Même si j'entends que la viabilité hivernale relève de la compétence des communes, je vous demanderais de bien vouloir me faire part de votre avis sur un tel dispositif qui semble s'inscrire dans le volet "des actions de mutualisation" des Contrats de Territoire.» ( la presse )
Imprévoyance ?, inconséquence ?, Incompétence ?, ou ( c'est non exclusif ) conséquence des choix budgetaires? : plafonnement des heures supplémentaires qui auraient immanquablement dû être réglées, dans ce type de situation exceptionnelle en raison de la mobilisation du personnel nécessaire ?
En mairie de Roubaix, aurait on choisi, en toute connaissance de cause, de laisser se dégrader le service public et patiner nos concitoyens durant plusieurs jours ?
Heureusement, il n' y a pas eu trop de dégâts, malgré les séances forcées de patinage. Alors plutôt que de botter en touche en saisissant LMCU, il vaut mieux assumer.
Faute avouée est au moins à moitié pardonnée.
En cette veille de trêve des confiseurs, les Roubaisiens et Roubaisiennes sont pardonneurs...............
mais pas forcément oublieux !
Editorial du Groupe Ouvertement à Gauche pour le prochain bulletin municipal Roubaix Magazine
Le commerce en ville c'est avec et pour les roubaisiens
A Roubaix, nous avons une grande enseigne commerciale parce que la Ville, dans un mandat précédent, a décidé d'inverser la tendance et de créer les conditions d'un retour du commerce dans le centre ville. 125 salariés y travaillent, la plupart d’entre eux ainsi que les clients sont Roubaisiens.
Or, on y croise peu d'élus, notamment ceux de l’UMP, qui ne rêvent qu'à une chose : répondre aux chants des sirènes et permettre à un Grand Groupe ami de récupérer l'équipement pour l'exploiter.
Pour nous, écologistes, l'idéal est de produire et de commercer différemment, en privilégiant les produits locaux, en réduisant l'impact sur l’environnement, et en re-dynamisant une économie et des emplois de proximité non dé-localisables. C'est ce que nous défendons par exemple à travers notre engagement autour du futur éco-quartier de l'Union.
En ce qui concerne Géant Casino, nous regardons les choses avec pragmatisme, même si ce n'est pas parfait, car un commerce dynamique en centre ville nous semble préférable à la logique des grands Hyper-marchés. Il permet de récréer du lien et de faire vivre le centre ville.
Cependant, l’équipement fonctionne moins bien que ce que l’on pouvait imaginer.
Nous constatons les difficultés de la galerie commerciale, comme nous avons déplore la
fermeture en catimini de la cafeteria, cet été.
Entre les déclarations irresponsables de l'UMP et le silence assourdissant de la majorité municipale, il ne se passe rien et c’est ce qui est le plus regrettable, car des emplois et l'avenir du
centre ville sont en jeu.
Roubaix est peut être la ville le plus pauvre de France, mais elle est riche des personnes qui la composent. Dynamiser le commerce en centre ville et dans les quartiers, ne se fera pas en se vendant au plus offrant (version UMP), ni en se cachant la tête dans le sable (version MODEM).
Nous espérons que l’arrivée du nouveau directeur permettra de relancer un commerce qui réponde à la demande des Roubaisiens et surtout à leur niveau de vie.
C’est ensemble, avec tous les Roubaisiens que l’on pourra soutenir notre commerce.
Tounes Rahim
OUVERTEMENT A GAUCHE
Communiqué de presse du vendredi 6 Août 2010, à la rédaction de Nord Eclair ROUBAIX
Bonjour Monsieur Decottignies
J'ai parcouru avec attention votre édition de ce jour au sujet des expulsions des occupants des abords du Canal de Roubaix. Je voudrais apporter des precisions sur notre position d'Elus
écologistes et corriger une affirmation mensongère, qu' il comporte.
