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jeudi 24.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord
La vie d'Annie Favrie a également été marquée par deux mandats d'élue : ...
le premier dans les Yvelines au début des années 1980 et le second à Roubaix entre 2001 et 2008. « C'est la deuxième bêtise que j'ai faite dans ma vie », estime aujourd'hui Annie Favrie.
Plusieurs éléments lui font regretter d'avoir accepté la proposition de René Vandierendonck. Annie
Favrie était alors adjointe chargée des affaires économiques, de l'économie solidaire et du Plan roubaisien d'insertion.
« Ça faisait beaucoup pour quelqu'un qui avait déjà beaucoup d'activités. À la même époque, Dominique Voynet, ministre de l'aménagement du territoire, m'a envoyée à l'Île Maurice.
J'ai fini ma mission fin 2002. Puis en 2004, je suis repartie à Madagascar. » Pour la chef d'entreprise, le temps de l'administration était aussi trop long. « Il y a les politiciens
professionnels et les entrepreneurs. Ce sont deux races à part. On n'a pas le même timing. Je ne suis pas patiente. Je voulais que les choses se passent vite, mais j'étais au rez-de-chaussée et
il fallait quinze jours pour qu'un dossier monte au deuxième étage ! Mais, quinze jours après, moi j'étais repartie ! »
Outre ces questions d'agenda, Annie Favrie reconnaît aussi qu'elle n'était « pas complètement en
phase » avec René Vandierendonck, même si elle ne souhaite plus, aujourd'hui, s'appesantir sur cette période. « Je le dis : j'ai un foutu caractère. Je ne me laisse pas convaincre
facilement. Alors, quand je vois que j'avais 50 000 euros de budget annuel pour les affaires économiques, dans une ville avec 33 % de chômeurs, et que la culture avait 1,4 million, non
je n'ai pas bon caractère ! » Annie Favrie quitte finalement ses fonctions d'ajointe en 2004, mais reste au conseil municipal jusqu'à la fin de son mandat. « L'économie n'était pas le
pôle d'intérêt majeur du maire et, s'il y avait une preuve supplémentaire à apporter, c'est qu'il ne m'a même pas remplacée dans mes fonctions d'ajointe quand je les ai quittées
! »
Si Annie Favrie n'a « pas gardé un bon souvenir » de ce mandat roubaisien, elle ne renie pas ses convictions pour autant. Elle n'est plus membre du Parti socialiste depuis 1996, mais
se définit comme rocardienne. « J'aime le débat d'idées. J'aimerais retrouver un lieu de débat. »
AU. C.
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