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Resistances

Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 22:00
Par Slimane TIR - Publié dans : Resistances
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 17:02

La Ligue des droits de l'homme et la Ligue de l'Enseignement ainsi qu'une vingtaine d'associations, syndicats et partis politiques publient  une déclaration commune appelant à refuser "toute instrumentalisation communautaire" de la situation à Gaza.


"Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n'est ni religieux ni ethnique, mais bien politique et territorial", écrivent les signataires en regrettant "l'engrenage de la violence dont les populations civiles sont les premières victimes".


"Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes des bombardements et de l'offensive de l'armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que soulever une émotion légitime".


"En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité tragique s'exacerbe", ajoutent les signataires en condamnant les attaques contre trois synagogues et l'agression d'une collégienne à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).


Elles regrettent que les autorités politiques françaises s'en remettent aux instances religieuses pour prévenir la violence et jugent dangereuses pour le "vivre ensemble" les manifestations communautaires.


Les signataires "rappellent qu'aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines ou de sa foi, et que les manifestations d'intolérance, de racisme et d'antisémitisme, loin de servir les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie démocratique".


 AClefeu, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France, Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir laïque, FSU, Ligue des droits de l'Homme, Ligue de l'Enseignement, Mouvement de la Paix, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste, Union syndicale solidaires, Les Verts.



Par AFP - Publié dans : Resistances
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 17:12
Libérer les Palestiniens des mensonges de Bernard-Henri Lévy samedi 10 janvier 2009, par Alain Gresh ( Le Monde Diplomatique )


Il manquait encore sa voix dans le débat. Il vient enfin de s’exprimer dans un texte exemplaire paru dans Le Point, « 
Libérer les Palestiniens du Hamas ». Exemplaire ? oui, car, comme celui d’André Glucksmann, il résume tous les mensonges, toute la mauvaise foi de ceux qui pensent que, au-delà de telle ou telle erreur, la politique d’Israël doit être défendue contre ses ennemis, contre les barbares qui menacent de le submerger. Ce bloc-note mérite donc une analyse de texte détaillée (je mets en gras les citations de BHL).

« N’étant pas un expert militaire, je m’abstiendrai de juger si les bombardements israéliens sur Gaza auraient pu être mieux ciblés, moins intenses. »


Etrange argument. Il n’est pas nécessaire d’être un spécialiste militaire pour savoir si des actions violent ou non
le droit international : un philosophe pourrait faire l’affaire... Car les déclarations confirmant ce viol sont multiples.

« N’ayant, depuis des décennies, jamais pu me résoudre à distinguer entre bons et mauvais morts ou, comme disait Camus, entre “victimes suspectes” et “bourreaux privilégiés”, je suis évidemment bouleversé, moi aussi, par les images d’enfants palestiniens tués. »

« Cela étant dit, et compte tenu du vent de folie qui semble, une fois de plus, comme toujours quand il s’agit d’Israël, s’emparer de certains médias, je voudrais rappeler quelques faits. »

Bien sûr, personne, ne peut accepter la mort d’un enfant, où qu’il soit, mais admirez le « cela étant dit »... qui laisse supposer que cette mort s’explique par le contexte.


« 1. Aucun gouvernement au monde, aucun autre pays que cet Israël vilipendé, traîné dans la boue, diabolisé, ne tolérerait de voir des milliers d’obus tomber, pendant des années, sur ses villes : le plus remarquable dans l’affaire, le vrai sujet d’étonnement, ce n’est pas la “brutalité” d’Israël — c’est, à la lettre, sa longue retenue. »


Il suffit de comparer le nombre de morts palestiniens et israéliens (avant les combats actuels) pour mesurer la « longue retenue ». En réalité, les bombardements sur Gaza n’ont jamais cessé, sinon pendant le cessez-le-feu signé le 19 juin 2008. Et que dire de la « longue retenue » des Palestiniens qui vivent sous occupation depuis 40 ans... Car, il faut le rappeler, l’origine de la résistance ce n’est ni le Fatah, ni l’OLP ni le Hamas, mais l’occupation, qui suscite toujours la résistance.


« 2. Le fait que les Qassam du Hamas et, maintenant, ses missiles Grad aient fait si peu de morts ne prouve pas qu’ils soient artisanaux, inoffensifs, etc., mais que les Israéliens se protègent, qu’ils vivent terrés dans les caves de leurs immeubles, aux abris : une existence de cauchemar, en sursis, au son des sirènes et des explosions — je suis allé à Sdérot,
je sais. »


Bernard-Henri Lévy est allé à Sdérot (alors qu’en Géorgie, il a pu écrire des affabulations sur des lieux où il ne s’était jamais rendu), on n’en doute pas. Mais est-il jamais allé à Gaza ? A-t-il vu dans quelles conditions vivent les Palestiniens, depuis des dizaines d’années ? Interviewée par la télévision, une habitante de Gaza, à qui l’on demandait si elle rendait le Hamas responsable de ce qu’elle subissait, répondait en substance : il y avait des bombardements avant l’arrivée du Hamas et il y en aura après ; tout cela n’est que prétexte.