Je vous prie, en premier lieu, de trouver ci joint le communiqué que j'ai publié le 28
Juillet dernier ( cosigné de mon collegue Malik Ifri ) parvenu en votre redaction en son temps ( dont je crois qu' il n'a pas encore été fait
état dans vos colonnes ), dans lequel nous évoquons clairement les responsabiltes et les inerties qui créent des situations intenables sur le terrain sur les populations qui les subissent (
roms, gens du voyage et riverains ), et dont la résolution constitue une partie de la solution.
Sur le plan local, croyez bien que nous comprenons l' exaspération des riverains et du voisinage confrontés a des situations très difficiles d'insalubrité, du fait de situations de squatt , elle
même produites par des impossibilités de stationnement corrects.
Monsieur HSAINI Adjoint au Maire de Roubaix, affirme dans votre article , je cite, "Roubaix est une des rares villes du Nord à respecter la loi Besson ( Louis et non pas l' actuel
ministre ) qui impose des aires d' accueil ...".
Ceci est totalement faux, la réalite est que notre ville vient récemment de faire un effort remarquable s'agissant
de l'installation de quelques bungalows, pour la population "Rom" mais qu'elle est dans l'illégalité, depuis plusieurs années, s'agissant de ses obligations de création de places d'accueil
pour les gens du voyage.
Cette situation d'insuffisance et d'illégalité se retrouve dans d'autres villes du Roubaisis.
C' est pourquoi je souhaite et propose que les maires de Roubaix, Croix, Wasquehal et Hem ouvrent rapidement des
discussions afin de créer une aire d'accueil intercommunale équipée et gérée, offrant des conditions d'accueil respectueuses des personnes qui y séjourneront comme de la quiétude du
voisinage.
Vous en souhaitant bonne reception
Je vous prie d'agreer mes cordiales salutations
Slimane TIR
President des Elus Verts ( LMCU, Ville de Roubaix )
NB : il est pour le moins curieux q' une telle initiative soit prise par l' adjoint en question, au mépris des règles de procédure régissant ce type de situation.
Qui plus est, étaler et mettre en scène, devant la presse, ce qui peut se lire comme des menaces, ( comme dans les westerns ) sous la pression d' un élu et d' un militant UMP, faisant apparaître la municipalité roubaisienne, comme supplétive des décisions sarkozystes. Fallait oser !
C' est peut être, comme cela qu'il faut comprendre les communiqués municipaux parus dans Nord Eclair et la Voix du Nord, qui ont suivi cette action pour le moins "intempestive" et "inappropriée". Mais là, j interprète sûrement.
La cafeteria de Géant, Grand Rue à Roubaix ferme définitivement ses portes ce 31 Juillet. Liquidation sans tambours ni trompettes qui avait pour objectif de se faire en catimini.( Pour le coup c'
est raté, de nombreux habitués étaient présents ce vendredi après midi pour assurer de leur soutien les salariés et manifester leurs désapprobation ).
Les 16 salariés encore sur place sont inquiets et dans l' attente de propositions concernat leur situation, suite à cette liquidation.
Le projet de fermeture avait été déjà differée à deux reprises sur intervention de la mairie , juste avant les municipales ( en février 2008, l' ancien gérant qui avait alerté la municipalité aurait été "remercié" sans ménagements par ses employeurs ) puis juste avant les élections régionales, surtout afin d'eviter l'effet devastateur sur les résultats électoraux, de cette annonce de fermeture dans un équipement ( la grande surface et la galerie marchande Géant ) presenté comme le plus emblématique et la consécration de la politique de reconquête du centre ville ouvert en fanfare fin 1999.
La municipalité, informée officiellement depuis Mai 2010 des intentions de la chaîne, s' en serait, cette fois, lavé les
mains.
C'est une nouvelle fois une très mauvaise nouvelle pour notre ville et peut être l' amorce d' une spirale négative dans l' évolution de ce centre commercial, tant les rumeurs sont catastrophistes, accréditées d' ailleurs par les conditions de cette fermeture.
Il est urgent que la municipalité fasse taire celles ci, clarifie ses positions et rende publiques ses exigences face à un groupe de distribution qui a largement bénéficié de ses largesses financières.
