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Resistances

Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 09:03

 

IMG 0301J' ai pris ces images  lors d'un pélerinage que nous avions organisé, à l' occasion de la relance d'un jumelage avec Sosnoview avec le Conseil Municipal des Jeunes de la ville de Roubaix.

 

 A l' occasion de ces rencontres , nous avions expressément demandé à nos hôtes polonais

de programmer ce moment, afin que chacun puisse se recueillir et méditer sur les conséquences génocidaires de la barbarie, qui est toujours au coeur de nos civilisations, la passivité face à l' oppression et la soumission à une autorité négatrice des droits humains.

Monsieur Christian Vanneste nous a habitué à ses outrances calculées. IMG 0302

 

En 2005, il joua un rôle clé dans l' élaboration de l' article relatif au rôle positif de la colonisation". Il fleurte depuis des années avec la frange la plus virulente de l' UMP implantée en PACA et depuis longtemps gangrénée par la lépénisation.

  

 http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1032 

 

 Slimane TIR

Christian Vanneste : 20 ans de dérapages résumés en 20 minutes !

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« la légende de la déportation des homosexuels » : dans une interview au site libertepolitique.com[1], Christian Vanneste, député du Nord, membre du collectif de la Droite populaire, a qualifié la déportation d’homosexuel-le-s pendant la Seconde Guerre mondiale de « fameuse légende ».

Notre analyse :

Ces propos nous rappellent le « détail de l’Histoire » de Jean-Marie Le Pen au sujet des camps de concentration.

Monsieur Vanneste n’est pas un débutant en matière de provocation homophobe, d’incitation à la haine et au rejet de l’autre, de stigmatisation de personnes en fonction de leur orientation sexuelle.

-

Dans cette interview d’autres dérapages tout aussi inacceptables :

Dans cette interview en vidéo datée du 6 février 2012 les homosexuel-le-s sont qualifié-e-s de narcissiques, d’égoïstes mais aussi de menteurs : « Ils ont un art consommé de déformer la réalité […] et donc d’acquérir une opinion favorable ».

Le député n’hésite pas : 

à faire l’amalgame entre homosexualité et pédophilie : « En général, l’homosexuel a une préférence pour le jeune homme »,

à user des comparaisons entre homosexualité et inceste : « L’interdiction de l’inceste, c’est l’interdiction du même […] On se rend compte à quel point le mariage homosexuel est une aberration : c’est choisir son autre dans le même sexe ! »

ou entre homosexualité et polygamie : « Si on accepte le mariage homosexuel, pourquoi refuser la polygamie ? »

Nous nous associons à la colère des associations LGBT, dénonçons les propos abjects de Christian Vanneste, et l’invitons à se plonger dans ses cours d’histoire et dans les travaux de l’association « les Oubliés de la Mémoire ».

-

De tels propos renforcent une homophobie encore trop présente au quotidien dans notre société. La stigmatisation des homosexuel-le-s ne se résume pas à une inégalité des droits : mariage, adoption, don du sang. Elle  se manifeste aussi à travers un taux de suicide 7 à 13 fois supérieur chez les jeunes homosexuel-le-s[2], par un salaire inférieur en moyenne de 7% à compétences égales[3] ou encore par des agressions quotidiennes et banalisées[4].

Si nous prenons acte de la décision du bureau politique de l’UMP d’exclure Christian Vanneste, nous ne pouvons que souligner que celle-ci est très tardive, après une décennie de propos homophobes et aujourd’hui négationnistes. Jean François Caron, Président du groupe Europe Ecologie les Verts au Conseil régional Nord Pas de Calais et Maire de Loos en Gohelle le confirme : «Depuis 1992, nous nous croisons dans de nombreuses instances politiques. Ces propos sont, malheureusement serai-je tenté de dire, l’expression de son mode de pensée depuis des années»

Pour lutter contre les discriminations, les élu-e-s EELV du Conseil régional Nord Pas de Calais avaient déjà fait inscrire aux débats lors de la séance plénière des 23 et 24 février une motion intitulée « La Région lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et au genre ».

 

Signataires :

Pour EELV Nord Pas de Calais

Sylviane Dupont & Vincent Dhelin, Secrétaires régionaux EELV Nord Pas de Calais

 

Pour les groupes politiques EELV

Jean François Caron, Président du groupe Europe Ecologie les Verts au Conseil régional Nord Pas de Calais et Maire de Loos en Gohelle

Slimane Tir, Président du Groupe EELV de Lille Métropole Communauté Urbaine, Conseiller municipal à Roubaix. Candidat EELV aux législatives sur la 8è circonscription du Nord

Dominique Plancke, Président du groupe des élus EELV de Lille, Président de la commission transports du Conseil régional

 

Premières signatures d’élu-e-s

Marc Boulnois, Maire de Norrent -Fontes

Eric Quiquet, adjoint au maire de Lille, Candidat EELV aux législatives dans la 2è circonscription du Nord

Bernard Despierre, Conseiller communautaire Lille Métropole, adjoint au maire à Tourcoing, Candidat EELV aux législatives sur la 10è circonscription du Nord

Daniel Compère, Conseiller municipal à Mouvaux

Marie Pierre Bresson, Cyrille Pradal pour les élu-e-s EELV de Lille-Lomme-Hellemmes

 

 

 


Par Slimane TIR - Publié dans : Resistances
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 00:26

 

 

Communiqué de presse  : Antennes relais à Wattrelos : ne rien lâcher !

 

Le tribunal administratif de Lille a émis un avis favorable à l’opérateur SFR pour installer son antenne relais à Wattrelos au seul motif, contestable, de l'impératif de couverture du territoire en téléphonie mobile : contestable en raison de l'insuffisance de la prise en compte des risques de santé publique sous-jacents à cette technologie, ce qui ne remet pas en cause la possibilité pour les juges de prononcer un tel jugement.

 

 Pourtant, les drames de l'amiante et du Médiator, et leurs lots de procès et de souffrances, nous appellent à plus de vigilance, à la nécessaire méfiance vis-à-vis des lobbies liés aux industriels, et à une écoute attentive des expertises scientifiques indépendantes, qui toutes relèvent les risques sanitaires relatifs aux ondes émises par les antennes relais.

 

Sans minimiser la complexité des choix des lieux d'implantation, d'où la nécessité d’élaborer un véritable plan d'implantation concerté de ces antennes, c'est la gestion de ce dossier par la municipalité wattrelosienne et ses conséquences qui posent problème. Ce que déplore les Écologistes wattrelosiens, c'est la discorde que la gestion chaotique de ce dossier est en train de créer entre les quartiers ; la légèreté avec laquelle la municipalité a engagé la procédure judiciaire sans l'appui d'avocat et sa décision politique de ne pas interjeter appel, signe de son renoncement.

 

On peut aussi s’étonner que le Maire de Wattrelos, par ailleurs Député comme son collègue Francis Vercamer, député de l'Est wattrelosien, n'aura (à notre connaissance), en quatre ans d'activité parlementaire, pas trouvé le moyen d'agir au Parlement quand il s'agit d'antennes relais qui posent problèmes dans sa ville et qui exposent ses concitoyens aux risques sanitaires confirmés par l'Organisation Mondiale de la Santé et l'ensemble des experts indépendants en matière d'ondes électromagnétiques.

 

Les militants écologistes de Wattrelos s'associent à la démarche des riverains pour poursuivre ce combat tant sur le plan juridique que sur le plan politique.

 

Face à cette situation, nous l'avons toujours dit, la tactique politique locale en adoptant un arrêté municipal et le principe d'un recours devant le seul tribunal administratif ne suffisent pas pour assurer la gestion de ce dossier, c'est pourquoi les écologistes wattrelosiens d'Europe Écologie Les Verts du Roubaisis :

 

- invitent les citoyens à se mobiliser et à soutenir l'action de la nouvelle association de riverains franco-belge de la Houzarde, parce que le problème d'installation d'antennes relais dans notre ville va toucher tous les quartiers au vue du nombre de nouvelles antennes annoncées par notre Maire ;

- demandent à la municipalité d'apporter son soutien financier aux riverains et aux associations, et dans le cas présent à l'association Bien Etre quartier franco-belge Houzarde nouvellement créée, qui mènent des actions de résistance citoyenne et de combat judiciaire face à la puissance de frappe de la téléphonie mobile ;

- prennent l'initiative de lancer le débat public sur la question des antennes relais en organisant en décembre prochain une conférence à laquelle seront invités des  experts indépendants de la téléphonie mobile, des associations de riverains et des politiques.

