samedi 20.12.2008, 04:50 - La Voix du Nord
C'est l'opinion de Denise Bouchez, ancienne élue Verte, très critique sur la gestion des difficultés de la
Ferme aux loisirs par la ville de Roubaix :
« C'est d'abord d'une liquation politique anticipée depuis fin 2007 dont il s'agit. J'ai assisté à la dernière assemblée générale de l'association, à laquelle participait le maire au
vu de l'urgence de la situation mais aussi de la proximité des élections municipales. Il a présenté une solution, le recours à une association lilloise de grande efficacité (quel bilan ?) et le
renouvellement du CA.
J'ai en mémoire la dénonciation nominative et publique de Fabrice Belin par le maire pour sa gestion calamiteuse de la Ferme aux loisirs. Fabrice Belin est aujourd'hui membre de sa majorité en
tant qu'adjoint au développement durable. Cette assemblée se soldait par une reprise en main évidente par la ville, nécessaire pour faire passer des décisions ultérieures. Mais autant le faire
clairement et sans jeux malsains.
De nombreuses villes et autres collectivités territoriales gèrent ce type de structures qui répondent aux besoins des habitants. Ce sont de véritables choix politiques d'affectation budgétaire
pour le bien être des habitants ».
Du point de vue de Denise Bouchez, ces choix n'ont pas été faits à Roubaix. « Depuis 20
ans la Ferme aux Loisirs permettait aux enfants des écoles, des centres sociaux, de loisirs, aux familles de bénéficier d'activités à la fois ludiques, éducatives, festives, écologiques au
coeur d'un îlot verdoyant, une respiration en ville. Rechercher des solutions pour les salariés, c'est le minimum qui puisse être fait. Quel gâchis ! »
La vente d' un terrain dans le quartier du Cul de Four, à l'association islamique turque de
Roubaix, actuellement installée à l' étroit rue Daubenton, marque un changement d' époque et de comportements de René Vandierendonck sur la question de la place des musulmans
dans la réalité urbaine de notre ville et dans le respect de la légalité républicaine.
Le temps semble désormais fini où, à Roubaix, sous la responsabilité de René Vandierendonck, à ce moment là, ami de l' une des droites les plus autoritaires qui aient exercé le pouvoir municipal,
la ville préemptait des bâtiments dès lors qu’elle savait que l’acquéreur « risquait » bien d’être une association cultuelle – voire « culturelle » pour reprendre les termes
de la délibération qui nous a été soumise au Conseil Municipal du 19 Décembre 2008.
A l’époque, de nombreux projets, place Carnot ou ailleurs, étaient forcément voués à l’échec, ralentis ou soumis à des contraintes ou des exigences impossibles à satisfaire, et souvent exhorbitantes du droit commun.
En décembre 2002, nous avons voté le schéma directeur des Cultes qui a été depuis, en bonne partie vidé de sa substance, et rencontré de très fortes résistances, dans la droite extrème et autoritaire, bien sûr mais aussi, dans les fractions de la gauche socialiste et républicaine conservatrice et souvent réactionnaire , qui n' a cessé au coeur même de la majorité de l' époque de tout faire pour en empêcher l' application
Nous nous réjouissons donc, du retour de l’état de droit et de l’égalité républicaine en terre roubaisienne,
en constatant avec sourire, que jamais une promesse de campagne électorale ( faite au Président de cette association en Novembre 2007 ), n' a été aussi rapidement suivie d'
éxécution.
Il convient aussi de tenir compte de l' intérêt général des habitants du quartier du Cul de Four , en relocalisant, dans les plus brefs délais les jardins familiaux
Ces jardins sont de véritables lieux de mixité culturelle, de convivialité et de vie sociale. Claude Claeys,
bénévole du quartier et militant des comités de quartiers , promis à la liquidation par diktat municipal, récemment décédé, y tenait particulièrement.
Nous demandons qu' une proposition de relocalisation des jardins familiaux soit faite dans les plus brefs délais. Et qu' au moment de la vente définitive du terrain, l' on sache précisément
les conditions de ce transfert .
