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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 13:45

Intervention Slimane TIR

Président du Groupe Verts LMCU

Conseil du 5 Février 2010

Budget 2010

 

 

 

Depuis le Débat d’Orientations Budgétaire, plusieurs de nos demandes ont été intégrées.


Je ne ré aborderai pas le sujet de la taxe professionnelle dont la question fait aujourd’hui, en tous cas dans la majorité, l’unanimité.
Le point positif de ce débat pour notre groupe, relève de l’abandon de la hausse des tarifs des transports en commun.
 Un service dont l’accessibilité doit se généraliser à l’ensemble de la population pour lutter contre le réchauffement climatique, je reviendrai plus loin sur ce point.

 


Certes, ce budget dans sa globalité nous satisfait, ce qui nous amènera à le voter, car des efforts restent à fournir en matière d’offre, d’adaptation et de modulation des différents services rendus par la communauté urbaine de Lille à ses habitants, ainsi bien sûr que leur tarification.

 


Ainsi, notre premier souhait concerne la redevance assainissement :

nous devons aux habitants de LMCU et ce dès cette année d’envisager de mettre en place une tarification sociale de l’eau. Comme nous l’avions déjà noté au moment du débat d’orientations budgétaires, il est paradoxal de vouloir augmenter les tarifs de l’eau, quand la baisse de la consommation nous montre aussi que les habitants en font un usage de plus en plus responsable.

 

Nous savons le retour en régie sera difficile, et les négociations engagées singulièrement délicates avec le prestataire actuel. Nous souhaitons une clarification du calendrier et des conditions de retour dans la propriété communautaire des moyens de production et de distribution de l’eau. Nous pourrions aussi utilement nous inspirer du retour en régie de la distribution de l’eau parisienne.

 


Concernant la TEOM, le groupe les Verts LMCU est favorable à une hausse de la TEOM de 2%. Néanmoins, de la même manière que nous souhaitons un service mieux adapté à la problématique sociale pour l’eau, il faut dès maintenant envisager un passage à une redevance adossée au volume des déchets générés par les utilisateurs. Sachant que le meilleur déchet est toujours celui que l’on ne produit pas.

Pour cela, une étude sur les conditions du passage d’une taxe à une redevance doit être envisagée. Ainsi qu’une étude plus approfondie sur la collecte des déchets fermentescibles.


Concernant les transports en commun, notre collègue Dominique Plancke l’avais longuement évoqué lors du Débat d’Orientations Budgétaires,
 nous avons le devoir, tant pour les usagers actuels que pour les générations futures, de nous engager dans
de nouveaux investissements importants. Il faut doubler la ligne 1 du métro, c'est parti. Mais aussi accélérer et développer le plan bus en augmentant la capacité de la flotte de 25% dans le mandat, réaliser la totalité du plan des LIANES.

Nous soutenons la mise en place rapide d’une politique d’intégration tarifaire, une sorte de carte orange métropolitaine et régionale.


Nous restons soucieux de la qualité de la couverture des services de l’eau, des résidus urbains et des transports,

-si nécessaires à la vie quotidienne de nos concitoyens par temps de crise

-si nécessaires à un traitement équitable et équilibrée de l’ensemble de la population métropolitaine et de notre territoire.

 

 je vous remercie

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 13:29

Les élus Verts ne partagent pas l'engouement de leurs collègues, de droite et de gauche confondus (( MP DAUBRESSE, chef de l UMP,  "n'a pas d'état d'âme" et soutient cette participation,buisness is buisness. ).
Ceux-ci viennent au Conseil Régional (pour 200000€) et à Lille Métropole (300000€) de cautionner le régime chinois en finançant la présence de Lille 3000
 à l'exposition universelle de Shanghaï... ou plus exactement à 1h30 de ladite exposition, trop chère pour nous (sic). Mais que diable allons nous faire dans cette jonque ??!!!

 

Vous pouvez lire ci dessous mon intervention au Conseil communautaire de ce vendredi 5 Fevrier 2010.
Slimane TIR



La décision d’attribuer à Shanghaï, la responsabilité de l’organisation de l’exposition universelle a été prise en décembre 2002, par le B.I.E.


Elle se déroulera autour d’un thème qui sonne comme une ironie lourde de sens, dans la plus grande dictature au monde a le secret : « Une meilleure ville, une meilleure vie », faisant écho à des slogans qui nous semblent tellement familiers.