 

Contact :

Europe Écologie Les Verts

Roubaix et environs EELV.wattrelos@gmail.com 

8 novembre 2011

Par Moha Aarab - Publié dans : Resistances
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 17:12

 

Lettre ouverte

 
Pour Europe Ecologie – Les Verts, il est temps
 
de prendre à bras
 
le corps les difficultés de l’Hôpital de Roubaix !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nous voulons faire entendre la voix des habitants de Roubaix, Wattrelos, Hem, Croix, Wasquehal et autres villes environnantes qui ont besoin de l’hôpital: apportons notre soutien aux personnels du Centre Hospitalier de Roubaix !

 

Nous interpellons l'ARS, bras de l'Etat pour la gestion hospitalière, pour trouver des solutions viables, pérennes, humainement acceptables et adaptées aux graves difficultés de santé du territoire roubaisien

 

Nous demandons aux députés et sénateurs d'intervenir en plus haut lieu pour rétablir une situation normale et juste de financement de l’hôpital de Roubaix qui valorise en premier lieu sa richesse humaine : soignants et soignés…

 

Le gouvernement doit agir, aujourd’hui la politique de santé est réduite à la seule logique compatible et on laisse s’enfoncer dans la crise des hôpitaux et des territoires en difficulté.

 

L'hôpital de Roubaix est performant, il s'est doté d'un projet d’entreprise, il est composé de multiples talents et de personnels soignants dévoués, il dispose d’un encadrement moderne rompu au management des entreprises complexes, il est réputé et présente de nombreux secteurs d'excellence. Sa' modernisation ayant été largement engagée il y a quelques années, cet hôpital était en progression continue.

 

Aujourd'hui sa situation se dégrade : des personnels en situation de stress permanent, une insuffisance chronique de moyens humains au regard des besoins, des agents qui dénoncent le manque de dialogue et d'écoute, une attractivité mise à mal pour recruter les spécialistes et personnels soignants... Nous sommes dans un cercle vicieux dont témoignent les mouvements de grèves, les protestations, l'absentéisme de fait, sans parler des impacts psycho-sociaux au travail sur ceux là-même dont le rôle est de soigner les autres…

 

Les soins palliatifs, les sage-femmes, les anesthésistes, les établissements accueillant les personnes âgées dépendantes, le Centre d’éveil. La liste est longue des appels au secours lancés par le personnel hospitalier et les organisations syndicales ...

 

Depuis des années, l'hôpital attend la construction indispensable et urgente de sa nouvelle maternité, toujours promise - visite ministérielle à l'appui - jamais démarrée... La concrétisation des promesses recule sans cesse avec de nouvelles conditions impossibles à réaliser. Seul élément d'explication: tenir les objectifs de réduction de retour à l’équilibre.

 

Si l'hôpital 'est en déficit, ce n'est pas qu'il est mal géré, toutes les économies ont été recherchées, toute l'organisation a été optimisée. L'hôpital affiche un déficit parce que les règles fixant ses ressources via l'Etat et l'ARS (agence régionale de santé) ne permettent pas de faire face à la réalité des dépenses de santé ici à Roubaix, hôpital par ailleurs multi-sites

 

La réalité des dépenses de santé est à relier à la situation sanitaire du territoire roubaisien: on continue de s'y soigner moins, et moins bien, on recourt tardivement aux soins, les difficultés socio-économique pèsent sur la situation sanitaire de la population.

 

La tarification à l’acte avait été mise en place pour encourager la modernisation hospitalière et, quelque soit l’avis que l’on a sur le bien-fondé de cette réforme, le Centre Hospitalier de Roubaix avait joué le jeu : tous se sont mobilisés pour réaliser des efforts de productivité. Mais entretemps, les règles ont changé et la progression réalisée par l’hôpital a été annulée par la baisse des tarifs décidée par l’Etat. Depuis d’ailleurs, on fonctionne à dotation fermée : l’activité elle-même est « encadrée » dans son développement.

 

Ainsi bien qu'ayant fait preuve d'une efficacité renforcée, d'une activité de soin améliorée, la rémunération des actes ayant baissé, c'est le « travailler plus pour gagner moins » ...

 

Dans le même temps, on met en concurrence le service public avec les établissements privés qui choisissent les soins rentables laissant la lourde et noble tâche à l'hôpital public de soigner tout le monde. C’est la Fédération Hospitalière de France qui réclame l’arrêt immédiat de la convergence des tarifs avec les cliniques privées: en effet, le projet de financement de la sécurité sociale prévoit une amputation de 442 Millions d'euros des crédits des Hôpitaux Publics, sans qu'aucun effort ne soit demandé aux cliniques commerciales et dénonce « la volonté de sanctuariser à tout prix les bénéfices que les cliniques réalisent en sélectionnant les pathologies les plus rentables ».

 

L'hôpital est aujourd'hui pris au piège d'une logique comptable qui fragilise son rôle de service public sur un territoire défavorisé où la population se soigne mal.

 

Face aux exigences de l'ARS sur le retour à l'équilibre dont l'équation initiale a été faussée, il semble rester une seule possibilité: le personnel comme variable d'ajustement ... C'est à cela qu'est confrontée la direction de l'hôpital qui semble impuissante à enrayer la situation d'étranglement financier qui lui est imposée, perdant· progressivement sa crédibilité face aux personnels qui tirent la sonnette d'alarme. Plus un emploi ne doit être supprimé. C’est d’autres solutions qu’il faut trouver, notamment pour les indispensables investissements.

 

La situation a atteint aujourd'hui sa limite: la 2ème entreprise de l'agglomération roubaisienne est en grande souffrance ... Elle souffre des règles libérales imposées au service public hospitalier, dans un contexte de rupture d'égalité avec le secteur privé.

 

Elle souffre de la surdité politique nationale à la situation de la région Nord Pas-de. Calais et de sa population: dernière région de France en termes d'Indice de Développement Humain, de par sa très mauvaise situation de santé. Dans ce contexte, faut-il rappeler que Roubaix a été classée ville la plus pauvre de France ?

 

Une politique de santé durable conjugue prévention, qualité et accessibilité des soins pour tous, l'hôpital est notre «bien commun». Une vision humaniste de la santé se doit particulièrement .de veiller au bien-être de nos aînés, et à maintenir l’attention relationnelle qui leur est due.

 

Il est temps aujourd'hui que l'ARS entende l'impasse dans lequel se trouve le Centre Hospitalier de Roubaix, les risques sociaux et la dégradation sanitaire que cela fait encourir à notre territoire.

 

Il est temps que se mobilisent les députés du territoire. Messieurs Vercamer et Baert, pour obtenir des arbitrages légitimes et justes en faveur de l’hôpital de Roubaix.

 

Nous soutenons tous ceux, personnels, usagers et leurs familles, organisations syndicales, citoyens qui défendent le Centre Hospitalier de Roubaix.

 

Myriam Cau, Vice-Présidente du Conseil Régional Nord Pas-de-Calais,

Conseillère  Municipale de Roubaix

 

Les élus municipaux EELV de Roubaix, Hem, Wasquehal

Le groupe EELV de Roubaix-Wattrelos-Croix-Wasquehal (responsable Mme T.Rahim) / Le groupe EELV Pays de Lannoy (responsable Mr P. Housez)

 

 

 

Par Myriam Cau - Publié dans : Resistances
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Samedi 3 septembre 2011 6 03 /09 /Sep /2011 16:46

 

 


Monsieur Martin Hirsch a passé deux jours de " vacances"( joli titre de Nord Eclair ) sur Roubaix à l'invitation de l'Université Populaire et Citoyenne. Martin Hirsch en visite dans les locaux de Pastelfm

Il a voulu rencontrer de nombreuses associations afin de prendre la "température ".
Il a été reçu notamment dans les locaux de Pastelfm pour une interview qui sera diffusée dans quelques mois, au moment ou il viendra assurer sa conférence. Martin Hirsch, en visite pour une interview, dans les locau

 


Je lui ai fait les honneurs de la maison Pastelfm et raconté l'aventure de notre radio associative trentenaire. Il s'est montré tres intéressé et même admiratif de cette aventure associative au long cours, dont le fil rouge est toujours "Diversite ET Citoyenneté". Encore plus d' actualité par les temps qui courent.

Au cours de la discussion avec les syndicalistes de Camaieu qui s'est déroulée dans nos locaux, est apparu très clairment notre divergence d'appréciation quant aux mécanismes  et aux conséquences de la mise en oeuvre du RSA.

