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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 01:13
Saluer comme l’a fait le Président de la République la mémoire de Guy Môquet, ce jeune communiste français fusillé durant la Deuxième Guerre Mondiale par les Allemands, est un acte de justice. 
Pourtant la spécificité du combat de Guy Môquet est éffacée : le caractère communiste de son engagement, son courage au moment où le Parti communiste, interdit dès 1939, ne résistait pas encore officiellement, sont escamotés. Son arrestation par la police française, l’intervention des autorités de Vichy qui désignent parmi les otages une liste de militants communistes à fusiller sont passées sous silence. 
Les complexités de la Résistance disparaissent derrière le texte émouvant d’une dernière lettre sortie de son contexte. 
Cela aurait été pédagogiquement exemplaire si l' hommage s’était accompagné de la condamnation des bourreaux, c'est-à-dire de  cette police française zélée qui a livré à la mort un compatriote, au seul prétexte qu’il était un patriote. Le supplice de Guy Môquet eut ainsi été exemplaire des dérives infâmantes et odieuses de l’appareil étatique. Cette même police qui a aussi été maître d’œuvre de la rafle du Vel' d'Hiv et n’a jamais été condamnée pour cela.
 
Chateaubriand

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