Intéressante analyse de Olivier HENNION, rédacteur en chef de la locale roubaisienne de La Voix du Nord, manifestement très bien informé des coulisses de la vie politique locale.
Il évoque les perspectives possibles, après l' étonnante annonce du Maire ( en plein milieu de Juillet ), de son futur retrait qui interviendrait au mieux dans 16 mois, dans l hypothèse d' une retraite dorée au Sénat.
Il pronostique que le groupe Ouvertement à Gauche, que je préside au Conseil Municipal jouera un rôle important dans l' avenir dans l hypothèse d' une " implosion " d' une majorité municipale, sur fond de guerre de succession.
Rappelons ici que Roubaix, ( avec Montpellier et Grenoble) , avait fait le choix, aux municipales de 2008, de privilégier une alliance dès le premier tour, avec la tête de liste UDF-RPR de 2001, ripolinée pour la circonstance Modem.
Précisions que ni le Nord, ni le Pas de Calais ne compte de Conseiller Général Vert ou Europe Ecologie et que le Conseil Régional Nord Pas de Calais compte, depuis Mars 2010, deux Vice-Présidentes issues du groupe local de Roubaix ( Myriam CAU et Majdouline SBAI ) qui sont les deux seules représentantes roubaisiennes dans l' éxécutif régional. Positions que nous devons à notre poids politique et à une conception de l' exercice des responsabilités publiques, qui tourne le dos au cumul des mandats.
Slimane TIR
René Vandierendonck et Pierre Dubois, ticket gagnant jusqu'en 2014...
Et après?
René Vandierendonck en route vers le Sénat : questions pour une succession
dimanche 18.07.2010, 05:09 - La Voix du Nord
Sauf immense cataclysme politique (ce qui n'est pas courant dans les élections sénatoriales) le maire de Roubaix sera élu sénateur en septembre 2011. Certes, cela nous laisse du temps, mais puisque René Vandierendonck a voulu lui-même baliser sa succession jusqu'aux prochaines municipales de 2014, pourquoi ne pas regarder un peu plus loin...
> Qu'est-ce qui est prévu d'ici 2014 ?
Le maire de Roubaix a été clair : c'est son premier adjoint Pierre Dubois qui le remplacera lorsqu'il rejoindra le Sénat. Un scénario « à la Diligent » puisque René Vandierendonck avait lui aussi pris les rênes en cours de mandat. À ce détail près qu'en 1994, René Vandierendonck représentait l'avenir dans la continuité, ce qui, sans lui faire offense, n'est pas le cas de Pierre Dubois. Âgé de 69 ans, le premier adjoint ne peut se targuer de représenter une solution crédible pour les mandats futurs. Homme de dossiers, gros travailleur, Pierre Dubois a déjà sur les épaules les plus importants chantiers du mandat, mais on l'imagine mal mener la campagne de 2014.
> La jeunesse prendra-t-elle le pouvoir au PS ?
René Vandierendonck a également cité sa préférence en ce qui concerne l'avenir du « leadership » du PS roubaisien. Pour lui, la solution s'appelle Assya Guettaf, adjointe des quartiers ouest et conseillère régionale. C'est sans doute aller un peu vite en besogne, et d'autres élus ayant fait leurs preuves comme Renaud Tardy, voire Fanny Bullaert, Ève Flament ou le secrétaire de la section PS roubaisienne Jacques Fontaine pourraient être tentés de jouer leur carte personnelle. Une chose est sûre cependant, les jeunes socialistes roubaisiens ne manquent ni d'ambition ni d'énergie, et outre Assya Guettaf, Mehdi Masrour pourrait se retrouver en bonne posture sur la prochaine liste municipale.
> Qui a les clés de 2014 au PS ?
C'est inévitable, le candidat ou la candidate qui mènera le PS roubaisien en 2014 devra bénéficier de l'appui d'« éléphants » locaux. Dans ce registre, René Vandierendonck, Pierre Dubois, Jacques Fontaine et André Renard sont incontournables. Seront-ils unanimes pour promouvoir Assya Guettaf ?
> Quelle gauche plurielle ?