Cet immense laboratoire urbain, qui est le projet DONGTAN, rebaptisé du doux nom de « zone de meilleure pratique urbaine » vise à présenter dans un espace « concentré », les meilleurs pratiques et objets susceptibles d’améliorer la qualité de la vie urbaine. Il s’agit, nous dit-on, dans les plaquettes promotionnelles, de construire une « éco-ville », qui présenterait, grandeur nature, les dernières innovations techniques et urbanistiques.


La conception qui porte ce projet est diamétralement opposée à la vision, que nous partageons, ici, sur la manière de penser et de bâtir démocratiquement notre métropole, nos agglomérations
.


Nous avons affaire là, certainement, à une vitrine de la technologie urbaine, mais d’abord à la vitrine du centralisme d’Etat, à la vitrine d’une conception dirigiste et dictatoriale de l’organisation urbaine. Elle est aux antipodes du processus démocratique qui doit être pour nous au cœur de la production des villes soutenables.


Cette exposition universelle mise au service de la plus grande gloire du capitalisme d’Etat Chinois, se tient 18 mois après les Jeux Olympiques de Pékin.

En 2008, de très nombreuses manifestations ont jalonné le parcours de la flamme olympique.

En 2008, nombre de nos villes ont réagi, face à la répression au Tibet, de décider de pavoiser les frontons des hôtels de ville du drapeau Tibétain, durant de nombreuses semaines.

 En 2008, Angela MERKEL et Gordon BROWN ont eux refusé de se rendre à PEKIN.

En 2008, nombreux ont été celles et ceux qui ont exprimé, leurs très vives inquiétudes sur la situation générale des Droits de l’Homme, comme des priorités en Chine, empire dans lequel la liberté d’expression, de communication et de pensée restent à conquérir.


La Chine est aujourd’hui, comme l’indique Reporters sans Frontières, la plus grande prison du monde pour les journalistes, les blogueurs et les dissidents, condamnés à de lourdes peines, soumis au travail forcé.


La Chine détient un tragique record du monde en matière de peine de mort et d’exécution (1700 en 2008, plus de 7000 condamnations).


La « botte » chinoise écrase toujours le peuple Tibétain,
plus récemment encore, c’est la population de la région autonome ouighoure du XIANJIANG, qui a subi des mesures de répression généralisées, et conduisant, selon Amnesty International dans son rapport d’avril 2009, « à l’arrestation et à la détention arbitraire de milliers d’ouighours, accusés de « terrorisme, séparatisme et extrémisme religieux »  car ils avaient exercé, pourtant pacifiquement, leurs  droits   fondamentaux».


Enfin, comble de la propagande de l’Etat, cette exposition a pour 4ème objectif de « promouvoir la communication et la compréhension entre les sociétés humaines».


Je vous laisse apprécier le cynisme des formulations.


En ce qui nous concerne, notre groupe, en accord avec les positions de nos collègues Verts du Conseil Régional, nous plaidons le boycott de cette exposition, comme nous l’avons fait pour les JO de PEKIN.


Nous votons CONTRE cette délibération.

Slimane TIR Président du Groupe des Verts LMCU










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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 02:11
 

Vivre ensemble dans un monde durable dans lequel soit préservée toute la diversité du vivant, telle est la politique des relations internationales de LMCU, déclinée en stratégie :

  • métropolitaine, en renforçant la synergie entre ses communes

  • eurométropolitaine en poursuivant l’essor d'une dynamique transfrontalière

  • européenne en assumant son rôle de capitale du nord de l'Europe.

LMCU veut être acteur du dialogue euroméditerranéen, parce que la richesse des populations qui composent notre métropole nous y invite -Maroc, Algérie, Turquie en particulier- ; promouvoir la paix et le dialogue au Proche-Orient par la diplomatie des villes ; entretenir des relations avec le sud fondées sur la co-opération par des transferts d'expertise dans nos domaines d'excellence : traitement et valorisation des déchets, protection et valorisation du patrimoine urbain et naturel notamment.


Rencontrer l'altérité et savoir qui nous sommes : LMCU participe désormais à la Semaine de la Solidarité Internationale pour que nous devenions tous des citoyenNEs du monde, informéEs, sensibiliséEs, responsables.



Marie-Pierre Bresson

Conseillère communautaire

http://lille-21eme-siecle.fr

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 15:35
Vous pouvez lire ci dessous le communiqué de Bernard DESPIERRE,  qui exprime l' inquiétude et le désaccord des élus verts de TOURCOING,  sur le fond et la méthode de conduite du projet de l' Union
Je suis pleinement d ' accord  avec leur analyse.

