VISAKHA BOUXA à la Salle Wattremez à ROUBAIX
Extraordinaire ambiance, ce samedi 9 mai 2009. La salle Wattremez transformée en temple religieux en l’honneur de BOUDDHA.
Toute la journée, des cérémonies religieuses se sont déroulées en cette occasion très particulière qui commémore la Naissance, l’Illumination et l’atteinte du Nirvana de Bouddha Gautama.
La partie festive de cette manifestation qui a fait salle comble, à laquelle j’ai assisté en soirée, m’a permis encore une fois d’apprécier le sens de l’hospitalité et la chaleur de l’accueil de nos ami(e)s Roubaisien(ne)s originaires du Laos, du Vietnam, de la Thaïlande et du Cambodge.
Il est banal de dire que l’adoption du budget est un acte essentiel de la vie politique d’une collectivité locale.
En quoi ce budget primitif 2009 est il essentiel ?
Remarquons au préalable que toute comparaison avec le BP 2008, politiquement conservatoire et par la force des choses techniquement incomplet, est inopérant et qu’il est préférable de comparer
avec le réalisé 2008.
Pendant le débat d’orientation budgétaire de janvier, vous nous avez dit, monsieur le maire, que la question qui taraude le conseil municipal depuis longtemps ( sous entendu je suppose,
quelque soit l’orientation politique apparente de sa majorité), c’est la charge sociale de cette ville.
Avec une double conséquence : on s’honore généralement de développer des politiques de solidarité mais on veut éviter de devenir l’Eldorado de la pauvreté.
On reconnaît là le syndrome de l’appel d’air , vous savez bien, on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, avec une poussée de fièvre à chaque fois que se pose la question d’une
solidarité un peu plus difficile que les autres, un jour, ce sont les sans papiers, un autre, ce sont les roms.
Cette constante, on peut la critiquer sur un plan moral.
On peut aussi en faire un bilan en terme d’efficacité et nous disposons d’un indicateur : les critères de la fameuse DSU.
Or, c’était un constat du débat d’orientation budgétaire, il y a dégradation relative depuis 12 ans.
Vous direz sans doute « Ce serait pire si » et « Ca finira bien par payer » quand nous aurons atteint le nirvana du rééquilibrage des territoires dans
l’agglomération.
Mais la question de fond qui se pose, c’est bien l’effet de cette solidarité bridée.
Un exemple.
En décembre, nous avons débattu des tarifs de la restauration scolaire.
Il a été dit que le tarif proposé, en baisse reconnaissons le, coûterait 300 000 à la ville et qu’une hypothèse plus ambitieuse - diminuer par 2 -, coûterait 900 000.
Si on compare le réalisé 2008 et prévisionnel 2009 au compte 70 fonction 251, on constate que l’hypothèse ambitieuse aurait coûté 700 000 et que votre proposition coûtera 230
000.
230 000, c’est 9 % de l’augmentation de la DSU, 700 000, c’est 28 %, je dis bien de l’augmentation de la DSU de 2009 sur 2008 et non bien sur du total de la DSU qui atteint 24 millions.
Nous avons les 2 années du FCTVA, suite au plan de relance, soit sans doute autour de 2 millions 5 de recettes supplémentaires.
Qu’elles servent à une accélération des dépenses d’équipement, c’est à la fois logique et nécessaire pour garder le bénéfice de l’avance d’un an.
Mais quels investissements ?
Pour la DSU, c’est aussi une augmentation de 2 millions 5 (12 %), ce qui représente l’équivalent de 6 points de la TH.
Par ailleurs, il n’y a certes pas d’augmentation des taux – nous avions dit en janvier que cela n’était pas envisageable - mais la revalorisation forfaitaire des bases de 2,5 % au lieu du 1,6 % de l’année dernière produit ce que produirait environ un tiers de point en TH et en TFB et la c’est à la charge des ménages.
L’augmentation de la DSU nous donnait donc une marge pour soulager les familles. Il y a donc une vraie question sur l’usage de la DSU.
Le plan de relance sarkozyste, qui n’est pas vraiment un new deal écologiste, a corrigé le plan de réduction des dépenses publiques.