« 3. Le fait que les obus israéliens fassent, à l’inverse, tant de victimes ne signifie pas, comme le braillaient les manifestants de ce week-end, qu’Israël se livre à un “massacre” délibéré, mais que les dirigeants de Gaza ont choisi l’attitude inverse et exposent leurs populations : vieille tactique du “bouclier humain” qui fait que le Hamas, comme le Hezbollah il y a deux ans, installe ses centres de commandement, ses stocks d’armes, ses bunkers, dans les sous-sols d’immeubles, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées-efficace mais répugnant. »


Ce qui est répugnant, c’est la disproportion des forces. Comme le dit le philosophe (un vrai, celui-là) Michael Walzer, que j’ai
déjà cité, « le tir au pigeon n’est pas un combat entre combattants. Lorsque le monde se trouve irrémédiablement divisé entre ceux qui lancent les bombes et ceux qui les reçoivent, la situation devient moralement problématique ».


Quant au fait que les combattants du Hamas se terrent dans les écoles ou les mosquées, il s’agit souvent de pure propagande, comme le prouve l’exemple de l’école de l’Unrwa bombardée par l’armée israélienne. Chaque fois que des observateurs neutres ont pu se rendre sur place, ils ont constaté que les allégations israéliennes étaient mensongères. On comprend que le gouvernement israélien refuse l’entrée du territoire aux journalistes étrangers.

D’autre part, rappelons que Gaza est un tout petit territoire, avec la plus forte densité de population au monde. Où sont censés s’installer les combattants ? Doivent-ils aller au-devant des troupes israéliennes pour servir de cible ? Qui pourrait reprocher aux insurgés parisiens de 1848 ou de 1870 d’avoir construit des barricades dans les rues de la capitale ? Et je rajoute, comme le fait dans un magnifique texte daté du 10 janvier, le militant pacifiste israélien Uri Avnery, « How many divisions? »

« Il y a soixante-dix ans, durant la seconde guerre mondiale, un crime haineux a été commis dans la ville de Leningrad. Durant plus d’un millier de jours, un gang d’extrémistes appelé "l’armée rouge" a tenu en otage des millions d’habitants de la ville, et provoqué des représailles de la Wehrmacht allemand en se cachant au milieu de la population. Les Allemands n’avaient pas d’autre choix que de bombarder la population et d’imposer un blocus total provoquant la mort de centaines de milliers de personnes. (…) Voilà ce qu’on aurait pu lire dans les livres d’histoire si les Allemands avaient gagné la guerre. »


« 4. Entre l’attitude des uns et celle des autres il y a, quoi qu’il en soit, une différence capitale et que n’ont pas le droit d’ignorer ceux qui veulent se faire une idée juste, et de la tragédie, et des moyens d’y mettre fin : les Palestiniens tirent sur des villes, autrement dit sur des civils (ce qui, en droit international, s’appelle un “crime de guerre”) ; les Israéliens ciblent des objectifs militaires et font, sans les viser, de terribles dégâts civils (ce qui, dans la langue de la guerre, porte un nom — “dommage collatéral” — qui, même s’il est hideux, renvoie à une vraie dissymétrie stratégique et morale). »


Dissymétrie stratégique ? Incontestablement. Un dirigeant du FLN algérien Larbi Ben M’hidi, arrêté durant la bataille d’Alger en 1957 (puis assassiné), et à qui des journalistes français reprochaient d’avoir posé des bombes dans des cafés, répondait : « Donnez-moi vos Mystère, je vous donnerai mes bombes ». Si placer des bombes dans un café est condamnable, que faut-il dire des bombes larguées d’un avion sur des populations civiles ?


Dissymétrie morale ? Les punitions collectives infligées depuis des années à Gaza sont, selon Richard Falk, envoyé des Nations unies dans les territoires palestiniens, « un crime contre l’humanité ». Que dire alors de ce qui se passe depuis...

Parlant de ses négociations avec le gouvernement sud-africain et de ses demandes d’arrêter la violence, Nelson Mandela écrit : « Je répondais que l’Etat était responsable de la violence et que c’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. » (Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté, Livre de Poche, p. 647)


« 5. Puisqu’il faut mettre les points sur les i, on rappellera encore un fait dont la presse française s’est étrangement peu fait l’écho et dont je ne connais pourtant aucun précédent, dans aucune autre guerre, de la part d’aucune autre armée : les unités de Tsahal ont, pendant l’offensive aérienne, systématiquement téléphoné (la presse anglo-saxonne parle de 100 000 appels) aux Gazaouis vivant aux abords d’une cible militaire pour les inviter à évacuer les lieux ; que cela ne change rien au désespoir des familles, aux vies brisées, au carnage, c’est évident ; mais que les choses se passent ainsi n’est pas, pour autant, un détail totalement privé de sens. »


Ce que notre « philosophe » oublie, c’est qu’Israël, qui appelle les gens à quitter leur maison, ne les laisse pas vraiment aller ailleurs. Le Haut-commissaire pour les réfugiés remarquait que c’était le seul conflit du monde où on interdisait aux populations civiles de quitter leur territoire. Et ceux qui se réfugient dans des lieux soi-disant sûrs sont victimes des bombardements, comme les 40 civils tués dans une école de l’Unrwa. On peut noter que, selon
Chris Gunness, le porte-parole de l’Unrwa, l’armée israélienne a reconnu qu’aucun tir n’était venu de cette école.

Un indice, parmi tant d’autres, du comportement de l’armée israélienne est donné par le CICR, qui fait, en général, preuve d’une grande réserve.

