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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 12:07
Un bâtiment, un chemin, une réserve : l'espace naturel fait son nid mardi 09.03.2010, 05:09 - La Voix du Nord
 De nouveaux aménagements ont été réalisés à proximité de la ferme du Héron. C'est une coopération entre l'Espace naturel et la Ville. De nouveaux aménagements ont été réalisés à proximité de la ferme du Héron. C'est une coopération entre l'Espace naturel et la Ville.
|  ENVIRONNEMENT |

Samedi après-midi avait lieu à la ferme Petitprez, sur les rives du lac du Héron, la présentation du Carnet de l'explorateur 2010, le catalogue des animations de l'Espace naturel Lille Métropole. Slimane Tir, président de l'ENLM, a dévoilé les projets pour le territoire de Villeneuve-d'Ascq et environs.


PAR FRANCK BAZIN

vileneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX


1 Réserve naturelle. La réserve naturelle volontaire du lac du Héron est amenée à évoluer. Les démarches sont en cours pour la transformer en réserve volontaire régionale.

Cela souligne que les espaces naturels métropolitains ne sont pas de simples lieux de détente ou de promenade mais de véritables espaces de préservation de l'environnement. Il devient même difficile de conjuguer les deux : « La saison 2009 a été exceptionnelle, précise Slimane Tir.

Nous connaissons pour nos sites une croissance, désirable, à deux chiffres ! De date à date, nous avons enregistré 500 000 passages sur les rives du lac du Héron. La fréquentation des sites de l'ENLM est directement liée à la météo plus il fait beau, plus il fait chaud et plus il y a de monde. Nous avons même un problème important avec les nuisances que génère une telle fréquentation. Notre problème est, à partir de ces sites qui concentrent la foule, d'irriguer d'autres buts de promenade dans les collines, les valons des alentours. »

2 Liaison piétonnière. « J'ai l'espoir que d'ici à la fin de 2010, on pourra aller du lac du Héron à Fretin sans jamais rencontrer une bagnole », s'est enthousiasmé le président. Les travaux d'aménagement des rives de la Marque « à Anstaing et Tressin sont en cours », même si les discussions sont parfois âpres. « Nous avons un petit souci à Gruson mais 95 % de l'itinéraire sera achevé. » Le réaménagement des marais de Fretin et Péronne-en-Mélantois, tout comme ceux de Templeuve par le conseil général du Nord, ont deux objectifs : lutter contre les inondations et favoriser la biodiversité, donc la lutte contre les moustiques : entre les oiseaux, les batraciens et les poissons, les larves vont avoir la vie dure !


3 Première planche. Un temps, le nouveau bâtiment de l'ENLM pour les équipes en charge du territoire du Val de Marque était prévu au bout du parking de l'estaminet Quanta. Il va finalement sortir de terre au bout de la rue de Courtrai, en retrait par rapport au lac du Héron, à hauteur du Pavillon de chasse, local actuel de l'ENLM. « Avant l'été, nous allons poser la première planche de ce bâtiment. Il répondra aux cibles de la haute qualité environnementale et sera à énergie passive ».


4 Musée de Plein-Air. « Notre principal objectif pour cet établissement est d'assurer les conditions d'accueil du public, faire que l'ensemble du site soit exploitable », insiste Slimane Tir. Le musée de Plein-Air, route de Forest-sur-Marque à Villeneuve-d'Ascq, est un conservatoire vivant du patrimoine rural. Une vingtaine de maisons, principalement flamandes, y ont été reconstruites.

