Roubaix, Conseil Municipal du 17 Décembre 2009-12-18
Intervention de Tounès RAHIM, Ouvertement à Gauche
La Ville de Roubaix s’engage à l’égard du monde associatif à travers une charte.
Cette démarche est intéressante, elle développe le dialogue et précise le positionnement réciproque des acteurs associatifs et de la ville.
Nous tenons à rappeler notre attachement à la mise en place de contrats qui clarifient le rôle des uns et des autres et surtout qui mettent les associations sur un même pied d’égalité.
Le monde associatif est extrêmement dépendant des pouvoirs publics pour leur financement. Une collectivité publique a l’obligation de garantir la bonne utilisation des fonds publics.
Dans le même temps son engagement au côté de la société civile doit être particulièrement respectueux de l’autonomie et de la créativité des initiatives associatives.
Des règles légales, éthiques, démocratiques doivent être respectées mais, la collectivité doit aussi prendre en compte l’implication associative, pour ce qu’elle est, dans sa pluralité.
La charte qui nous est proposée s’inspire directement de celle coproduite et adoptée par le conseil régional, sous l’égide de la Vice-Présidente Ginette Verbrugghe.
Dans une ville comme Roubaix où le tissu associatif remplit bien souvent des missions de citoyenneté, ou des missions d'utilité sociale très importantes alors même que le service public s'est désengagé, il faudrait aussi insister sur l'immense responsabilité que prennent les associations et la nécessité de leur accorder une certaine sécurité dans leur financement.
Enfin, dans cette charte il est précisé que la ville s’engage à « favoriser la transparence dans l’attribution des financements » et notamment en terme de système d’attribution et critères d’éligibilités. Pourrions-nous espérer voir annexer aux différentes subventions aux associations les critères utilisés dès le budget de mars 2010. Car pour rassurer le monde associatif l’important serait de communiquer des critères transparents concernant l’acceptation ou le rejet des projets.
Merci.
Lille, le 8 Décembre 2009
Monsieur René VANDIERENDONCK
Maire
HOTEL DE VILLE
BP 737
59066 ROUBAIX CEDEX 1
ST/MM 279 2009
OBJET : Roubaix Mag édition 12/2009 – 01/2010
Monsieur le Maire,
La nouvelle édition de Roubaix Mag pour cette fin d’année revient longuement page 12 et 13 comme annoncé en accroche de première page via un zoom sur Blue Links qui fêtait le retour des bateaux
sur le canal, au travers d’une double page d’articles agrémentée de très belles photos.
Je tenais à vous faire part de mon étonnement car l’important travail mené par les services de LMCU sur ce projet ainsi que dans le cadre de la délégation que j’ai l’honneur d’animer depuis 2001
y est passé sous silence.
Au cours du colloque Blue Days et des festivités des 19 et 20 septembre 2009, j’ai personnellement veillé à ce que tous les partenaires, toutes les villes concernées par ce projet de remise en
navigation et de réouverture du Canal et de la Marque Urbaine puissent, à commencer par la ville de Roubaix être valorisés.
Vous avez également, dans un superbe numéro spécial de Nord Eclair, eu l’occasion de vous exprimer très positivement, comme vous indiquiez en tant « qu’ailier de ce projet dans sa première
phase ». Il est pour le moins surprenant que votre service communication ignore aussi superbement la capacité de réalisation de « l’avant centre » que je suis : je vous cite,
« Slimane TIR, le Président de l’espace naturel métropolitain aura été un excellent avant centre au cours de la seconde mi-temps. Mais en tant que Vice Président au conseil régional, je
pense avoir été aussi un bon ailier dès la première… ».
Pour rester dans la métaphore, cet article fait penser à la désormais fameuse main de Thierry Henry, et aux conditions de qualification de l’équipe de France pour la coupe du monde en Afrique du
Sud.