« Dans l’après-midi du 7 janvier, quatre ambulances du Croissant-Rouge palestinien et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont réussi à obtenir pour la première fois l’accès à plusieurs maisons touchées par les bombardements israéliens dans le quartier de Zeitoun, à Gaza. »

« Le CICR avait demandé depuis le 3 janvier que les ambulances puissent accéder à ce quartier en toute sécurité, mais il n’a obtenu l’autorisation des Forces de défense israéliennes que l’après-midi du 7 janvier.Dans une des maisons, l’équipe du CICR et du Croissant-Rouge palestinien a découvert quatre petits enfants à côté de leurs mères respectives, mortes. Ils étaient trop faibles pour se lever tout seuls. Un homme a également été trouvé en vie, trop faible pour se mettre debout. Au total, au moins 12 corps gisaient sur des matelas. »

« Dans une autre maison, l’équipe de secours du CICR et du Croissant-Rouge palestinien a découvert 15 survivants de l’attaque, dont plusieurs blessés. Dans une troisième maison, l’équipe a trouvé trois autres corps. Des soldats israéliens occupant un poste militaire à 80 mètres de cette maison ont ordonné à l’équipe de secours de quitter la zone, ce qu’elle a refusé de faire. Plusieurs autres postes des Forces de défense israéliennes se trouvaient à proximité, ainsi que deux tanks. »

« “Cet incident est choquant, a déclaré Pierre Wettach, chef de la délégation du CICR pour Israël et les territoires palestiniens occupés. Les militaires israéliens devaient être au courant de la situation, mais ils n’ont pas porté secours aux blessés. Ils n’ont pas non plus fait en sorte que le CICR ou le Croissant-Rouge palestinien puissent leur venir en aide.” »

(...)

« Le CICR a été informé que davantage de blessés avaient trouvé refuge dans d’autres maisons détruites du quartier. Il demande à l’armée israélienne de lui permettre immédiatement, ainsi qu’aux ambulances du Croissant-Rouge palestinien, d’accéder en toute sécurité à ces maisons et de chercher d’autres blessés. Les autorités israéliennes n’ont toujours pas confirmé au CICR qu’elles lui autoriseraient l’accès. »

« Le CICR estime que dans le cas présent, l’armée israélienne n’a pas respecté son obligation de prendre en charge les blessés et de les évacuer, comme le prescrit le droit international humanitaire. Il juge inacceptable le retard avec lequel l’accès a été donné aux services de secours. »

On pourra aussi regarder le témoignage bouleversant d’un médecin norvégien, Mads Gilbert, pris sous les bombes. Lire aussi le décryptage en français : « C’est une guerre totale contre la population civile palestinienne ».


« 6. Et quant au fameux blocus intégral, enfin, imposé à un peuple affamé, manquant de tout et précipité dans une crise humanitaire sans précédent (sic), ce n’est, là non plus, factuellement pas exact : les convois humanitaires n’ont jamais cessé de passer, jusqu’au début de l’offensive terrestre, au point de passage Kerem Shalom ; pour la seule journée du 2 janvier, ce sont 90 camions de vivres et de médicaments qui ont pu, selon le
New York Times, entrer dans le territoire ; et je n’évoque que pour mémoire (car cela va sans dire-encore que, à lire et écouter certains, cela aille peut-être mieux en le disant...) le fait que les hôpitaux israéliens continuent, à l’heure où j’écris, de recevoir et de soigner, tous les jours, des blessés palestiniens. »


Ce qui est difficile, quand on est philosophe, c’est de se renseigner et de descendre du ciel abstrait des idées pour s’intéresser au concret. Le nombre de camions qu’il indique est absolument dérisoire quand on connaît les besoins de Gaza. Normalement, il transite 500 camions par jour pour nourrir la population ; le blocus israélien ayant commencé dès le 5 novembre (après qu’Israël eut rompu la trêve en intervenant directement à Gaza), il n’est passé que 23 camions au cours du mois de novembre. Et ce blocus s’est intensifié avant les combats : la population était affamée et les hôpitaux sous-équipés. Que quelques dizaines de camions aient pu passer après, grâce à quelques déclarations fortes des Nations unies, ne change pas la situation.


« Très vite, espérons-le, les combats cesseront. Et très vite, espérons-le aussi, les commentateurs reprendront leurs esprits. Ils découvriront, ce jour-là, qu’Israël a commis bien des erreurs au fil des années (occasions manquées, long déni de la revendication nationale palestinienne, unilatéralisme), mais que les pires ennemis des Palestiniens sont ces dirigeants extrémistes qui n’ont jamais voulu de la paix, jamais voulu d’un Etat et n’ont jamais conçu d’autre état pour leur peuple que celui d’instrument et d’otage (sinistre image de Khaled Mechaal qui, le samedi 27 décembre, alors que se précisait l’imminence de la riposte israélienne tant désirée, ne savait qu’exhorter sa “nation” à “offrir le sang d’autres martyrs” — et ce depuis son confortable exil, sa planque, de Damas...). »


Rappelons, encore une fois, que c’est l’armée israélienne qui, dans la nuit du 4 au 5 novembre, a violé le cessez-le-feu par une incursion qui a provoqué la mort de quatre Palestiniens. Et que, d’autre part, Israël n’a jamais respecté une des clauses de l’accord qui était l’ouverture des points de passage entre Israël et Gaza, contribuant ainsi à affamer la population.