« Il nous faut stabiliser puis conforter la fréquentation et faire une offre d'animations pour que nos concitoyens découvrent ce lieu. Nous sommes déjà passés de moins de 5 000 visites en 2007 à près de 10 000 en 2008 et à 17 000 en 2009 ! Pour tout développement, il faut se doter de garanties, notamment d'un tour de table financier. Toute nouvelle construction ne se fera que si ce tour de table est réuni. L'association qui a fondé le lieu garde la main pour le volet ethnographique. Notre préoccupation est de faire en sorte que ce lieu soit visité et connu, et qu'il soit relié à l'ensemble du dispositif. Nous travaillons à un nouveau chemin pour donner une attractivité complémentaire. On le pouponne ce musée ! » •

Sur Internet : www.enm-lille.fr.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 12:38
ASCQ ON EN DIT... lundi 08.03.2010, 05:07 - La Voix du Nord

 

Planter des baobabs

Lors de la présentation du Carnet de l'explorateur, samedi à l'Estaminet Quanta, Slimane Tir, président de l'Espace naturel Lille métropole, a suggéré la plantation de baobabs dans le secteur : « Il nous faut tellement d'heures de discussion pour faire avancer les dossiers, notamment pour les aménagements des rives de la Marque, que nous aurions bien besoin d'arbres à palabres ! »

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 12:20

mardi 02.03.2010, 05:06 - La Voix du Nord

 Les parcs payants de l'ENLM, dont le jardin Mosaïc, rouvriront le week-end de Pâques. Les parcs payants de l'ENLM, dont le jardin Mosaïc, rouvriront le week-end de Pâques.
|  SORTIES VERTES |

Le mois de mars marque le lancement de la saison nature de l'Espace naturel Lille Métropole (ENLM). En 2010, les 170 sorties de l'ENLM sont placées sous le signe de la biodiversité, décrétée cause internationale par l'ONU.

PAR RUBEN MULLER

metro@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES PIB


Le salon Tourissima, qui s'est tenu ce week-end, annonce les beaux jours et donne des idées pour en profiter. L'Espace naturel Lille Métropole (ENLM) n'est pas en reste et présente son Carnet de l'explorateur 2010 : 170 sorties, étalées de mars à octobre, et des suggestions de balades sur les 1 200 hectares gérés par le syndicat mixte.


L'occasion pour le président Slimane Tir de revenir sur un bilan 2009 « magnifique grâce à la météo complice ». Les parcs payants - Mosaïc, le musée de Plein Air et la base de loisirs des Prés du Hem - ont enregistré plus de 200 000 entrées.

L'école de voile des Prés du Hem cartonne : c'est désormais la 6e en France et la 1e en eau douce. Les éco-compteurs des sites ouverts se sont affolés : plus de 500 000 passages au lac du Héron et au parc urbain de Villeneuve-d'Ascq, 100 000 à la Gîte à Santes. « Une même personne peut être comptée plusieurs fois, nuance Slimane Tir. Mais ça donne un ordre de grandeur. » Les 138 sorties proposées dans le Carnet de l'explorateur 2009 ont, elles, attiré près de 4 000 promeneurs, dont un petit millier d'enfants. « Nous sommes victimes de notre succès, fait mine de déplorer Pierre Dhenin, directeur général de l'ENLM.
 L'autre jour, nous avions cent personnes à Deûlémont : pour une balade nature, ça commence à faire beaucoup. » Comme l'ENLM a bien l'intention de continuer sur sa lancée, le nombre de participants à certaines sorties devra être limité.


Les trois coups seront frappés ce samedi à la ferme Petitprez de Villeneuve-d'Ascq. Les parcs rouvriront leurs portes le week-end de Pâques. Année internationale décrétée par l'ONU oblige, la biodiversité sera la star de la saison qui culminera le 22 mai avec la Journée mondiale de la biodiversité.

Autre date à retenir, la Nuit sauvage du 10 au 11 juillet. Les rendez-vous avec la nature, variés et disséminés dans toute la métropole, se succéderont jusqu'à fin octobre. « Diversité des projets, équilibre dans l'encadrement et équité dans la valorisation des territoires : tout ça contribue au développement durable des territoires », résume Christiane Bouchart, vice-présidente de l'ENLM.