On l'a suffisamment dit en 2008 pour ne pas le répéter ici : seul René Vandierendonck était capable de bâtir dès le premier tour une liste de gauche plurielle réunissant dissidents UMP, MoDem, PS, Société civile et toutes les composantes de gauche et d'extrême gauche à l'exception des Verts. L'autorité de René Vandierendonck sera-t-elle encore suffisante en 2014 pour canaliser les ambitions du centriste Arnaud Verspieren ? Martine Aubry et les socialistes métropolitains ne laisseront pas un MoDem mener la liste à Roubaix. Arnaud Verspieren pourrait alors être tenté de jouer sa carte... Avec qui ? Une partie de l'UMP roubaisienne, des élus de la société civile qui ne se retrouveraient plus dans une liste commune privée de René Vandierendonck ? Le risque d'implosion de l'actuelle majorité à l'approche des prochaines municipales semble élevé.
> Et les Verts dans tout ça ?
Si l'actuelle majorité se disloque, ils pourraient être les grands gagnants de la recomposition municipale. Depuis 2001, Slimane Tir a gagné ses galons de personnalité majeure de la politique métropolitaine ; en 2008, les Verts ont démontré qu'ils étaient de loin la deuxième force de gauche à Roubaix.
À la fois intégrés à la gouvernance de gauche de la région, du département et de Lille Métropole, opposants municipaux à Roubaix, les Verts disposeront en 2014 d'une totale liberté de mouvement. De là à les imaginer au coeur d'alliances à gauche, il n'y a qu'un pas... Mais on voit mal Slimane Tir céder la tête de liste à un(e) socialiste au moment où ses chances de gagner la mairie seront sans doute les plus élevées. •
Conseil Municipal du 24 juin 2010
Monsieur le Maire,
L’ouverture des commerces le dimanche revient donc au conseil pour un 3ème acte.
Je pourrai reprendre tous les arguments de principe contre le développement de ces ouvertures : inefficace sur le plan économique, dangereux pour les salariés, néfaste pour la vie sociale. Cela a déjà été dit, par beaucoup.
Je vais ce soir plutôt m’attarder sur les détails de cette tragi comédie roubaisienne.
Il est d’abord nécessaire de planter quelques éléments du décor.
D’abord le droit.
Il y a maintenant à Roubaix 3 procédures régissant l’ouverture des commerces le dimanche.
Les 5 dimanche du maire.
La dérogation ponctuelle du préfet.
La dérogation accordée par le préfet dans les périmètres d’usage de consommation exceptionnelle dit PUCE, tels qu’ils ont été définis par l’arrêté du 1er février sur demande de la majorité de ce conseil en novembre 2009, et contre l’avis du conseil de LMCU du 11 décembre 2009.
Dans ce dernier cadre , le préfet accorde aux boutiques une dérogation pour 5 ans, ce qui est considérable et justifie donc un certain nombre de conditions.
Le commerce doit produire un accord écrit des salariés volontaires, un accord collectif ou un référendum approuvant la décision unilatérale de l’employeur. Cela justifie également par ailleurs les contreparties pour les salariés.
La loi donne donc aux salariés un théorique droit de veto.
Ensuite, l’économie.
Il est communément admis que le nombre de dimanche intéressant pour le chiffre d’affaires est limité : un noyau dur de 5, 2 pour les soldes de janvier, 2 pour celles de juillet et 1 pour les Cavalcades de fin août, plus, disons de 1 à 3 selon les années, à intérêt moindre.
Après, les constats sont connus : le pouvoir d’achat n’est pas extensible à l’infini, c’est au mieux un transfert d’activité de la semaine sur le dimanche, le visiteur du dimanche est plus un promeneur qu’un acheteur.
Alors, le décor une fois planté, où en est on ?
Bonne question, excellente question même, dont je n’imaginais pas toute la pertinence au moment où je préparais ces quelques mots.
Figurez vous que le projet de convention qui avait été donné avec l’ordre du jour du conseil indiquait que les boutiques avaient utilisé les 5 dimanches du maire le 1er semestre et que la convention modifiée que nous découvrons ce soir sur table nous dit qu’il n’en est rien.
