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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 12:57

A Monsieur l’ Administrateur du site CAP 21 ;


Vous avez publié sur votre site CAP21 Nord Pas de Calais, un article de M. TRUANT concernant le projet engagé de requalification de la friche de 46 ha, dite Pechiney Ugine Kuhlman (P.C.U.K.) à Wattrelos et Leers.


Il s’appuie sur de nombreuses inexactitudes et contrevérités m’incitant à faire usage du droit de réponse afin de rectification pour vos lecteurs.


Je précise que :

-cet important projet de requalification environnementale a fait l’objet d’un travail de définition et de négociation durant plus de 2 ans et ½ avant d’aboutir à un accord multilatéral sur les objectifs, le contenu, ainsi que le tour de table financier

-qu’il a été présenté aux habitants et aux villes concernées au cours de plusieurs réunions publiques à Leers, Wattrelos, et Roubaix.

-qu’il s’intègre dans une logique d’intervention territorial sur cette partie de l’agglomération qui articule tous les projets dans une perspective de développement durable (station d’épuration de Grimonpont, recalibrage de l’Espierre comme cours d'eau et non comme égoût, lutte contre les inondations, remise en navigation du Canal, centre de tri sélectif sur l' actuelle friche Socochim …)


J’ai pleinement le sentiment en m’attaquant à ce chancre et en contribuant à la mise au point d’une solution avec mon collègue Vice Président Michel PACAUX, d’avoir fait avancer la résolution d’un très grave problème de pollution environnementale et de santé publique, patent depuis plusieurs dizaines d’années, pour le plus grand bénéfice de notre population.

Slimane TIR, Vice Président LMCU, Chargé de L’Espace Naturel Métropolitain


HISTOIRE DU SITE


La Communauté Urbaine de Lille envisage la requalification environnementale du site dit « friche PCUK » situé sur les communes de Leers et Wattrelos, le long du canal de Roubaix. D’une superficie de 46,6ha, ce site a été le siège d’activités chimiques par la société Pechiney Ugine Kuhlman pendant près de 100 ans, activités ayant engendré une importante pollution. 

Sur proposition de la Communauté Urbaine de Lille, l’Etablissement Public Foncier Nord pas de Calais ( E.P.F ) a été désigné comme ensemblier de l’opération, en vue de définir les conditions techniques, juridiques et financières de l’opération, et pour assurer une première phase de requalification environnementale du site.


Il paraît nécessaire de souligner que ce projet permet d’apporter une solution à un problème de pollution historique et dangereuse sur l’ensemble de cette zone.

En effet, du début du 20ième siècle à 1984, le site PCUK était un site industriel sur lequel ont été exercées par la société PCUK des activités chimiques, en particulier le traitement de la pyrite conduisant à la production de plusieurs produits de base, notamment :

  • l’acide phosphorique et des engrais phosphatés, dont la fabrication a généré un terril de phosphogypse de 12ha.

  • Le chrome, utilisé notamment comme pigment dans l’industrie textile. Cette activité a généré deux terrils constitués de résidus du traitement du minerai de chrome, les charrées de chrome. L’exploitation de cette activité a cessé en 1976.


La friche PCUK est aujourd’hui essentiellement polluée par du chrome provenant en partie des deux terrils, notamment via le réseau d’égouts qui la traverse. Cet état de la friche est toujours source de pollution, notamment chromée, du courant de l’Espierre, et par ailleurs particulièrement insalubre et dangereux.


Au cours des années 90, plusieurs tentatives de reconversion industrielle du site vont se succéder sous l’impulsion des collectivités locales, soucieuses de développer l’emploi dans une région touchée par la fermeture d’industries lourdes.
 
Tous les acteurs seront mis à contribution et le site d’origine de l’exploitation industrielle sera cédé par parcelles pour permettre le développement d’activités économiques (y compris agro-alimentaires ! !) plus ou moins éphémères ou pour essayer de reexploiter une partie des terrains.

Ces différentes tentatives de reconversion n’ont pas apporté, d’un point de vue environnemental, de solution satisfaisante.



LE PROJET ET SES OBJECTIFS


Notre projet vise, dans une perspective de développement durable, à maîtriser les impacts sur les différents milieux de cette pollution ; à sécuriser le site, pour insérer à terme un nouvel espace dans la trame verte et bleue de la métropole et  de l’Espace Naturel Métropolitain, comme nous l’avons fait, au Sud de la Métropole dans le Parc de la Deûle.