Le pilotage de ce projet concentre manifestement de plus en plus la décision entre quelques mains,  ( celles d' un triumvirat de maires ), alors qu' il s' agit d' un projet communautaire, porté par la communauté urbaine.

Cette évolution risque de liquider des acquis du programme initial, qui manifestement  sont modifiés ou disparaissent subrepticement, par exemple le projet de Palais Omnisports intégré dans le pharaonique Grand Stade, le Parc bord à Canal, prévu sur une superficie de 15 ha, qui se réduirait à un gros square, un projet de darse, dont l' obejctif est de mettre en valeur la remise en navigation du Canal de Roubaix, qui disparaît des plans, au moment même ou la communauté Urbaine adopte son Plan Bleu de valorisation des canaux et de remise en navigation de l' avenue de Peuple Belge à Lille , pour un coût supérieur à celui de la liaison Deûle Escaut.

J' aimerai que les nombreux élus qui se sont précipités pour être sur la photo lors des magnifiques journées Blue Days, soient conséquents, à commencer par le Maire de Roubaix, qui semble s' en désintéresser complètement.

Slimane TIR
 

"La longue marche pour une nouvelle gouvernance.
 
Ce samedi 5 décembre se déroulent les Assises de l'Union.

Le site de l'Union est reconnu comme "Ecoquartier en devenir" et une des caractéristiques principales de la labellisation "Ecoquartier" est l'appropriation et la co construction, le plus en amont possible, des projets avec les habitants et les forces vives des territoires concernés : Tourcoing, Wattrelos, Roubaix.

Or, force est de constater que, pour ce qui concernent les élu(e)s de terrain (dont les élu(e)s Verts), que le compte n'y est pas.

Si la dynamique enclenchée autour de l'Ilot Stephenson est pour nous positive celle ci reste très marginale au regard des enjeux de développement Durable appliqués à cet espace de 80 hectares.

Quatre vingts hectares qui devraient accueillir un vrai parc urbain de 16 hectares, si on applique la règle des 20%.

Ce chiffre est usuellement utilisé en ces temps de lutte contre les bouleversements climatiques ... mais, la "rumeur" serait plus proche des 5 hectares: un gros square !


Alors que depuis près d'un an nous demandons à ce que les élu(e)s, dans l'excercice de leurs missions respectives, soient associés au plus près de la définition des programmes et des aménagements en cours, hormis une réunion d'information générale (à huis clos) destinée aux seuls membres des 3 conseils municipaux, nous gérons toujours l'incertitude.

Les Tourquennois ne nous ont pas élus pour gérer l'incertitude mais pour prendre à bras le corps les projets écologiques, économiques et sociaux de notre ville.

Il ne nous parait donc ni utile, ni opportun de participer à des assises dans lesquelles nous sommes relégués au rang de spectateurs."


Bernard Despierre
 
Ville de Tourcoing (59)

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 13:18

Multiplier par 5 les espaces de Nature d' ici 2020 et non par 3.


Changements climatiques : comment on s'y prépare

Lille Métropole lance un grand débat sur les changements de climat. Lille Métropole lance un grand débat sur les changements de climat.

À quelques jours du sommet de Copenhague, Lille Métropole Communauté urbaine a organisé hier un grand débat sur le développement durable. Un débat appelé à se poursuivre dans les mois qui viennent.


En matière de climat, rien de mieux qu'un bon psychologue ! C'est en tout cas le point de vue de Pierre Radanne.
« Lorsqu'un problème se pose, la tendance naturelle de l'Homme est de se carapater », explique l'ancien président de l'ADEME. Cet expert en climatologie poursuit : « Les psychologues que j'ai consultés sur le sujet m'ont expliqué qu'il faut réussir à transformer l'angoisse en action. » Pour y arriver, Pierre Radanne propose une méthode. « Il faut tout d'abord qu'il y ait une prise en charge sérieuse du problème ».



