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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 13:24

Enfin une ancienne élue roubaisienne qui  ose parler des difficultés d' exercice de son mandat  et apporter des points de vue éclairants sur le renoncement municipal à des prises de position fortes sur les enjeux de la formation et de l' emploi de nos concitoyens et le désintérêt que suscitait cette question au coeur des préoccupations de nos concitoyens( nes ). Le combat que les élus du groupe Vert, que je présidais dans le mandat 2001/2008 n 'en a été que plus difficile. Il a été porté notamment par Paul DESTAILLEUR  et Tounes RAHIM, qui ont animé avec détermination et abnégation, la politique d' insertion, la réorientation de la Mission locale et la création de la Maison de l' Initiative et de L' Emploi ( M.I.E ), proposition  du contrat de mandat des Verts, qui par des décisions d' organisation et de recrutement clientéliste dans la direction depuis 2007,  a été malheureusement , je le crains, transforméé en une nouvelle bureaucratie, dont il est plus que temps de faire l' évaluation.

Slimane TIR

 « Je n'aurais jamais dû être élue »

jeudi 24.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord


La vie d'Annie Favrie a également été marquée par deux mandats d'élue : ...

le premier dans les Yvelines au début des années 1980 et le second à Roubaix entre 2001 et 2008. « C'est la deuxième bêtise que j'ai faite dans ma vie », estime aujourd'hui Annie Favrie.

Plusieurs éléments lui font regretter d'avoir accepté la proposition de René Vandierendonck. Annie Favrie était alors adjointe chargée des affaires économiques, de l'économie solidaire et du Plan roubaisien d'insertion.

 « Ça faisait beaucoup pour quelqu'un qui avait déjà beaucoup d'activités. À la même époque, Dominique Voynet, ministre de l'aménagement du territoire, m'a envoyée à l'Île Maurice. J'ai fini ma mission fin 2002. Puis en 2004, je suis repartie à Madagascar. » Pour la chef d'entreprise, le temps de l'administration était aussi trop long. « Il y a les politiciens professionnels et les entrepreneurs. Ce sont deux races à part. On n'a pas le même timing. Je ne suis pas patiente. Je voulais que les choses se passent vite, mais j'étais au rez-de-chaussée et il fallait quinze jours pour qu'un dossier monte au deuxième étage ! Mais, quinze jours après, moi j'étais repartie ! »

« Pas en phase avec mon maire »

Outre ces questions d'agenda, Annie Favrie reconnaît aussi qu'elle n'était « pas complètement en phase » avec René Vandierendonck, même si elle ne souhaite plus, aujourd'hui, s'appesantir sur cette période. « Je le dis : j'ai un foutu caractère. Je ne me laisse pas convaincre facilement. Alors, quand je vois que j'avais 50 000 euros de budget annuel pour les affaires économiques, dans une ville avec 33 % de chômeurs, et que la culture avait 1,4 million, non je n'ai pas bon caractère ! » Annie Favrie quitte finalement ses fonctions d'ajointe en 2004, mais reste au conseil municipal jusqu'à la fin de son mandat. « L'économie n'était pas le pôle d'intérêt majeur du maire et, s'il y avait une preuve supplémentaire à apporter, c'est qu'il ne m'a même pas remplacée dans mes fonctions d'ajointe quand je les ai quittées ! »

Si Annie Favrie n'a « pas gardé un bon souvenir » de ce mandat roubaisien, elle ne renie pas ses convictions pour autant. Elle n'est plus membre du Parti socialiste depuis 1996, mais se définit comme rocardienne. « J'aime le débat d'idées. J'aimerais retrouver un lieu de débat. »

AU. C.

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