Cela aurait pu être l’occasion pour Roubaix
d’un programme d’investissement axé sur les économies d’énergie, les économies renouvelables, le développement durable.
de mesures tarifaires soulageant les familles populaires.
Ce n’est pas le cas suffisamment à notre avis.
Christian CARLIER
26/3/2009
Combien de familles roubaisiennes sont touchées par la précarité ? Combien de familles roubaisiennes seront touchées demain ?
La diminution du pouvoir d’achat n’épargnent malheureusement personne, mais nous devons tout faire pour que nos enfants - vos enfants ne la subissent pas. Chaque enfant a le droit, d’avoir un repas équilibré chaque midi. Ce droit ne peut lui être confisqué parce que ses parents n’ont pas les moyens de payer.
Les tarifs de certains services vont « sensiblement » changé, notamment celui de la restauration scolaire dès le 1er mai, parce que depuis plus de 4 ans les VERTS réclame la diminution des tarifs.
La ville de Roubaix peut faire mieux que cette mince évolution !
Avec les nouveaux tarifs, une femme seule avec 3 enfants et percevant un salaire de 1100 euros devra payer pour 1 mois plus de 110 euros pour la restauration scolaire de ses enfants à Roubaix. Alors qu’à Seclin cette même famille paye 37 euros.
Prenons l’exemple d’une famille percevant 2 smic, les parents pour 3 enfants vont payer pour la restauration scolaire : 114,74 euros à Roubaix par mois. Cette même famille payerait 72 euros à lille.
La ville de Lille a divisé ses tarifs par 2 son tarif de cantine minimum est à 50 centimes, alors qu’à Roubaix nous sommes encore à 1,13 euros. La ville de Drancy, quant à elle, a accordé la gratuité de la cantine pour tous les enfants.
Un effort supplémentaire est possible, puisque les moyens existent, à Roubaix, grâce aux aides accordées par l'Etat.
L'amélioration concrète de la vie des roubaisiens doit redevenir une priorité pour la municipalité. Il suffit juste de la volonté politique des
élus.
Salariés, smicards ou RMIstes, tous les roubaisiens doivent être traités avec la même considération.
Nous les verts, pensons que nous devons protéger les Roubaisiens de la crise et enrichir le plus possible la vie de nos enfants. Ils sont l'avenir de notre ville. Nous demandons la mise en œuvre d’une véritable politique de gauche qui garantisse une équité sociale entre tous les Roubaisiens.
Ainsi, nous avons ce soir le débat d’orientation budgétaire car la réunion du conseil municipal prévue fin février a été avancée pour voter avant le 1er février la délibération 25 qui permettra à quelques dizaines de contribuables roubaisiens, qui ne sont pas parmi les plus défavorisés, ceux des mythiques lofts, de bénéficier dés 2009 d’un dégrèvement sur leurs impôts locaux.
Faut il voir dans cet empressement la hiérarchie de vos priorités ?
Alors, ce débat d’orientation budgétaire.
On ne peut que souscrire à ces 2 constats :
L’environnement socio économique reste défavorable et ce n’est rien de le dire,
La volonté politique de l’Etat de réduire les dépenses publiques y compris celles des collectivités locales va faire sentir ses détestables effets dés 2009, à contre courant maintenant.
Mais que nous proposez vous ?
Dans le document, finalement plusieurs scénarios apparaissent en filigrane, par allusions et euphémismes dispersés.
1er scénario, celui qui consiste à enfoncer les portes ouvertes.
Optimiser et mutualiser, les risques dé désaccord sont limités et dans le même registre, pourquoi pas un « endettement compatible avec nos capacités de remboursement ». Ca vaut
effectivement mieux mais j’espère que cela a toujours été le cas.
2ème scénario, acter que le territoire roubaisien n’a plus la maîtrise de son autonomie financière.
Roubaix serait donc dépendant des dotations de l’Etat, dépendant des intercommunalités et n’aurait plus pour sa fiscalité d’autre ambition que d’être comparable à ses voisins.
Que fait on alors de cette fameuse Dotation de Solidarité Urbaine dont le montant 2009 est quasiment égal à celui de la dotation forfaitaire ?
3ème scénario, toucher aux dépenses de fonctionnement.
Les yeux se tournent alors évidemment vers les dépenses de personnel et les associations.