Certes, le dispositif qui a succedé au RMI permet d'éviter la "trappe à chômage" en évitant les baisses de revenus directs ou indirects ( de transfert ) lors d'une reprise d'activité. Il permet donc d'envisager sur le plan psychologique comme matériel un retour à l' emploi , à condition bien sur, qu'il y ait offres d'emploi. Ce qui loin d'être le cas pour des raisons structurelles, une vraie difficulté pour la population de notre secteur.

 On pourrait même entendre l'argument selon lequel, ce dispositif permettrait une transition douce vers une logique d'évolution des rémunérations plus conforme a l'idée que l'on se faisait il y a encore peu de temps du " partage des fruits de la croissance"  ou des résultats de l'entreprise, au nom du " réalisme" ou du " pragmatisme " défendu par Martin Hirsch.

Mais surtout la divergence principale que je partage avec syndicalistes qui ont participé a cette rencontre, c'est la situation " surréaliste " dans laquelle certains de leurs collègues, détenteurs de CDI depuis plusieurs années ( 10, 12, 18 ans....)  contraints au complément de RSA car leurs salaires sont de fait bloqués aux alentours du SMIC.

Dans ce cas, il est évident que la politique salariale de cette entreprise joue au détriment de la hausse des revenus directs du travail.  Et que ce transfert sur le RSA ( donc la solidarite ) est un effet d'aubaine dont beneficie une entreprise qui est une belle affaire très profitable.

La perversion ainsi mise ainsi en evidence dans le système du RSA , résulte bien d'une stratégie que le père du RSA, réservé lors de la discussion,  reconnaît explicitement dans le billet qu'il publie sur son blog.

 Il en voit la raison dans le fait que la réforme du RA est inachevée car arrêtée en cours de route.

 (.....je leur ai dit que le rsa avait bon dos puisqu'il n'existe que depuis deux ans et que cela fait quinze ans qu'ils n'ont pas eu d'augmentation. s'il n'y avait pas le rsa, on prendrait d'autres prétextes : la concurrence internationale, le coût du travail, le poids des charges sociales. côté poids des charges.... )

Il convient tout autant du fait que la rémunération des dirigeants ou propriétaires de capital est " ahurissante" compte tenu de la profitable de cette société.

Certes légal, ces pratiques n'en constituent pas moins un abus insupportable. Car dans ce type de situation, les mécanismes de la solidarité nationale constitue une " niche sociale" pesant à la baisse sur les salaires et finançant directement un surcroît de bénéfice et de profits pour ses propriétaires.  


Nous aimerions voir le gouvernement s'occuper de ce type de situation avec autant d'énergie que certains de ses ministres ou soutiens politiques le font de la " dénonciation des tricheurs aux aides sociales ".piquet de greve devant Camaieu. Thierry Siwik delegue syndi

Avec  Europe Ecologie-Les Verts Roubaix, nous avons été parmi les premiers à soutenir en Janvier 2011 les revendications légitimes de l'intersyndicale de Camaieu, pour un meilleur partage des profits de cette société.avec Eva Joly, Place de la liberte

Eva Joly, notre candidate aux Présidentielles, avait fait le déplacement afin de renforcer ce soutien.

Depuis rien n'a vraiment changé, ni dans l'entreprise, ni dans la politique nationale.

Vivement 2012 !

 

 

 

Par Slimane TIR - Publié dans : Resistances
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Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 11:30

Je publie ci dessous un portrait de Jean Louis Brochen un honnête homme qui, a toujours mis les valeurs de justice et d' égalité au coeur de ses engagments professionnels et civils.

Je le connais depuis plusieurs dizaines d' années.

Je trouve insupportable la campagne de calomnies, ancienne dont il est la cible depuis fort longtemps.

C' est la haine viscérale de l'autre qui la soutend.

 

Bien que dommageable, elle serait restée anecdotique et marginale, si elle n' était relayée et amplifiée par des "officines"  spécialisées dans la désinformation, au service de l' extrème droite ou de puissants intérêts au pouvoir, en raison de son statut de Mari de.......

Ces crapuleries ont trouvé des relais utiles, comme certains parlaient d' idiots utiles, en

d 'autres temps, dans des plumes ou des amplificateurs médiatiques efficaces, percutants mais aux méthodes de travail plus qu' approximatives.

Pour tous ceux et celles qui ne veulent pas se faire " bourrer le mou", se faire une opinion par eux mêmes, et avoir un aperçu de la qualité des sources et de la rigueur du travail intellectuel notamment de Caroline Fourest sur ce sujet , vous pouvez accéder, par ce lien, à un florilège

 d' élucubrations qui l' ont alimentée.

Sur la toile, rien ne disparaît: le meilleur comme  le pire.

 L' avantage c' est que vous n' avez pas à vous boucher le nez lors de cette plongée sans oxygène :

 http://rx-ptitconcitoyen.forum-actif.net/t19-mise-en-examen-en-direct

 

 

 

 

 

Avocat de gauche et homme de combats et de convictions, Jean-Louis Brochen est le mari de Martine Aubry. Il s'engage ici contre la réforme en cours de l'aide juridictionnelle en faveur des plus démunis. Portrait.

 

 

Il y a quelques mois, le président de la République lançait une formule, pour le moins malheureuse, en comparant le couple bling-bling qu’il formait avec Carla Bruni à "Martine et Martin". Mais quelle mouche a bien pu piquer Nicolas Sarkozy ?

 Car le mari de Martine Aubry ne s’appelle pas Martin, mais Jean-Louis Brochen. Une figure peu connue du grand public.

 

Assis à la terrasse d’un café au festival d’Avignon, où il accompagne son épouse, Jean-Louis Brochen est calme, mesuré, presque trop sage. Avec Martine Aubry, il forme un couple d’apparence contradictoire. Les contraires s’assemblent ? Il y a pourtant plus de ressemblances, plus de points communs qu’il n’y paraît entre la maire de Lille et l’ancien bâtonnier. Elle est rapide – trop parfois. Il est calme – trop peut-être. Mais ils partagent une histoire, des valeurs de gauche, un sens de la justice et de la défense des plus démunis, une passion pour la culture. Ils sont mariés depuis mars 2004.

 

Bienvenue en Provence

 

Né à Roubaix le 7 juin 1944, d’un père breton et d’une mère nordiste, Jean-Louis Brochen est un homme du Nord. Il est grand, solide comme un roc, les cheveux en bataille : à la terrasse du café où on l’interroge à Avignon, on a l’impression d’être dans un remake de Bienvenue chez les Ch’tis à l’envers : Bèn-vengudo en Prouvènço.

 

Ayant grandi dans une famille catholique, avec les communions et la confirmation qui vont avec, Jean-Louis Brochen a étudié au lycée de Roubaix puis de Tourcoing, passant ce qu’on appelait encore le "bac philo" en 1964.

Entre temps, il obtient une bourse de l’American Field Service, association militant pour la compréhension entre les peuples, qui lui permet de passer une année aux Etats-Unis, dans l’Oklahoma. Il y découvre le Midwest, ses grands espaces, le sens de la liberté, ce côté "don’t-fence-me-in" (ne m’enfermez pas) du "wild west" et des Midwesterners.

 

En même temps, dans la petite ville de Ponca City où il vit, du nom d’une tribu indienne encore nombreuse dans la région, il souffre un peu d’un monde sans art, ni vie culturelle urbaine. Brochen se souvient : "Je me suis retrouvé plongé dans l’Amérique profonde vivant parfois comme un personnage de film de John Ford".

De retour en France, il entre à la faculté de droit de Lille, est professeur d'anglais à Villeneuve d'Ascq ou à l'école Berlitz de Lille. Il est moniteur de Travaux dirigés en relations internationales à la faculté de droit de Lille. Il prête le serment d'avocat le 3 novembre 1969.

Il ne commencera à exercer qu’en juillet 1971, après deux années de service militaire au titre de la Coopération, au Cameroun anglophone, en tant qu’enseignant du français langue étrangère (FLE).

 

Pourquoi a-t-il choisi le métier d’avocat ? A la fois par fidélité et par rupture.

 

La tradition familiale bien sûr, son père, le bâtonnier Yves Brochen, étant l’un des avocats réputés de Lille et, à sa mort précoce, en 1971, le fils, Jean-Louis, reprend le cabinet paternel. Par rupture aussi, car le jeune avocat veut s’engager à gauche, militer autant qu’il veut plaider.

Ainsi, il est tour à tour Secrétaire de la Conférence du Stage (1973), président de l’Union des Jeunes Avocats de Lille (1973-1974), et devient surtout, au niveau national, secrétaire général puis président du SAF – le célèbre Syndicat des Avocats de France (1981-1983).