« Question politique
à solidarité obligatoire »


Responsables publics, entreprises, secteur éducatif et médias ont un rôle essentiel dans la sensibilisation. Ensuite, chaque individu doit évaluer quantitativement ses propres sources d'émission. En moyenne, chaque famille française produit 17 tonnes de CO2 en un an. Troisièmement, chaque individu doit identifier les réponses qu'il peut apporter.
C'est seulement en réussissant cette sensibilisation et mobilisation de tous que des progrès significatifs peuvent être faits dans la lutte contre le réchauffement climatique
. Et il y a urgence. Selon les scientifiques, le réchauffement climatique ne doit pas dépasser 2°C au XXIe siècle, sauf à mettre en péril une partie de l'Humanité. Or pour limiter ce réchauffement à 2°C, il faudrait diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050. « Le climat est un objet indivisible. Le climat que l'on a en France ne résulte évidemment pas que du comportement des Français » , poursuit Pierre Radanne. Avant de conclure : « Le climat, c'est la première question politique à solidarité obligatoire » qui se pose à la planète.
Pour Eric Quiquet, premier vice-président de Lille Métropole chargé des transports et du plan Climat, les pouvoirs locaux ont un rôle primordial à jouer.

« Question de citoyenneté »
« L'enjeu climatique doit être une question de citoyenneté ». À partir d'avril, un grand débat avec l'ensemble des acteurs de la société civile sera lancé. Objectif : aboutir début 2011 à un Plan climat « ambitieux » pour la Métropole. En attendant, des affiches « Climat, à nous d'agir » verront le jour dans la Métropole à partir du 7 décembre, jour d'ouverture de la Conférence de Copenhague. Et chacun peut faire son bilan carbone en se connectant au site lillemetropole.fr.

Martine Aubry, elle, rappelle les chantiers déjà en cours avec l'objectif de multiplier par deux l'usage des transports en commun d'ici 2020, les éco-quartiers qui voient le jour, la volonté de multiplier par trois les espaces verts d'ici 2020, le traitement des résidus urbains, l'importance de l'agriculture... Et surtout, se rappeler qu'écologie et social sont indissociables.w

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 19:11


Délibérations financières _ Gestion cadre de la dette-produits toxiques
Conseil LMCU 06/11/09


Le groupe des Verts souhaite intervenir dans ce débat, que nous devons mener avec gravité,
sens  des responsabilités, sens de l’intérêt général de notre établissement, comme de l’intérêt de nos mandats, c'est-à-dire, la population métropolitaine.

Pour ces raisons, notre groupe déplore et désapprouve les propos rapportés par la presse de notre collègue M. P. DAUBRESSE. Nous voulons aussi rappeler, que toutes les décisions ont été prises, ici, dans cette instance, à l’unanimité. Nous exprimons enfin notre soutien à J. P. BALDUYCK.
Au-delà de cet épisode malheureux nous voulons aussi aborder quelques constats :

1/- Notre établissement, comme beaucoup d’autres collectivités a été piégé, par l’autonomisation irresponsable et prédatrice de la sphère financière et bancaire, au détriment de l’économie réelle, au détriment des besoins primaires de nos populations, comme de beaucoup de nations, à travers le monde.

2/- Nous constatons aussi les conséquences ravageuses, de la marchandisation  sans limite de tous les compartiments de l’activité humaine. Nous découvrons là aussi, qu’on ne peut tout abandonner au marché et au culte de l’argent-roi.

3/- La rapacité, enfin, et les pratiques, certes expertes de la mathématique financière, mais aussi  du « bonneteau financier », des traders, des vendeurs, des commerciaux de produits financiers.

Dans ces pratiques, nous considérons :

-que les responsabilités des banques et des établissements financiers prêteurs sont lourdement engagées. Nous soutenons, Mme la Présidente, votre intention de mettre en cause leur responsabilité devant les tribunaux.

-que celle des agences de notation l’est tout autant. Il est désormais de notoriété publique, que celles-ci ont classé en triple A, donc sûrs, des produits financiers, manifestement largement composés de produits dits « toxiques ou pourris ».
Cette responsabilité est d’autant plus évidente, que ce monde est consanguin, que les hommes de ce système sont largement interchangeables.


Nous voulons enfin rappeler, que même si nous admettons le principe d’une gestion dynamique et efficace de l’emprunt et de la dette ; il n’est  ni dans le rôle, ni dans la vocation des collectivités locales, comme de notre établissement de s’engager dans des produits financiers ou dans des activités financières spéculatives.

Par les trois délibérations proposées, nous nous donnons un instrument de pilotage, d’encadrement et de contrôle du processus technique et politique de décision relatif à l’emprunt et à la dette.

Nous souhaitons cette avancée et nous les votons donc.

Slimane TIR
Président du groupe
Les Verts

Vous pouvez également prendre connaissance de la réaction de Marc SANTRE sur le site des Verts de LILLE.

