Communiqué de presse
"Croix-Beaumont : Un ghetto pour riches à la place d' espaces publics ?
Les militants d'Europe Écologie du Roubaisis ont découvert avec
indignation les projets réalisés à la demande de la municipalité par le cabinet nantais d'Architecture Forma 6, en lieu et
place du Parc de Beaumont.
Monsieur Cauche peut fanfaronner en proclamant qu'il y aurait 38% d'espaces verts dans ce projet, mais en réalité, in
fine, ils ne seront que 29%, si on construit comme prévu un nouvel équipement;
d'autre part les travaux de construction et d'aménagement de voiries saccageraient inévitablement et miteraient un
espace boisé remarquable !
Et, bien entendu, les croisiens comme les métropolitains perdront un espace vert pouvant s'intégrer dans une trame
verte et bleue
métropolitaine dont nous avons bien besoin, compte tenu du faible taux d'espace boisé dans notre métropole; comme
nous perdrons des équipements publics précieux légués par les municipalités précédentes.
Et tout ce gâchis pourquoi?
L'actuel Maire de Croix fait cet aveu:
« Nous aurons peut-être quelques maisons à 400 000 E mais pour la plupart il faudra compter beaucoup plus. Même les
collectifs seront haut de gamme avec pas plus de deux étages évidemment ».
Autrement dit: je ne veux plus de cet espace vert public remarquable, en revanche, je veux encore plus de
populations aisées pour assurer ma réélection, et,surtout, je veux que les riches restent entre eux!
Les écologistes poursuivront avec détermination leur soutien au comité de sauvegarde du Parc pour que cet espace public, ce
poumon de verdure, ne soit pas confisqué
pour créer un ghetto de riches."
Tronçon par tronçon, nous avançons avec détermination sur cette liaison qui empruntera au maximum une section de l' ancienne voie ferrée Halluin-Somain.
Dans quelques semaines, elle débouchera rue Jules Guesde à Hem.
Je souhaite réaliser au plus vite les travaux sur la partie hémoise bloqués par des occupations illégales de propriété publique, nous obligeant à différer à plusieurs reprises les budgets prévus de longue date pour cette réalisation. ( on en parle depuis 2003 ).
Le tronçon reliant la chaîne des Lacs à Hem la Vallée sur près de 2 km a été réalisé en 2005.
Depuis nous sommes en situation de blocage. Je souhaite que la dizaine de riverains concernés comprennent rapidement qu' il s' agit, en l' espèce, d' une question d' intérêt public, comme l' ont compris déjà les habitants de Forest sur Marque, concernés par cette emprise. ( liaison avec le Musée de Plein air, emruntant la voie ferrée désaffectée ).
Je souhaite que la vélo route voie verte qui reliera dans un premier temps le secteur des Vélodromes et à terme le Canal de Roubaix , ( au niveau du Sartel Carihem ), au Lac du Héron dans le Parc du Val de Marque, soit ouverte avant 2014.
Ainsi nous pourrons relier la boucle qui emprunte les chemins de halage sur les canaux puis les berges de l' Escaut, la Lys , la Deûle; au projet de Parc du Val de Marque ( sur l' amont ) de la Chaîne des Lacs aux marais de Péronne Fretin.
Ce réseau ouvert aux promeneurs, joggeurs, cyclistes voire aux cavaliers ouvrira des espaces écologiquement intéressants et des " espaces de respiration" empruntables quasiment sans jamais rencontrer une voiture.
Slimane TIR
La coulée verte ouverte au public
Publié le dimanche 27 novembre 2011 à 06h00
Le tronçon de la coulée verte de Lys-lez-Lannoy est ouvert au public. Hier matin, avant même l'inauguration officielle, des habitants du quartier ont profité de ce chemin de promenade de 700 m en pleine ville. Une bouffée d'oxygène.
AGNÈS POIZOT > agnes.poizot@nordeclair.fr
En septembre dernier, les élus lyssois se félicitaient de l'avancée des travaux de la Coulée verte. Enfin, en ce qui
concerne le tronçon situé sur la commune de Lys, soit 695 m entre la place Faidherbe et la rue Cavrois et de la rue Jules-Guesde à la rue Chanzy.
Hier matin, cette voie verte ouvrait officiellement ses portes au public. Une fierté pour la maire Josiane Willoqueaux qui, avec des habitants et des élus, a fait le parcours jusqu'à l'aire de jeux jouxtant la place Faidherbe. À ses côtés, le député-maire de Hem, Francis Vercamer, et Slimane Tir, président de l'Espace naturel de Lille Métropole. « Nous sommes à un endroit qui symbolise la rénovation urbaine de notre ville, déclare-t-elle. Il est difficile de ressentir toute l'énergie et toute l'envie de faire qui a accompagné ce projet jusqu'à aujourd'hui. »
En 2000, un premier aménagement avait été réalisé des rues Jules-Guesde à Chanzy, inauguré par l'ancien maire Daniel Chabasse. Mais pour la majorité actuelle, un lifting était indispensable. Aussi, dès son arrivée à la mairie en 2008, Josiane Willoqueaux et son équipe avaient lancé des ateliers urbains de proximité. « Lorsque j'ai évoqué aux habitants du quartier ma volonté d'en finir avec cet espace abandonné, de ma volonté d'ouvrir un espace d'amusement et de promenade pour tous, beaucoup m'ont dit « "très bien... mais c'est pour quand ?". Nous leur avons répondu avec honnêteté : d'ici 2012 » . Promesse tenue.
C'est ce qui importe à la maire de Lys-lez-Lannoy. « Personne n'a chômé et le retard pris pendant une dizaine d'années
est enfin rattrapé ! », ajoute-t-elle.
Ce tronçon de coulée verte, avec une aire de jeux pour enfants, aura coûté à la Ville 71 300 E hors taxes et 238 692 E à Lille métropole communauté urbaine.
Mais aux yeux des élus, l'investissement en valait la chandelle. « L'essentiel est dans le plaisir que prendront les joggeurs, marcheurs, cyclistes, familles à parcourir cette voie verte, véritable épine dorsale naturelle pour notre ville », poursuit Josiane Willoqueaux.
Reste maintenant à achever cette voie verte - un axe de 7,6 km qui traverse Villeneuve-d'Ascq, Hem, Lys et Roubaix. Slimane Tir l'a redit hier matin : elle devra être achevée pour 2015. D'ici là, il faut un peu d'imagination...
