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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 14:42

NOUS SOMMES TOUS DES BOU......GNATS !!!

Agiter le "chiffon rouge" et rejouer le match de la présidentielle de 2007 sur le thème
" bleu,blanc, rouge" juste avant les élections régionales........
Les Français seront ils dupes ?


Hier le voile, aujourd' hui la burqa. Depuis 1989 et l affaire des collègiennes de Creil, c'est un filon inépuisable.
 La loi de 2004 sur le voile avait pour  vocation de "régler le problème".

C' est tout le contraire qui, régulièrement, se produit : relancer le problème, occuper le débat public et alimenter la dévorante machine médiatique que les "spin doctors" de la communication élyzienne s ingénient à manipuler avec frénésie et éfficacité, tant elle en a besoin pour vivre.

L'important est d' entretenir les inquiétudes des français, en les détournant de l ' essentiel, en leur offrant une dramatisation sur des menaces supposées et construites de façon exacerbée :

 Pour la menace interne : les français de confession musulmane et l' islam, en privilégiant la mise en scène caricaturale de  pratiques et de comportements eux même caricaturaux,radicaux et sectaires, pourtant ultraminoritaires ),
les "jeunes de banlieue ", toujours externe au corps social et national même s' ils sont francais de 3 ème et de 4ème génération......

Pour la menace externe : en tête de gondole, "l'immigration ": quand  "un problème" est décrété , le thèorème est simpliste : la loi ( donc la mise en scène d' un débat )est  présentée comme nécessaire pour le régler. Lois Sarkozy I et II, Loi Hortefeux en 2007, en attendant sans doute une loi Besson qui ne saurait tarder à venir (par exemple, pour organiser des charters communautaires,qui pourraient "ramasser" tous les afghans de divers pays européens, réfugiés à cause de la guerre qui ravage leur pays depuis 30 ans, à des prix de compagnies " low cost" dans le cadre d' appels d' offres groupés, au niveau européen )


En parvenant  à imposer ces sujets sous forme de  "problèmes" dans l' agenda médiatique, les hommes de celui qui s' autoproclamait   "président du pouvoir d'achat" détournent et organisent le débat public autour des "symboles de la nation"en cherchant à déplaçer  inquiétude et colère grandissantes de nos compatriotes face au démantelement des  services publics et de la sécurité sociale, la montée du  chômage, la dette vertigineuse de la France, les promesses au petit peuple non tenues.

Ce travail de propagande activiste s' accompagnent de rappels publics à l'ordre moral, emballés dans du républicanisme de circonstance, auquel doivent se conformer tous et toutes les concitoyens ( nes ), à l exception, bien sûr des " amis du Fouquet's ", des parentèles, des clients et courtisans ainsi que des affairistes de tout poil, qui ont , bien entendu, le seul mot
d' ordre pertinent, à leurs oreilles  " Enrichissez vous ", comme le proposait déjà GUIZOT,chef du gouvernement sous la Monarchie de juillet, en 1840, qui imposa en France le suffrage censitaire. 
Slimane TIR


Les résultats d un premier sondage indiquent manifestement une résistance certaine de l opinion publique :

64 % des sondés estiment que ce débat a pour objectif de mobiliser "les électeurs de droite en vue des régionales", selon un sondage BVA.

Le débat sur l’identité nationale est une tactique électorale pour une large majorité des Français, révèle jeudi un sondage BVA pour Canal +. 64% des personnes interrogées considèrent en effet que ce débat correspond "avant tout" à une "volonté de mobiliser les électeurs de droite en vue des élections régionales".

Une minorité de Français, 36%, jugent donc que l’objectif poursuivi par le gouvernement est "'de parler d'un sujet majeur qui faisait partie des thèmes de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007".
 Cependant, 54% des personnes interrogées (73% des sympathisants de droite et 43% des sympathisants de gauche ( ???? ) jugent l initiative du ministre de l integration et de l identité nationale importante.........