Cet engagement au sein de sa profession, Jean-Louis Brochen le poursuit sur tous les fronts : dans les prisons, au côté de ses clients détenus, mais il agit aussi au sein de la Commission de Surveillance des Prisons de Loos ; sur le terrain de la délinquance, il est membre du premier Conseil National de Prévention de la Délinquance ; à l’international, il est vice-président de l’association Juristes sans frontières. A ce titre, on le retrouve en Bosnie, où il mène une mission humanitaire de juristes pendant la guerre, ou encore au Rwanda où il participe avec Médecins du Monde au rapatriement sanitaire de vingt enfants victimes du génocide, dans le cadre de la chaîne de l’espoir. 

 

Un défenseur acharné de la liberté d’expression

 

A la croisée du droit et de l’humanisme, Jean-Louis Brochen s’engage parallèlement au sein de la Ligue des droits de l’homme : il enquête sur la vie carcérale dans les établissements pénitentiaires de la région de Douai ou suit le dossier des "Sept de Lezennes", victimes d’une procédure disciplinaire au sein de la Poste.

 

Car Brochen est d’abord et avant tout un spécialiste du droit social et du droit pénal. Avocat de la CFDT, mais aussi des unions locales CGT, de Sud et de Sud-PTT, il défend d’innombrables salariés dans de nombreux conflits individuels ou collectifs du travail (affaires Deffresne, SGTN, Peignage Amédée, VPC…).

Il a obtenu il y a plus de vingt ans les premières décisions sanctionnant l’ouverture de commerces le dimanche. Il est intervenu au côté des victimes et des organisations syndicales dans de nombreux accidents du travail et dans la reconnaissance de la faute inexcusable, notamment à Usinor. Il fait condamner lourdement l’entreprise Leroy (spécialisée dans l’ensachage des produits détergents à la base de silice) du Douaisis dans le cadre de la lutte contre la silicose, après la mort foudroyante de plusieurs ouvriers.

Au fond, et sans alors connaître Martine Aubry, Brochen fait appliquer par la justice le respect des Lois Auroux ou les lois sociales que la ministre du Travail de François Mitterrand a fait voter.

C’est aussi un avocat pénaliste réputé et craint. Souvent, il intervient, notamment au titre de l’aide juridictionnelle, pour défendre des hommes et des femmes qui, accusés de crimes, ont néanmoins le droit élémentaire d’être défendus même lorsqu’ils sont sans ressources. Tout à coup, Brochen, si calme jusque-là, se met à parler haut et fort, très en colère contre la réforme en cours de l’aide juridictionnelle par le gouvernement Sarkozy : "Un Etat de droit se doit d’avoir une justice égale pour tous et de garantir à chacun un accès égal à la défense et au conseil, quelle que soit sa situation de fortune.

 

C’est le devoir de l’Etat de garantir le bon fonctionnement de ces services publics que sont la justice, et son corollaire, la défense. La France qui s’était engagée à réaliser une profonde réforme de l’Aide juridictionnelle garantissant un accès à la défense et au conseil, fondé sur le principe d’une rémunération normale des avocats, n’a pas tenu ses engagements et tente aujourd’hui de se désengager. On ne peut admettre une telle remise en cause du principe de la gratuité de la justice par l’instauration d’un ticket modérateur inapplicable en matière pénale et injuste en matière civile". Brochen poursuit, toujours en colère : "L’Etat ne peut fuir ses responsabilités en déléguant aux assurances privées la mission de prendre en charge l’aide légale". Les pays voisins, d’ailleurs, la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas, montrent en la matière un effort sans commune mesure de l’Etat au profit des plus fragiles .

"J’ai défendu des prostituées contre des proxénètes, des meurtriers, des braqueurs", reprend Brochen qui est également intervenu aux côtés de l’association "le Nid" dans plusieurs procès concernant la prostitution. Peut-on défendre n’importe qui ? "Chacun doit pouvoir être défendu mais pas n’importe comment".

 

Son modèle, c’est Maître Henri Leclerc. "J’ai plaidé une fois aux Assises à ses côtés et j’ai découvert un homme sensible, humain, un grand pénaliste, un homme qui est constamment à l’écoute". Il partage avec ce grand avocat, qui fut président de la Ligue des Droits de l’Homme, une passion pour "la défense", quelle qu’elle soit. "Lorsqu’on défend un criminel, on n’est pas un criminel soi-même, on est seulement en faveur d’une certaine idée de la Justice. Je suis fidèle au serment que j’ai prêté et n’ai jamais renié les engagements qui font l’honneur de notre profession", explique Brochen.

Cette haute conception de la justice lui a fait défendre aussi bien "Radio Lille 59", la première radio libre lilloise en 1981, que Raymond Depardon contre l’interdiction de la projection de "N°0", documentaire sur le lancement du journal Le Matin, au festival de court-métrage de Lille, ou encore la possibilité pour les rappeurs de Sniper de tenir un concert à Lille. Il plaide aussi afin que de jeunes réalisateurs de cinéma roubaisiens Nadia Bouferkas et Mehmet Arikan, puissent projeter le film documentaire Li Fet Met qu’ils avaient réalisé sur la vie des harkis revenus au pays en dépit de l’opposition de mouvements intégristes.

Alors qu’aucune loi ne réglementait le port de signes religieux dans l’espace public, Brochen a été amené à défendre la scolarisation à l’école publique de jeunes filles portant le foulard islamique en 1993, ainsi que d’un jeune homme portant la kippa juive. "De même que l’avocat d’un criminel n’est pas lui-même un criminel, j’ai défendu ces jeunes filles alors que je n’étais pas favorable au voile. Je suis contre le voile et encore plus clairement contre la burqa, mais c’est l’honneur d’un avocat que de faire en sorte qu’un individu ait toujours quelqu’un pour le défendre".

Dans la lignée de son serment d’avocat, Maître Brochen a accepté de défendre en 2001 un jeune homme entraîné par de jeunes étudiants français convertis à un islam fondamentaliste dans le contexte du génocide de Bosnie, qui avait participé à la folle et vaine aventure avorté d’un braquage en 1996 d’un supermarché par le "gang de Roubaix".

 

Ces affaires lui valent une haine tenace du Front National du Nord qui n’hésite pas, depuis, à multiplier les tracts anonymes et les messages diffamatoires sur Internet pour le dénoncer comme "avocat halal" ou comme "avocat des islamistes".

 

On peut noter qu’un des auteurs de ces campagnes de diffamation, poursuivi par Jean-Louis Brochen, a déjà été condamné dans une affaire similaire. "Dans une réunion publique à Lille Sud durant la campagne électorale de 1995, par exemple, où j’avais été présenté comme l’avocat du voile, j’avais rappelé que je défendais des étudiantes contre l’exclusion de l’Université ou des lycéennes contre l’exclusion du lycée, parce qu’on leur reprochait de porter le voile, mais que je n’étais pas l’avocat du voile." En outre, dans l'affaire des filles voilées, il défendait davantage le droit à la scolarisation pour tous que la défense du port d'un signe religieux. Et Brochen de préciser : "Ces attaques démontrent une méconnaissance fondamentale du métier d’avocat".

 

Il défend aussi des policiers. Brochen figure sur la liste établie par la préfecture du Nord des avocats spécialisés en droit pénal, acceptant d'assurer la défense des fonctionnaires de police victimes de violences dans leur exercice professionnel.

Régulièrement, il représente devant les juridictions pénales les agents du commissariat de Roubaix, ce qui ne l'empêche pas de défendre des victimes de violences policières.

 

Cette intégrité professionnelle, ce désir d'offrir à tous une défense de qualité, lui valent depuis longtemps la reconnaissance de ses pairs : élu bâtonnier de Lille, il fut également membre de la Conférence nationale des Barreaux de 1992 à 1996.

Ses engagements se traduisent parfois par des échecs. Aux assises de Douai, il défend par exemple un meurtrier, "alcoolique dangereux", pour lequel l’avocat général requiert vingt ans de prison – le verdict, après sa plaidoirie, condamne le meurtrier à perpétuité.

"Ce jour-là, je me suis demandé si je devais raccrocher ma robe", explique Brochen. "Mais, l’histoire n’était pas terminée. Mon client a eu, en prison, un comportement exemplaire et, longtemps après, il a pu obtenir une remise de peine. Aujourd’hui, c’est un petit restaurateur tranquille et prospère dont j'ai obtenu la réhabilitation pénale", poursuit-il, visiblement heureux.