J' étais ce matin sur l' aérodrome de Bondues pour participer en compagnie de Emmanuel CAU, Vice Président du Conseil Nord Pas de Calais, au lancement du Plan forêt régional.
Une occasion d' entendre s' exprimer les engagements de citoyens, d' artistes, d' élus et d' institutions et de rencontrer le Collectif de sauvegarde du Parc de Croix Beaumont.
J' ai rappelé le volontarisme de Lille Métropole au travers de la politique ENM et Paysages. Près de 600 ha sur la période 2002/2015, soit prèsque l' équivalent de la forêt de Phalempin.
Occasion aussi d' écouter Jacques Bonnafé et Jenny Clève, la Ch'ti de l' étape, lire une proclamation et de rire de bon coeur, en l' entendant dire en " ronchonnant in petto" que ça aurait pû être écrit " en français. Eh oui Jenny " on a tous quelque chose de forestier..."
Slimane TIR.
« À la Sainte Catherine, tout bois prend racine ». C'est ce dicton qui a motivé le Conseil régional à choisir au lendemain du 25 novembre une présentation et un lancement public du Plan forêt régional déjà en action.
Le Plan forêt régional est un plan très ambitieux d'extension des surfaces boisées en Nord-Pas de Calais d'ici 2040.
Formidable gisement de richesses écologiques, économiques, sociales et patrimoniales, la forêt est un bien commun de l'humanité. Le Nord-Pas de Calais est pourtant la région la moins boisée de France. Ses massifs forestiers sont morcelés et les espaces boisés font défaut dans les zones urbaines et périurbaines alors que notre population est citadine à 85%.
Le Nord-Pas de Calais subit les conséquences des activités industrielles du passé, des développements des villes et des infrastructures.
Réhabiliter notre nature et redonner toute son importance à la forêt est donc un des projets phares de la Trame Verte
et
Bleue. Le Plan forêt régional ambitionne de garantir une plusvalue environnementale mais aussi sociale et économique aux
territoires et aux habitants de la région.
Dans un contexte de changement climatique, l'ambition est de renforcer la création de boisements, notamment pour anticiper les mutations. L'enjeu est d'accueillir, protéger, préserver la biodiversité en cohésion avec les autres milieux naturels, de renforcer la filière bois et d'améliorer la qualité de vie.
5 orientations pour un projet
-Développer la forêt urbaine et périurbaine (sur des friches, aux abords des zones d'activités)
-Renaturer les espaces agricoles en maintenant leur vocation de production et ainsi freiner l'étalement urbain et réduire
l'artificialisation
-Créer des boisements de protection (eau, air...) pour limiter l'érosion et les polluants
-Renforcer et qualifier les massifs boisés existants
- Reboiser autant que possible les abords des routes et canaux
Dans le cadre de la reconquête et de la mise en valeur du Parc du Val de Marque, l’Espace Naturel Lille Métropole (ENLM) a réaménagé plusieurs étangs et zones marécageuses,
notamment entre Sainghin-en-Mélantois et Fretin.
Leurs travaux visent au développement de la biodiversité. Martins-pêcheurs, chouettes chevêches et chauves-souris ont refait leur apparition. Nous espèrons aussi que des échassiers type limicoles s’approprieront les lieux.
Le Val de Marque retrouve peu à peu son visage ancien.
Cet affluent de la Deûle qui prend sa source à Mons-en-Pévèle et traverse une dizaine de communes du Sud et de l’Est de la métropole lilloise a souffert de l’urbanisation.
Dans les années 1970, la Marque était classée parmi les cours d’eau les plus pollués d’Europe.
Alimentée par une multitude de ruisseaux et de fossés creusés artificiellement, la rivière s’étend sur 37 kilomètres dans un secteur assez plat, ce qui explique la formation de nombreux marais et de zones humides, plus particulièrement entre Fretin et Bouvines.
Des initiatives malheureuses telles que l’assèchement volontaire de certaines zones pour y favoriser la chasse ou encore le remblaiement pour la construction de routes ou de chantiers de construction ont meurtri le site naturel du cours d’eau et détruit les écosystèmes marécageux.
Par ailleurs, les berges n’étaient plus entretenues et les marais s’envasaient. Certains prenaient aussi les lieux pour
une décharge. La Marque, rivière non domaniale, “coulait“ lentement et dans le plus grand silence.
L’action publique inverse le processus de déclin.
Dans une première par la création du SIBM portée par Paul Deffontaine et depuis 2002 d' une façon plus massive en capacité d' intervention par Lille Métropole Communauté urbaine, à travers l’Espace Naturel Lille Métropole que je prèside, qui oeuvre à la restauration de ces espaces et à la création du Parc du Val de Marque.
Cette stratégie s ' articule autour de plusieurs objectifs :
Restauration des milieux humides et des fonctions historiques sur le plan hydraulique comme écologique des zones marécageuses qualifiables à terme, en tant que Réserves Volontaires Régionales
Requalification des principaux secteurs d' attraction et d ' accueil du public ( Chaine des Lacs, en particulier du Heron, Musée de Plein Air, Base de Willems ) par une perspective écologique et patrimoniale,
Création d' un réseau de Voies Vertes dans la vallée permettant la connexion avec le système de marais de l' amont, lieux de biodiversité insoupçonnés, la Chaîne des Lacs en aval et le Canal de Roubaix, sur le versant de l' Escaut.
Elargissement des fonctions écologiques par transformation des boisements d' exploitation et développent de zones boisées par apport de terrains communaux.
Il suffit de s' engager sur le chemin menant à Péronne-en-Mélantois et Fretin pour se rendre compte du travail accompli. Plusieurs marais jalonnent le parcours et ont récemment été rénovés.
Les derniers en date récemment inaugurés, sont ceux du Warlet et du Joncquoy à Fretin.
Sur ce site de 22 hectares, l’Espace Naturel Lille Métropole a procédé au curage et au dévasement. Les sources d’eau qui affleurent ont été restaurées pour le bonheur des oiseaux de passage, foulques, cormorans, oies… du Canada.
Un premier circuit pédestre a été réalisé grâce à la mise en place de pontons ainsi qu' un chemin longeant la Marque.
L’objectif désormais est de réaliser un passage en passerelle sous la voie ferrée et de relier ainsi les marais fretinois à ceux de Bonnance et de Péronne-en-Mélantois qui ont été rénovés par le Conseil Général.