Les jardiniers sont attachés à retrouver un terrain équivalent en surface et en qualité et à proximité de l’actuel terrain. Il est important que cet espace puisse être relocalisé au cœur de ce
quartier.
N' oublions surtout pas le Cul de Four est particulièrement défavorisé et déficitaire en espaces verts ( moins de 4 m2 par habitant ). Les travaux de requalification et de remise en navigation du Canal ainsi que le Parc de 15 ha bord à canal que j'ai fait inscrire dans le projet de l' Union vont contribuer à améliorer les choses. Mais pas suffisamment !
GAG
Publié le samedi 13 décembre 2008 à 06h00( Nord Eclair )
Les voies de
la politique sont décidément impénétrables.
Mercredi alors que les élus du Rassemblement citoyen tenaient une conférence de presse dans le bureau 131, local qui leur a été imparti en mairie, quelqu'un a frappé à la porte. « Ce doit
être Pascal Sergent » a supposé Max-André Pick. « Il a dit qu'il serait en retard ».
Ce n'était pas Pascal Sergent mais, ô stupeur tant des journalistes que des élus du Rassemblement citoyen,... Slimane Tir apparemment interloqué d'interrompre une conférence de presse d'une
composante adverse de l'opposition municipale. « Excusez-moi, mais comme j'avais entendu des voix...
», s'est justifié le chef de file des Verts. « Si tu veux, tu peux rester », a proposé Max-André Pick « on est justement en train de parler de l'absence de transparence dans
la politique municipale ».
-« C'est vrai qu'il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet, mais excusez-moi, je ne faisais que passer, je vous laisse », s'est excusé Slimane Tir. On ne saura jamais quelles voix
il avait entendues ce soir-là, ni si le bureau 131 ne serait pas quelque peu hanté.
jeudi 18.12.2008, 04:52 - La Voix du Nord
Le conseil municipal de Roubaix n'aura lieu que ce soir, mais la polémique a déjà trouvé de quoi s'alimenter avec les prix des repas de cantine.
Du temps où le maire René Vandierendonck et les Verts étaient alliés, ces tarifs étaient déjà l'objet de
querelles intestines, avec la gratuité (ou tout du moins un niveau de prix à peine symbolique) comme pomme de discorde. Aujourd'hui, les
Verts, emmenés par Slimane Tir, ont pour objectif d'« offrir au moins chaque jour aux enfants de Roubaix un repas digne de ce nom », à un prix compatible avec la situation
sociale d'une ville « où il y a plus de 7 700 RMistes ».
Pour la première tranche de revenus, ces repas étaient facturés à 1,13 E. L'an prochain, si les élus roubaisiens l'entendent de cette oreille, ils passeront à 1 E. De quoi calmer les ardeurs
des Verts ? Pas du tout. « On ne peut pas dire qu'on fait de la mixité sociale si le prix est discriminant. » Et les Verts, par la bouche de Tounès Rahim, ancienne adjointe
en charge de cette question, de rappeler qu'à Lille, le tarif de base est à 50 centimes et seulement à 29 centimes à Seclin. « On a les moyens de baisser ce prix, c'est un choix
politique », insiste Slimane Tir.
PAR MARC GROSCLAUDE
roubaix@lavoixdunord.fr « Cela fait des années qu'on se bat pour faire baisser les tarifs qu'on juge extrêmement élevés », détaille Tounes Rahim.