De tous les traits de caractère qui frappent tout de suite lorsqu’on rencontre cet avocat hors-norme, la générosité domine. Brochen est une sorte de Robert Badinter lillois, un autre de ses modèles, pour son combat en faveur de la réinsertion des détenus et contre la peine de mort, pour son militantisme en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité ou pour sa participation à la rédaction du nouveau code pénal. "Lorsque Badinter a défendu Patrick Henry, qui avait tué un garçon de sept ans en 1976, et le sauve, par sa plaidoirie, de la peine capitale, je crois que la justice a fait son travail" dit Brochen, dont l’un des ouvrages de chevet a été L’Exécution de Badinter. Et comme celui-ci, Jean-Louis Brochen fait de la justice le mot-clé de l'histoire de la gauche républicaine. Avocat, c'est avant tout un combat pour le droit au droit, en premier lieu ceux de la défense, même pour l'indéfendable.

Au cours de sa carrière Brochen est amené à participer à la rédaction d'un livre, L’Acharnement (chronique de la répression des sept postiers de Lille Lezennes), et au tournage d'un épisode de Justice en France de Daniel Carlin et Tony Lainé ou encore du documentaire de Mosco Boucault pour France 3, Roubaix commissariat central en tant que conseiller juridique. On le voit enfin jouer le rôle d’un avocat plaidant, dans un procès contre l’extrême droite, dans le film La Filière Noire de Jean Daniel Simon avec Daniel Auclair.

La rencontre avec Martine Aubry

Déjà conseiller municipal de Roubaix (1989-1992), Jean-Louis Brochen est sollicité par Pierre Mauroy, qui avait repéré l’ancien bâtonnier, pour faire la campagne municipale de 1995 à Lille. C’est, là, à Lille, qu’il rencontre Martine Aubry. "Je la connaissais mais elle ne me connaissait pas. Je l’avais déjà vue deux fois, au congrès du Syndicat des Avocats de France où elle était intervenue et à l’occasion d’une remise de Légion d’honneur du bâtonnier de Versailles". Brochen est élu conseiller municipal délégué, puis nommé adjoint à la culture de la mairie de Lille, poste qu’il occupera auprès de Pierre Mauroy de 1995 à 2001.

"J’ai été passionné par ce travail culturel à Lille. J’ai participé activement à la nomination de Stuart Seide au théâtre du Nord, j’ai organisé Lille 2000 et notamment la saison africaine et j’ai suivi à ses débuts le dossier de Lille Capitale européenne de la culture".

C’est aussi lui qui organisera les premières grandes rétrospectives de peintres ou de sculpteurs contemporains au Palais des Beaux Arts de Lille, Ladislas Kijno, Edouard Pignon, à l’Hospice Comtesse, Jean Roulland et Georges Jeanclos, et dans l’Eglise Sainte Marie Madeleine de nombreuses expositions d’artistes du Nord, et de grandes expositions, La Classe Morte de Tadeus Kantor ou une rétrospective du grand peintre et graveur bosniaque Safet Zec ou deux expositions d'art brut de l'atelier de La Pommeraie dans le hall de l'Hôtel de Ville de Lille.

Dès lors, on voit Martine Aubry et Jean-Louis Brochen ensemble constamment dans les musées et les théâtres de la ville, et fréquemment, ils assistent à des spectacles parisiens, que ce soit Les Arts Florissants de William Christie, ou des pièces aux théâtres Nanterre-Amandiers ou de l’Odéon, Martine Aubry ayant plusieurs abonnements personnels à ces théâtres. Le théâtre devient une passion commune et, dès 1996, ils assistent, enchantés, au festival d’Avignon au Pereira prétend d’Antonio Tabucchi mis en scène par Didier Bezace. Ils viennent à Avignon ensemble chaque année.

Jean-Louis Brochen ne figure pas, toutefois, sur la liste municipale de Lille en 2002. "A partir du moment où je vivais avec Martine Aubry, nous avons pris la décision que je ne pouvais pas me représenter sur sa liste et je me suis éloigné, un peu à regret, de la vie politique". Elle est élue maire en 2002. C’est Pierre de Saintignon, 1er adjoint, qui les marie le 20 mars 2004 à la mairie de Lille dans l’intimité. "Nous avons choisi un mariage en famille et entre amis, nous ne voulions pas le transformer en mariage people", commente simplement Brochen.

De son premier mariage, Jean-Louis Brochen a deux enfants. Il est aujourd’hui grand-père et a trois petits-enfants. Sa belle-sœur est la peintre et scénographe Lise-Marie Brochen dont la fille, sa nièce, est la metteuse-en-scène Julie Brochen, aujourd’hui directrice du Théâtre national de Strasbourg.

 

Jean-Louis Brochen n’aime guère parler de sa vie privée et il n’a donné, à ce jour, aucune interview sur sa relation avec Martine Aubry. Le couple a refusé tous les portraits et toutes les photos. "Nous sommes très attachés à notre jardin secret. Nous tenons à la discrétion et protégeons notre vie privée", précise-t-il, pudique. Carla Bruni posant en mannequin sur le toit de l’Elysée photographiée par Annie Leibovitz pour Vanity Fair, ce n’est pas leur style. Mais Brochen sait bien que, dans les mois à venir, sa vie privée sera auscultée à la loupe, ce qui, sans doute, l’a convaincu de commencer à parler.

Pour décrire leur relation, singulière, difficile d’en savoir plus. Des passions ? Des tensions ? Brochen avoue que leur relation peut se tendre dans une seule circonstance : "Si je prétends faire le tiramisu mieux que Martine Aubry". Il sourit.

 

En dépit de la chaleur avignonnaise, Jean-Louis Brochen est redevenu un homme du Nord, pudique, parlant peu. On n’en saura pas plus. Osons une image, empruntée à un livre que Brochen cite et affectionne, les Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar, femme du Nord née à Lille. Dans les notes de cet ouvrage célèbre, Yourcenar y précise : "Ce livre n’est dédié à personne. Il aurait dû l’être à G. F., et l’eût été, s’il n’y avait une espèce d’indécence à mettre une dédicace personnelle en tête d’un ouvrage d’où je tenais justement à m’effacer. Mais la plus longue dédicace est encore une manière trop incomplète et trop banale d’honorer une amitié si peu commune (…). [Il y a] un peu en retrait quelqu’un qui nous soutient, nous approuve, parfois nous combat ; quelqu’un qui partage avec nous, à ferveur égale, les joies de l’art et celles de la vie, leurs travaux jamais ennuyeux et jamais faciles ; quelqu’un qui n’est ni notre ombre, ni notre reflet, ni même notre complément, mais soi-même ; quelqu’un qui nous laisse divinement libres, et pourtant nous oblige à être pleinement ce que nous sommes".

 

* Cet article a été rédigé par le juriste et politiste Nicolas Leron et par l’avocat Sébastien Mabile. Tous les deux sont membres du pôle Droit de nonfiction.fr.

 

 

 

 

Par Nicolas Leron,Sébastien Mabile. - Publié dans : Resistances
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 18:33

 

 

Journée nationale de la déportation : un hommage aux victimes, dimanche

lundi 18.04.2011, 05:02  - La Voix du Nord

  

|  L'ACTU DE LA SEMAINE |

Dimanche, des villes de l'Armentiérois rendront hommage aux déportés. ...

 

 

Quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale (1939-45), la France décidait d'honorer la mémoire des victimes de la déportation, en particulier des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis.

 

Depuis l'adoption de la loi du 14 avril 1954, le dernier dimanche d'avril est consacré à la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Le nombre des déportés de France dans les camps de concentration ou d'extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 150 000 personnes, dont 80 000 victimes de mesures de répression. Soixante-quinze mille juifs ont aussi été victimes de mesures de persécution qui ont également touché les Tsiganes. Au total, plus de 100 000 déportés partis de France ont disparu..........

 

Photo archives VDN : le camp d'Auschwitz-Birkenau en Pologne.

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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 17:15

 


Vous trouverez ci-dessous l’intervention de C. Carlier pour le groupe des élus roubaisiens

"OuVertement à Gauche" ainsi que l’amendement déposé au conseil municipal au sujet de l'extension  du Musée La Piscine autour de la reconstitution à l identique  de l’atelier de Henri Bouchard et de son utilisation à des fins pédagogiques...

 

Géré de façon très confidentielle, ce dossier revient en Conseil Municipal, une nouvelle fois par obligation et non parce qu un débat ouvert sur l opportunité de ce choix serait légitime. 