Avec celle de Gruson, bientôt chacun pourra arpenter la Vallée sans quasiment jamais croiser une voiture car il serait très dommage de perdre le fil de la Marque.
Inauguré hier, le marais de Fretin offre un site naturel riche en biodiversité, à redécouvrir dimanche 16.10.2011, 05:32 - La Voix du Nord
Un public nombreux est venu profiter de l'inauguration
de la promenade autour du marais de Fretin.
Une première boucle avait vu le jour en 2007. Depuis hier, ...
c'est tout le marais de Fretin qui a été rendu aux randonneurs avec l'inauguration d'un chemin de promenade tout autour de l'étendue aquatique. Une réalisation qui s'est voulue avant tout écologique. Utilisation de branches d'arbres du marais pour construire les passerelles, bas-côtés laissés à la nature. Seul le chemin de pierre a été légèrement fauché. C'est la nature qui accueille l'homme et non l'inverse. « Quand, avec mon regretté adjoint Marc Desmazières (l'une des passerelles a été baptisée en son nom), nous avions réfléchi au devenir du marais il y a vingt ans, on nous a proposés divers projets dont celui d'une base de loisirs avec baraque à frites, se souvient avec émotion Béatrice Mullier, la maire de Fretin.
Cela nous a convaincu, au contraire, de protéger cet espace naturel et d'en faciliter l'accès au public. » Tout ne fut pas simple. Il fallut d'abord arrêter le déversement des égouts, chose rendue possible par la liaison avec la station d'épuration de Villeneuve-d'Ascq. Puis obtenir le financement de LMCU qui permit le curage de l'étang. « On a retiré autant de vase dans ce marais que sur tout le canal Tourcoing-Roubaix, soit 28 km », note, amusé, Slimane Tir, président de l'Espace naturel Lille-Métropole.
L'étendue d'eau ainsi assainie attire désormais des martins-pêcheurs, des chouettes chevêches, des buses et des chauves-souris. « Comme par hasard, il n'y a plus de moustiques, poursuit-il. Adoptez une chauve-souris, c'est plus efficace que l'insecticide ! » Les trois kilomètres de chemins qui serpentent le long de la Marque et autour de l'étang sont ouverts à tous. Conseil d'un presque octogénaire, habitué des lieux. « Venir le matin au lever du soleil. Tous les oiseaux sont là, tout près. Magnifique.
» Y a plus qu'à. •
SYLVAIN LIRON
Durant six jours les partenaires du projet BIPS, ont organisé une série d' évenements scientifiques et pédagogiques afin d' étudier et de faire connaître la biodiversité le long de nos canaux et rivières sur 80 km de voies navigables et une trentaine de communes.
L' occasion aussi de décloisonner et d' expliquer le travail des scientifiques et des amateurs éclairés, qui d' ordinaire travaillent dans le silence de leurs
laboratoires ou de leurs sites d' observation.
Eh oui, la péniche affrêtée s' appe " De Ark" ( l' arche en flamand ).
L' opération a été lancée en grande pompe, avec les autorités belges, à la jonction entre
l' Escaut et le canal de Bossuit.
Après les discours nous avons procédé à un lâcher de buse ( une vraie, rien à voir avec les équipements du canal ).
Puis embarqué, notamment en compagnie du Ministre belge de la Justice ( en affaires courantes ) Stefaan De Clerck, pour une découverte transfrontalière des
milieux et des projets de voies vertes et bleues ainsi que des améliorations à apporter pour la navigation de plaisance.
Beaucoup d' évenements, du public, une excellente accompagnement des médias et notamment de la presse locale et quelques couacs le long de l itinéraire qui nous ont obligé à improviser.
Ainsi par exemple le démontage d' un échafaudage sur une passerelle de l' Espierre qui
empêchait le passage de la péniche ou le dimanche l' impossibilité d' amarrer à Quesnoy sur Deule, malgré les efforts du maire Roger Lefebvre, ou d' autres aventures le long de la
Lys...)
Evidemment, vous vous doutez bien que nous nous sommes reposés le 7 ème jour !
Slimane TIR
dimanche 28.08.2011, 05:16 - La Voix du Nord
Il y a mieux que
l'eau du canal de Roubaix pour piquer une tête, mais si c'est pour faire des analyses et trouver de petites bêtes...
Une eau d'un vert un peu grisâtre. « Et il va plonger là-dedans », s'inquiétaient des incrédules ?
Hier midi, le professeur Michel Tassigny a enfilé masque et palmes pour aller jusqu'au fond du canal de Roubaix et y traquer la vie microscopique. Depuis que le canal a été dragué, beaucoup tentent de se persuader que la population se montre respectueuse avec l'environnement. « À une époque, les gens jetaient tout dans le canal : des machines à laver, des voitures... », rappelle l'un des organisateurs des Biodiversidays, cette croisière scientifique qui consiste à inventorier les richesses naturelles tout le long de 80 km de cours d'eau dans l'Eurométropole.
À l'escale de Roubaix, ce n'était pas sur les berges, mais au fond de l'eau que les regards étaient portés. Enfin, c'était limité. « On n'a que 40 cm de visibilité et au fond, il y a 40 à 50 cm de vase », a annoncé Michel Tassigny au terme de sa plongée. Il n'est pas ressorti les mains vides. Une bouteille de bière, pour le clin d'oeil, un morceau de vitre sur lequel se sont fixés une éponge (l'organisme vivant aquatique !) et d'autres petites bêtes. « Ça veut dire qu'il y a de la vie ! » Et donc pas seulement du plancton, dont Michel Tassigny est un spécialiste. Le scientifique a condensé ce qu'il a amassé lors de sa plongée avec une petite épuisette ayant une maille de 40 microns. Résultat, dans son flacon d'un demi-litre, « il y a l'équivalent de ce qu'on trouve dans 400 litres d'eau : des animaux, autrement dit de la bouffe pour poissons ». Ce qui signifie pour la santé du canal ? « À première vue, c'est bien.
J'aurai mes résultats d'ici une semaine. Le milieu va évoluer dans les années qui viennent. » On précisera aux scientifiques en herbe qu'en dehors de cette opération, la plongée dans le canal n'est pas autorisée ! • M. G.
Les Biodiversidays se poursuivent. La péniche fera escale aujourd'hui à Marquette (à 10 h), au port de Wambrechies (de 12 h à 14 h, avec des portes ouvertes), à Quesnoy-sur-Deûle (à 15 h) et, enfin, à Deûlémont (à 17 h, avec des festivités sur place).