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Published by Slimane TIR - dans Resistances
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commentaires

Daniel Gall 11/11/2009 11:12


Bonjour,

Les réactions négatives à l'idée de débat sur la nationalité française m'étonnent toujours un peu :
1. tous les pays ont à réfléchir sur l'évolution de la notion de nationalité dans le contexte de la mondialisation. Personne n'a été choqué ces jours derniers de la réflexion sur l'identité
allemande. Les Algériens sont confrontés à une réflexion sur la nationalité algérienne, et la diversité qui la compose- qu’il s'agisse des kabyle et des Arabes, mais aussi des gens du Sud (les
remarques « racistes » dans le film Harragas, entre Algériens montrent une réalité dont il faut tenir compte. Il en est de même au Maroc, et dans la plupart des pays d'Afrique, ou du monde lorsque
les populations ne sont pas homogènes sur tous les plans.
2. Il me semble qu'il y a beaucoup de mépris envers la population qui vit en France de croire qu'elle va avoir une vision restrictive de l'identité. Il me semble au contraire que beaucoup des
personnes qui habitent sur ce sol (le droit du sol est une caractéristique de l'identité française) ont une vision ouverte de l'identité, et sont prêts à réfléchir sur l'évolution de cette
identité, pour qu'elle intègre le patrimoine de tous ceux qui sont arrivés depuis plus ou moins longtemps. Garibaldi est un des héros de la nation française, et je pense qu'à très court terme
Abdelkader, Kateb Yacine, Hampaté Ba et bien d'autres seront reconnus comme faisant parti du patrimoine de ceux qui vivent en France- comme il existe à Paris un square Mohamed V. Les Chouans font
parti e de notre histoire. Peut-être Ho Chi Minh y sera-t-il intégré.
3. Je n'arrête pas à comprendre en quoi le fait de tenir compte de la réalité qu'est l'immigration est scandaleux. Pour n'importe quel esprit objectif, qui se déplace à Paris, ou dans les grandes
villes de France, il est clair que la population a changé de façon très significative au cours des 50 dernières années (j'ai 66 ans). Ce changement est factuel, et il est évident que ces personnes
qui sont arrivées apportent des changements. Comment pouvons-nous faciliter ensemble le partage d'éléments communs sans lesquels il n'est pas de vie possible en société ? Cela me semble être une
des pistes du débat.
4. Sous-jacent dans le refus du débat, il y a la question des sans-papiers. J'attends avec impatience la position claire de ceux qui sont scandalisés par les procédures d'entrée sur le territoire.
S’Ils sont partisans de l'ouverture des frontières et de la libre installation de tous les citoyens du monde, sans aucune restriction, sur le territoire français, il faut qu'ils le disent
clairement, et qu'ils expliquent comment ils vont faire pour gérer les questions de l'emploi, de l'éducation, du logement, de l'apprentissage des langues, et tout simplement de la coexistence. À
partir du moment où l'on estime qu'il faut mettre quelques limites, il y a nécessité de contrôles, d'où risquent évidents de dérives. Il est normal et souhaitable que les citoyens contrôlent les
contrôles, mais tous ceux qui ont vécu en Afrique ou en Asie savent bien que l'ouverture des frontières n'a pas de sens lorsque le différentiel de sécurité et de niveau de vie est ce qu'il est.
5. Si, au lieu de s'insurger contre le débat, les forces de progrès font des propositions raisonnables, mettant en valeur la tradition et les valeurs françaises d'ouverture, de laïcité, de
fraternité, pour permettre d'investir plus sur l'accueil des nouveaux arrivants, leur intégration, le partage de leur patrimoine historique, mais aussi les exigences de la vie en commun, le débat
pourrait être très productif. Pourquoi donc avoir peur ? J'ai suffisamment confiance dans mes concitoyens, qui, pour bon nombre d'entre eux, ont des origines étrangères plus ou moins récentes, pour
penser que ce débat peut conforter ceux qui veulent, comme moi, une France métissée, et harmonieuse, ce qui suppose une volonté et un projet, de l'investissement, mais aussi un état d'esprit.
Pourquoi donc penser que cet état d'esprit constructif ne va pas être le résultat du débat ? Pourquoi faire un procès d'intention, refuser le débat, pour pouvoir, a posteriori, constater qu'il aura
été monopolisé par ceux qui ont une vision étroite de l'identité française ?
6. D'ailleurs, c'est déjà une caractéristique de l'identité française : avant de parler du fond, on débat sur le débat, son opportunité, les intentions cachées... La peur d'être dupe rend
pusillanime.
Conclusion : n'ayons pas peur du débat. Faisant émerger ensemble une volonté d'ouverture, d'intégration réciproque, l'émergence société française riche de son patrimoine historique et de sa culture
et de celle tous ceux qui ont rejoint le territoire au cours des siècles, capable de se projeter dans les défis actuels : démographie, vieillissement, réchauffement, épuisement des ressources,
nécessaire transformation des modes de vie.


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