Mais, surtout, qu’est-ce qui empêche la signature de la paix ? Rappelons que, pendant plusieurs années, les dirigeants israéliens ont affirmé que le seul obstacle à un accord était Yasser Arafat. Après sa mort, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a été élu. Il a été salué en Israël, aux Etats-Unis et en Europe comme un dirigeant modéré. Cela fait quatre ans qu’il est président, cela fait quatre ans qu’il négocie au nom de l’Autorité palestinienne avec le gouvernement israélien. Le Hamas n’était pas partie prenante de ces négociations, et pourtant elles ont échoué, parce qu’Israël refuse l’application des résolutions des Nations unies, le retrait des territoires occupés en 1967. Tous les Etats arabes ont accepté l’initiative de paix du roi Abdallah proposant l’échange de la paix contre les territoires, et Israël a encore refusé...


« Aujourd’hui, de deux choses l’une. Ou bien les Frères musulmans de Gaza rétablissent la trêve qu’ils ont rompue et, dans la foulée, déclarent caduque une charte fondée sur le pur refus de l’“entité sioniste” : ils rejoindront ce vaste parti du compromis qui ne cesse, Dieu soit loué, de progresser dans la région-et la paix se fera. Ou bien ils s’obstinent à ne voir dans la souffrance des leurs qu’un bon carburant pour leurs passions recuites, leur haine folle, nihiliste, sans mots-et c’est non seulement Israël, mais les Palestiniens, qu’il faudra libérer de la sombre emprise du Hamas. »


Comment faut-il les libérer ? Rappelons que la majorité des Palestiniens a voté pour le Hamas dans des élections libres suscitées par les Etats-Unis et l’Union européenne. Ils ont voté pour protester contre l’incurie de l’OLP et contre l’échec du processus d’Oslo que le Fatah avait prôné. Au nom de « nos valeurs », nous avons refusé le verdict des urnes... Le peuple vote mal, changeons-le. Ou plutôt, imposons-lui une bonne dictature ou une bonne occupation qui le civilisera. C’était le raisonnement des Soviétiques quand ils sont intervenus en Afghanistan en décembre 1979, et que Georges Marchais évoquait « le droit de cuissage ». Faut-il s’étonner que Philippe Val, dans son éditorial de Charlie Hebdo, « Gaza : la colombe, le faucon et le vrai con », évoque cette invasion : « Les Soviétiques eux-mêmes, en 1979, avaient senti le danger (l’islamisme), et, à tort ou à raison (sic), avaient envahi l’Afghanistan. » Voici revenu le temps du colonialisme : nous allons civiliser tous ces indigènes qui acceptent le droit de cuissage, la polygamie, le voile, etc., et les libérer de la sombre emprise des intégristes
.

Par Alain Gresh - Publié dans : Resistances
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 17:43
Pour Roland Dumas, Nicolas Sarkozy est complice du « nettoyage
ethnique » organisé par Israël (audio)

vendredi 9 janvier 2009

Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien
Président du Conseil constitutionnel de la République Française (1),
était interrogé par « Radio-Orient », ce jeudi 8 janvier 2009.

Roland Dumas : « Sarkozy est le complice d'Israël »
par Mecanopolis

Au micro de Marie-Jo Sader, il a dénoncé la politique française au
Proche-Orient, affirmant que « Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak ont
manœuvré avec leurs va-et-vient pour laisser le temps à l'armée
israélienne de commettre le nettoyage humain à Gaza. C'est une
terrible catastrophe quand on voit les résultats des massacres
intervenus (...) sans qu'il y a une révolte autre que verbale (...).
Des gens qui ne voulaient absolument pas arrêter le conflit
immédiatement et qui laissaient le temps à Israël de faire son
massacre (...). L'attitude de Monsieur Moubarak avec son complice, le
président de la République française consiste à laisser le temps de
la discussion, par des allers-retours, à l'armée israélienne de faire
son travail, comme elle a l'habitude de le faire tous les deux ou
trois ans, c'est-à-dire le nettoyage ethnique et inadmissible, je
trouve que c'est amuser la galerie pour rien (...). La diplomatie est
complice de l'administration américaine et de l'administration
égyptienne... ».

Mecanopolis

Sources : Radio-Orient et Médiarabe.info (1) Son père, Georges Dumas,
a été une des grandes figures de la Résistance française. Membre du
Parti socialiste clandestin et de l'Armée secrète, il sera dénoncé à
la Gestapo, puis fusillé fin mars 1944.
Publié dans : Resistances
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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 16:45


« un véritable crime contre l’humanité » à Gaza

Stéphane Hessel ambassadeur de France
publié le jeudi 8 janvier 2009.

 

L’Ambassadeur de France Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté, comdamne vivement le comportement d’Israël à Gaza et appelle au retour à la table de négociation pour mettre en place la seule solution à ses yeux, celle des deux Etats « rendue de plus en plus difficile, au fur et à mesure que s’accumulent de part et d’autre, soit le mépris et l’humiliation, soit la haine. » Il faut que cette accumulation cesse le plus vite possible, dit-il et alors, « au nom de ce que l’histoire nous a appris sur la possibilité du pardon, [...] il faut avoir hâte que cette possibilité de pardon et de solidarité dans un Proche-Orient pacifique puisse être rétablie. »

Stéphane Hessel s’entretient avec Swiss Info, 5 janvier 2009

Stéphane Hessel : En réalité, le mot qui s’applique - qui devrait s’appliquer - est celui de crime de guerre et même de crime contre l’humanité. Mais il faut prononcer ce mot avec précaution, surtout lorsqu’on est à Genève, le lieu où siège un haut commissaire pour les Droits de l’Homme, qui peut avoir là-dessus une opinion importante.