La conseillère municipale pourrait se montrer satisfaite, car la ville va les diminuer. « Mais la majorité explique le faire car elle ne veut pas être en reste face à Lille et
Tourcoing ! Nous considérons qu'on ne peut pas prôner la mixité sociale et pratiquer des tarifs discriminants. » Car « dans une ville où il y a plus de 7 700 RMIstes, le
repas pour les premières tranches passe de 1,13 euro à 1 euro. Alors que c'est à 50 centimes à Lille et 29 centimes à Seclin. Oui, il y a des enfants à Roubaix qui ne mangent pas à midi
! »
Considérant que cette baisse n'y changera rien, les Verts voteront contre les tarifs des repas de cantine. « Si on baissait le prix de 30 %, le coût pour la ville est de 450 000
euros. Ce n'est pas insurmontable. » Et Slimane Tir d'ajouter. « Quand la ville dit qu'elle n'a pas les moyens, cela dépend de choix politiques. Elle peut tailler dans ses
dépenses. La DSU est faite pour aider les familles les plus en difficulté. »
Autre sujet sur lequel les Verts comptent montrer les dents, la démocratie participative et le tohu-bohu qui entoure les comités de quartiers et le FPH. A leurs yeux, il serait pertinent que
le conseil ne se prononce pas sur les délibérations qui lui seront soumises et auditionne en séance privée les comités et l'Association interquartiers. « Si on considère qu'ils ont
failli et que ce dispositif est obsolète, la moindre chose est de les entendre », insiste Christian Carlier. Pour lui, « on ajoute une couche à un empilement brouillon de
dispositifs ». Les Verts s'opposent donc à la « municipalisation des comités de quartiers », s'insurgent contre le fait qu'on leur confie « des
fonctions supplétives des conseils de quartiers » et surtout qu'on leur « fasse porter le chapeau » d'une abstention massive. « Ce sont les partis
politiques et la municipalité qui doivent porter cette responsabilité et ne pas la mettre sur le dos des bénévoles qui se décarcassent dans les quartiers. C'est un procès
inacceptable. »
Enfin, par la voix de Myriam Cau, les Verts émettront un voeu au sujet de la « pollution électromagnétique » générée par les antennes relais et les bornes Wifi. A
l'image de ce qu'il se passe à Tourcoing par exemple, « il faut que la ville, même si ce n'est pas sa compétence, se saisisse de sa responsabilité de protection des intérêts de la
population ». En clair, déclarer un moratoire sur l'installation des antennes, ne pas céder aux « lobbies », ordonner des mesures indépendantes, sensibiliser les
professionnels de santé et la population. On saura ce soir si les autres élus son sur la même longueur d'onde. •
Publié le mercredi 17 décembre 2008 à 06h00
Au nom du principe de précaution, les Verts réclament une charte contre la pollution
électromagnétique.
Ils réclament aussi une séance privée du conseil municipal pour auditionner les comités de quartier et une plus importante baisse des tarifs de cantines.
Dans le fond, quand on écoute Slimane Tir, Myriam Cau, Christian Carlier et Tounés Rahim critiquer le comportement de la majorité municipale actuelle, on se dit que les élus Verts et ceux
du Rassemblement citoyen éprouvent des sentiments identiques : la concertation, le dialogue républicain semblent passés de mode en mairie.
Peut-on pour autant parler de concordance de vue entre les deux composantes de l'opposition. S'il est certains sujets sur lesquels ils donnent l'impression de se
rejoindre, il en est d'autres où les Verts tiennent à se démarquer et à apporter leur marque de fabrique.
La démocratie participative : « C'est un peu facile de dire aux Comités de quartier que s'il y a tant d'abstention c'est qu'ils ne sont pas bons » estime Christian Carlier qui
estime que le maire pourrait sortir par le haut de la crise actuelle en renonçant à l'adoption des délibérations sur la démocratie participative prévues jeudi et en organisant au plus vite une séance privée du Conseil municipal au cours de laquelle les responsables des comités de quartier et de l'AIR seraient sereinement
auditionnés.
Pour Slimane Tir, on assiste à une tentative de municipalisation de la démocratie de proximité : « Si l'AIR meurt c'est de mauvais augure pour la vie démocratique. »
Pollution électromagnétique : Myriam Cau regrette que l'adjointe à l'urbanisme du précédent mandat ait repoussé le projet de charte établi par Denise Bouchez.
Depuis les antennes relais se sont multipliées en même temps que se développaient le téléphone portable et la wi-fi. Pour l'élue, les risques occasionnés par ces antennes ne sont pas
anodins et il est nécessaire d'alléguer le principe de précaution, de mesurer les risques en recourant à une étude épidémiologique, de geler toute nouvelle installation et d'adopter enfin
une charte comme l'a déjà fait Lille.
Tarifs des cantines : certes, pour s'aligner sur sa voisine, Tourcoing, Roubaix a décidé de baisser les tarifs de ses cantines. Ainsi, le repas sera de 1 E (au lieu d'1,13 E) pour
la tranche la plus faible du quotient familial.