Les différents partenaires (LMCU, EPF, RHODIA CHIMIE, Voies Navigables de France ( VNF) , Agence de l’Eau Artois Picardie, services des l’Etat, villes de Leers et Wattrelos), se sont mobilisés afin de contribuer à la réalisation d’un projet de requalification globale du site dans le cadre et même au-delà des obligations imposées au titre de la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement, avec les objectifs suivants :

      - Maîtriser notamment par confinement les risques liés à la pollution du site et tenant à sa fréquentation envisagée par la population au titre de son inscription dans l’Espace Naturel Métropolitain ;
       - Atteindre une qualité des rejets des eaux dans l’Espierre (notamment chromés);

       - Végétabiliser le site, en articulation avec les objectifs de remise en navigabilité du canal de Roubaix dans le cadre du projet « Blue Links ». A ce titre, l’opération sur le site PCUK permettra d’accueillir une partie des produits de curage provenant des dragages du canal de Roubaix en tant que matériaux contribuant aux travaux de mise en sécurité environnementale du site.


Par ailleurs, ce projet est le pivot d’un ensemble d’interventions engagées ou à venir, visant globalement à la requalification de toute cette partie de l’agglomération : la réalisation du projet Blue Links et le curage du canal de Roubaix, la restauration du courant de l’Espierre et l’amélioration de la gestion des crues, l’amélioration de la capacité de traitement de la station du Grimonpont, l’aménagement de terrains de gens du voyage et la revalorisation de la friche SOCOCHIM en centre de tri.


L’objectif final est bien à terme l’insertion d’un nouvel espace de nature dans un secteur important de l’agglomération , contribuant ainsi à l’offre de près de 100 ha de verdure et de nature, au bénéfice des populations.


Plusieurs points sont soulevés par M. Truant, concernant soit les composantes du projet lui-même, soit sa mise en œuvre.



Présence de boues nauséabondes sur le site :

Cette observation est erronée. En effet, il n’y a pas d’odeur constatée par VNF dans le cadre de la mise en œuvre du terrain de dépôt, que se soit en période pluvieuse (actuellement) ou en période sèche (avril).


Boues toxiques, chargées en métaux lourds :

Les analyses faites in situ sur le site du terril de phosphogypse par VNF montrent que les sédiments présentent des teneurs sur les différents métaux lourds inférieurs aux seuils imposés par la DRIRE dans le cadre de l’arrêté préfectoral encadrant la requalification du site.


Surface isolante mise en œuvre au niveau des dépôts de sédiments :

Dans le cadre des travaux de VNF en cours sur le terril de phosphogypse (coté Wattrelos), un géosynthétique bentonitique (bentonite sodique) a été mis en œuvre dans le fond du site de dépôt, de manière à assurer une perméabilité de 10-12 m/s, ce qui empêche les migrations d’éventuelles charges polluantes au niveau de la nappe phréatique.

Ce système sera également mis en œuvre par l’EPF au niveau de la zone de Leers.


Présence de poussières :

Premièrement, cette problématique d’envol de poussières ne se pose que pendant la période de travaux. En effet, il est prévu dans le cadre du projet que l’ensemble des sédiments déposés soient recouvert par de la terre végétale.

Par ailleurs, en phase chantier, il n’a pas été constaté d’envol de poussières, y compris par temps très sec (période du mois d’avril 2007 par exemple).

Enfin, une étude préalable a été réalisée avant la mise en œuvre des travaux montrant qu’il n’y avait pas de risque de transfert de la pollution, que se soit par l’air, l’eau ou le sol.


Rôle du Conseil général :

Le conseil général n’intervient pas dans l’opération de requalification de la friche proprement dite. La question posée relative au rôle du conseil général lors de la réunion visée, se référait aux nuisances routières, liées à la gestion des accès chantier.

Dans ce cadre, et pour éviter notamment de perturber les riverains, le conseil général a effectivement autorisé la création d’une bretelle d’accès provisoire à la RD 700 permettant de gérer les arrivées et sorties camions du site PCUK.


Epandage :

Attention aux termes techniques… Il ne s’agit pas d’épandage, mais bien de la mise en œuvre de matériaux d’apport dans le cadre de la requalification de la friche, et répondant aux mêmes critères que l’ensemble des matériaux nécessaires à cette requalification, encadrée et contrôlée par les services de l’Etat compétents (DRIRE).