Pour ma part, ayant été à Gaza, ayant vu les camps de réfugiés avec des milliers d’enfants, la façon dont ils sont bombardés m’apparaît comme un véritable crime contre l’humanité.


Ce terme, vous osez le prononcer ? C’est la disproportion qui vous choque, entre les roquettes palestiniennes et une offensive terrestre massive ?


C’est l’ensemble du comportement. C’est naturellement la disproportion, vous avez raison de le souligner...Une terre densément peuplée, la plus dense du monde probablement, sur laquelle on frappe avec des instruments militaires qui ne peuvent pas faire la différence entre les militaires et les civils. D’ailleurs il n’y a pas de militaires, il n’y a que des civils à Gaza - des militants peut-être, mais sûrement pas une armée.

Donc c’est une armée, l’une des plus puissantes du monde, qui s’attaque à une population qui n’a vraiment pas de défense. Ca, c’est typiquement un crime de guerre.


A quoi  peut aboutir cette offensive ?


C’est le plus grave. On a bien l’impression que une fois de plus des militaires essayent de mettre un terme à l’activité de guérilla. Nous avons vu que dans tous les cas de figure récents dans le monde, que ce soit le Vietnam, la Tchétchénie ou quoique ce soit d’autre, il n’y a pas de solution militaire. La solution c’est la négociation.


Ce qui se passe en ce moment au Caire est extrêmement important. Il faudrait que les dirigeants israéliens se rendent compte qu’à ne pas accepter une négociation et un cessez-le-feu, et une négociation pour la paix, ils font un tort immense à leur pays, et aussi à leur armée. Tsahal avait la réputation d’être une armée honorable. Elle ne l’est plus lorsqu’elle frappe sur des gens sans défense.


C’est également le spectre de l’échec en 2006 au Liban qui revient, et pourtant de nombreuses résolutions depuis de nombreuses années, ont été prises notamment au Conseil de Sécurité de l’ONU, mais jamais appliquées pour quelles raisons selon vous ?


Parce que l’Etat d’Israël, depuis des décennies, a réussi à berner sa population. A faire croire à sa population que l’Etat était en danger, que sa sécurité était à chaque instant menacée, et que pour cela il ne fallait ne tenir aucun compte de ce que pense la communauté mondiale, et s’assurer en tout cas de l’appui de l’Etat évidemment le plus puissant à l’heure actuelle, les Etats-Unis.

Nous ne pouvons qu’avoir un espoir, c’est qu’avec l’arrivée au pouvoir de Barack Obama, les Etats-Unis cesseront d’apporter un soutien inconditionnel et dramatique à un Etat qui continue à violer les résolutions internationales.


Mais le choix de la violence, [provient du fait] que la blessure de la seconde guerre mondiale et de la Shoah n’est pas refermé...


Oui, c’est évidemment ce qui permet à un gouvernement qui lui n’a plus rien à voir avec cette Shoah, et qui n’est plus composé de victimes potentielles de cette Shoah... que ce gouvernement puisse s’appuyer sur ce souvenir dramatique, auquel nous sommes tous extraordinairement sensibles, moi tout le premier. C’est l’horreur, absolue commise par les nazis. Mas cela ne doit pas permettre à un Etat d’Israël, actuellement le plus puissant de la région, de violer impunément toutes les règles internationales.


Vous êtes très sévère avec l’Etat d’Israël, Stéphane Hessel... Jusqu’à maintenant le chemin vers la paix c’était deux Etats côte à côte, un Etat Palestinien et un Etat Israélien. Est-ce encore possible, ce partenariat avec les Palestiniens ?


C’est la seule solution. Elle est rendue de plus en plus difficile, au fur et à mesure que s’accumulent de part et d’autre, soit le mépris et l’humiliation, soit la haine. Il faut que cette accumulation cesse le plus vite possible, et alors, au nom de ce que l’histoire nous a appris sur la possibilité du pardon - nous l’avons éprouvé, nous européens, et dans d’autres pays, en Afrique du Sud aussi - il faut avoir hâte que cette possibilité de pardon et de solidarité dans un Proche-Orient pacifique puisse être rétablie.


Stéphane Hessel est un diplomate, ambassadeur, ancien résistant et déporté français, qui a notamment participé à la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948.


Stéphane Hessel ambassadeur de France
(publié sur le site du CCIPP )



Par Stéphane Hessel - Publié dans : Resistances
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 20:48
Marche silencieuse à Halluin

samedi 10.01.2009, 17:57 - La Voix du Nord

Samedi midi, une marche silencieuse contre les attaques meutrières qui frappent la bande de Gaza a rassemblé plus de 250 personnes dans les rues du centre-ville d'Halluin.



Nord- Eclair - Publié le dimanche 11 janvier 2009 à 06h00
Une marche dans le silence et la dignité

Entre 250 et 300 personnes ont pris part à la marche pour la paix hier midi dans le centre d'Halluin. Organisée par un collectif de citoyens, elle a réuni une majorité de familles, des responsables associatifs, des militants et des élus. Un rassemblement symbolique.