D’où d’abord une interrogation : sur quelle base juridique les commerces ont-ils été ouverts le 1er semestre ?
En effet, les commerces ont fait leur demande au préfet.
Les salariés ont fait preuve eux, d’un manque d’enthousiasme certain, c’est un euphémisme.
La perspective d’un nombre supplémentaire d’ouvertures le dimanche signifie dégradation de leur vie familiale et pour quel intérêt ? Le précédent de boutiques fermant à 17 h faute de client et faisant un chiffre d’affaire ridicule inquiète même pour la pérennité des boutiques et des emplois.
Il se dit aussi que dans un centre, les salariés qui n’ont pas signé sont convoqués individuellement par la direction du centre. Direction qui entre parenthèses se substitue ainsi à l’employeur légal.
On imagine l’ambiance.
On est dans ce dossier à un niveau d’à peu prés qui devient sidérant.
Alors vous nous renvoyez à votre convention, arrachée de haute lutte par une négociation que l’on suppose féroce pour limiter les ouvertures à 10, ce qui est à peu de chose prés l’existant.
Je ne discuterai pas de sa force juridique réelle mais je remarquerai que vous ne faites ainsi que souligner toute l’étrangeté de cette histoire.
Pourquoi en effet mettre en place une procédure aussi contraignante et lourde de conséquences possible pour obtenir un résultat qui était atteint avec les procédures existantes ?
Dit autrement, pourquoi tout ce cinéma si cela ne change rien ?
La première hypothèse est que vous vous êtes précipitamment enferré dans un truc dont vous avez maintenant le plus grand mal à vous dépêtrer. Vous êtes, il est vrai, assez coutumier du fait.
La seconde est qu’il s’agit d’une stratégie sur le moyen terme, tenter de créer une demande par l’offre. C’est une stratégie commerciale bien connue.
Bref que toutes ces déclarations et ces conventions qui se veulent rassurantes ne sont là que pour cacher un premier pas vers un développement ultérieur.
Cela traduirait bien évidemment un projet de société qui n’est pas le notre, nous n’acceptons pas une telle marchandisation du temps libre.
Et cela ne peut manquer de susciter une petite inquiétude sur la situation économique réelle de ces centres qui semblent maintenant prêts à des subterfuges incluant des risques immédiats pour des résultats bien aléatoires à terme.
Nous voterons contre ces 2 délibérations.
Christian CARLIER
24 juin 2010
( à l' angle de la rue de Leuze et Casimir Périer, panneau portant menaces d' amendes et injonctions morales sur une maison en ruine, délaissée depuis 25 ans )
La question de la propreté de Roubaix et de ses quartiers est devenue aujourd’hui une question éminemment politique, qui croise les frustrations et incompréhensions de nos
concitoyens. Pourquoi est ce si sale ? Pourquoi n’agit-on pas ? Pourquoi tant d’incivilités ? L’image donnée nous renvoie à un statut social peu enviable, "hou là mais qui suis-je donc pour (dé)mériter de vivre ici
?"
L’abstention, la catastrophe démocratique de la ville de Roubaix aux dernières élections régionales peut-être aussi analysée au regard d’un fossé croissant entre des habitants et des institutions, au regard de la difficulté à assurer des services publics essentiels, au constat de formes d’impuissance collective.
Quand de plus un sentiment d’abandon rejoint une perception anxiogène de l’avenir (l’emploi, les
retraites, le pouvoir d’achat, l’éducation des enfants…) et un cadre de vie usé et triste dans certains de nos quartiers roubaisiens les plus dégradés, c’est globalement une forme de dépression sociale qui nous est témoignée. Ce sont en tout cas des réactions de repli très fortes, d’isolement et de démission citoyenne que nous avons constatées, en discutant avec les roubaisiens dans les quartiers. Parce que nous avons été élus nous avons un devoir de mobilisation, sur des questions du quotidien, qui traduisent un malaise social profond et interpellent notre crédibilité à savoir agir concrètement.