Le programme fait la part belle au monde associatif. Vingt-deux structures se partagent un budget de 45 000 E pour porter cent dix manifestations - deux tiers du total. Plus d'un tiers de ces animations sont confiées à des nouvelles venues. « À travers ces conventions, nous valorisons les bonnes pratiques des associations, souligne Christiane Bouchart. Par exemple, on veille à ce que certains marchés soient réservés à des structures d'insertion. » •

Le « Carnet de l'explorateur », tiré à 50 000 exemplaires, est disponible gratuitement dans les offices de tourisme de la métropole et dans les mairies des 40 communes membres de l'ENLM

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 12:03
Les quatre actions qui marqueront Le programme Interreg... IV dimanche 07.03.2010, 05:08 - La Voix du Nord
 Ce projet qui concerne à la fois l'Espace naturel Lille métropole qui était représenté par son président, Slimane Tir... Ce projet qui concerne à la fois l'Espace naturel Lille métropole qui était représenté par son président, Slimane Tir...
| MOUSCRON (B) |

Il y a quelques jours, le vaste et ambitieux programme Interreg IV a été présenté dans la salle du conseil de l'hôtel de ville de Mouscron en présence des membres du comité de pilotage du projet BIPS et des membres du comité d'accompagnement.


Ce projet qui concerne à la fois l'Espace naturel Lille métropole qui était représenté par son président, Slimane Tir, les provinces belges du Hainaut et de Flandres occidentales ainsi que les municipalités de Mouscron, Comines et Estaimpuis. L'occasion de faire le point sur l'action du BIPS, autrement dit BIodiversité Périurbaine in de Stadsrand. C'est Christophe Denève, responsable de la cellule environnement de Mouscron qui, utilisant une projection sur grand écran, a présenté les grands axes du programme BIPS qui s'intègre dans le cadre d'Interreg IV.

Un programme qui s'articule en cinq actions.


En tête, l'observation et l'évaluation de l'espace naturel périurbain en fonction du développement durable. Pour ce faire, il s'agit de créer une nouvelle cartographie franco-belge : les naturalistes flamands, wallons et français échangeant leurs observations sur la faune et la flore en cette région.


L'action 2 concerne les formations bilingues. Il s'agit entre naturalistes de se comprendre linguistiquement d'où l'utilisation d'une formation d'un an en langue française pour les Flamands et en langue flamande pour les francophones et ce, d'abord pour les agents en contact avec le public. D'autre part, il est prévu de créer un lexique français-flamand-latin sur la biodiversité.


La troisième action concerne la sensibilisation et l'éducation : pourquoi pas une promenade en Flandres avec un guide francophone et une sortie en France ou en Wallonie commentée en flamand. Prévoir l'accueil de visiteurs dans sa langue maternelle. Prévoir pour les partenaires d'échanger leurs expériences et idées afin de sensibiliser le public à la notion de biodiversité.

Deux millions d'euros

Quatrième action : organiser sur le terrain des campagnes pour le grand public. Des campagnes consacrées à différentes espèces faunistiques et floristiques et à des espèces peu visibles, rares ou menacées.

Enfin, la cinquième action concerne la communication. Pour ce faire, cinq canaux seront privilégiés : le web, un programme télévisé sur les chaînes locales du Nord Pas-de-Calais, de Flandres et de Wallonie, une politique relationnelle forte avec la presse de l'aire métropolitaine, des journées d'étude pour favoriser l'échange entre intervenants de la biodiversité et enfin des newsletters pour permettre un suivi du projet.

Tout un programme qui devrait être réalisé dans les quatre ans et pour lequel deux millions d'euros sont prévus. Notons enfin que parmi les membres du comité d'accompagnement figuraient à cette conférence de presse Bruno Wulleput pour le Nord Pas-de-Calais, Christophe Bernard pour la Région, Michel Pascal pour la DREAL de Lille et Grégory Blin pour le conseil général du département du Nord. •

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:19

La création d'un Giec de la biodiversité - l'Ipbes (Plate-forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) - devrait être effective en 2010.

