Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 15:43
Crise sociale : Sarkozy fait l’aumône et ne change pas de cap !

Communiqué de presse des Verts du 18 février 2009

La déclaration télévisée de Nicolas Sarkozy, après la rencontre avec les partenaires sociaux de ce mercredi, a montré un président qui n’a pas pris la mesure de la crise économique, sociale et écologique.


Sous la pression de la mobilisation sociale du 29 janvier, et après l’annonce d’un mort et de plusieurs blessés en Guadeloupe, dont il n’a pas dit un mot, le chef de l’état a bien lâché quelques mesures sociales au compte-gouttes mais a surtout martelé qu’il ne changeait pas de cap.


L’effort de 2,6 milliards d’euros ne représentera qu’une aumône de 100 à 150 euros pour la plupart des bénéficiaires, jusqu’à 400 euros pour les plus chanceux. On peut douter que cela soit suffisant pour ceux qui perdent leur emploi ou pour compenser la perte du pouvoir d’achat des plus fragiles.


Les mesures concrètes sont modestes et ponctuelles :

 suppression de deux tiers pour la première tranche d’imposition, prime ponctuelle pour les chômeurs qui n’ont pas droit à indemnisation, prime de 150 euros aux familles bénéficiant de le l’allocation de rentrée scolaire, bons d’achat de 200 euros pour services à la personne.


Pour le reste il s’agit surtout d’ouvrir des discussions, de voeux pieux ou d’objectifs vagues : efforts pour la formation, partage de la valeur ajoutée renvoyée à une mission d’analyses et de concertation, appel au dialogue des partenaires sociaux sans contrainte.


Mais Nicolas Sarkozy a commencé par fixer le cadre : pas question de changer de cap. Sa priorité reste la compétitivité, « qu’il ne faut pas ruiner ». Pas question d’augmenter le smic, ni d’embaucher des fonctionnaires.


Les réformes vont continuer malgré les oppositions : celle de l’hôpital, du lycée de l’université, de la recherche, de la formation professionnelle, la réforme de l’état avec la suppression d’un poste sur 2 de fonctionnaires partant à la retraite.


Le Président persiste dans la logique libérale de pure compétitivité qu’il a une nouvelle fois présentée comme la seule possible.

Il n’a pas précisé comment serait remplacée la taxe professionnelle, qui risque de retomber encore sur les ménages.


Il n’a pas remis en cause l’exonération des heures supplémentaires, si néfaste à l’emploi.


Il a évoqué les bénéfices records des sociétés du CAC 40, 53 milliards,14 milliards pour Total, qui seront redistribués principalement aux actionnaires, au-delà de la règle des trois tiers. Mais il n’a pas retenu la proposition d’une taxation exceptionnelle de ces bénéfices.


Bien sûr, il n’est pas revenu sur les 15 milliards du paquet fiscal offert aux plus fortunés dès le début de son mandat et qui se rajoutait à toutes les diminutions d’impôt des tranches supérieures accordées depuis 2000:35 milliards de perte pour le budget de l’Etat.


Avec une politique fiscale plus juste c’est donc 35 à 40 milliards supplémentaires dont l’Etat disposerait, qu’il pourrait consacrer à un véritable plan anti-crise : la conversion écologique de l’économie et la création d’emplois.



Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Louis Roumégas, Djamila Sonzogni, - dans Société
commenter cet article

commentaires

Articles Récents