 

Ce , en raison d ' une décision relative à la constitution d' un jury d' appel d' offres et l' ampleur des travaux à réaliser intégrant ENFIN une prise en compte de l' aventure picturale du Groupe de Roubaix ( que nous avons toujours considérée comme plus pertinente en tant que développement possible du musée ) et une saisine de Lille Métropole concernant un transfert de compétence afin d' assurer une prise en charge totale ou partielle des coûts  d' investissement et de fonctionnement.  ( demande que nous considérons comme pertinente et nécessaire en raison du rayonnement et du succès de notre musée)

 

Autant de sujets " lourds" rassemblés dans un même texte afin d' enfermer manifestement tous les groupes et sensibilités politiques  dans  un vote positif et de soutien.

 

 La manoeuvre a échoué puisque le groupe de l'opposition de droite mené par  M.A. PICK a proposé un  amendement de séparation de la proposition de transfert de compétence car il souhaite garder le musée dans le giron municipal. Le rejet de son amendement lui donnant l' occasion de ne pas se laisser enfermer.

 

Considérant l état actuel de la situation communautaire, la multitude de ses engagements financiers, les réticences exprimées par exemple quant à la participation sur le Vélodrome Couvert, on peut effectivement craindre qu il ne s agisse en l espèce que d un voeu pieux, afin de faire "avaler " la délibération proposée.

 

D' où une question conséquente : Au regard de l' état des finances communales, le refus éventuel par LMCU de la demande de transfert de compétence signifiera t il l enterrement, dans les prochains mois, de ces  travaux d agrandissement ??

 



  

 

CONSEIL MUNICIPAL DU 14 AVRIL 2011

Nous avons donc ce soir 3 délibérations sur 3 équipements culturels majeurs de Roubaix : le conservatoire, la médiathèque et le musée.

C’est presque l’occasion de faire le tour de la politique culturelle.

Presque, puisque nous n’avons rien ce soir sur l’avenir de la danse à Roubaix, de toutes les danses, alors qu’articles de presse et rumeurs fleurissent…

Et rien non plus sur le projet d’accueil d’une antenne de l’Institut du Monde Arabe.

Ce projet est certes plus régional que spécifiquement roubaisien mais il concernera quand même fortement Roubaix puisque il sera sans doute localisé à l’Union. Nous ne doutons pas qu’il sera porteur d’activités culturelles ouvertes sur le vaste monde, ouvertes à tous et à toutes, antidote à tous les enfermements.

Revenons donc à nos délibérations.

La rénovation du Conservatoire était nécessaire, je ne reviendrais pas sur la vétusté des locaux et les normes de sécurité.

C’est pour nous l’occasion de rappeler l’importance de ce lieu d’éveil artistique qui travaille en partenariat avec le milieu scolaire, un lieu d’apprentissage et de développement de la pratique amateur, un lieu de formation professionnelle, le lieu d’une pratique artistique réelle et de son apprentissage, pas seulement de consommation.

Pour la médiathèque, il était urgent et vital d’agir pour maintenir le niveau de cet équipement. C’est aussi l’occasion de rappeler l’importance de l’écrit, l’importance de la lecture et de l’étude, d’affirmer qu’il soit un lieu d’animations, en partenariat par exemple avec les librairies indépendantes de Roubaix.

Le projet aurait certes pu être plus ambitieux, nous avions en son temps proposé des médiathèques de quartier. Nous prenons acte cependant que soient apparemment préservées les possibilités d’un futur développement, il reste fort à faire en particulier en matière d’archives.

Que la rénovation de la vieillotte et inconfortable salle des conférences soit engagée est une bonne chose.

Mettre ce projet en annexe à celui de la médiathèque étonne un peu, il méritait peut être d’être valorisé dans une délibération spécifique qui aurait pu insister sur la création d’un outil moderne utile aussi à la démocratie participative.

Nous voterons donc sans problème ces 2 délibérations.

Nous avons ensuite avec le musée une délibération plus complexe.

Cette délibération nous propose d’abord un agrandissement en pas moins de 4 extensions.

Evacuons tout d’abord, l’extension en neuf rue des Champs pour des locaux techniques et l’extension en réhabilitation de l’ancien collège pour des locaux d’animation et les réserves de la tissuthèque.

Ces 2 extensions n’amènent pas de remarques particulières.

Sinon que l’amélioration des conditions de travail et de vie du personnel, des conditions d’accueil des activités d’animation à destination des jeunes publics ne peut que susciter l’approbation, d’autant plus qu’il est fait un travail tout à fait remarquable.

L’extension sous forme d’un réaménagement de la galerie pour accueillir le groupe de Roubaix et l’extension en neuf rue de l’Espérance pour un espace consacré à la sculpture suscite quelques interrogations et au final une interrogation de fond sur le positionnement de notre musée.

Tout d’abord, nous nous réjouissons très fort que le musée prenne à bras le corps l’accueil du groupe de Roubaix. Ce groupe est dit de Roubaix pour la gloire de Roubaix mais cette appellation peut donner une image faussement localiste à ce groupe qui rassemble des artistes régionaux certes mais de dimension nationale et internationale comme en témoigne la très importante exposition que le musée de Tourcoing vient de consacrer à Eugène LEROY.

Et nous nous en réjouissons d’autant plus que nous n’avons pas été les derniers à promouvoir cette prise en charge.

Mais le confiner dans cette galerie qui est, il faut bien le dire, un loupé de la rénovation puisque ce qui était initialement un accès et une montée vers la lumière est devenue une sombre impasse prise à contre sens, n’est ce pas marginaliser cet ensemble d’œuvres qui devrait être maintenant le cœur du musée ?

Historiquement, le musée est d’industrie, le textile bien sur, il a assumé les beaux arts, pour ne pas dire l’académisme, y compris local, les arts décoratifs et sur ces créneaux pas forcément bien considérés, il a construit une réussite.

Cette extension au moment de son dixième anniversaire est comme une croisée des chemins.

Ce programme se veut habile en cherchant à contenter tout le monde mais il est vicié par un refus de choisir, par un arbitrage en fait déséquilibré entre le « projet groupe de Roubaix » et un « projet sculpture » dénaturé par l’histoire Bouchard.

Nous nous sommes largement exprimé en son temps sur cette donation Bouchard dont personne ne voulait, acceptée avec tant de légèreté par le précédent conseil, et dont entre parenthèses, nous ignorons toujours l’état juridique. Cet acte notarié dont nous n’avons jamais eu connaissance, est il maintenant signé ?

Nous nous y sommes opposés et nous persistons à penser qu’il s’agit d’une erreur politique et stratégique majeure, dont le gain espéré - disposer d’un outil pour présenter les techniques de la sculpture - est dérisoire par rapport à son coût exorbitant - assumer la contextualisation des errements politiques de l’académisme officiel de la 3 ème république -.

En plus d’être un message tout à fait inapproprié, il s’agit de l’expression d’une conception des choses où le relativisme prime la claire affirmation de valeurs, conception que je n’ose qualifier de centriste, eu égard à la qualité des personnes qui se sont parfois ainsi qualifiées.

Nous présentons en conséquence un amendement.

Enfin, cette délibération, décidément très complexe, propose en final une demande de transfert du musée à Lille Métropole Communauté Urbaine.

Le problème est réel, la question légitime, cela mérite un débat approfondi.

Mais pourquoi faut il mêler cette question à cette délibération ?

Sans désapprouver la demande, nous nous étonnons de la méthode qui semble relever de la diversion et affaiblit la démarche.

Christian CARLIER

Groupe OuVERTement à Gauche

 

 

Ci dessous l ’amendement proposé par le Groupe Ouvertement a Gauche visant à retirer de la phrase relative à la confirmation par le Conseil Municipal de l'extension du Musée la Piscine autour de l'œuvre de H Bouchard. Cet amendement a été rejeté par la majorité municipale sur proposition du Maire. :

 

CONSEIL MUNICIPAL du 14 AVRIL 2011

AMENDEMENT SUR LA DELIBERATION 2011 D 157 RELATIVE A L’AGRANDISSEMENT DU MUSEE « LA PISCINE »

Considérant

    • que l’article 1 de la délibération vaut approbation du programme de l’opération,
    • qu’en l’absence de l’étude de programmation et d’un programme annexés à la délibération, le programme est déterminé par le préambule de la délibération.



Considérant

    • que la reconstitution de l’atelier du sculpteur Henri BOUCHARD sous couvert d’une information sur les techniques de la sculpture, constitue une célébration d’un artiste engagé institutionnellement dans la collaboration avec l’occupant nazi,
    • que cette célébration entretient de fait la confusion qui relativise collaboration et résistance au prétexte de contextualisation et au risque de réhabiliter la collaboration et d’affaiblir les valeurs de la résistance,
    • que cela est en contradiction avec un développement du musée fondé sur la modernité et l’ouverture.