 Derrière la crise du climat s'en profile une autre, moins visible mais tout aussi grave, celle de l'extinction des espèces, véritable bombe à retardement qui a incité l'ONU a proclamer 2010 "année internationale de la biodiversité".

Le constat global est accablant: près d'un quart de toutes les espèces vivantes, animales et végétales, pourrait disparaître d'ici le milieu du siècle sous la pression des activités humaines.

Les mammifères sont particulièrement concernés avec une espèce sur deux en déclin, selon la "liste rouge" de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), organisation de référence en matière de biodiversité.


Les scientifiques estiment que la "sixième extinction massive" des espèces est en marche, la dernière ayant vu la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années.


Lors du sommet de la Terre de Johannesburg, en 2002, les dirigeants de la planète s'étaient engagés à "ralentir significativement" d'ici 2010 l'érosion de la biodiversité.

Un objectif qui est loin d'être atteint, selon l'UICN.


Pour bon nombre d'experts, cette crise gagnerait en visibilité si elle bénéficiait d'un mécanisme international d'expertise à l'instar du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, qui a obtenu le Prix Nobel de la paix en 2007 avec l'ancien vice-président Al Gore.


"Beaucoup d'espèces dans le monde risquent de disparaître avant même d'avoir pu être découvertes", estime Bertrand-Pierre Galey, directeur général du Muséum.

Selon les scientifiques, il y aurait entre 8 et 30 millions d'espèces vivantes pour seulement 1,8 million connues à ce jour.

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 12:58
Avec ce résultat classant Pierre Dhenin, second du sondage auprès des lecteurs de la Voix du Nord, dans la catégorie de " ceux qui font bouger la métropole ",  et après ma désignation, en début de semaine comme "élu métropolitain de l' année 2009 ", il
s'agit d' une véritable consécration pour la politique de l' Espace Naturel Métropolitain, certes récente ( à peine 7ans ), mais désormais visible,  reconnue et soutenue par la population métropolitaine . Merci à tous nos collaborateurs.
Slimane TIR

2. Pierre Dhénin, le pionnier inlassable d'une verte métropole

jeudi 24.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord

Voilà sept ans que Pierre Dhénin se trouve à la tête ...

de l'Espace naturel Lille Métropole (ENLM). Après avoir porté cette instance sur les fonts baptismaux, en tant que directeur de l'Agence d'urbanisme.

« Cela fait plaisir de se rendre compte que la trame verte, un enjeu écologique, notamment pour la biodiversité, mais aussi social et économique, est aujourd'hui reconnue, car c'est vraiment cela qui peut changer l'image de la métropole lilloise, confie cet ancien journaliste. Cette grande continuité verte, beaucoup de communautés urbaines en parle, mais Lille l'a faite. Et le public nous soutient !


 » Au départ, il n'était pas évident de s'imaginer ce que pourrait être cet espace naturel métropolitain. Avec des élus comme Pierre Mauroy et Slimane Tir, Pierre Dhénin et son équipe en ont fait une réalité très vivante : une superficie d'un total de 1 200 hectares gérés, dont 350 pour le Parc de la Deûle. Sans oublier une centaine d'autres hectares en chantier actuellement. Avec, pour 2010, deux projets phares : la protection des champs captant à Emmerin et à Haubourdin etun centre d'interprétation faune-flore à Santes.

Il reste encore à allonger cette fameuse trame verte jusqu'au Pas-de-Calais. Car, du côté de Wingles, Billy-Berclau..., passé le canal de la Deûle, « 350 hectares attendent dont quatre kilomètres seulement nous séparent », s'enthousiasme le directeur de l'ENLM.
Dont le regard pétille encore plus quand il évoque les autres grands parcs qui pourraient être créés dans la métropole, comme celui le long de la Lys ou, près de la frontière belge, celui du Ferrain.