Accroître la vigilance pour les dépenses de personnel, ne pas s’interdire une réflexion dans ses relations avec le monde associatif, concrètement, cela signifie quoi en mesures susceptibles d’avoir une incidence financière forte ?
4ème scénario, la fiscalité.
Pour 2009, il est acquis que l’augmentation forfaitaire des bases de 2,5 % décidée par l’Etat, supérieure à celle de 2008 (1,6 %), augmentera mécaniquement d’autant la contribution des
ménages.
Pour l’Etat, il s’agit explicitement de faire compenser par les contribuables locaux une partie de la stagnation de ses dotations.
Une augmentation des taux n’est pas envisageable. Mais quelles sont vos intentions ?
Sur le long terme, « travailler sur les bases fiscales », en cherchant à les augmenter sans doute mais pour qui et la délibération 24 ne manque alors pas de sel.
Je n’ai pas vraiment senti que vous mettiez en forme chacun de ces scénarios ni ce qu’ils impliquent.
Vous avez fait il y a un an un programme qui était un long catalogue, depuis nous attendons de conseil en conseil quelque chose de structurant.
C’est le premier budget, mais que voulez vous faire maintenant de ce mandat ?
Christian CARLIER
29/1/2009
Les Verts de Roubaix
& environs
Roubaix, Croix, Wasquehal, Wattrelos
Roubaix, le 9 février 2009
Monsieur le Directeur de la Publication
NORD ECLAIR
42 rue du Général Sarrail
59100 ROUBAIX
Monsieur,
Au titre de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, je vous prie de bien vouloir insérer sous 3 jours le droit de réponse suivant que je vous adresse suite au "clic clac" du mercredi 4 février 2009 dans lequel les Verts dont je suis le président à Roubaix sont nommément désignés.
Il va sans dire que l’insertion de ce droit de réponse devra être faite à la même place et en mêmes caractères que l'article qui l'a provoqué, sans modification ni aucune intercalation, puisque, notamment, il n’excède pas 50 lignes.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations les meilleures.
Texte du droit de reponse :
Nord Eclair s'est fait l'écho ici-même d'un article calomnieux du site Marianne2 consacré à Ali
RAHNI.
Cet article n'est que la réactivation d'une campagne orchestrée en 2005-2006 qui s'est notamment soldée par la condamnation par la cour d'appel de Douai du journal
Nord-Eclair à une amende de 10 000 euros pour diffamation à l'endroit d'Ali RAHNI, condamnation confirmée en cassation. Cette campagne vise à délégitimer l'engagement de citoyens de confession musulmane au sein des Verts et à les
empêcher de briguer des responsabilités électives, en présupposant qu'ils sont par nature «radicaux», «communautaristes» et qu'ils sont «infiltrés» pour instrumentaliser le combat
écologiste.
Les Verts de Roubaix et du Nord/Pas-de-Calais se réjouissent au contraire que leur parti politique rassemble des femmes et des hommes de toutes origines et de toutes confessions ou conceptions philosophiques sur la base d'un projet politique clair et de valeurs communes, d'ailleurs rappelées dans le Manifeste d'Europe Ecologie. Ils sont fiers de contribuer à l'accès aux responsabilités politiques de personnes auxquelles ces responsabilités ont été trop longtemps refusées et de faire en sorte que la représentation politique soit à l'image de la diversité de la société.
Christian CARLIER
Président des Verts de Roubaix
Membre du bureau régional
INTERVENTION AU CONSEIL MUNICIPAL DE ROUBAIX DE 18 DECEMBRE 2008 A PROPOS DE LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE
Il nous est donc proposé 2 délibérations, une délibération dite cadre qui a pour ambition de définir un plan d’ensemble cohérent pour la démocratie participative et une délibération définissant le nouveau règlement intérieur des conseils de quartier, qui est en quelque sorte la 1ère délibération d’application.
Et nous avons aussi les premières traductions financières qui se nichent dans le programme « Politique de la Ville » 2009 et la traditionnelle délibération d’avances de
subvention.