En ce qui me concerne, j’ai toujours veillé à jouer collectif et que ce projet passe surtout avant les clochers.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Slimane TIR
Vice Président
KLIMATO tourne le dos et défie sans complexe un autre géant, temple de la consommation. Il regarde vers l' avenir de notre ville et s 'intéresse aux quartiers populaires car il ne
peut y avoir mobilisation collective contre le changement climatique sans justice sociale. C' est ce qu il est allé exprimer dans le quartier du Pile, en soutenant l' idée d' un parc urbain sur le
site élargi de l' ancienne teinturerie, dans le rectangle délimité par les rues Guesde, Copernic, Leuze, Condé, tant ce quartier souffre du manque criant d' espaces verts.
Une manifestation dans la pure tradition du Nord : avec un géant pour toucher le Sommet de Copenhague donc ! Le Collectif Klimato, « climat » en Esperanto, a choisi une langue
universelle pour une cause qui l'est tout autant. Constitué dans l'urgence, ce groupe souhaite mobiliser les individus autour du Sommet de Copenhague qui se déroule du 7 au 14 décembre. « Il faut faire pression sur nos gouvernements pour qu'il y ait un accord réel à Copenhague, à la hauteur des enjeux afin de
limiter, notamment, le réchauffement climatique à 2° », déclare Vincent Boutry, au nom de Klimato.
S'il est nécessaire de réduire les gaz à effet de serre, il convient également d'assumer une certaine responsabilité envers les pays du Sud : « Il faut aider les pays émergents à faire une
économie propre et à adopter un autre modèle de développement car on va au-delà des scénarios les plus pathétiques », précise Vincent Boutry.
Faire le débat d’orientation budgétaire ce soir n’est justifié que par votre intention de voter le budget primitif en décembre.
Mon intervention s’articule donc autour de 2 interrogations.
D’abord, pourquoi le BP en décembre ?
Choisir le bon moment pour voter le BP, c’est nécessairement faire un compromis entre 2 exigences contradictoires : le voter le plus vite possible certes, mais aussi disposer d’un BP
exhaustif et précis.
Et pour satisfaire à cette seconde exigence, il faut avoir le montant des dotations de l’Etat et des autres, connaître pour la fiscalité les bases d’imposition et les intentions des autres
collectivités, disposer des résultats de l’exercice précédent.
Nous n’aurons rien de tout ça en décembre, comme d’habitude, mais cette année, il n’y a pas la contrainte politique d’une élection municipale en mars, il y a par contre beaucoup d’incertitudes
liées au contexte financier, à la réalisation de l’exercice 2009 et aux projets gouvernementaux pour 2010.
Alors pourquoi donc se précipiter pour quelque chose qui sera forcément très imprécis et incomplet alors que les moyens réglementaires existent pour fonctionner en début d’exercice, y
compris pour les subventions aux associations ?
Ensuite, quel contenu pour ce DOB ?
Pour tous les bons auteurs, le DOB est censé être un moment essentiel de la vie d’une commune, c’est à dire un de ces rares moments où peut s’épanouir une réflexion stratégique.
Que nous proposez vous ?
Une présentation succincte du contexte financier, des dispositions de la Loi de Finances 2010 et des projets gouvernementaux, avec toutes les inquiétudes que cela peut légitimement susciter.
Une analyse financière qui nous dit que, dans la contrainte d’une structure de recettes bien précise (la
ville ne peut pas trop compter sur l’accroissement de ses recettes fiscales du fait de la faiblesse de ses bases locatives mais doit compter beaucoup sur la DSU), la situation est sous contrôle
dans 2 domaines sensibles : la capacité d’autofinancement et l’endettement.
Sous réserve pour ce dernier point de l’existence de produits à risques représentant 15 % de l’en cours et dont vous estimez que seul 3 % présente un véritable risque. A voir
donc sur ce point, dont acte pour le reste et honnêtement, il n’y a rien de bien nouveau.
Mais quelles sont les orientations pour l’avenir ?
Les besoins et les demandes sont importants.
Au niveau des services de base, prenons un exemple au hasard le plus basique, la propreté, il y a beaucoup d’insatisfactions.
Et à l’autre extrémité, au niveau des investissements pour l’avenir, on devine bien l’immense effort qu’il faudra faire pour apporter une contribution substantielle à la lutte contre le réchauffement climatique.