ANGÉLIQUE DA SILVA-DUBUIS > angelique.dasilva@nordeclair.fr
Le cortège prend naissance au Jardin de la Paix dans un froid polaire. Sarah, 18 ans, étudiante en médecine, participe à la marche pour exprimer son soutien au peuple palestinien.
Dans l'entourage de la jeune fille, l'offensive israélienne sur la bande de Gaza est dans tous les sujets de conversation : « Ma génération se sent très concernée. C'est important pour moi d'être là. » Elle est venue accompagnée de sa tante et son oncle, Naziha et Chérif. « Certaines personnes ont du mal à se faire une opinion car les médias ne disent pas tout...

Les gens de Gaza sont entrés en résistance parce qu'ils meurent de faim, ne peuvent pas se soigner... » déplore Naziha pour qui les roquettes du Hamas sont des signaux de détresse lancés à la communauté internationale. Le cortège, composé de familles issues de l'immigration maghrébine, d'associatifs, de militants, d'élus et d'anonymes, étire son long ruban vers la place, à l'heure du marché, sous le regard de badauds interloqués. Certains se joignent aux manifestants. Les émotions sont suspendues comme des silences. « Il n'y a pas de slogan, c'est la consigne, c'est une marche pour la paix », indique Hamza El Kostiti, conseiller municipal et membre du comité organisateur.
 Les symboles parlent mieux que les slogans à l'image de ces enfants, nombreux au coeur de la manifestation, portant des poupées enveloppées d'un linceul blanc. Comme beaucoup de parents, Sandrine et Jérôme sont venus avec leurs enfants : « Ils entendent parler de cette guerre, on essaie de leur apporter des réponses.
C'est légitime de manifester car aucune cause au monde ne justifie que l'on bombarde des civils. »
 L'offensive disproportionnée de l'armée israélienne sur Gaza est à désespérer du genre humain pour beaucoup. Jeunes et moins jeunes. « La situation des Palestiniens me scandalise.
L'armée israélienne est l'une des plus puissantes du monde, les souffrances infligées aux gens de Gaza sont une honte », exprime Francine Vanoverberghe, 64 ans, militante PCF. Pour Morgan, Rachid, Mehdi et Jordan, les sollicitations n'ont pas manqué cette semaine, par mails ou par textos, pour participer aux rassemblements.

Des jeunes bousculés dans l'élan de leurs 20 ans : « Il faut regarder l'évidence : c'est de l'extermination. Les gens de Gaza n'ont aucun moyen de se défendre. D'un côté quelques victimes, de l'autre des centaines. Et la communauté internationale ne fait rien ! » Se sentaient-ils aussi concernés par la guerre en Irak et ses victimes civiles par milliers ? « C'est différent. C'était une armée contre une armée. »
Une dizaine d'élus du conseil municipal étaient présents selon Jean-Luc Deroo : « Par solidarité, précise le maire. C'est un conflit qui concerne l'Europe et le monde entier. Le Hamas existe parce qu'un certain nombre d'éléments ont conduit à sa création. C'est un conflit long et meurtrier d'un seul côté... Des installations de l'ONU sont attaquées, c'est inacceptable. »
Le cortège s'est terminé au stade Wanquet où, après une lecture de la Déclaration des Droits de l'Homme par un enfant, chacun s'est allongé pour symboliser les victimes de ce drame humanitaire.
Par Nord Eclair - Publié dans : Resistances
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Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 20:37
Hélène FLAUTRE est rentrée à Gaza à 13H30.  ( message de 15H50 ce dimanche 10 Janvier )

Avons traversé les quartiers effondrés, croisons des gens sur leur charette ou mobylette profitant de la trêve; 2 bombes explosent pourtant à 1km de là, visitons un abri d'UN ' Nations Unies) ,: 1215 personnes, l'école des garçons, ils sont 30000 danss Gaza sans maisons,plein d'enfants qui nous serrent la main, sourient, nous retiennent.
Des abris comme cela sont bombardés, aucune protection, aide au compte-goutte,des femmes en deuil,l'unrwa assure notre transport seulement pendant la trêve; population piégée, en danger,bombardée. Nous quittons sous les bombes
  


Ecoutez les interventions de Daniel Cohn Bendit et deHelene FLAUTRE au Parlement Européen
Par Helene FLAUTRE - Publié dans : Resistances
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 20:22

Depuis le 27 décembre, Israël mène une brutale offensive militaire à Gaza où près de 1 million et demi de Palestiniens sont prisonniers d'un  territoire d'à peine 400 km2.
Cette population, déjà affaiblie par 18 mois de blocus, subit les ravages d'une véritable punition collective par une guerre en totale violation du droit international.
Les morts se comptent par centaines, les blessés par milliers. La 
situation empire d'heure en heure, toutes les infrastructures sont en voie  de destruction, la convention de Genève n'est pas respectée, même les bâtiments sous contrôle de l'ONU ne sont pas sécurisés.

Il faut, et c'est très urgent, exiger :
 . L'arrêt de l'opération militaire
 . La levée du blocus
 . La suspension de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël
. Des sanctions internationales contre Israël
. La protection des populations palestiniennes

 Il faut une forte mobilisation internationale pour imposer le respect des droits nationaux du peuple palestinien car il est maintenant certain qu'aucune solution durable, incluant la sécurité du peuple israélien, ne
peut être fondée sur l'injustice, la force brute et la guerre perpétuelle.