 Unanimité pour la gestion de la dette, mais grosse colère des élus de la majorité contre M. Daubresse. : La Voix du Nord Unanimité pour la gestion de la dette, mais grosse colère des élus de la majorité contre M. Daubresse. : La Voix du Nord

Lille Métropole Communauté urbaine est endettée, mais tente de limiter les dégâts. Hier, trois délibérations devaient imposer un cadre de gestion de cette dette. Bien qu'adoptées à l'unanimité, elles ont suscité de vifs échanges : le poids de la dette et les produits toxiques, à qui la faute ? Réponses nuancées...

PAR STÉPHANIE FASQUELLE

metro@lavoixdunord.fr PHOTO ÉDOUARD BRIDE


1. Le contexte

La situation est critique, les élus communautaires l'ont compris fin 2008 : 1 593 millions d'euros de dette, 260 emprunts auprès de 23 établissements bancaires. Et ce constat : « On avait perdu la trace de là où nous en étions », résumait hier Martine Aubry. « Dans les années 1990, LMCU s'est endettée pour financer son développement. En 2000, elle avait besoin de marges de manoeuvre et d'alléger ses charges, décryptait Dominique Baert, vice-président aux finances. Elle a renégocié des prêts à des taux plus intéressants et a recouru à des swaps, des échanges d'un taux d'intérêt contre un autre plus intéressant »... mais dépendant des fluctuations du marché. « Les banques ont proposé des produits structurés de plus en plus compliqués, qui s'appuyaient sur les taux de croissance, d'intérêt, de change, etc. Et quand les index s'emballent, cela devient toxique. » Au final, une perte (virtuelle) de 67 ME, et un gain de 41 ME sous l'effet de placements spéculatifs. « Preuve que tout va trop vite », lâche Martine Aubry.

2.L'action

Objectif : se débarrasser des produits toxiques qui bouchent l'horizon de la métropole. Un cabinet indépendant a retroussé ses manches fin 2008 et mis huit mois à livrer un prérapport « comportant des erreurs ». Pas simple d'éplucher 260 emprunts, dont une bonne partie incompréhensible. En attendant, LMCU a voté hier trois délibérations pour remettre les choses à plat dans ses relations avec les banques et sa gestion de la dette. Les futurs emprunts ne seront plus qu'à taux fixe ou variable (rien d'adossé à des index instables) et, surtout, tous en euros ! Plus de jeu avec les taux de change. Autre volonté : éditer un tableau de bord trimestriel et signer des conventions avec les banques « pour qu'elles acceptent ces nouvelles règles ».

3.Le débat 

« Les banques ont manqué à leur devoir de conseil et d'information sur les risques pris.

 » Les élus de la majorité ont repris cette accusation et ont vivement reproché à Marc-Philippe Daubresse d'avoir accablé son prédécesseur, Jean-Pierre Balduyck (notre édition d'hier). « Les emprunteurs sont aussi responsables.

 » Hier, le leader du groupe Métropole Communes Unies se défendait d'avoir nommément accusé l'ancien président de la commission finances. D. Baert a qualifié l'accusation d'« irresponsable » et « mettant en péril les négociations futures avec les banques ». « Je ne vais pas m'énerver, mais je me pose des questions sur vos limites politiques, a tonné Alain Cacheux (PS). Cette façon de faire est insupportable. » « Est-ce qu'on savait que nos emprunts étaient risqués ? Non, nous sommes victimes », a lancé Olivier Henno (MoDem). Slimane Tir (Verts) a dénoncé « l'attitude prédatrice » des banques. Gérard Caudron (Rassemblement citoyen) a pointé son « malaise » face aux arguments de M.-Ph. Daubresse. « Halte au feu, tu as joué ton camp ! » Henri Ségard (Métropole Passions Communes) a recommandé de « ne pas se tromper de cible » tandis que Rudy Elegeest (Actions et Projets pour la Métropole) jugeait tout cela « inélégant.. de la part de quelqu'un qui à l'époque était impliqué ». Martine Aubry a tranché : « On aurait dû être collectivement attentifs, mais c'était un autre contexte... » •

Les rédactions de La Voix du Nord
la Voix du Nord
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:46
S'il te plaît monsieur l'écolo, dessine-moi une meilleure métropole

vendredi 02.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord

 S. Tir s'inquiète de l'après-taxe professionnelle. PH. ÉDOUARD BRIDE S. Tir s'inquiète de l'après-taxe professionnelle. PH. ÉDOUARD BRIDE
|  POLITIQUE |

À quoi rêvent les Verts de LMCU ?
 