Et que dire de la DSU et de son paradoxe : c’est la pauvreté de la population roubaisienne qui fait les recettes de la ville et la situation s’aggrave, ou s’améliore, on ne sait plus
finalement, puisqu’en terme de critère d’éligibilité, nous passons du 14ème rang en 2005 au 11ème en 2008, sur l’échelle de la pauvreté, Roubaix perd 1 place par an.
Alors, maîtriser l’effet ciseau entre les recettes et les dépenses, c’est bien, mais mobiliser la gestion financière autour d’objectifs politiques, ce serait quand même mieux.
Christian CARLIER
26 novembre 2009
Il nous avait été proposé le 15 octobre une délibération demandant au préfet de définir un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle, PUCE en abrégé, et ceci dans le cadre de la loi du 10 août 2009 permettant l’extension du travail dominical dans le secteur commercial.
Les élus Verts avaient voté contre cette délibération après avoir exprimé tout le mal qu’ils pensaient de cette loi et de cette initiative roubaisienne qui créait un dangereux
précédent.
Il nous est aujourd’hui proposé une nouvelle délibération, à la demande du préfet qui a semble t il contesté la légalité de la première, et les modifications nous sont présentées comme de
simples précisions techniques dans la délimitation du PUCE.
Une lecture comparée des 2 délibérations montrent qu’il n’en est rien et que 2 dispositions de la délibération d’octobre disparaissent : le plafond des 10 dérogations annuelles et le
principe de conventions avec la ville.
Cette malheureuse loi stipule en effet, qu’une fois le PUCE défini, le pouvoir d’autorisation revient au préfet et il n’est pas prévu que ce pouvoir soit encadré, à fortiori par la ville.
La ville peut donc demander un PUCE mais une fois la demande faite, elle perd la main et ses illusions de régulation.
Cet épisode ne fait que confirmer le danger de cette loi et que provoquer sa mise en application revient à jouer les apprentis sorciers, le PUCE, c’est en matière commerciale le saut dans l’inconnu.
Nous voterons contre cette délibération.
Le 19 décembre 2008, le conseil de Lille Métropole, alerté sur les menaces d’extension du travail dominical, avait adopté un vœu qui déclarait très précisément : « Les élus qui
soutiennent ce vœu défendront dans leurs conseils municipaux respectifs le maintien des règles en vigueur, à savoir pas plus de cinq dimanche d’ouverture dominicale ».
Ce vœu avait été voté par les 8 conseillers communautaires de la majorité roubaisienne présents au moment du vote, à savoir, et par ordre alphabétique : Messieurs Pierre DUBOIS, Tonino MACQUET, Mustapha MAIMOUNI, Richard OLSZEWSKI, André RENARD, Mebarek SERHANI, René VANDIERENDONCK et Arnaud VERSPIEREN.
Nous espérons que leur vote de ce soir sera coordonné avec leur vote à Lille Métropole.
Christian CARLIER
26 novembre 2009
mercredi 25.11.2009, 05:03 - La Voix du Nord
Du réchauffement climatique aux réponses à apporter aux débordements qui ont suivi le dernier match de l'équipe d'Algérie, les Verts de Roubaix ont décidé de faire le tour de toutes les questions qui leur tiennent à coeur avant le prochain conseil municipal.
L'écologie de Copenhague à Roubaix.- Les conseillers municipaux roubaisiens sont convoqués demain soir pour se prononcer sur quelques délibérations courantes et tenir le débat d'orientation
budgétaire. Les Verts veulent profiter de cette réunion pour faire adopter à l'administration municipale un voeu de soutien à l'ultimatum climatique et pour davantage de justice sociale
afin de peser sur les négociations préalables au sommet de Copenhague (du 7 au 12 décembre) sur l'urgence climatique. « Si toutes les villes et les collectivités locales
s'engageaient à réduire leur impact climatique selon nos préconisations, on parviendrait à 50% de l'objectif total », détaille Slimane Tir. Le chef de file des Verts appelle ses collègues
élus municipaux à « dépasser les clivages sur cette question. Tous les constats sont posés ».