En Mars 2010, après la séquence de rencontres de terrain de la campagne des régionales, il a semblé essentiel au groupe des élus verts du conseil de poser avec force la question de la propreté.
Notre question inscrite à l’ordre du jour du Conseil Municipal de Mars a été reportée à celui du 6 mai, entre temps cela a permis – et c’est tant mieux – à la Ville de Roubaix d’établir un bilan et un plan d’action en faveur d’une reprise en main de la propreté sur la ville.
Avec Denise Bouchez, ancienne adjointe maire des quartiers nord et Tounès Rahim, élue municipale, j’ai rencontré le 1er Adjoint Pierre Dubois pour approfondir notre connaissance des moyens consacrés aujourd’hui à la propreté et des difficultés rencontrées.
Suite à cela, notre intervention au Conseil Municipal de ce mercredi 6 mai a consisté à émettre des propositions précises qui se veulent compléter les actions actuelles ou projetées de la municipalité. Il nous semble que cela correspond à des carences ou des insuffisances auxquelles il faut répondre. Nous avons conscience que cela ne ferme ni ne conclut ce sujet. La propreté, dimension très concrète d’un service public d’intérêt général ne peut résulter que de notre mobilisation collective, élus comme habitants.
Certains s'étonnent que l'opposition municipale écologiste et de gauche fasse des propositions, recherche des pistes d'action, y voyant une sorte
de "rapprochement" entre adversaires, très franchement : on s'en moque , cela glisse comme la pluie sur les plumes du canard. Les Roubaisiens en
ont assez, et nous aussi, on veut juste que cela bouge...
Vous trouverez en fin de texte nos 8 demandes et propositions d'intervention complémentaires, au regard des mesures déjà mises en oeuvre par la municipalité.
QUESTION ORALE « PROPRETE DES QUARTIERS » POSEE AU CONSEIL MUNICIPAL DU 6 MAI 2010
"Mr le Maire, la Ville de Roubaix vit sur le fil du rasoir, et sa vitalité est trompeuse face au sentiment de déclassement et d’abandon de beaucoup de nos concitoyens ; C’est une désagrégation du sentiment d’appartenance collective, un effacement du sens de la société organisée. Notre volonté publique et politique est devenue étrangère au quotidien de beaucoup d’habitants, dans la survie au jour ou le jour et de plus en plus isolés.
Nous avons tous fait du porte à porte pendant la campagne, nous connaissons nos quartiers, nous savons tous les urgences prioritaires que sont l’emploi et le logement. Mais quand l’emploi n’est pas là et que le repli s’opère, le quartier est le refuge du quotidien et le seul reflet de la réalité du monde face à un manque de perspectives. Et quand dans ce cadre de vie, on n’arrive pas à assurer le service public de la propreté et de la maintenance, alors on ne peut qu’acter le fossé d’incompréhension et de progression de l’indifférence. Et nous ce que nous avons vu dans la campagne, c’est une grave dégradation de la propreté.
Ce que l’on voit aujourd’hui dans les quartiers les plus populaires de cette Ville, au Pile, Au 3 Ponts et un peu partout ailleurs est insupportable dans sa banalité : ce sont les déchets, les ordures, les entassements en attente d’un ramassage, les papiers, plastiques, et débris de tout nature encapsulés dans des bas de haies, des pelouses de délaissés défoncées et jonchées, des bouts d’encombrants de ci de là, des plastiques dans les branches d’arbre.
Il n’est pas question de jeter l’opprobre sur la Ville ni sur ses services, mais de constater un problème. Nous connaissons les efforts réalisés par la Ville, la propreté urbaine, ICEO, Vivacité. Nous percevons la difficulté du travail des agents de propreté, leur possible découragement. Il faut être très attentif et à l’écoute de leurs conditions de travail des agents et les inclure dans la recherche de solutions adaptées. Mais ce problème met à mal la dignité des gens qui habitent dans ces quartiers, qui ne doivent pas être des quartiers de relégation.