Définition des seuils :

Les différentes caractéristiques des matériaux qui seront déposés sur le site dans le cadre de la requalification ont été définies par arrêté préfectoral encadrant la requalification, et suite aux différentes études préalables menées par l’EPF en concertation avec les services de l’Etat compétents. Cet arrêté d’ordre public est disponible à la préfecture, et consultable par tous. Par ailleurs, les différents éléments d’étude préalable sont également librement consultables dans les bureaux de l’EPF.

Il est nécessaire de bien comprendre la notion de dangerosité : Une Etude Détaillée des Risques a été menée sur le projet. Il s’agit d’une étude de recherche permettant de déterminer la nocivité ou l’innocuité des matériaux mis en œuvre, en fonction de l’usage futur du site. Cette étude a déterminé les conditions d’une réhabilitation permettant de sécuriser l’ensemble du site, par la technique de confinement, consistant à isoler la pollution existante de tout contact extérieur possible, que ce soit par l’air, l’eau ou le sol.

En ce qui concerne les sédiments du canal, les volumes ne correspondant pas à ces caractéristiques seront déposés par VNF sur un autre site.


Proportion de résidus toxiques évacués :

D’après les analyses préalables faites sur les sédiments du canal, l’ensemble des sédiments était acceptable d’après les critères de la DRIRE sur le site. Cependant, et dans un souci de sécurisation du projet, il est nécessaire de prévoir une solution alternative pour d’éventuels spots de pollution qui n’auraient pas été décelés. 
Le principe de précaution, amène donc à vérifier ces teneurs lors de la mise en œuvre, et à refuser les éventuels sédiments incompatibles, qui seront évacués sur un lieu adapté.

De même que sont déplacés et confinés les dépôts actuellement existants sur le site, présentant un risque spécifique par leur nature ou leur accessibilité (cas du dépôt à ciel ouvert sur la partie leersoise, proche d’une école).


Rôle de la « zone tampon » :

Il s’agit de la reconstitution d’une zone humide et de marais permettant de retenir les eaux pluviales de l’ensemble du site et de les tamponner avant leur rejet au milieu naturel. 
Cette zone ne sert en aucun cas à « retenir la pollution ». Par ailleurs, des cheminements seront aménagés autour de cette zone, de manière à permettre un accès au public.


Choix du site de dépôt des sédiments :

Une discussion a eu lieu de manière globale dans le cadre de l’élaboration par VNF du Schéma Directeur des Terrains des Dépôts sur la métropole lilloise. Dans ce cadre, les partenaires ont cherché à identifier des terrains publics qui permettent d’éviter la consommation de terres agricoles. Lors des discussions concernant le canal de Roubaix, le choix de la friche PCUK a permis d’éviter la création d’un dépôt sur 15 ha de terres agricoles saines.


Choix de la technique de requalification :

Le choix du confinement de la friche est celui qui est le plus réaliste économiquement et techniquement. Le traitement de l’ensemble de la friche existante n’est pas réaliste compte tenu des volumes existants sur la friche (plus de 2 000 000 M3) ! ! !

Par ailleurs, en ce qui concerne les deux terrils de charrées de chrome, les études techniques diligentées par Rhodia concernant leur traitement environnemental est en cours, en privilégiant l’hypothèse d’une technique de bio-remédiation.

Sur cette base LMC procèdera à l’analyse juridique technique et financière des solutions de traitement proposées par Rhodia qui visent à intégrer les terrils de chrome au projet global de requalification.


Volume exact des boues retirées du canal de Roubaix :

240000 m3 de sédiments mouillés seront retirés du canal, soit 120000 m3 de matériaux secs, auxquels viendront s’ajouter 360000 m3 de matériaux nécessaires à la requalification du site. ..




Publication des analyses :

Ces informations sont disponibles et consultables dans les locaux de l’Etablissement Public Foncier.



Suivi et surveillance du site :

L’arrêté préfectoral encadre également le suivi du site après traitement. Dans ce cadre, des piézomètres seront effectivement relevés afin de contrôler la qualité de la nappe phréatique.
Par ailleurs, le dispositif mis en place, sous l' autorité de la Communauté Urbaine, permet d’assurer un contrôle sur le long terme de l’ensemble du site et des interventions qui pourront y être faites.


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Published by Slimane TIR - dans Espaces Naturels
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