Des Verts et des ondes.- Slimane Tir et Myriam Cau ont également déploré « le manque d'engagement de la ville en faveur de l'environnement ». Deux exemples :
la gestion de la question des antennes-relais et l'urbanisme. « Moi, sur la question des pollutions électromagnétiques, je dis bravo Tourcoing ! » La voisine de Roubaix avait décrété un
moratoire d'un an sur l'implantation d'antennes-relais sur son territoire. Une action condamnée par la justice « mais qui a permis de poser les questions et de gagner du temps. Pendant ce
temps-là, combien de nouvelles implantations y a-t-il eu à Roubaix ? » Les Verts ont l'intention de poser la question dès demain. Concernant les choix d'urbanisme locaux, ils estiment
également « qu'on a perdu l'intelligence de la ville en concevant des projets étriqués ». Ils souhaitent enfin l'implantation de 8 à 10 000 m² de panneaux photovoltaïques ou
solaires sur les bâtiments publics afin de fournir ces derniers en énergie non-polluante.
Les enfants de la balle.- L'expression est de Slimane Tir... mais le chef de file des Verts de Roubaix redevient vite sérieux lorsqu'il évoque des « débordements
condamnables et une dérive inquiétante » suite au match Egypte-Algérie de mercredi. « On ne peut pas tolérer que la présence de policiers soit vécue comme une provocation. La police
doit pouvoir faire son travail de manière respectueuse, les habitants des quartiers doivent avoir droit à la tranquillité ». Et l'élu Vert de se demander « qu'est-ce qui a été raté à
Roubaix ?
Pourquoi des violences ici alors qu'à Lille ou Tourcoing, c'était la joie qui dominait
? » Une piste ? « Donner davantage de moyens aux associations de quartiers, travailler en amont sur ces événements et favoriser des dispositifs policiers moins visibles et
mieux répartis sur l'ensemble du territoire communal ». On aura sans doute l'occasion d'en reparler d'ici la coupe du Monde de football... • O. H
ROUBAIX / VIE POLITIQUE
Publié le jeudi 26 novembre 2009 à 06h00
Au Conseil municipal ce jeudi, les élus Verts souhaiteraient convaincre leurs collègues d'adopter un ultimatum contre le réchauffement climatique et pour la justice sociale. Ils comptent aussi livrer leur sentiment sur les incidents du 18 novembre.
Fidèles à leur réputation les Verts. Quand ils ont l'impression que la planète va mal, que
l'environnement n'est pas bien portant, ils montent au créneau. Ceux de Roubaix le feront jeudi à l'occasion de la réunion du Conseil municipal, une réunion dont l'ordre du jour est si mince que
Myriam Cau, Tounes Rahim, Slimane Tir et Christian Carlier estiment qu'il faut enrichir le débat. Le sommet de Copenhague pourrait être pour eux l'occasion d'adopter une belle position unanime
entre élus de tous bords.
C'est ainsi que le groupe des Verts présentera un voeu pour que la Ville adopte un « ultimatum contre le réchauffement climatique et pour la justice sociale ». À ceux qui seraient
tentés de lui faire remarquer qu'elle est hors sujet, que Roubaix n'est guère concernée par ce qui se passe sur la banquise, Mme Cau compte rétorquer : « Il est indispensable que les
collectivités locales mettent leur grain de sel dans le sommet de Copenhague et fassent du lobbying. Déjà 300 communes en France ont opté pour cet ultimatum. Et puis, il faut bien se rendre
compte que les collectivités locales sont en mesure par leur comportement de participer pour moitié aux objectifs définis à Copenhague.
Il faut savoir aussi, que si elles ne font rien, on estime qu'elles devront dépenser 5 500 milliards de dollars pour se prémunir des dégâts provoqués par les dérèglements climatiques ».
En fait, sous couvert de défendre l'esprit de Copenhague, les Verts pourraient très bien décocher quelques petites allusions perfides en direction de leurs anciens partenaires de la gauche
plurielle qu'ils trouvent plutôt accommodants quant à l'installation de nouvelles antennes de téléphonie mobile (Ndlr : Pierre Dubois assure qu'aucune nouvelle antenne n'a été montée depuis
décembre dernier), auxquels ils reprochent d'avoir rasé les alignements de platanes du Boulevard De Gaulle et d'avoir pris du retard par rapport à Lille et Villeneuve d'Ascq en matière
d'installation de « fermes solaires urbaines » produisant de l'énergie photovoltaïque.