Il faut que les pacifistes de toutes les nations, que tous ceux qui veulent la paix par la justice fassent entendre leur voix.Les Verts appellent à participer massivement à la manifestation régionale du samedi 10 janvier, rassemblement à 14 h 30 devant l'Hôtel de Ville de Lille.

Les Verts de Roubaix
Roubaix, le 8 janvier 2009

Les Verts de Roubaix veulent faire entendre la voix de la paix

Dans un communiqué, Christian Carlier, des Verts de Roubaix, évoque l'offensive
militaire d'Israël dans la bande de Gaza :

 « la population, palestinienne, déjà affaiblie par 18 mois de blocus, subit les ravages d'une véritable punition collective par une guerre en totale violation
du droit international (...) la convention de Genève n'est pas
respectée, même les bâtiments sous contrôle de l'ONU ne sont pas sécurisés.
Il faut exiger l'arrêt de l'opération militaire ». Les Verts appellent à
participer à la manifestation régionale samedi 10 janvier, rassemblement
à 14h30 face à l'hôtel de ville de Lille. ( Nord Eclair du 8/01/2009 )



Par Slimane TIR - Publié dans : Resistances
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 02:03

À l'initiative de France-Palestine solidarité, quelque 3 000 personnes ont défilé hier dans les rues de Lille jusqu'à la tombée de la nuit pour réclamer avec force l'arrêt de l'intervention armée d'Israël dans la bande de Gaza



SÉBASTIEN LEROY sebastien.leroy@nordeclair.fr

Le cortège, parti en début d'après-midi de la place de la République, n'a jamais faibli en intensité. Au contraire, au fil de la marche, les « Nous sommes tous Palestiniens », « Israël assassin, la France complice » ou « Palestine vivra, Palestine vaincra », ont même gagné en puissance sonore, à mesure que le défilé s'étoffait, jusqu'à atteindre les 3 000 personnes, parmi lesquelles un grand nombre de jeunes. Dans la foule, des pancartes pour réclamer l'arrêt immédiat de l'opération militaire conduite par l'armée israélienne.


Beaucoup de drapeaux palestiniens aussi, et énormément de keffiehs, cette coiffe traditionnelle devenue emblème de la cause palestinienne.

En tête de cortège, Saïd crie à tue-tête. Venu de Roubaix, il participe, à 38 ans, à sa première manifestation. « Faut que ça s'arrête maintenant, c'est un massacre injuste, une guerre complètement disproportionnée ». Lui aussi réclame l'intervention de la communauté internationale, en particulier de l'Europe, pour que la paix s'installe au Proche-Orient. « Ca suffit maintenant les conneries de feuilles de route et tout ça, poursuit-il.

Ce qu'il faut c'est un partage équilibré. On nous dit que c'est le Hamas qui a tout déclenché. Mais si le Hamas est arrivé au pouvoir à Gaza, c'est parce qu'Israël affame le peuple ». « Aucun pays du monde n'accepterait d'être occupé comme l'est la Palestine », renchérit Mimoun. La colère est parfois telle que l'outrance et l'amalgame prennent le dessus, comme quand certains n'hésitent pas à comparer les colonies juives à l'occupation allemande.

 Mireille Gabrelle, porte-Parole de France-Palestine, parle pour sa part de « barbarie » et réclame des sanctions contre Israël, « l'agresseur ». Et rappelle, comme Gérard Minet, représentant de la ligue des droits de l'homme, que « la création d'un État palestinien, avec la levée du blocus de Gaza, est une des conditions du retour à la paix. »

Le cortège comptait aussi des élus venus « en solidarité », tels la sénatrice PCF Michelle Demessine, ou encore les Verts Slimane Tir et Marie-Pierre Bresson. « Ce qui me vient à l'esprit, indique cette dernière, adjointe lilloise à la solidarité internationale, c'est cette citation d'un historien israélien modéré qui dit qu'on ne pactise qu'avec ses ennemis. Il faut à tout prix retrouver la voie du dialogue ».

Et devant, les excès des manifestants - des drapeaux frappés de l'étoile de David ont été brûlés - les élus ont appelé à la raison. Car ce que chacun craint maintenant, c'est l'importation du conflit et de nouvelles tensions entre communautés, comme lors du déclenchement de la deuxième intifada, en 2000. D'autres manifestations en France ont rassemblé entre 8 000 et 15 000 personnes à Lyon, Marseille, Nantes et Bordeaux. ; elles étaient 22 000 à Paris.

Par Slimane TIR - Publié dans : Resistances
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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 14:56

Le carnage de Gaza, criminel et abject.
Michel Warschawski, porte parole du Centre d’Information Alternative


Il faut le dire et le répéter : ce n’est pas une guerre qui se déroule dans la Bande de Gaza, mais un carnage réalisé par la troisième force aérienne du monde contre une population civile sans défense.

Il faut le dire et le répéter : le carnage de Gaza n’est pas une réaction "disproportionnée" aux roquettes que tirent les militants du Jihad Islamiste et autres groupuscules palestiniens sur les localités israéliennes proches de la Bande de Gaza, mais une action préméditée et préparée de longue date, ce que reconnaissent d’ailleurs la plupart des commentateurs israéliens.