( Marc Grosclaude )
dimanche 28.08.2011, 05:18 - La Voix du Nord
Un spécialiste des bêtes qui grouillent dans l'eau a donc plongé au fond du canal. Le bief du Nouveau Monde serait-il voué
à devenir Roubaix Plage ? C'estaller vite en besogne. La question posée à Slimane Tir, président de l'Espace naturel métropolitain et artisan de la renaissance du cours d'eau. « Je ne
suis pas chiraquien », réplique le Vert en référence à cette promesse non tenue de celui qui, alors maire de Paris, avait dit qu'il se baignerait dans la Seine.
L'eau du canal de Roubaix n'est peut-être pas si dégoûtante que cela ; la preuve, des animaux s'y plaisent. Mais s'y baigner est strictement interdit. Et puis ne pas voir à 40 cm et poser le pied dans la vase, pour moi c'est rédhibitoire. M. G
Le Chti Bike Tour c’était 2 jours de vélo les 27 et 28 Août au départ d’Armentières.
La base des Près du Hem, site géré par l' Espace Naturel Métropolitain accueillait pour la 6 ème fois consécutive le village et bien sûr les arrivées.
La météo était de la partie le samedi, temps plus mitigé le dimanche.
La pluie s' est mise à tomber vers 13h, au moment où les compétiteurs et les randonneurs s' attabaient pour la Pasta Party. Dommage pour les exposants et le village.
Plus de 4600 participants cette année et un nouveau record d' inscription.
J' ai participé à la remise des trophées en très belle compagnie d' élues ( MMes Paris et Messager ) et de gloires du cyclisme français ( Laurent Desbiens et Luc Leblanc ( ancien champion du Monde ).
Donc un bilan satisfaisant malgré la pluie du dimanche midi qui a gêné les exposants du village.
Félicitations à tous les bénévoles si nécessaires à ce type d' évènements : 130 bénévoles pour les accueils et la
restauration, plus de 300 signaleurs et policiers le samedi.
Et la mobilisation du personnel ENLM de la base toujours aussi motivé.
Biodiversidays – L’arche de la Biodiversité –
Du 26 au 31 août 2011, BiPS
organise ‘Biodiversidays’, un événement ambitieux qui va réunir durant pas moins de six jours des personnes travaillant sur la thème de la biodiversité.
Lors de ce prestigieux événement, un bateau effectuera en six étapes une boucle de canaux à l’intérieur de l’Eurométropole (= collaboration transfrontalière entre trois régions : la Flandre, la
Wallonie et le Nord de la France).
La croisière va commencer à Bossuit où l’on va remonter l’Escaut. Ensuite, le bateau va naviguer le long du Canal de l’Espierres et le Canal de Roubaix pour rejoindre finalement la Lys via une partie de la Marque canalisée et un trajet sur la Deûle. On va ensuite naviguer dans le sens du courant et, une fois arrivé à Courtrai, on va reprendre la direction de Bossuit via le Canal Courtrai-Bossuit.
Dès à présent vous pouvez suivre les résultats des observations réalisées lors de Biodiversidays en cliquant sur les liens ci-dessous.
Observations en France :
http://nordpasdecalais.observado.org/user/view/73662
Observations en Belgique :
http://observations.be/user/view/73662
Au travers de ce projet, BiPS poursuit les objectifs suivants :
1. Une politique de biodiversité efficace peut être perçue comme un élément d’une vision beaucoup plus large sur les possibilités de développement d’une région. C’est pourquoi BiPS souhaite convaincre le monde politique, les décideurs et, par extension, le grand public issu de l’Eurométropole de l’importance d’une politique transfrontalière en matière de région durable et agréable à vivre. La croisière en bateau est le moment idéal pour rassembler toutes ces personnes et pour leur offrir un forum dans lequel des réseaux pourront être développés afin de pouvoir instaurer à l’avenir à une politique qui va dans ce sens.
2. Le point de départ du deuxième objectif réside dans la constatation suivante : un environnement, dans lequel une place
importante est accordée à la biodiversité, se prête à des objectifs récréatifs. Au cours de ces six jours, on ne va donc pas hésiter à mettre pied à terre afin de profiter de
quelques possibilités récréatives situées aux alentours de la boucle de cours d’eau. Par la suite, on va pouvoir se concerter afin de voir comment la région pourrait développer à l’avenir ces
atouts récréatifs.
3. Le troisième objectif est de mesurer, sur et autour du bateau, la biodiversité le long de la boucle de
cours d’eau. Au moyen de divers recensements, les partenaires de BiPS souhaitent faire un tour d’horizon de la biodiversité de la région. Mais ils ne peuvent y parvenir seuls ! C’est
pourquoi un appel est lancé aux naturalistes spécialisés. Ils sont les bienvenus à cet événement unique. Plus que souhaitée, leur participation est même nécessaire ! Le but est d’établir
lors de chaque étape l’abondance de nombreuses espèces (oiseaux, amphibiens, poissons, chauve-souris) et de rédiger ensuite un rapport scientifique sur les résultats obtenus, lequel pourra
ensuite servir de base pour une recherche ultérieure.
En plus de la croisière en bateau, des activités pour le grand public seront bien évidemment organisées.
Le vendredi 26 août au soir, le bateau va ainsi accoster aux alentours de 17 heures à Leers-Nord où se tiendront des concerts d'accordéon à la 'Maison du Canal'. Le public aura également
l'occasion de visiter le bateau, une exposition de présentation de Biodiversidays avec stands d'information, ainsi que son labo.
Le lendemain, le samedi 27 août, aura lieu la Nuit Internationale de la Chauve-souris. Le
bateau va amarrer ce jour-là dans les environs de Marcq-en-Baroeul (Impasse du Triest, Wasquehal), où toute la soirée sera placée sous le signe de la chauve-souris. Des guides
tant néerlandophones que francophones vous feront découvrir le monde merveilleux de ces animaux. Vous allez très rapidement vous rendre compte que les chauve-souris ne sont pas des vampires
terrifiants, mais au contraire des insectivores très utiles qui, comme on dit dans le langage courant, ne feraient pas de mal à une mouche. Des animations pour les plus jeunes seront mises en
place. Après la promenade, il sera bien sûr possible de commenter les résultats… autour d’un bon verre.