Le paragraphe :

« La seconde présentera, avec notamment l’atelier reconstitué d’Henri BOUCHARD, le métier et les techniques de la sculpture. »

est retiré de la délibération.

 

Amendement présenté par le Groupe « OuVERTement à Gauche »

 

 
Si vous souhaitez vous forger votre opinion sur ce sujet, voici une série d’articles aux liens suivants :

                - Henri Bouchard sur wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Bouchard

    - Comité français pour Yad Vashem (« Une extension de Musée pour un membre du groupe "Collaboration" ») : http://www.yadvashem-france.org/reportages/?mode=detail&reportages_id=123

                - Comité français pour Yad Vashem, « L'ombre de Bouchard rend trouble la Piscine de Roubaix » : http://www.yadvashem-france.org/reportages/?mode=detail&reportages_id=138

                -Blog de Slimane Tir : http://www.slimanetir.com/article-21501126.html (« Bouchard et la collaboration », publié le 14 juillet 2088) et http://www.slimanetir.com/article-20574603.html (« Bouchard, intérêt de la donation ? » publié le 19 juin 2008)

                -Article dans Nord Eclair (« Bouchard, toujours Bouchard ») : http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2011/04/15/en-attendant-l-union-1-on-parle-de-l-uni.shtml

-Rue 89, « Bouchard, sculpteur collabo, met le feu à La Piscine de Roubaix », Par Jean-Pierre Thibaudat | Journaliste | 05/08/2008     http://www.rue89.com/balagan/bouchard-sculpteur-collabo-met-le-feu-a-la-piscine-de-roubaix?page=1

-Le Monde (Un artiste qui a flirté avec les nazis va être mis en valeur à Roubaix, 15.06.2008) :

 

Un artiste qui a flirté avec les nazis va être mis en valeur à Roubaix

Article paru dans l'édition du 15.06.08    


 

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http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/f.gifaut-il transférer l'atelier d'Henri Bouchard (1875-1960), sculpteur académique qui a fait le voyage en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale et qui a exprimé sa sympathie pour l'occupant nazi, au musée de La Piscine, à Roubaix ? Et l'artiste est-il important au point que ce musée du Nord engage des travaux d'extension pour reconstituer son atelier - installé jusqu'en 2007 dans le 16e arrondissement de Paris - et accueillir ses 1 296 oeuvres, des sculptures mais aussi des dessins ?

Ces deux questions sont déjà tranchées, et le débat n'a pas eu lieu. Le passé de Bouchard n'a jamais été évoqué dans la longue chaîne de décisions qui a précédé le décret ministériel de décembre 2006, autorisant le transfert de propriété de l'atelier qui appartenait à l'un des fils du sculpteur, François Bouchard. Seuls les Verts de Roubaix ont tenté de barrer la route au projet, en vain.

L'étude de programmation de l'extension du musée a été lancée la semaine dernière et le maire socialiste, René Vandierendonck, a promis l'ouverture de l'atelier en 2011 - en attendant, une cinquantaine de ses dessins seront exposées à La Piscine du 21 juin au 20 septembre.

« On construira aussi deux ateliers de pratique artistique pour initier les jeunes », explique l'adjoint à la culture, Jean-François Boudailliez (apparenté MoDem), qui ne voit pas le problème : « Bouchard a déjà payé à la Libération [il a été notamment suspendu de son poste de professeur à l'Ecole des beaux-arts]. Je ne suis pas pour la double peine. » Christian Carlier, conseiller municipal étiqueté chez les Verts, non plus... « Mais se servir de l'oeuvre de Bouchard comme support pédagogique en direction du public scolaire, cela me choque », explique l'élu écologiste, dans l'opposition depuis les municipales de mars.

Henri Bouchard ne fut pas le seul « pèlerin de Weimar ». Derain, Vlaminck, Despiau, Landowski, Belmondo, ont répondu à l'invitation de l'Allemagne, en novembre 1941. Mais, loin de regretter ce périple, Bouchard, de retour en France, a signé un article dans L'Illustration que certains ne lui pardonneront jamais. Il y décrit « la vie presque féerique » des « enfants chéris de la nation » allemande, s'enthousiasme pour les cités-jardins réservées aux artistes, comme le rapporte l'historienne de l'art Laurence Bertrand Dorléac dans L'Art de la défaite (Seuil, 1993).

Bouchard a visité l'exposition du sculpteur Arno Brecker, « le favori du Reich », à l'Orangerie des Tuileries, en 1942. On lui reproche aussi d'avoir milité pour la création d'un ordre des artistes.

Bruno Gaudichon, conservateur de La Piscine, insiste : « Il y aura des fiches pour les visiteurs sur les liens entre la sculpture et le pouvoir politique. » Dérouté par cette polémique, il lâche : « A ce compte-là, on devrait interdire Céline dans les bibliothèques ! » Mais Bouchard n'est pas l'auteur du Voyage au bout de la nuit. Et sa sculpture n'a rien d'exceptionnel. Durant sa carrière, il a répondu à diverses commandes politiques : un monument dédié au « génie colonisateur français » en Algérie, détruit dans les années 1960 ; des oeuvres louant le travailleur - Le Faucheur - à l'époque du Front populaire, etc.

« UNE PETITE FAMILLE »

Tout le monde est d'accord là-dessus : « Ce qui l'a emporté, au-delà de l'erreur historique de l'artiste, c'est le souci de conserver un atelier intact et vivant où l'on trouve encore les outils de Bouchard », dit Marie-Hélène Lavallée, qui a suivi le dossier au ministère de la culture. « On a l'impression qu'il a quitté la pièce il y a deux heures. C'est le seul atelier complet de cette génération. Si on y avait renoncé, il aurait sans doute disparu », renchérit Bruno Gaudichon, qui dispose d'un important fonds de sculptures du XIXe siècle et début XXe à La Piscine. « François Bouchard et son épouse Marie ont passé leur vie à entretenir l'atelier. Ils ont proposé à la Ville de Paris de le récupérer dans les années 1990. Elle n'en a pas voulu », ajoute-t-il.

Dernière question : pourquoi l'oeuvre de Bouchard, natif de Dijon - dont le Musée des beaux-arts possède des sculptures - atterrit-elle à Roubaix ? La réponse est sans doute la clé de l'histoire : la belle-fille du sculpteur, Marie Bouchard, est devenue conservatrice pour préserver au mieux l'atelier - qui sera classé « musée de France » en 1985. Elle s'est liée d'amitié, entre autres, avec Bruno Gaudichon, du musée de Roubaix, et Antoinette Le Normand-Romain, aujourd'hui directrice générale de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA). Cette dernière a eu l'idée d'envoyer l'atelier à Roubaix. Elle le reconnaît : « Cette sculpture a longtemps été snobée pour son académisme. Aujourd'hui, nous formons une petite famille. » Très soudée.

Clarisse Fabre



 

 

 

 

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:20

 

Eva Joly chez Camaïeu : « Cette entreprise est symbolique, on presse les salaires vers le bas »

mardi 12.04.2011, 05:22  - PAR MARC GROSCLAUDE

 En campagne, Eva Joly a dénoncé «l'injustice sociale» que vivent les salariés de Camaïeu. PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE En campagne, Eva Joly a dénoncé «l'injustice sociale» que vivent les salariés de Camaïeu. PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE

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« Je vous invite à continuer votre lutte. Elle est juste et vous avez tout notre soutien. » Même du haut de son fauteuil de député européen, Eva Joly n'a sans doute que son appui à offrir aux employés de Camaïeu qui luttent toujours pour leurs salaires. C'est néanmoins ce qu'ils cherchaient en l'invitant hier à Roubaix.

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« Je suis très heureuse d'être là car il me semble que la situation de votre entreprise est très emblématique et symbolique de ce qu'il se passe. On presse les salaires vers le bas et le jeu ne s'arrêtera que lorsque vous ne pourrez plus vivre. Pendant ce temps, la rémunération du capital augmente. C'est insupportable. » Il n'en fallait pas davantage pour que les représentants CGT et FO de Camaïeu applaudissent des deux mains. Toujours mobilisés pour des augmentations de salaires plus substantielles que ce que leur direction propose dans le cadre des négociations annuelles, ils ont pu exposer des situations concrètes.