« Un couple qui a 1300 E de ressources par mois paiera 110 E pour un enfant, deux fois
moins à Lille, 39 E à Seclin. Quand nombre de Roubaisiens souffrent de la précarité et de la crise, quelles sont les priorités à retenir, qui mène une vraie politique de gauche ? »
s'interroge Tounes Rahim.
VOEU PRESENTE AU NOM DU
GROUPE " OUVERTEMENT A GAUCHE "
Le groupe des élus Vert au Conseil Municipal de Roubaix présentera demain au Conseil Municipal un Voeu demandant l'application du principe de
précaution quant à l'implantation des antennes relais. 5 ans de retard ont étépris en ville de Roubaix par sous-estimation du problème, aujourd'hui nous subissons des expositions aux ondes
sans débat public, sans positionnement politique de la part de Villes qui ne sentent pas suffisamment concernées par la protection - ne serait-ce qu'au bénéfice du doute- de leurs populations. Il
est temps que les élus arrêtent de se défausser. Un élu ne peut pas tout mais il doit au moins essayer !
"La pollution électromagnétique constitue aujourd’hui une situation inédite. Le développement depuis 20 ans
des émissions d’ondes électromagnétique en tout genre est invisible et méconnu mais pas sans conséquence sur la santé des populations. Dans cette pollution électromagnétique, le développement
généralisé de la téléphonie mobile et du wifi, semble être plus particulièrement générateur de désordres touchant la santé : tumeurs bénignes et malignes, stress et troubles du sommeil
notamment.
Aujourd’hui, nous manquons de recul pour évaluer l’impact de cette pollution et les scientifiques eux-mêmes se divisent, non pas sur la reconnaissance d’un impact des ondes, mais sur
l’interprétation des résultats de cause à effet.
Le poids des lobbys industriels et les enjeux économiques en cause pèsent fortement pour éviter d’inscrire la question du principe de précaution à l’égard des ondes électromagnétique dans
l’espace du débat public. Instruits dans notre région par l’expérience, constatant les tergiversations liées aux intérêts industriels pour assurer à temps la protection des salariés et des
populations, nous souhaitons éviter de répéter les mêmes erreurs que les scandales sanitaires de l’amiante ou de Métaleurop.
Constatant à regret
- L’interruption des travaux d’élaboration d’une charte sur l’implantation des antennes-relais initiés par Denise Bouchez, ancienne adjointe à l’environnement, par décision du 11 novembre 2003 de l’adjointe à l’urbanisme au motif que : « la charte est un affichage qui n’a pas de raison d’être, les priorités se situant ailleurs »,
- L’intérêt financier immédiat et court terme des syndics et bailleurs sociaux : les rémunérations proposées par les opérateurs effacent toute autre forme de réflexion sur les attentes et réels besoins de leurs locataires ou co-propriétaires, eux-mêmes très mal informés
Demande
A la Ville de se saisir de sa responsabilité de protection des intérêts des citoyens roubaisiens et d’assurer sa fonction de médiateur entre toutes les parties intéressées :
associations d’habitants, professionnels de santé, opérateurs de téléphonie, propriétaires bailleurs publics et privés…
Réclame
· Un moratoire sur l’installation des antennes-relais le temps d’instaurer un débat démocratique avec la population roubaisienne
· De réaliser un état de mesure des champs électromagnétiques aux abords des antennes relais existantes par des experts indépendants, et d’en communiquer le résultat sous une forme pédagogique à l’ensemble de la population roubaisienne
· De remettre en chantier une charte définissant les conditions d’implantation des relais de téléphonie mobile comme de très nombreuses villes l’ont fait : Lille, Marseille, Lyon et comme Tourcoing va l’entreprendre…
· De s’engager à éviter l’installation de système Wifi dans les locaux recevant du public et les établissements scolaires sous sa responsabilité, en privilégiant les solutions alternatives (et notamment les installations filaires)
· D’assurer dans le cadre de ses politiques thématiques (santé, éducation, environnement, jeunesse, famille…) une information et une sensibilisation des populations aux dangers des usages immodérés des appareils générant des ondes, afin de favoriser de bonnes pratiques et des comportements préventifs
· D’examiner comment interpeller la communauté médicale locale (médecine de ville, hôpital de Roubaix) de façon à ce que soient correctement détectés les troubles d’hypersensibilité électromagnétique, notamment en s’appuyant sur les travaux et l’expérience du Professeur Belpomme
· De s’associer à la demande d’enquête
épidémiologique santé/environnement faité auprès du Préfet du Nord par le Conseil Municipal de Tourcoing le 19 novembre 2008 "
Liquidation de la Ferme aux loisirs
Avant d’être une liquidation judiciaire, c’est d’abord d’une liquation politique anticipée depuis fin 2007 dont il s’agit.