Ce qui n’est bien sûr pas innocent, car si une municipalité n’a de toute façon pas le pouvoir de dissoudre une association, ce qui relativise bien des dénégations, elle peut accorder ou pas des
subventions et sous des conditions plus ou moins contraignantes.
de suspendre le vote de ces délibérations
et que le conseil municipal se réunisse en séance privée pour auditionner l’ensemble des Comités de Quartier et l’Association Inter Quartiers (AIR).
Pourquoi ?
D’abord, pourquoi les Comités de Quartier et l’AIR ?
Parce qu’ils ont été définis comme acteurs privilégiés et primordiaux par la charte de 1999 qui est le dispositif en vigueur. Si on considère qu’ils ont failli et que le dispositif est obsolète -
c’est le fil conducteur de ces textes - la moindre des choses, en terme de respect mais aussi en terme de méthode, serait d’abord que ceux qui avaient été définis comme primordiaux soient
entendus.
Pourquoi une séance privée du conseil municipal et une séance privée n’est pas forcément une séance clandestine ?
Parce que cette méthode unirait la solennité d’une démarche et l’égalité des conseillers municipaux dans l’accès aux informations et aux arguments, et par ailleurs, cela ne devrait pas poser de
problème majeur puisque votre majorité a déjà proposé des séances de ce type dans les quartiers.
Pourquoi reprendre les choses ?
Parce que le paquet cadeau qui est proposé forme un ensemble disparate et plein de contradictions, parfois très précis, parfois très vagues, avec des effets d’annonce.
On retiendra à ce sujet le projet de conseil de développement local censé être le pivot des dispositifs au niveau de la ville et qui sera chargé d’une nouvelle charte (!). Ce qui soulève d’ailleurs une belle contradiction : on dénonce un empilement brouillon et on en rajoute une couche.
Parce qu’il y a eu une grande inégalité dans les consultations et que manifestement certains débats ont été tronqués, faute que les acteurs aient eu connaissance de l’architecture
globale.
Et parce qu’une analyse aussi attentive que possible de cet ensemble imparfait fait apparaître un certain nombre d’éléments concordants, inquiétants parce qu’ils font rupture avec ce qu’on entend
par démocratie participative à Roubaix.
Cette rupture est d’ailleurs clairement revendiquée avec l’abrogation de la charte de 1999.
Le principal point de rupture va dans le sens d’une municipalisation de la démocratie de proximité.
La ville reprend la main sur les dispositifs « Ecrivains Publics » et « Fonds de Participation des Habitants » en les recentrant tous les deux sur les Conseils de
Quartier.
La charte de 1999 disait que la ville reconnaissait les Comités de Quartier comme des associations autonomes et l’AIR comme fédérateur privilégié de ces associations.
On ne retrouve rien d’équivalent en matière d’autonomie associative mais, si on se garde bien de proclamer la suppression des Comités de Quartier, on leur assigne missions et méthodes obligatoires.
L’AIR n’est plus reconnu comme instance de coordination.
L’activité des Comités de Quartier, leur énergie, leurs moyens sont canalisés de façon impérative vers les Conseils de Quartier et on les déconnecte de la dimension ville que leur donnait leur lieu fédératif, l’AIR.
Le choix des Comités de Quartier sera soit de disparaître, soit de se transformer en sections supplétives des Conseils de Quartier, en exécutants de commandes municipales, ils n’auront plus les
moyens de leur autonomie.
Je voudrais revenir sur un constat qui motive cette rupture : la faible participation aux dernières élections municipales.
Il y a une phrase que je trouve merveilleuse :
« Sans vouloir analyser les raisons de cette situation, la politique municipale de développement de la citoyenneté ne peut manquer de ré interroger les instances de participation
historiques afin de les rendre plus efficaces face à cette abstention massive. »
En clair, on ne veut pas savoir, on ne veut pas comprendre, puisqu’on ne veut pas analyser, mais on connaît quand même les responsables et on leur donne une injonction d’efficacité.
Plus sérieusement, le phénomène de l’abstention politique est complexe et il interpelle quand même en priorité les partis et leurs candidats sur leur capacité à mobiliser les citoyens sur l’utilité qu’il y a à voter.
Il est le reflet de l’intérêt que les citoyens portent à ceux qui sollicitent leur suffrage et toute injonction au participer pour participer n’y pourra rien.