L’absence de propreté et la dégradation va de pair avec cette perte de confiance entre les citoyens et les institutions. L’abstention traduit une
part de cet défiance ou manque d’espoir qui devient une indifférence assumée à l’égard du politique. La qualité de la prise en compte des usagers, leur reconnaissance passe par ses questions de
propreté. Le remarquable rapport du médiateur de la république Jean-Paul Delevoye nous alerte avec une grande justesse. « Le politique doit (re)faire la preuve de son efficacité ».
Notre groupe est dans l’opposition, certes, mais nous ne nous lavons pas les mains de ce qui se passe en vous renvoyant à votre responsabilité. Nous
sommes prêts à apporter notre pierre.
Comme notre Question orale devait être posée au précédent conseil, vous avez entre temps produit un rapport et un bilan, et déclenché un plan d’action.
Nous avons pu avoir suite à notre demande en commission muinicipale un entretien de travail avec P Dubois. En complément des actions envisagées, voici donc les propositions immédiates du groupe des Verts.
C’est là-dessus que nous aimerions que vous nous répondiez :
· Nous souhaitons la reprise en main et le nettoyage complet et régulier des grands terrains vagues du Pile,
- teinturerie
- Bd de Belfort / rue d’Estaing
- Rue Marceau à côté du centre social.
Cela suppose que la Ville se mobilise elle-même à travers la Propreté Urbaine et ICEO, et qu’elle obtienne des engagements de gestion précis de la SEM Ville Renouvelée, partiellement propriétaire ; dans la durée, il s’agit d’assurer sur ces terrains un dispositif de veille pour un nettoyage régulier et de qualité …
· Le renforcement de l’enveloppe budgétaire consacré à l’aménagement des délaissés urbains : il faut pouvoir avancer plus vite dans ces aménagements en concertés avec les habitants pour faire reculer le risque de dérapage vers des dépôts urbains…
· Le renforcement de l’équipe chargée de mener les procédures de constat et de verbalisation des incivilités et dégradations…
· Une campagne assidue et sans concession auprès des commerçants qui prennent leur trottoirs pour des annexes et décharges de leur activité, alors que d’autres commerçants eux sont tout à fait en règle et soucieux de l’image de la ville. Nous souhaitons un tableau de bord pour observer l’évolution de la situation.
· Un rappel à l’ordre politique et une démarche de travail portée politiquement à l’égard des bailleurs sociaux, notamment de LMH, face aux débordements inadmissibles constatés sur les 3 Ponts, avec des engagements de résultats sur la gestion de proximité…
· Il faut revoir la fonction de signalement et d’alerte, redynamiser les correspondants mais aussi mettre en place un système de tournée de contrôle par la ville qui participe d’un véritable dispositif de veille, car de fait les signalements ne sont pas forcément assurés par les seuls citoyens.
· Enfin, à l’égard de LMCU, la responsabilité est lourde : le non ramassage des sacs non conforme a atteint les limites de l’absurde. C’est pire qu’avant la mise en place du tri sélectif… il faut arrêter la bureaucratie et s’assurer du ramassage effectif.
· Nous souhaitons enfin que le plan d’action qui figure au rapport municipal soit soumis à discussion dans une approche inter-conseil de quartier et comité de quartier, pour être enrichi du regard des usagers et des propositions des différentes commissions cadre de vie.
Je publie ci dessous la lettre envoyé au Maire de Roubaix au sujet d' une décision ahurissante d' octroi de subvention ( 40% de l' assiette subventionnable), à un ravalement de façade au sujet de laquelle je suis intervenu, sans obtenir de réponse acceptable, à l' exception d' un défensif " j ' assume" qui en dit long sur la faiblesse des arguments .