Trajet et programme
◊ VENDREDI 26/08/2011 : Bossuit --> Leers-Nord
12h : Coup d’envoi de ‘Biodiversidays’ à 'Pompgebouw' (Station de pompage) à Bossuit (Doorniksesteenweg 402, 8583 Avelgem-Bossuit). Brève présentation du projet 'BiPS' et de l'événement 'Biodiversidays', le tout suivi d'une réception.
12h: Accueil et présentation des orateurs par Monsieur Guido Decorte, Député de la Province de Flandre occidentale
12h05: Présentation du projet BiPS par Madame Mathilde Vandorpe, Echevine de l'Environnement de la ville de Mouscron
12h15: Présentation de l'événement 'Biodiversidays' par Monsieur Slimane Tir, Président 'Espace Naturel Lille Métropole'
12h25: Importance de la trame verte/trame bleue, par Monsieur Paul Breyne, Gouverneur de la Province de Flandre occidentale
12h35: Signal officiel de départ de l'événement . Remise en liberté symbolique d'une buse après revalidation.
12h45: Réception offerte par le gouvernement provincial de Flandre occidentale
13h30: Lancement officiel de l'événement. Départ du bateau à partir de la Pomgebouw à Bossuit en direction de la Maison du Canal à Leers-Nord. EUROMETROPOLE organise un mini-colloque à bord du bateau, dont le programme est le suivant:
13h30 – 13h45 Introduction par Stef Vande
Meulebroucke
L’Eurométropole en quelques mots
Présentation de la stratégie de l’Eurométropole
13h45 – 14h15 Les différentes activités du Task Force de
l’Eurométropole 2030
par Stefaan De Clerck & Stef Vande Meuleborucke
Trame verte et bleue en tant que support du concept ‘feel our metropolis’
14h15 – 14h45 Actions concrètes concernant la trame verte et bleue en cours
dans les TWG
‘Tourisme’ par Yves Degreef
‘Aménagement
du territoire et développement durable’ par Daniel Senesael
‘Développement durable et biodiversité dans le cadre de nouveaux projets
urbanistiques le long des cours d’eau’ par Astrid Scharly
A mi-chemin, à l'écluse de Warcoing (aux alentours de 15 heures), possibilité pour celles et ceux qui le souhaitent de
débarquer. Retour assuré vers Bossuit.
Vers 16h30: Arrivée à la 'Maison du Canal' à Leers-Nord, avec présentation au grand public de
Biodiversidays au moyen de stands d'information et d'une exposition sur le bateau. Inventaires et animations Nature entre 17h et 19h. A partir de 19h: concerts
d'accordéon. EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
◊ SAMEDI 27/08/2011 : Leers-Nord --> Marcq-en-Baroeul
Programme en journée :
8h30 Départ de la péniche de la Maison du Canal à Leers Nord
8h50 Passage Pont levis Grimonpont
Dépose groupe des Naturalistes (vélos, matériel), pour inventaires sur sites PCUK et/ou Bassin filtrants
Oiseaux, Libellules, Amphibiens, Papillons.
11h45 : Rendez-vous à L'écluse de Nouveau Monde à Roubaix. Les invités locaux attendent à l'arrivée de la
péniche et parcourent l'expo PCUK, sortie du Relais Nature du canal pour l'occasion, ainsi que les stands associatifs EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
12h15 : Début de l'embarquement sur la péniche. Accueil décalé par Patrick Sourdeval grimé en savant
"H20". Visite de la péniche et de ses installations (dont un labo d'analyses mis en place par les Eaux du Nord)
13h Plongée du professeur Michel Tassigny
14h : Départ de la péniche, et échanges entre techniciens et élus autour du thème "Biodiversité et canaux,
quel avenir ?"
19h : Arrivée Péniche à l'écluse du Triest à Wasquehal ( Ferme Dehaudt )
EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC: Soirée Européenne de la Chauve-souris
20h Accueil soirée de la chauve souris
20h30 Projection en plein air
21h Visites guidées Chauve Souris
22h Goûter nocturne
Observer les chauves-souris n’est pas chose aisée. Quand elles sont plongées dans leur sommeil hivernal, c’est parfois
possible,… avec un brin de chance. Après l’hiver, c’est le soir que tu as le plus de chance de les apercevoir, mais seulement de manière très fugace.
Envie d’en savoir un peu plus sur ces mystérieux animaux nocturnes? A quoi ils ressemblent? Ce qu’ils mangent? Leur mode de
vie? Si oui, rejoins-nous à l’occasion de la Nuit Européenne de la Chauve-souris qui aura lieu le 27 août 2011.
Après avoir fait plus ample connaissance avec les espèces, leurs habitudes et leur habitat, nous partirons, accompagnés de
guides enthousiastes, armés de détecteurs et de lampes de poche, à la recherche de ces formidables acrobates. Les enfants y trouveront aussi leur bonheur !
Il sera bien évidemment possible de boire un verre après cette passionnante promenade nocturne.