« 300 policierspour quel résultat ? »
Slimane Tir et ses amis s'interrogent par ailleurs sur le sens réel des troubles suscités mercredi par la rencontre Algérie-Egypte.
« Ce qui devrait nous interpeller c'est que dans la Ville de la métropole qui a déployé le plus important dispositif de maintien de l'ordre - il y avait 300 policiers - on se
retrouve avec autant de dévastations. À Tourcoing et à Lille, apparemment, la soirée s'est beaucoup mieux passée. Le problème n'est pas de savoir s'il faut ou non plus de policiers mais de savoir
comment les utiliser. Pour ma part, j'adresse un coup de chapeau aux associations qui ont tenté de calmer les esprits et de canaliser l'enthousiasme dans le bon sens... Imaginer un couvre feu
pour les adolescents à l'occasion des matchs futurs ? Je ne crois pas que ce serait la solution. C'est le type même de mesure qui se présente comme une surenchère inefficace. Il y a
certainement d'autres pistes à envisager. Pourquoi pas un écran géant au parc des Sports ? Ce serait l'occasion d'une belle fête ! » w
La délibération concernant la convention d’objectifs entre la ville et la mission locale appel à plusieurs interrogations.
1-La lecture de cette délibération donne l’impression à son lecteur que la ville se décharge entièrement sur la Mission Locale concernant l’accès à l’emploi des jeunes.
A aucun passage de la convention ont peut y lire l’engagement de la ville en matière de politique de l’emploi des jeunes. Il n’y a pas non plus de vision d'ensemble de la crise, de la situation de l'emploi et du chômage dans cette ville.
Cette convention vise à redéfinir le contenu des axes de développement de la mission locale sans déterminer d'objectifs quantitatifs ni qualitatifs pertinents quelle sera alors l'évaluation?
2) Bertrand Schwartz le père fondateur des missions locales mettait l’accompagnement social des jeunes au cœur de l’action des missions locales. Ce volet disparait purement et simplement de la convention. Pourquoi ?
Aujourd’hui l’aide au logement, l’aide social, les actions sur la santé des jeunes ne font ils plus parties des priorités de la ville ?
3) Cette délibération nous présente un empilement de procédure, d’axes de méthodes. L'empilement des dispositifs et missions est effrayant et ainsi présentés, il semble qu’il faille être technicien pour s'y retrouver.
4) La crise fait de plus en plus de chômeurs, donc la société va plus mal, alors …. on ressert les boulons
des acteurs associatifs comme la Mission locale ( !!!)
Mais quelle est la position de la ville en matière d’emploi ? Quelles sont les actions concrètes mises en place par la ville pour lutter contre le chômage de ses jeunes ?
Une fois encore, la ville se contente de saisir des opportunités ou de se conformer à des orientations nationales. Elle exécute mais elle n’est pas à l’initiative pour faire en sorte que chacune des mesures soit un vrai levier pour changer concrètement la vie des jeunes roubaisiens.
Cette convention vise les jeunes Roubaisiens avec un niveau scolaire très faible.
Et pour les autres, que fait la ville ?
Ne pourrait-on envisager le recrutement de jeunes cadres Roubaisiens diplômés et compétents (il y en a des centaines) qui n’auraient pas besoin d’une prime substantielle pour rester à leur poste.
Enfin, des initiatives à Roubaix ont été prises pour reconstruire une vraie politique de l'emploi innovante
et efficace pour les chômeurs longue durée et les jeunes. Martin Hirsch, et Pierre de Saintignon de passage à Roubaix récemment ont donné des pistes de travail auxquelles la ville devrait
s’associer.
Comment expliquer l'absence de la ville ?
Comment peut-on se fermer à de telles propositions quand on est si démunis de solutions réelles pour les jeunes. Au lieu de chercher dans la concertation avec d’autres des solutions
opérationnelles, on passe son temps à Roubaix à empiler des dispositifs où la concertation a lieu entre administrations et qui vous sépare définitivement du citoyen.
Je vous aime mais j’ai mal au ventre.
INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DU 15 OCTOBRE 2009 SUR LE TRAVAIL DOMINICAL
La loi du 10 août 2009 changeant les conditions du travail dominical a suscité de vives oppositions et très peu d’enthousiasme, dans la majorité gouvernementale elle-même.
A travers la banalisation du travail dominical, il s’agit d’une opération supplémentaire de détricottage du code du travail. Tous les syndicats sont contre la déréglementation du travail le dimanche.
Et citons l’énergique communiqué du secrétariat national du parti socialiste titré « travail du dimanche, une tromperie organisée » et qui concluait que « pour le parti
socialiste, le travail du dimanche, c’est inefficace sur le plan économique, dangereux pour les salariés, néfaste pour la vie sociale».
On ne peut qu’approuver, mais cherchez donc l’erreur avec cette délibération qui nous propose de mettre le doigt dans l’engrenage en attendant de s’y laisser entraîner tout entier.
Evidemment, elle le fait à la mode roubaisienne, ce qui veut dire dans le cas présent de façon un peu hypocrite.
Résumons : la ville est contre, elle le fait quand même et elle se donne quelques excuses en guise d’alibis.
L’excuse de la limitation aux 2 ensembles de magasins d’usine, ce qui entre parenthèses va créer une distorsion de concurrence, et donc les conditions d’un élargissement futur.
L’excuse de l’animation culturelle comme si mettre la culture au service de la marchandisation pouvait être l’antidote à la marchandisation elle même.
L’excuse sociale puisqu’il s’agirait, si j’ai bien compris, une occasion d’aider la population à faible pouvoir d’achat à avoir quelques revenus supplémentaires, argument qui frise
l’indécence.
C’est toute une pratique politique qui est contenue dans cette délibération : nationalement, on affirme des principes vertueux pour la frime et
localement, on donne satisfaction aux marchands du temple.
Nous voterons contre cette délibération.
Christian CARLIER
15 octobre 2009
INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DU 15 OCTOBRE 2009 SUR L’AVENIR DE LA POSTE
Comme vous le savez le projet de loi postale du 27 juillet transformant la poste en société anonyme et engageant un processus de privatisation a suscité de grandes inquiétudes.
Les dénégations gouvernementales sur le maintien d’une majorité de l’Etat dans la future société ont peu de poids suite au précédent de GDF, la participation de l’Etat y ayant passée de 70 à 35 %.
Un large collectif national de 62 associations, syndicats et partis politiques ont lancé une initiative inédite : l’organisation d’une votation citoyenne.
Cette votation a connu un grand succès puisque + de 2,1 millions de personnes y ont participé dans 10.000 points de vote avec un score sans appel de 90 % s’exprimant contre.
Que cette consultation, qui était organisée avec des moyens matériels très limités, ait eu un tel succès a surpris.
Cette réussite est en effet à contre courant de bien des idées reçues que l’on prête aux Francais sur le service public, à contre courant aussi de bien des idées reçues sur la participation électorale.
Ce qui explique sans doute les réactions fielleuses de quelques éminents de droite.
Ce résultat indique l’attachement profond au service public postal mais aussi un refus du démantèlement des services publics : la poste est le symbole emblématique et la ligne de défense à tenir face à cette logique libérale.
A Roubaix, le collectif a tenu 7 bureaux, 1540 roubaisiens ont participé, 98 % de vote contre.
La ville a apporté une aide par la mise à disposition de matériel, ce dont nous nous félicitons.
Le collectif national avait particulièrement sollicité les collectivités locales et les élus locaux compte tenu de du rôle particulier de la poste dans l’aménagement du territoire.
Nous regrettons que la ville n’ait pas donné suite à la demande du collectif roubaisien d’installer un bureau de vote dans le hall de la mairie et un calicot sur le fronton appelant à participer
à cette consultation, ce qui aurait été un message politique fort.
D’autres collectivités et non des moindres comme le conseil général ou la ville de Lille n’ont pas eu cette pudeur déplacée.
Ceci dit, la mobilisation doit maintenant continuer.
Nous voterons bien sur ce vœu.
Christian CARLIER
15 octobre 2009
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