« Regardez ce que gagne une responsable de magasin : 8 ans d'ancienneté, un taux horaire de 11 euros, 1 365 euros net avec prime d'ancienneté de 60 euros. C'est pour cela qu'on interpelle les politiques. Notre société est un cas d'école », a clamé Cherif Lebga, délégué FO qui a cité un autre exemple, le sien. « 1 140 euros net, je paye 600 euros de loyer. Et je touche le RSA ! On est tous comme cela.

C'est pour cela qu'on veut passer le message. C'est très grave. Les salariés vont percevoir 1 140 euros net toute leur vie, pour une pension de 800 euros ! Nous, on demande au président de la République de venir au 211 avenue Braem à Roubaix et de rappeler à cette direction inhumaine que le fruit du travail doit être réparti auprès des salariés et non des actionnaires. Camaïeu, c'est un milliard de chiffre d'affaires. Le gâteau, ça doit être pour tous les salariés. » Pour Eva Joly, « c'est une situation d'injustice, qui crée la misère sociale. Chercher une rentabilité à deux chiffres, surtout dans le textile, on voit la pression que cela exerce sur les salariés. Il faut une réglementation européenne. Alors que les salariés se battent pour une augmentation qui suit le coût de la vie, le patron est parti avec un bonus sur lequel il ne paiera que peu d'impôt. C'est une absence de respect et le système ultralibéral poussé dans ses retranchements. » Ancienne magistrate spécialisée dans les affaires financières, Eva Joly n'a pu s'empêcher de voir dans la conduite de l'entreprise une manipulation contestable. « L'action a monté de 40 % en bourse, car il y a une offre publique de retrait de titres. Le fond de pension souhaite sans doute avoir moins de renseignements à fournir dans l'avenir. » Et la candidate à l'Élysée de rappeler que, selon elle et son mouvement, Europe Écologie Les Verts, « il y a d'autres systèmes possibles ».

En attendant, les négociations salariales se poursuivent, après les dernières propositions de la direction vendredi. Les syndicats (du moins ceux qui n'ont pas encore donné leur accord, l'UPAE et la CFDT) disent consulter les salariés. « On leur demande s'ils s'en satisfont ou pas, mais certains nous disent qu'ils ont déjà perdu six jours de salaires pendant la grève et qu'ils ne peuvent plus lutter, à cours de fric. » •

 

 

 

  ROUBAIX

Les « Camaïeu » tiennent enfin leur événement national

Éva Joly, entourée de Cherif Lebgaa (FO), Slimane Tir, élu Vert roubaisien, Thierry Siwik et Omar Rahni (CGT). Éva Joly, entourée de Cherif Lebgaa (FO), Slimane Tir, élu Vert roubaisien, Thierry Siwik et Omar Rahni (CGT).

Alors qu'ils tentent depuis plusieurs mois de faire entendre leurs revendications salariales, les représentants syndicaux CGT et FO ont enfin réussi à faire parler d'eux nationalement. Leur secret ? Éva Joly.


 


Dans la froideur de janvier, déjà, ils en rêvaient à haute voix. Avoir un retentissement national pour qu'on évoque leur cas au plus haut sommet de l'État. Il a fallu attendre le printemps et surtout la venue d'Éva Joly pour que leur souhait se réalise. Hier après-midi, les délégués syndicaux CGT et FO ont pu découvrir ce qu'est un événement médiatique : des caméramen et des photographes qui se pressent et se bousculent pour saisir chaque image et chaque phrase de l'eurodéputée Europe écologie et candidate à la candidature à l'élection présidentielle.
Sur le fond, Éva Joly épouse pleinement le discours développé par les syndicalistes depuis plusieurs mois dans les médias locaux : « C'est une situation inhumaine et insupportable. Et tout à fait emblématique de ce qui se passe dans d'autres entreprises : on pressurise les salariés pour mieux rétribuer les actionnaires. La course à la rentabilité à deux chiffres pousse les salariés à la logique de la survie. » Au passage, l'ex-magistrate rassure les délégués syndicaux menacés de procès pour diffamation par leur direction : « Ne vous laissez pas impressionner ». La direction de l'entreprise roubaisienne n'a pas souhaité réagir, estimant qu'il s'agissait d'une prise de position politique.


La portée nationale de cette visite permettra-t-elle de faire réagir l'Élysée ? Après tout, Camaïeu perçoit des déductions fiscales sur les bas salaires et certains employés, dont les conjoints n'ont pas de travail, perçoivent le RSA.
Néanmoins, ce joli coup médiatique pourrait être vain. La CFDT a lâché la CGT et FO et devrait signer avec l'UPAE (un syndicat propre à Camaïeu) l'accord proposé par la direction vendredi à l'issue de la négociation annuelle obligatoire. Dans l'entrepôt, les employés privés de six jours de salaires en janvier lors de la grève semblent se résigner. Après tout, 2 % pour les employés, ce n'est qu'une vingtaine d'euros, c'est loin des 150 E d'augmentation générale défendus par la CGT et FO. Mais c'est mieux que les autres années. Ce paradoxe était flagrant hier : pour accueillir Éva Joly, il y avait plus de journalistes que de salariés.

Par Nord Eclair , Voix du Nord - Publié dans : Resistances
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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 00:03

Conference de presse sous controle policier sur l espace pu

Qui a peur de la démocratie à Wattrelos?

   
Au moment où un vent rafraîchissant de démocratie souffle sur le sud de la méditerranée, l’expression démocratique d’un candidat Europe Écologie Les Verts aux élections cantonales ferait-elle peur à la municipalité de Wattrelos au point de mobiliser sa police municipale, perturbant ainsi sa conférence de presse ? Qui a donné l'ordre pour une telle intervention ? Nous exigeons une réponse publique de l'hôtel de ville.
  
Les démocrates et républicains de Wattrelos doivent dénoncer les verrouillages et obstacles dressés devant toute expression démocratique alternative : accès aux salles municipales à des prix prohibitifs, interdiction de tracter dans certains espaces publics (Berlouffes, marchés...) ; absence de débats avec les habitants au profit d’annonces à la presse au mépris des engagements pris. Nous considérons que ces pratiques inacceptables venant d’une municipalité qui se dit de gauche,doivent cesser..
 
Ne nous céderons pas devant ces réflexes archaïques et ces pratiques antidémocratiques et nous poursuivrons le combat pour une transformation démocratique, écologique, sociale et participative de notre ville et de notre canton.
 

( Communiqué de presse de EELV Wattrelos, publié ce dimanche par Nord Eclair )

Par EELV Wattrelos - Publié dans : Resistances
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 00:17

 

 

 

Voici en primeur, le texte de la prochaine tribune politique du Groupe Ouvertement à Gauche, dans le magazine Roubaix MAG,

il s' appuie et reprend les thèses développées dans le tract EELV, diffusé le samedi 5 manif des lycees le 5 fevrier 2011Fevrier à l' Eurotéléport de Roubaix, en soutien aux établissements en grève. J' y ai pris la parole afin de leur apporter notre soutien.
( le texte est court car nous sommes contingentés en nombre de caractères )

"Depuis plusieurs années, les établissements scolaires de Roubaix subissent des pertes de postes d'enseignants.
Naguère au nom de la baisse des effectifs alors qu’aujourd’hui, les effectifs scolaires sont stables ou augmentent :
Jean Moulin, Turgot, Beaudelaire, Lavoisier, Loucheur.....Tous les établissements sont touchés.

Pourquoi diminuer les capacités d’accueil dans des sections industrielles qui débouchent sur de l’emploi,comme les baccalauréats professionnels « pilotage de systèmes de production automatisés » à Turgot,
au lieu d’en faire la promotion dans les collèges ?

Pourquoi augmenter le risque de décrochage scolaire en obligeant les jeunes intéressés à suivre ces formations très loin de leur domicile ?

Pourquoi supprimer des sections qui débouchent sur l’emploi dans notre secteur si durement frappé par le chômage des jeunes ?

Pourquoi, alors que la plupart des collèges alimentant les LP Turgot et Savary sont en « Réseau de Réussite Scolaire », augmenter les effectifs par classe, au mépris de la pédagogie et des conditions matérielles de travail ?

Ces décisions dictées par le dogme de la diminution à tout prix de l’emploi public, sont appliquées par le rectorat au mépris de toute concertation, au mépris des populations locales et de l'avenir de nos enfants.

Nous dénonçons la double peine que nous subissons : moins de postes d’enseignants et moins de perspectives d’emploi de nos jeunes.
Nous serons mobilisés aux côtes des parents et des enseignants pour résister et faire reculer cette injustice."
 Slimane TIR

Président du groupe Ouvertement à Gauche

Par Slimane TIR - Publié dans : Resistances
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