Où? Ferme Dehaudt - Impasse du Triest, 59290 Wasquehal (France)
Quand? Le samedi 27 août 2011 à 20h
◊ DIMANCHE 28/08/2011 : Marcq-en-Baroeul --> Deulémont
Programme de la journée :
8H Départ de la Ferme Dehaudt
9hNavigation sur la Marque Urbaine, observation faune et flore
10h Passage et arrêt à l'écluse de Marquette lez Lille,
Point sur les opérations menées sur ce secteur en matière de lutte contre les chironomes. Départ des randonnées
naturalistes vers le site Chico Mendes à Wambrechies et la butte du Petit paradis
12h Arrêt Péniche au port de plaisance à Wambrechies,
Visites à bord, stand: EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
14h Départ randonnée "nature" cycliste vers Quesnoy sur Deûle. Observations faune-flore et découverte de la nature de la Basse-Deûle. Ouvert à tous, se présenter avec son vélo. EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
15h30 Pause Péniche à Quesnoy sur Deûle,
De 16 à 17h: Visite du "jardin au naturel" de Suesnoy-sur-Deûle. - EVENEMENT POUR LE GRAND
PUBLIC
17h30 Arrivée péniche Port de Deûlémont
Portes ouvertes de la péniche. - EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
◊ LUNDI 29/08/2011 : Deulémont --> Wervik
Programme en journée : balade à vélo avec guides le long du Canal Ypres-Comines, avec visite au Domaine Provincial ‘De Palingbeek’
8h30 : Départ du bateau et passage de l’écluse de Comines
10h00 arrivée à Comines (Sluisweg/Route des Ecluses) et explication sur le bateau du déroulement de la
balade à vélo
11h00 départ de la balade à vélo vers le Centre des Visteurs 'De Palingbeek' le long du Canal
Comines-Ieper (point de départ : écluse de Comines, Route des Ecluses 40-50, 7784 Comines-Warneton) EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
13h00 Pique nique à Palingbeek (Vaartstraat 7, 8902 Zillebeke)
14h00 Visite à vélo du Domaine Provincial 'De Palingbeek'
15h30 Retour vers le bateau
16h30 Départ du bateau en direction de Balokken - Goûter sur le bateau avec bref exposé sur les
Bas-Près par Philippe Mouton (Eco-Vie) jusque 18h EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
18h30 Soirée familiale à Balokken
◊ MARDI 30/08/2011 : Wervik --> Courtrai
08h15: Rassemblement à Courtrai (Parking situé Spinnerijkaai, à côté usine Stoops
08h30: Départ du bus de Courtrai vers Wervik
08h30: départ du bateau à partir de Balokken vers Bootstraat à Wervik (pour débarquer les personnes qui ont dormi sur la péniche)
09h00: arrivée du bus (et du bateau) à Bootweg à Wervik
09h15: départ de la visite guidée
09h15-10h45: Visite guidée Laag-Vlaanderen - EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
10h45-11h45: visite guidée site d'Hondt - EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
(09h15: départ bateau à partir de Bootweg vers écluse de Menin)
11h45: départ à pied du site d'Hondt vers l'écluse de Menin
12h00: départ du bateau de l'écluse de Menin vers Marke ('t Schrijverke)
12h30: : dîner sandwiches
14h30: arrivée Pont de Wevelgem
14h30: Visite guidée 't Schrijverke à Marke - EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
16h45: arrivée sur le bateau
17h: départ du bateau vers Courtrai (Venning)
18h30: arrivée à Courtrai (Venning)
18h45-19h30: souper
20h: visite avec guides de la ville de Courtrai (départ: Poortgebouw Vetex, Pieter de Conincklaan 23a, Courtrai - EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
21h: inventaires papillons?
◊ MERCREDI 31/08/2011 : Courtrai --> Bossuit
08h15:: Rassemblement au Pompgebouwà Bossuit
08h30: Départ en bus de Bossuit vers Courtrai (de Venning)
09h30: embarquement et départ du bateau en direction de l'écluse de Moen
09h00-12h: Démonstration et info Belgisch Biotische Index (BBI) par Vlaamse Milieu Maatschappij
12h00: arrivée à l'écluse de Moen et départ vers Sint-Pietershof
12h15: repas sandwiches avec bière régionale à Geitenboer
13h30: Visite guidée Orveytbos (départ: Sint-Pietershof, Kraaibosstraat 6, 8552 Moen) - EVENEMENT POUR LE GRAND PUBLIC
15h00: à pied de Orveytbos vers l'écluse de Moen
15h15: départ du bateau à partir de l'écluse de Moen en direction de la Pompgebouw à Bossuit
16h00: arrivée Pompgebouw Bossuit + moment de clôture
18h00: Fin de l'événement
EN CONTINU DURANT LES 6 JOURS:
Un trentième anniversaire de la base des Près du Hem auquel je n'ai pû malheureusement assiter en raison d ' engagements antérieurs, notamment concernant ma participation à une table ronde des Journées d' été de EELV à Boulogne sur Mer.
Le conseil syndical de l Espace Naturel Lille Metropole a mis l 'accent cette année su les enjeux de l' accessibilité, bien sûr sociales concernant les tarifs mais en permettant à tous et toutes d' accéder à la baignade, à la navigation sur le plan d' eau, quelque soit son degré d' handicap.
Ainsi la plus ancienne base de loisirs métropolitaine contine à s' équiper et à se diversifier. Elle garde une longueur d' avance sur les "plages urbaines" éphémères et constitue un maillon clé de notre projet de Parc de la Lys.
Notre clin d oeil est d 'offrir ces nouveaux équipements quasi-simultanément à l ouverture du parcours Vanupieds. Histoire de vous faire marcher !
Slimane TIR
mercredi 06.07.2011, 05:02 - La Voix du Nord
La cérémonie s'est terminée par le partage d'un gâteau géant de 400
parts.
Dimanche, les Prés du Hem ont célébré leurs trente ans.
C'est Pierre Dhenin,
directeur de l'Espace naturel Lille métropole, qui a accueilli les invités du jour. Claudine Messager, première adjointe, a pris la parole, mettant en exergue « l'idée géniale » de Gérard Haesebroeck, maire d'Armentières de 1973 à 1986, à l'origine de la base. Bernard Haesebroeck a, quant à lui, rendu hommage à son père.
Puis il a souligné l'accessibilité des structures d'Armentières aux différents types de handicaps, un travail quotidien « pour que chacun et chacune, quel que soit le handicap, ait la chance de vivre ce que nous vivons tous ».
Dans ce contexte, les Prés du Hem sont un exemple parfait d'accessibilité aux loisirs pour l'ensemble de la population. « Nature et solidarité sont des valeurs essentielles de la ville », a conclu Bernard Haesebroeck. Et parce qu'il n'y a pas d'anniversaire sans gâteau, la cérémonie s'est terminée par le partage d'un gâteau géant de 400 parts accompagné d'un concert des musiciens de l'Harmonie du Commerce.
Tous ont pris la direction de la plage où était prévue la présentation des nouveaux équipements à destination des personnes à mobilité réduite : le Mainaleau, le Tiralo et l'Access Dinghy.
Le Mainaleau est une idée de Jean-Pierre Dhenin, cogérant de la société Handidétente, professeur de fabrication au lycée du Hainaut et paraplégique. « Passionné de sport nautique, j'ai ressenti la frustration de ne plus pouvoir aller sur l'eau. Mon esprit inventif s'est mis en marche : j'irai sur l'eau avec mon fauteuil roulant ! »
Le premier Mainaleau navigue sur l'étang du Vignoble à Valenciennes en mai 2006. Un second prototype est mis à l'eau en septembre 2007. Le Mainaleau peut être utilisé par tous : un siège valide est en effet prévu à l'arrière pour un accompagnant, une seconde personne pouvant également s'asseoir à l'avant.
