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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 08:05

Un(e) élu(e) ne sait pas tout et peut se tromper comme tout le monde. Une ville démocratique reconnaît ses divergences et organise la recherche de l’intérêt général de façon ouverte et inventive. Une ville démocratique s’enrichit des savoirs de sa population et de sa société civile, elle organise la participation dans la clarté des objectifs poursuivis et du niveau de décision possible. 

On peut accepter que tout ne soit pas parfait si l’on a été associé à la production en amont. Les politiques publiques municipales doivent être mises en débat et régulièrement réinterrogées par les citoyens pour faciliter leur adaptation au plus près des besoins : quelle politique culturelle, jeunesse, sportive ? Quelles priorités en matière de logement ?... 

Il faut tenir compte à Roubaix de la richesse de l’histoire démocratique qui a donné les comités de quartiers et l’AIR, mais aussi des obligations de la loi qui a créé les conseils de quartier. Les comités de quartier doivent cultiver leur indépendance et des moyens suffisants doivent leur être reconnus. Les conseils de quartier ne doivent pas devenir une assemblée de notables de quartier déconnectés des habitants. Après une phase d’émergence et de tatonnement, il est possible aujourd’hui de les améliorer : élaboration collégiale de l’ordre du jour, possibilité de saisine par la population, reprise des points de vue de tous (et non seulement ceux de l’appareil municipal), qualité de l’information mise à disposition, retour obligatoire sur la prise en compte des avis émis, information des travaux menés à l’ensemble de la population. Il ne doit pas avoir de sélection des membres de la société civile associés, car si une implication dans la durée est nécessaire, ces conseils doivent être ouverts, non verrouillés et transparents. 
Nous souhaitons mettre en place une Conférence des Quartiers qui a vocation à se prononcer sur les priorités budgétaires et notamment l’usage de la DSU (dotation de solidarité urbaine de l’Etat à Roubaix pour faire face aux importantes difficultés sociales et économiques de la ville). Nous voulons la revalorisation des FPH fonds de participation des habitants, nous sommes contre le nivellement par le bas des dispositifs existants, et nous voulons une augmentation de son plafond récemment « rogné » de façon à permettre des projets plus ambitieux, s’il le faut mettre en place une aide municipale. 
Nous souhaitons la mise en place d’un fonds dédié à l’expertise indépendante et contradictoire. La qualité du débat public nécessite une mise sur pieds d’égalité des citoyens et des associations lors des discussions avec les élus et les instances techniques qui sont eux largement dotés de moyens en expertise.
 Les élus doivent s’appuyer sur l’intelligence collective pour rendre des arbitrages politiques de qualité. Les fonds doivent être gérés à l’échelle ville par une instance indépendante proche de ce qui existe aujourd’hui. Nous souhaitons créer une commission locale du débat public, dotée de moyens : elle devra obligatoirement être consultée pour les projets d’aménagements importants (par exemple rénovation des 3 Ponts et de Pile, Union, aménagement rue de l’Ouest). 
La démocratie participative doit aborder aujourd’hui d’autres échelles : les collectifs tel celui de l’Union, les regroupements (tel l’AIR), les dispositifs de mutualisation ( tel la MDA) doivent aider à décloisonner une approche par quartier insuffisante pour traiter des enjeux de la Ville et de la métropole. Encore faut-il leur reconnaître une juste place, ce qui n’est pas le cas sur le projet d’écoquartier que nous défendons à l’Union. 
Nous voulons que tous les roubaisiens aient voix au chapitre, pour cela il nous faut des élus volontaristes et ouVERTement à gauche.

 

 

 

 

 

 

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