Leur rentrée politique donne l'occasion de dresser ...

le portrait d'une métropole plus au goût des neuf élus communautaires. Et d'abord, plus transparente. Martine Aubry a fait de la gouvernance l'un de ses chantiers. Les débats publics des derniers mois, sur les transports ou le logement, sont doux aux yeux des Verts. Mais insuffisants : « On ne veut pas que la démocratie s'arrête à la porte des contrats de territoires », assène Slimane Tir. Ces futures feuilles de route de l'action communautaire sont toujours sur le feu. Le président du groupe des Verts insiste :  « Il faut que ça soit débattu au plus près des habitants, par les conseils municipaux.»

Le graissage des rouages démocratiques, cheval de bataille écolo, a parfois des effets secondaires. Comme de les placer sur la longueur d'ondes de Marc-Philippe Daubresse à propos de l'élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct en 2014.

Des ondes dans le collimateur de Bernard Despierre, qui songe à celles des antennes-relais : « Les maires sont confrontés au flou des réglementations et à la pression des industriels. » Et de proposer « un secrétariat permanent pour toutes les pollutions, avec des observatoires, pour les ondes comme pour l'air ».


Dans un futur possible, où LMCU aurait repris en régie « la production et la distribution de l'eau » (Marc Santré), aujourd'hui déléguées, les « terres agricoles ne seraient plus la variable d'ajustement du développement économique ». « Il faut leur redonner une valeur », dixit Éric Quiquet. Aujourd'hui, la culture bio dans la métropole, c'est « 7 exploitants et 18 hectares », soupire Christiane Bouchart. Soit rien ou presque. Symboliquement, Dominique Plancke verrait bien des cultures à la place des fuseaux réservés à l'A24...

S. B.


AMÉNAGEMENT

Les Verts : le Grand Boulevard n'appartient pas aux seuls automobilistes

Slimane Tir, président du groupe, avec une partie des élus Verts. Slimane Tir, président du groupe, avec une partie des élus Verts.

C'est la rentrée à la communauté urbaine de Lille (lire ci-dessus). L'occasion pour le groupe des Verts de défendre la création d'un secrétariat permanent à la prévention de toutes les pollutions. Et de redire leur hostilité au Grand Stade.



Dans le rétroviseur le plus récent des élus verts de la communauté urbaine de Lille (LMCU), il y a le défilé de véhicules anciens organisé pour célébrer le centenaire du Grand Boulevard. Une manière de souffler les bougies de l'axe routier que Dominique Plancke assimile à « un contresens historique. Mais on peut penser que dimanche dernier, on a enterré la vocation autoroutière de cet axe. » Favorables à ce que la communauté urbaine prenne la compétence du Grand Boulevard, les Verts espèrent ainsi, pour cet axe, « des trottoirs plus larges » et un meilleur partage de l'espace public entre automobilistes, piétons et cyclistes. « Le Grand Boulevard appartient à tout le monde, pas aux seuls automobilistes », insiste Dominique Plancke.
L'autre dossier sur lesquels les Verts ont l'intention d'aller plus loin est celui de l'agriculture périurbaine. « Il faut un équilibre entre développement économique et maintien de l'agriculture », plaide Christiane Bouchart en rappelant que la métropole ne compte que 7 exploitants bios. « C'est un levier économique, il faut changer d'échelle », ajoute l'élue, relayée par le président du groupe, Slimane Tir, pour qui les « atouts » métropolitains (foncier, agriculteurs plutôt jeunes et marché d'un million d'habitants) sont réels.


Mettre des « limites à la ville »
Éric Quiquet rappelle que derrière les enjeux économiques des terres agricoles, ceux de l'aménagement du territoire sont énormes. « Il faut mettre des limites à la ville pour casser la dynamique de l'étalement urbain, reconnaître une vraie valeur aux terres agricoles », poursuit-il. Et puisque voilà le projet d'A24 abandonné, Dominique Plancke propose justement que la bande de foncier dévolue à ce projet redevienne terre agricole.
En matière de lutte contre les pollutions, Bernard Despierre réclame la création d'un secrétariat permanent à la prévention. Une structure qui pourrait notamment relancer la réflexion sur les antennes relais et l'usage des téléphones portables dans la métropole. Pour Bernard Despierre, et malgré une délibération adoptée à l'unanimité fin 2008 par les élus communautaires sur ce sujet, « un groupe a très doucement commencé ses travaux. » Trop doucement visiblement.w
C.J.