Le Tiralo est un fauteuil de plage destiné aux personnes à mobilité réduite. Il se distingue par son aspect tout-terrain : évoluant facilement sur tout type de sol, il permet à son passager d'accéder à la baignade, installé dans un fauteuil ergonomique, entre deux accoudoirs amovibles et servant de flotteurs. Il ne se pousse pas mais se tracte, une spécificité qui simplifie considérablement les déplacements en terrain meuble et accidenté.
L'Access Dinghy est une embarcation de haute technologie directement arrivée d'Australie. Il offre aux personnes non valides, mais également aux valides, la possibilité de découvrir la pratique et les véritables sensations de la voile. Les Prés du Hem disposent pour l'instant de quatre voiliers de ce type.
À noter que dans le cadre d'un plan de développement régional et en collaboration avec la Ligue de Voile du Nord Pas de Calais, le centre nautique des Prés du Hem organise, à l'attention des éducateurs spécialisés travaillant avec des personnes à mobilité réduite, un stage de sensibilisation à l'activité voile sur Access Dinghy du 25 au 29 juillet. • S. M. (CLP
jeudi 14.07.2011, 05:18 - La Voix du Nord
Paille, charbon, granit... vos pieds apprécieront. Ou pas!
Chaussures au placard et pantalon relevé : sur le parcours des Vanupieds, aux Prés du Hem, ça gratouille, ça chatouille et... ça peut - gentiment - piquer !
Le moelleux de la tourbe humide carresse ma voute plantaire. Délicate sensation. Et douce entrée en matière qui m'incite à emboîter le pas assuré de l'animateur. Mais, « aïe ! », la traversée sur l'écorce d'épicéa est moins évidente
.
Corentin, 12 ans, ne se laisse pas impressionner par le relief des petits carrés de marbre et pourtant : « C'est pas très agréable ! » Annick, 62 ans, le suit à marche prudente. « Relax, on se détend ! », conseille l'animateur. « Il ne faut pas se crisper et laisser le pied retrouver sa posture naturelle. » Tapis de Bruyère, sol goudronné, hachis de peupliers, schiste gris, paille de blé, lin « roui »...
Cinquante textures au total, pour beaucoup naturelles, qui composent un circuit sensoriel d'un kilomètre. Le concept est né dans les années 90 en Allemagne. Doucement, il arrive en France ; à Rennes, Paris et dans les Vosges pour l'instant.
Les Prés du Hem ont importé l'idée dans une version régionalisée pour évoquer les richesses de notre patrimoine agricole et industriel. De la brique traditionnelle du Nord au sable de Marquise en passant par les boulons de l'entreprise Beck Crespel jusqu'aux 10 000 capsules de la brasserie Thiriez, votre pied appréciera... ou pas ! Souvent massé, parfois taquiné, il n'est jamais réellement maltraité. Au contraire même, le parcours regorge de bienfaits. Et stimule quelques-unes des 7 200 terminaisons nerveuses de la plante de nos pieds.
Au promeneur de deviner les matières. Entre terre battue, cosses de cacao, poussière de coquillages... le jeu de piste est beaucoup plus difficile qu'on pourrait l'imaginer.
Le parcours est praticable à tous les âges. Il est seulement déconseillé aux diabétiques et aux personnes qui souffriraient de problèmes de circulation.
Beaucoup de familles se laissent séduire. Chaque jour, depuis l'inauguration en juin, les Vanupieds accueillent des centaines de marcheurs aux pieds nus. Un millier en une journée la semaine dernière.
La balade se termine dans l'argile. Les enfants adorent. Pour une fois qu'il est autorisé de marcher dans la boue ! Pas d'inquiétude, tout est prévu à l'arrivée pour se rincer. Et même se sécher. Les doigts de pieds en éventail. •
DELPHINE D'HAENENS
ATELIER 3 Foncier & Biodiversité La biodiversité : une incitation à repenser les politiques d'aménagement ?
Président
TIR Slimane -
Vice-président de Lille Métropole Communauté Urbaine, délégué au Espace Naturel
Animateur
DELDUC Paul -
Ministère de l'Ecologie
Introducteur
CLAP Florence -
Union Internationale pour la Conservation de la Nature
Rapporteur
LEMOINE Guillaume -
Conseil Général du Nord
Discutant
FEUVRE Christian -
Directeur délégué aux transports terrestres au Port du Havre
MASSE Charles -
Président LH2T
MULLER Raymond -
Directeur Général de la SAFER Lorraine
THIÉVENT Philippe -
Directeur - CDC Biodiversité
BARSKY Luc -
Directeur du Parc Naturel Régional du Perche
RAOULT Paul -
Sénateur du Nord
Comment développer des stratégies foncières locales en faveur de la biodiversité ? Entre protection et valorisation, quels équilibres, quels partenariats trouver entre collectivités, propriétaires, aménageurs et usagers ? La promotion de la biodiversité doit en effet maintenant entrer dans une phase opérationnelle. La biodiversité, un laboratoire pour repenser les politiques d'aménagement ?
Les diverses expériences en France et dans de nombreux pays le montrent : les politiques publiques protectrices de l'espace, si elles s'inscrivent dans le long terme, peuvent être créatrices de valeurs foncières. La protection de la biodiversité, pensée de façon adaptée à chaque territoire avec les bons outils opérationnels, peut, à ce titre, intéresser tous les acteurs du foncier, publics et privés. Utiliser l'ensemble des outils fonciers pour rendre opérationnel un enjeu qui paraît encore désincarné et théorique : c'est le principal défi de la territorialisation des politiques de promotion de la biodiversité. A la clef : révéler la dimension économique de la biodiversité et ouvrir un nouveau débat sur la valeur de son foncier ; mieux associer les propriétaires, fonds d'investissements, opérateurs aux projets de protection et de valorisation ; construire une fiscalité incitative, pour une meilleure péréquation entre usages. L'atelier nourrira d'exemples originaux un débat passionnant autour de nouvelles façons de penser l'espace et ses usages.
Le 9 juillet au parc de la Deûle, banlieue de Lille, sera inauguré le « jardin de la Méditerranée orientale », dixième espace paysager consacré à une des cultures d'origine des habitants venus d'ailleurs.
HOUPLIN-ANCOISNE (Nord)
De notre envoyée spéciale
Les maçons sont à pied d'œuvre. Déjà, cinq portes se découpent dans des murs de pierre, comme souvent dans les contrées méditerranéennes où ils abritent cafés et treilles. Derrière, une étonnante structure métallique rouge en forme de turban oriental.