J’ai assisté à la dernière assemblée générale de l’association, j’en résume les aspects principaux :
La présence du Maire, au vu de l’urgence de la situation de la FAL, mais aussi au vu de la proximité des élections municipales (unique présence à une AG). Il a présenté une solution, le recours à une association lilloise de grande efficacité (quel bilan ?) et le renouvellement du CA, (prévu dans tous les cas).
La présence de J. Fontaine membre du PS et de proches de l’ancienne majorité pour soutenir et/ou entrer au CA et élire la nouvelle présidente.
La dénonciation nominative et publique de Fabrice Belin par le Maire pour sa gestion calamiteuse de la FAL. F. Belin est aujourd’hui membre de sa majorité en tant qu’adjoint au
développement durable chargé de la liquidation de la Ferme aux Loisirs.
Cette AG se soldait par une reprise en main évidente par la ville, nécessaire pour faire passer des décisions ultérieures au sein de l’association. Mais autant le faire clairement et sans jeux malsains.
De nombreuses villes et autres collectivités territoriales gèrent en direct ce type de structures qui répondent aux besoins des habitants. Ce sont de véritables choix politiques d’affectation budgétaire pour le bien être des habitants.
Depuis 20 ans la FAL permettait aux enfants des écoles, des centres sociaux, de loisirs, aux familles de bénéficier d’activités à la fois ludiques, éducatives, festives, écologiques. La FAL était unique aussi par sa localisation, au cœur d’un îlot verdoyant, une respiration en ville.
Rechercher des solutions pour les salariés, c’est le minimum qui puisse être fait.
A ce jour, rien ne remplacera les activités proposées par la FAL dont l’expérience et le savoir faire rendaient curieux et heureux. Un très grand nombre d’entre nous, dont nos enfants, a eu la chance de découvrir et de profiter de ce lieu unique dans Roubaix. Ce ne sera pas le cas des générations futures. Quel gâchis !
samedi 15.11.2008, 05:10 - La Voix du Nord
Roger Sinko, président de l'association de défense du Sartel Carihem, assistait à la réunion afin de connaître les intentions de LMCU au sujet du riez de l'Espierre...
« Des bateaux sur le canal, très bien, un parc à Wattrelos avec les boues du canal, très bien, mais nous ce qui nous intéresse au Sartel-Carihem, c'est de savoir ce qu'on va faire pour empêcher les inondations. »
Les habitants du quartier roubaisien, en bordure de la partie leersoise de la friche en ont assez d'avoir les pieds dans l'eau après chaque orage. Ils craignent également que les travaux en cours augmentent la quantité d'eau renvoyée vers eux. « Pas du tout, ont expliqué les techniciens. Des bassins-tampons ont été créés pour éviter cela . »
Et l'élargissement du riez de l'Espierre dont les débordements causent toutes ces inondations ? « On a laissé une zone de 14 mètres sans aménagement en bordure d'Espierre pour accueillir d'éventuels travaux », répondent les ingénieurs. Slimane Tir est moins catégorique : « Il faut trouver une solution globale. Le Sartel est le point bas de la métropole, l'élargissement de l'égout n'est pas la seule réponse.
On se souvient que Arnaud VERSPIEREN, tête de liste UMP-UDF des municipales de 2001 et chef de l’opposition durant le précédent mandat, avait fait des mariages le samedi, un cheval de bataille de ses interventions au Conseil Municipal. A plusieurs reprises, nous avions eu droit à la litanie des « désagréments » qu’ils causaient du côté de Barbieux.