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 16:14
 

Intervention du groupe des Verts conseil communautaire LMCU 2 OCTOBRE 2009

 

Je ne boude pas mon plaisir de mettre l'accent sur la délibération C0006 .apportant un soutien au développement des AMAP, structure qui visent le maintien de l'agriculture paysanne.

Les AMAP dont la première a été créée sur notre métropole à Hantay dans le mandat précédent avec le soutien de Désirée Duhem, sont aujourd'hui en plein développement.

7 projets sur la métropole, ( 15 en région ) favorisent l'installation ou la conversion en bio d'agriculteurs dans une logique forte d'implication citoyenne, puisqu'une cinquantaine de consommateurs s'engagent à acheter la production annuelle du maraîcher et l'accompagne dans son installation.

Cette logique de circuit court, nous ne pouvons que la renforcer sur un territoire où l'agriculture représente près de la moitié des surfaces de la métropole. Nous serons vigilant dès aujourd'hui dans les pratiques communautaires , à maintenir les terres et exploitations agricoles.

Il est essentiel compte tenu du poids économique de l'agriculture, du rôle capital qu'elle représente comme élément structurant dans l'aménagement du territoire ,de la biodiversité qu'elle sous tend de la préserver, de promouvoir son développement en changeant d'échelle.

 

Deux éléments pour illustrer:

 

Sur le projet des 42 hectares sur Wavrin, nous pensons qu'un affichage fort d'au moins 50% de nouvelles installations en agriculture biologique permettrait de compenser un peu l'énorme retard que nous avons ( auj seuls 7 maraîchers cultivent hectares!)et contribuerait à une mise en cohérence des volontés affichées d'un certain nombre de communes de mettre des aliments bio dans la restauration scolaire.

 

Nous proposons que les emprises foncières réservées au projet, aujourd'hui abandonné, de l'A24 soient définitivement affectées à l'agriculture dans notre plan local d'urbanisme

 

Enfin la spécificité métropolitaine de la vente directe réalisée par un bon nombre d'agriculteurs doit être reconnue, soutenue, encouragée, respectée au détriment d'un modèle obsolète de la grande distribution dont à l'aune de Copenhague on peut en interroger les effets.

 

L’agriculture, c’est un enjeu de l'aménagement de notre territoire, nous avons adopté une délibération sur la ville intense, il faut mettre des limites a la ville, la tentation d'installer des sièges de grands groupes en rase campagne doit être évacuée ceux ci ont leur place en milieu urbain près des axes de transport...


Nous devons reconnaître la valeur du foncier agricole, celui ci ne peut plus être la variable d'ajustement de notre développement...par milliers d'hectares des terres font l'objet d'achat massif par des états ou des puissances financières .en Afrique, sachons ici apprécier la valeur, la richesse de nos terres qui demain au plus près du bassin de consommation nous apporteront des biens alimentaires précieux qu'il sera bien difficile de faire venir de loin..

 

 

 

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 01:05

 
 L’Espace Naturel Métropolitain vient de se voir attribuer une distinction européenne majeure. Après le Grand Prix National du Paysage 2006, c’est le Grand Prix du Paysage du Conseil de l’Europe qui vient d’être décerné au parc de la Deûle.

Le Parc de la Deûle a été couronné par le jury européen parmi 22 dossiers déposés. Ceci a été confirmé au cours de la réunion du comité des ministres européens du jeudi 24 septembre. Le Parc Donia Enea, situé à San Sebastian en Espagne, recevra, quant à lui, une mention d’honneur.

Ce « Grand Prix du Paysage du Conseil de l’Europe » sera remis, publiquement, le 8 octobre prochain à Malmö, en Suède, par Mme Maguelonne DEJEANT PONS, directrice du département Héritage culturel, paysage et planification spatiale du conseil de l’Europe, à l’occasion de la tenue des ateliers de mise en œuvre de la Convention Européenne du Paysage qui rassemblent, chaque année, les experts de l’ensemble des états membres.

A travers cette distinction, c’est la pertinence de la politique de l’Espace Naturel Métropolitain, menée depuis 2002 par Lille Métropole Communauté urbaine, qui se trouve une nouvelle fois reconnue.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 17:25
 

Séance publique du conseil communautaire du 26 juin 2009


Le groupe des Elus Verts a été interpellé par le collectif anti-OGM Nord - Pas-de-Calais qui « souhaite » que les collectivités locales de notre région s’impliquent sur la question des OGM.


Au regard du contexte national et européen, nous pensons qu’une communauté urbaine comme Lille Métropole ne peut rester sans voix sur la question des OGM, ainsi que sur celle des semences paysannes.


