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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 15:39
 

Faire le débat d’orientation budgétaire ce soir n’est justifié que par votre intention de voter le budget primitif en décembre.

Mon intervention s’articule donc autour de 2 interrogations.

D’abord, pourquoi le BP en décembre ?


Choisir le bon moment pour voter le BP, c’est nécessairement faire un compromis entre 2 exigences contradictoires : le voter le plus vite possible certes, mais aussi disposer d’un BP exhaustif et précis.


Et pour satisfaire à cette seconde exigence, il faut avoir le montant des dotations de l’Etat et des autres, connaître pour la fiscalité les bases d’imposition et les intentions des autres collectivités, disposer des résultats de l’exercice précédent.


Nous n’aurons rien de tout ça en décembre, comme d’habitude, mais cette année, il n’y a pas la contrainte politique d’une élection municipale en mars, il y a par contre beaucoup d’incertitudes liées au contexte financier, à la réalisation de l’exercice 2009 et aux projets gouvernementaux pour 2010.


Alors pourquoi donc se précipiter pour quelque chose qui sera forcément très imprécis et incomplet alors que les moyens réglementaires existent pour fonctionner en début d’exercice, y compris pour les subventions aux associations ?


Ensuite, quel contenu pour ce DOB ?


Pour tous les bons auteurs, le DOB est censé être un moment essentiel de la vie d’une commune, c’est à dire un de ces rares moments où peut s’épanouir une réflexion stratégique.

Que nous proposez vous ?

Une présentation succincte du contexte financier, des dispositions de la Loi de Finances 2010 et des projets gouvernementaux, avec toutes les inquiétudes que cela peut légitimement susciter.

Une analyse financière qui nous dit que, dans la contrainte d’une structure de recettes bien précise (la ville ne peut pas trop compter sur l’accroissement de ses recettes fiscales du fait de la faiblesse de ses bases locatives mais doit compter beaucoup sur la DSU), la situation est sous contrôle dans 2 domaines sensibles : la capacité d’autofinancement et l’endettement.

Sous réserve pour ce dernier point de l’existence de produits à risques représentant 15 % de l’en cours et dont vous estimez que seul 3 % présente un véritable risque. A voir donc sur ce point, dont acte pour le reste et honnêtement, il n’y a rien de bien nouveau.


Mais quelles sont les orientations pour l’avenir ?


Les besoins et les demandes sont importants.

Au niveau des services de base, prenons un exemple au hasard le plus basique, la propreté, il y a beaucoup d’insatisfactions.

Et à l’autre extrémité, au niveau des investissements pour l’avenir, on devine bien l’immense effort qu’il faudra faire pour apporter une contribution substantielle à la lutte contre le réchauffement climatique.


Et que dire de la DSU et de son paradoxe : c’est la pauvreté de la population roubaisienne qui fait les recettes de la ville et la situation s’aggrave, ou s’améliore, on ne sait plus finalement, puisqu’en terme de critère d’éligibilité, nous passons du 14ème rang en 2005 au 11ème en 2008, sur l’échelle de la pauvreté, Roubaix perd 1 place par an.


Alors, maîtriser l’effet ciseau entre les recettes et les dépenses, c’est bien, mais mobiliser la gestion financière autour d’objectifs politiques, ce serait quand même mieux.

Christian CARLIER

26 novembre 2009

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Published by Christian CARLIER - dans Vie Roubaisienne
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