A peine devenu un membre éminent de la nouvelle majorité : (six adjoints MODEM dites donc c’est le PC roubaisien qui doit tirer une tronche !), qui plus est en charge du développement économique, il nous livre,quelques semaines après sa prise de fonction; dans une déclaration fracassante à la presse locale, son ras le bol des « nuisances » causées par ces mariages.
Il envisage même de réinventer la « punition collective », si prisée des régimes autoritaires ou d’occupation. Invoquant, à juste raison, des comportements dangereux pour eux-mêmes et pour la collectivité et le non respect du code de la route par certains énergumènes inconscients, il a immédiatement dégainé : ni une, ni deux : il faut interdire les mariages le samedi après midi !
Bien évidemment, ça coule de source comme raisonnement : quant un contrevenant « brûle » un feu rouge ou « grille » un stop dans une rue. Pour ne plus avoir de problème, il faut interdire à tout le monde l’accès de la dite rue.
C' est sûr, l' imbécile du samedi après midi ne déconnera pas le samedi matin ou un autre jour de la semaine. A moins que toute cette agitation ne vise qu'un seul type de mariage, trop joyeux, exubérant et pour tout dire « envahissant » aux yeux de certains
C’est sur la base de ce « brillant » raisonnement qu’il a obtenu une décision du Maire de ne plus programmer de mariages le samedi après midi…, Elle a été appliquée par le service Etat Civil, pendant plusieurs semaines durant l' été, sans aucune explication aux futurs mariés. Bonjour l'ambiance au guichet et les réclamations !
Depuis, « l’affaire » a fait du bruit au sein de l’Hôtel de ville. Le bureau municipal s’en est gravement saisi, avant que l’opposition ne s’en mêle, en a débattu, a convenu qu’il y avait des aspects scabreux dans les fondements d’une telle décision et finalement choisi la voie de la sagesse : continuer à programmer des mariages le samedi après midi, à la grande satisfaction des roubaisiens et des roubaisiennes qui souhaitent convoler en justes noces et pour lesquels le mariage en mairie est un moment bien plus important que le mariage religieux.
François BAYROU, en visite à Roubaix, le 22 octobre dernier n’a sûrement pas entendu parler de cette « farce » qu’est devenue la première grande décision obtenue par son éminent représentant aux manettes du service public roubaisien.
ARTICLE D EXPRESSION POLITIQUE POUR ROUBAIX MAGAZINE
CRISE ECONOMIQUE DURABLE
Il fallait laisser faire les marchés financiers, baisser les impôts pour les plus riches, faire travailler plus les salariés et diminuer leurs droits, réduire les protections sociales des plus pauvres, ne faire que le minimum pour protéger l’environnement et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Le résultat, c’est la crise financière et économique, la récession qui pointe avec chômage et précarité, et bien sur, l’environnement qui ne s’arrange pas.
Il n’y a pas d’évolution naturelle, ce sont des choix qui nous ont amenés là, ceux d’inconséquents qui font maintenant mine d’oublier leur responsabilité et posent des rustines coûteuses pour les contribuables et les épargnants.
Ce sont d’autres choix qui nous en sortiront, ceux de femmes et d’hommes qui exerceront leur intelligence collective de citoyens, de travailleurs, d’usagers, de consommateurs.
Après des décennies de politiques au service de la folie spéculative, il faut reconstruire une régulation financière et mettre le capitalisme en laisse, avec des actions au niveau national, européen, mondial.
Roubaix n’est pas riche et beaucoup de ses habitants non plus, l’avenir sera rude.
Le local est le lieu des résistances nécessaires, d’une relance verte dans le bâtiment et les transports collectifs, de la promotion des circuits courts dans la production et la consommation, de ce qui est porteur d’économies d’énergie et d’emplois locaux et durables.
C’est aussi le lieu des solidarités au quotidien car preuve est faite que rien de solide ne se bâtit sur des inégalités toujours croissantes.
Christian CARLIER
Pour le groupe « Ouvertement à Gauche »
Myriam CAU, Tounès RAHIM, Slimane TIR
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