Comme d' habitude désormais, dans notre ville, il s' agit d' une décision solitaire du Maire. Celle-ci vise à accorder un avantage exhorbitant à une personne privée ( ici le repreneur dans des conditions très avantageuses ( 400 000 euros pour le fond de commerce relatif à l ' exploitation de ce trois étoiles, un peu plus d' un million pour les murs ). Ce qui n' en doutons pas, est une excellente affaire pour le repreneur suite au dépôt de bilan au cours de l' été 2009 ( voir ma lettre au représentant syndical )
Le malaise et le désapprobation quant à cette décision, se sont manifesté jusque dans les rangs de la majorité municipale par l' abstention de l' adjoint chargé de la Culture et des sorties opportunes afin de téléphoner ou de se soulager pour d' autres..........
La vérité finira par sortir du puits, à l' image des pratiques dénoncées par les salariés, de l' ancienne gérance épinglée pour des pratiques douteuses dans une autre affaire hôtelière dans l' Oise ( voir l' article de Nord Eclair en date du 13 Juillet 2010).
Monsieur le Maire
HOTEL DE VILLE
BP 737
59066 ROUBAIX CEDEX
Roubaix, le 30 juin 2010
Objet : CM du 24 juin 2010-Grand Hôtel – prime de ravalement
-demande d’explication détaillée délibération 2010/D/181
Monsieur le Maire,
Le groupe ouvertement à Gauche se réjouit de la reprise dans le cadre d’une procédure judiciaire de cet établissement permettant la poursuite d’exploitation du seul 3 étoiles de notre ville.
L’engagement de travaux beaucoup trop longtemps et complaisamment différés, de mise aux normes techniques, étant une condition impérative d’exploitation pour la sécurité de la clientèle, comme des employés,.
Cependant, notre groupe a refusé d’approuver, lors du Conseil Municipal du 25 juin 2010, la
délibération N° 2010/D/181 relative au versement d’ une prime de ravalement de façade, tant le montant, apparaît exorbitant aussi bien au regard de la dépense que des normes d’attribution
entérinées par notre municipalité.
En effet, vous souhaitez engager 100 000 euros, sur une assiette subventionnable de 250 000 euros, soit un subventionnement à hauteur de 40 %.
Faute de réponse précise lors du conseil du 24 juin 2010, je vous demande par la présente de bien vouloir nous fournir le détail du calcul et normes appliquées au dit calcul, afin d’en apprécier l’opportunité, ainsi que de nous permettre l’accès aux pièces qui constituent ce dossier.
Par ailleurs au moment de la cessation forcée d’activité, j’avais attiré, l’été dernier, votre attention sur la situation du personnel (près de 17 employés à temps plein) en chômage technique avec une indemnité mensuelle comprise entre 600 et 900 euros pour le meilleur des cas.
Je vous remercie de bien vouloir nous indiquer les mesures d’accompagnement et les dispositions prises dans la perspective de maintien de leurs revenus comme de leur emploi.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.
Slimane TIR
Président du Groupe « OuVertement à Gauche »
Mardi 13 juillet, Amel Bent va enflammer le Vélodrome de Roubaix pour la Fête Nationale
Tous les ans pour le 13 juillet, la municipalité organise un concert gratuit au Vélodrome dans le Parc des Sports.
Cette année, le public aura la chance d’écouter la jeune française Amel Bent, en concert, qui montera sur scène vers 20h30, le spectacle se terminera par le traditionnel feu d’artifice de la Fête Nationale.
Amel Bent, native de la Courneuve, du côté de la fameuse dalle ( qui devait être nettoyée au Karcher ), a été révélée par l’émission Nouvelle Star sur M6 en 2004.
C' est sur ce tube que nous avons lancé la campagne électorale pour les municipales de 2008, avec le premier lipsdub politique en France ( vous pouvez toujours l' entendre sur ce blog ).
Le groupe Ouvertement à Gauche que je préside dans l' opposition au Conseil Municipal, est très sensible à ce choix de programmation.
Faut il y voir un quelconque regret d' une mésalliance politique aux dernières municipales et un très discret appel du pied ?? En tout cas, ne boudons pas notre plaisir de voir une artiste dynamique et bouillonnante "enflammer" le Parc des Sports.
Je suis, en tout cas, persuadé que des journalistes espiègles du "clic clac" ou de "la rumeur" ne manqueront pas de conjecturer et d' en faire sourire leurs lecteurs
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