Il y a là une façon de se défausser de ses responsabilités politiques qui est scandaleuse, et une erreur de diagnostic inquiétante pour l’efficacité des remèdes.
Et je voudrai enfin revenir sur le sort promis à l’AIR.
L’AIR est le lieu de la fédération volontaire des Comités de Quartier, un lieu de respiration ville que les Comités de Quartier ont réussi à faire vivre, justement à l’encontre d’une logique
d’enfermement quartier et aussi dans une logique d’autonomie associative.
Sa mort annoncée serait un très un mauvais symbole, et un très mauvais présage de ce qui attends les associations roubaisiennes, en particulier celles qui ont des ambitions fédératives, dans ce futur conseil de développement local.
La démocratie souffre à Roubaix, elle souffre dans les urnes, elle souffre, parfois, dans ce conseil, elle souffre avec ces propositions, c’est pourtant notre bien le plus précieux face à
un avenir qui s’annonce difficile.
C’est pourquoi il nous paraît important que la réflexion soit réouverte, c’est pourquoi nous vous demandons de suspendre ces délibérations et de convoquer un conseil municipal pour auditionner
les Comités de Quartier et l’AIR, c’est pourquoi nous demandons un vote sur ces 2 propositions.
18 décembre 2008
« Mon intervention sera brève et porte sur l’article 4 de la convention que je trouve comme je l’ai exprimé trop imprécis et laxiste, et qui peut autoriser des interprétations et des dérives que notre groupe juge dangereux.
- Art4 / Sur initiative des services de police, les patrouilles pourront intervenir à n’importe quel moment et sur n’importe quel site du centre hospitalier.-
Dans quels types de situation ? Qui est chargé de quoi entre police nationale et municipale ? qu’est ce qu’un site ? est-ce que cela comprend l’intérieur des bâtiments, et quelles zones ? comment la dignité, l’intimité des malades seront-ils préservés ? La charte des malades doit être respectée, est-ce que la prévalence des soins et l’autonomie de la décision médicale seront respectés ?
Un badge d’entrée sera remis à la CSP pour qu’elle circule librement : à l’extérieur cela ne gêne pas mais à l’intérieur ? Cela fait peur, est ce que ce ne serait pas au directeur de l’hôpital ou un cadre de définir les conditions possibles d’accès à l’intérieur? ou bien à eux de solliciter leur intervention dans un cadre plus précis??
Je rappelle que nous avons déjà eu des dérapages inadmissibles de
présence policière dans des établissements scolaires. Récemment dans l’actualité à l’occasion d’une opération de prévention drogue, un chien dans une classe de collégien et un policier qui fouille une collégienne.
Ici même à Roubaix, je me rappelle du choc de certains enseignants de Sévigné lorsque l’ancienne proviseure avait autorisé une arrestation de collégien en classe. Nul n’est à
l’abri d’une erreur grave de jugement. Aucun service public : police nationale et police municipale n’est à l’abri d’un dérapage et les règles sont là pour réguler, prévenir, protéger,
trouver le juste équilibre entre les besoins de sécurité et la préservation d’une ambiance pacifique et rassurante indispensable dans un lieu qui accueille des personnes fragilisées par la
maladie.
Et je vous le dis, imaginer des policiers se balader dans les couloirs de l’hôpital ou qui sait, entrer dans des chambres où pourraient être mes enfants, je trouve cela très
choquant.
Les règles protègent, mais là on a l’impression qu’il n’y a eu aucune réflexion éthique, nous ne pouvons pas voter cette délibération avec la rédaction telle que de l’article 4, il faut la revoir »
Une reformulation de l’article 4 a été proposée sur table par le Maire, il s’agit de faire reposer l’initiative de la demande d’intervention à l’hôpital. Et de revoir ultérieurement d’autres précisions sur l’article 4 en lien avec le directeur de l’hôpital qui a été informé de cette demande lors d’un récent conseil d’administration du CHRx.
Pour le groupe des VERTS, j’ai acté d’une avancée de la municipalité et d’un travail à poursuivre pour définir précisément des conditions éthiques d’intervention préservant l’ambiance de l’hôpital et les malades des intrusions policières. Aussi nous nous sommes abstenus au lieu de voter contre et nous serons vigilants sur les précisions à venir concernant l’article 4 controversé.
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