Comme vous le savez, la Commission Européenne a rouvert en janvier dernier le dossier des OGM.


Elle a lancé en premier lieu des procédures d'autorisation pour la culture de plusieurs maïs transgéniques en Union Européenne, sachant que la décision sera prise à la majorité qualifiée des Etats membres.


Ainsi, toute nouvelle autorisation deviendrait immédiatement valide en France. Cela est d’autant plus inquiétant que la loi française de juin 2008 a avalisé le fait que les cultures OGM et non OGM pouvaient coexister sur un même territoire, ce qui pose bien entendu la question de la dissémination.


Par ailleurs, la Commission Européenne a demandé à la France de lever les clauses de sauvegarde qu’elle avaient prises en 2008. Pour mémoire, ces clauses visaient à interdire provisoirement le maïs OGM "MON 810" de la multinationale Monsanto.


Cette décision française, qui avait permis l'arrêt de toute culture commerciale d'OGM en plein champ dans notre pays, pourrait donc être remise en question car l’EFSA – Agence Européenne de Sécurité des Aliments- a jugé que la suspension de la culture du maïs OGM "MON 810" n’était pas « justifiée ».


Pour autant, la culture des OGM continue de poser de sérieuses inquiétudes sanitaires, environnementales et économiques.


Dans ce contexte, si un certain nombre d’Etats actionnent leur clause de sauvegarde, les collectivités locales se mobilisent elles aussi.

Plus d'un millier de communes ont déjà pris des décisions symboliques contre la culture d'OGM en plein champ sur leur territoire ou se sont opposés à la présence d'aliments transgéniques dans la restauration municipale.

L’intervention des collectivités sur ce thème n’est ni accessoire, ni illégitime : ce type de culture, par son impact éventuel sur la santé publique et l'environnement, relève de l'intérêt collectif public local et en conséquence de notre compétence.


C’est d’ailleurs sur ce fondement que le Tribunal Administratif de Nîmes a reconnu en décembre 2008 la légalité de la délibération du conseil municipal de la commune de Thor à s'opposer à la culture d'OGM sur son territoire.




Le cas de Thor n’est pas isolé. A ce jour, plus de 4000 collectivités européennes se sont déclarées « zone sans OGM ». Parmi elles, on trouve 16 régions françaises, dont la Région Nord / Pas de Calais.


Par ailleurs, vous le savez sans doute, tous les échanges de semences paysannes, même à titre gratuit, sont interdits par la législation française. Or, en re semant chaque année une partie de leur récolte et en échangeant régulièrement leurs semences, les paysans transmettent, certes, un patrimoine végétal mais renouvellent aussi constamment la diversité et la variabilité des plantes qu’ils cultivent. De nombreuses initiatives ont été prises par des communes pour lutter contre cette situation, comme  le vœu sur la biodiversité agricole et alimentaire adopté en ce sens par le Conseil de Paris.

Nous souhaitons aussi que LMCU invite le gouvernement à traduire le traité international pour l’agriculture et l’alimentation dans notre législation nationale afin de reconnaître aux agriculteurs et jardiniers, le droit de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences paysannes produites à la ferme.


Des questions nombreuses se posent donc :

1- sur la définition du « sans-OGM », car il nous apparaît pertinent de peser sur le débat actuel afin d'inciter l'autorité publique à définir comme produit sans OGM un produit ne dépassant pas le seuil de détection, soit 0,01% ;


2- sur l’usage des produits alimentaires fournis et la garantie de leur provenance sans OGM – dans le restaurant communautaire comme dans la restaura tion collective des municipalités de notre agglomération


3- sur la question de l’interdiction des cultures OGM en plein champ sur les terrains -propriété communautaire que nous louons, dont nous sommes propriétaires et sur lesquelles nous souhaitons développer le maraîchage : cette décision répondrait aux souhaits d'un grand nombre de citoyens, et d'agriculteurs labellisés ou conventionnels sans OGM.


C’est pourquoi, Madame la Présidente, nous proposons :


- La création d’un groupe de travail qui soit rapidement constitué et qui aura vocation à élaborer un projet de vœu et de délibération pour « une euro-métropole lilloise sans OGM ».

  • que ce groupe de travail soit présidé par notre collègue Christiane BOUCHART, particulièrement investie dans ces questions au seins du pôle économique et notre Exécutif,

  • que nous puissions débattre « au fond » de ces questions au second semestre 2009.


Slimane TIR

Président du Groupe des VERTS

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