Il faut le dire et le répéter : ces tirs de roquettes ne sont pas, comme veulent nous le faire croire certains diplomates européens, des "provocations que rien ne peut expliquer", mais des ripostes, assez dérisoires il faut le reconnaître, à un embargo sauvage imposé par Israël, depuis un an et demie, au million et demie de résidents de la Bande de Gaza, femmes, enfants, vieillards compris, avec la collaboration criminelle des Etats-Unis mais aussi de l’Europe.

Il faut le dire et le répéter : il ne s’agit pas, comme on essaie de l’expliquer a tous ceux qui ont la mémoire courte ou sélective,d' un acte d’auto-défense, longtemps retardé, face a une agression palestinienne que rien ne justifiait. Ehoud Barak l’avoue sans problème, cela fait des mois que l’armée israélienne se préparait à frapper l’"entité terroriste" dénommée Gaza. Comme l’expliquait avec pertinence Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme dans les territoires occupés, quand on définit comme "entité terroriste" une zone peuplée par un million et demie d’êtres humains, on entre dans la logique du génocide.


Tout comme l’attaque du Liban en 2006, l’agression israélienne s’inscrit dans la guerre globale permanente et préventive des stratèges néo-conservateurs en place a Tel Aviv, et pour quelques mois encore, à la Maison Blanche.

Comme son nom l’indique, cette stratégie est préventive, et n’a nul besoin de prétextes immédiats et tangibles : l’occident démocratique serait menace par un ennemi global que l’on a d’abord identifié comme "le terrorisme international" puis comme "terrorisme islamiste" pour devenir finalement l’Islam tout court. Le "choc des civilisations" de Huntington n’est pas une description de la réalité politique internationale, mais le cadre idéologique de la stratégie offensive des néo-conservateurs américains et israéliens, telle qu’elle a été élaborée en commun des la seconde moitié des années quatre-vingt.

 Dans cette stratégie de guerre, la menace islamiste est venue remplacer ce qu’avait été le danger communiste pendant la guerre froide : un ennemi global qui justifie une guerre globale.

Si le bombardement criminel de Gaza jouit en Israël d’un soutien consensuel, si la gauche institutionnelle, et en particulier le parti Meretz, a joint son petit piccolo à l’orchestre guerrier dirige par Ehoud Barak, c’est précisément parce qu’elle partage cette vision du monde qui fait de l’Islam une menace existentielle qu’il faut impérativement neutraliser avant qu’il ne soit trop tard.


A l’horreur du crime, il faut ajouter l’abject des motivations immédiates : dans moins de deux mois se dérouleront en Israël des élections neurales, et les victimes palestiniennes sont aussi des arguments électoraux. Les martyrs de l’attaque israélienne sur Gaza sont l’objet d’une concurrence médiatique entre Ehoud Barak, Tsipi Livni et Ehoud Olmert, à qui sera le plus déterminé dans la brutalité.

Le criminel de guerre qui dirige le Parti Travailliste, ou plutôt ce qu’il en reste, se vante ce matin d’avoir gagné quatre points dans les sondages. Au delà du cynisme sans limite qui marchande 350 victimes palestiniennes innocentes contre quelques dizaines de milliers de voix, Barak démontre, une fois de plus, sa myopie politicienne : dans la surenchère de bestialité, et malgré tous ses efforts, il ne parviendra jamais à dépasser Benjamin Netanyahou, les électeurs préférant toujours l’original a la copie. _

D’autant plus que le chef de guerre se trouve aujourd’hui confronté au même problème que celui qui a transformé la guerre du Liban en fiasco israélien, un problème bien connu de tous ceux qui ont initié des guerres coloniales : comment la terminer ?
"On n’arrêtera que quand nous aurons fini le travail" annonce-t-il avec toute l’arrogance des petits chefs. Mais quand est-ce que "le travail" sera achevé ?

 Quand la population de Gaza et de Cisjordanie acceptera de capituler devant les rêves coloniaux des dirigeants israéliens et de limiter leurs aspirations nationales à un "Etat Palestinien" réduit à une douzaine de réserves isolées les unes des autres et encerclées par un mur ?

Si tel est le "travail" que Barak espère pouvoir réaliser, le peuple israélien doit alors être prêt à une guerre qui ne sera pas seulement extrêmement longue mais sans fin. Et si l’Etat Juif est bien armé pour les guerres-éclair (blitz krieg, en allemand), surtout quand elles sont menées par l’aviation, il entre rapidement en crise dès lors qu’il s’agit d’une course d’endurance dans laquelle les Palestiniens, comme tous les autres peuples victimes de l’oppression coloniale, sont passés maîtres.


C’est ce qui explique que moins d’une semaine après qu’elle a débuté, et malgré les déclarations triomphalistes des politiques et des militaires, l’ambiance en Israël est dors et déjà en train de tourner.

Samedi dernier, quelques heures après le bombardement de Gaza, nous étions un peu plus de mille personnes à manifester, spontanément, notre rage et notre honte, nous serons beaucoup plus ce samedi soir à exiger des sanctions internationales contre Israël et la traduction d’Ehoud Barak et cie. Devant une cour de justice internationale. J’en suis certain.


Michel Warschawski

Porte Parole du Centre d’Information Alternative

1 Janvier 2009 Jérusalem

Par Michel Warschawski - Publié dans : Resistances
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