À ses pieds, seront, cet automne, plantés des centaines de bulbes de tulipes, une fleur originaire de Turquie, introduite en France au XVIIIe siècle par Ogier de Bousbecque et dont les Néerlandais ont fait une véritable industrie. Il reste encore à installer les petits ânes gris dans l'étable proche, à terminer la pergola qu'escaladeront des rosiers parfumés de Bulgarie, à placer dans les massifs des plantes résistantes à la sécheresse mais aussi… au froid !
En effet, même si ce jardin a pour mission d'évoquer la « Méditerranée orientale » (Grèce, Turquie, Bulgarie), il faut également « faire avec » le rude climat du Nord ! Le concepteur, l'architecte-paysagiste grec Georges Vafias et Bernard Chapuis, son associé dans l'agence AEP, ont en effet décidé que « la valorisation de la rareté de l'eau serait l'axe principal » de ce projet réalisé « par plaisir, pas pour gagner de l'argent ». « Je n'ai pas voulu me focaliser sur le folklore de chacun des trois pays, mais au contraire trouver ce qui est commun à tous », insiste Georges Vafias.
Ce jardin, le dixième du genre, s'inscrit dans l'ensemble Mosaïc installé dans l'immense parc de la Deûle, dans la banlieue lilloise. « C'est une graine plantée en 1968 par les élus des communes de Houplin-Ancoisne, Santes et Wavrin », raconte Caroline Gaignard, chargée de mission d'Espace naturel Lille métropole. Juste récompense, ce syndicat mixte chargé de gérer et animer les 1 300 hectares d'espaces naturels autour de Lille a reçu, en 2006, le grand prix du paysage. Et en 2009, le prix du paysage du Conseil de l'Europe. « Il y avait, ici, des terrains abandonnés ou mêmes pollués. Les élus ont voulu à la fois protéger les nappes phréatiques et pallier au déficit d'espaces verts ouverts à tous », précise Caroline Gaignard.
Dans les années 1990, lorsque le parc de la Deûle a vu le jour à l'initiative de Pierre Mauroy, alors président de la Communauté urbaine, une agence belge réputée – JNC – et un paysagiste de renom – Jacques Simon –, spécialiste du Land art, ont imaginé trois types d'espaces :
la « nature retrouvée » à Santes où des arbres ont été replantés sur des terrains dépollués pour favoriser le retour de la biodiversité ; la « nature domestiquée » à Wavrin où le site a été retravaillé, en lien avec les agriculteurs (création de chemins, de haies, etc.) ; enfin, la « nature magnifiée » avec Mosaïc. Cet espace fermé de 33 hectares alterne coins « sauvages » (priorité à la biodiversité, toujours !) et jardins contemporains à thème.
À terme, il devrait y en avoir une vingtaine.
Ce sont les installations néolithiques découvertes en ce lieu, au début des travaux, qui sont devenues le sujet du… « jardin premier ». Le fil conducteur, commun à tous les autres, c'est la diversité culturelle de la métropole lilloise : ici, une personne sur cinq a des origines étrangères ! Et, la population compte plus de 80 origines différentes. « Nous avons voulu rendre hommage à la diversité des anonymes qui ont contribué au développement de cette région », raconte Slimane Tir, élu (vert) à Roubaix, vice-président de la Communauté urbaine de Lille et président d'Espace naturel Lille Métropole.
Chaque jardin évoque en effet – en la réinterprétant – la culture de la région dont est issue l'une des principales communautés de migrants. « Ce sont des jardins de plantes et d'hommes, pas de communautés, pas de pays », insiste Pierre Dhenin, directeur d'Espace naturel Lille Métropole. « Il y a des plantes, des œuvres d'art, des animaux et des jeux, les migrants s'y retrouvent complètement », assure-t-il. « Ce sont des jardins rêvés, élaborés à partir de leurs souvenirs, qui campent une ambiance », affirme, de son côté, Slimane Tir. Pour chacun, aux côtés des paysagistes, les migrants ont été associés à la réflexion, via leurs associations mais aussi leurs consulats ce qui a parfois donné lieu à quelques empoignades… nationalistes.
Pourquoi illustrer telle ou telle culture ? « Nous sommes partis des statistiques de l'Insee », réplique Caroline Gaignard. « La communauté la plus importante, la plus ancienne, raconte Pierre Dhenin, ce sont les Flamands venus de Belgique, après la première guerre mondiale, pour travailler dans les usines textiles. »
Suivront, dans les années 1930, les Polonais dans les mines, puis, après la seconde guerre mondiale, les Italiens, dans le bâtiment. Dans les années 1950, les Portugais et les Espagnols arriveront, puis dans les années 1960, les Maghrébins, suivis dans les années 1970, par les Africains, dans les années 1980, par les Asiatiques, surtout Laotiens, et enfin, plus récemment, par les Britanniques, immigrés en cols blancs ou résidents secondaires.
Ces jardins sont des lieux de promenades, de repos, de jeux, d'animations variées (concerts, contes, calligraphie, atelier de henné, etc.), souvent à l'initiative d'associations de migrants. « Ici, chaque visiteur a son coin de prédilection. Le plus apprécié, c'est le jardin laotien », confie Pierre Dhenin. Ce jardin où tout évoque l'eau et la végétation luxuriante, est structuré autour d'une immense carcasse en bambou figurant la silhouette d'un dragon.
Cependant, la découverte de Mosaïc débute par un ancien wagon où l'hôtesse d'accueil vous souhaite « bon voyage ! ». Invite appropriée ! Logiquement, après le « jardin premier », les visiteurs abordent le jardin flamand et son « géant du Nord » en métal jaune, puis glissent du jardin de l'Europe orientale jusqu'au jardin des figuiers dédié aux Maghrébins, avant d'aborder « Africa Mamma » qui, organisé autour d'un catalpa/arbre à palabres, évoque Sénégal et Mali. Un jardin sublime l'Italie, un autre l'Espagne et le Portugal et ainsi de suite.
Il y a aussi des trouvailles dont le succès ne se dément pas comme cette bétonnière peinte qui laisse échapper ces airs de bel canto familiers aux maçons italiens. Ou, dans le jardin anglais, ces vélos surmontés d'un parapluie sur lesquels l'eau coule dès que l'on pédale ! En voyageant ainsi d'un jardin à l'autre, les visiteurs s'imprègnent peu à peu de l'esprit du vaste monde.
Commentaires Récents