JEAN-NOËL DEFAUT

PHOTO ARCHIVES

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 21:31
fedenatur1
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:39
1. Slimane Tir : « Dans 10 ans, 10 000 ha d'espaces verts dans la métropole »

lundi 21.12.2009, 05:04 - La Voix du Nord

 Slimane Tir se félicite aussi, avec malice, d'une «reconnaissance qui tombe à pic, en cette période d'arbitrage budgétaire...» Slimane Tir se félicite aussi, avec malice, d'une «reconnaissance qui tombe à pic, en cette période d'arbitrage budgétaire...»
|  • MÉTROPOLITAINS DE L'ANNÉE 2009LE VOTE DE NOS LECTEURS |

Dans cette première catégorie, le vice-président écologiste s'impose haut la main (verte) : près d'un lecteur sur 3 l'a choisi. ...


Le vice-président Vert de LMCU, en charge de l'Espace naturel métropolitain (ENM), a été « très touché et honoré » d'obtenir 32 % des voix : « C'est une reconnaissance de l'action. Vos lecteurs disent ainsi qu'ils ont très bien entendu le message de notre politique métropolitaine en matière d'environnement, unique en France. » Une politique récemment récompensée par le prix européen du paysage (pour le parc de la Deûle), et également symbolisée par la réhabilitation des voies d'eau, comme le canal de Roubaix, dont la réouverture à la navigation a été fêtée cet été.


Au milieu de ces projets, Slimane Tir est comme le chef d'orchestre : « La règle d'or, c'est de faire passer les projets avant les clochers. Il y a une prise de conscience très importante parmi la population métropolitaine, qui est prête à adhérer à des projets qui la rassemblent (...) . Derrière ces projets, il y a des gens dévoués, que cela soit à l'ENM, à LMCU, dans les communes... Je suis la pointe avancée de l'iceberg, un animateur exigeant. » L'élu insiste sur « l'importance d'une approche ouverte, dans la méthode, pour rassembler et faire participer tous ceux qui estiment avoir un droit sur ces espaces naturels (...). Ça fait partie d'une certaine façon de concevoir le "vivre ensemble" ».


L'objectif est maintenant de rester à la pointe en matière de climat et de biodiversité, malgré l'échec cuisant de Copenhague : « Dans dix ans, c'est 10 000 ha d'espaces de nature, un huitième de l'espace de la métropole concerné. » Et de citer, entre autres, les prochaines requalifications de friches ; la sauvegarde de terres agricoles pour que « l'agriculture soit un vrai secteur d'activité » ; la série des grands parcs (Deûle, Val de Marque, Lys, Arc nord-est, Ferrain) : « Il faudra que ces espaces soient protégés et ouverts à la population, reliés entre eux par les chemins de halage et les chemins communaux et les anciennes voies ferrées. Des maillons restent à réaliser. » Dans les villes, « il faudra une transformation qualitative des parcs et squares ». On parle encore d'un « projet de forêt métropolitaine de 240 ha, entre la Deûle et Emmerin », et de la « protection des ressources en eau de la métropole ». De quoi être à nouveau « élu » par nos lecteurs dans dix ans ?

• W. H.

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 15:20

Lille Métropole Communauté Urbaine – Grand Débat

DEVELOPPEMENT DURABLE

VENDREDI 27 NOVEMBRE 2009

INTERVENTION de SLIMANE TIR

Vice Président Espace Naturel Métropolitain

Thème : Nature en ville et biodiversité

«  Réconcilier la ville avec la Nature »

 

 

            On s’alarme de la situation du climat mais on doit tout autant s’alarmer de constater que la diversité de la vie, depuis les bactéries jusqu’aux plantes, depuis les espèces jusqu’aux écosystèmes – est en déclin accéléré.

            On estime, en effet, que le nombre des espèces connues (et nous sommes loin de les connaître toutes) a décliné de 40% depuis les années 70.

 

 25% des espèces encore connues aujourd’hui pourraient disparaître d’ici 2050.

Selon  les Nations Unies, les taux actuels d’extinction d’espèces seraient 1 000 fois plus élevés que les niveaux jugés naturels.

 

Le plus inquiétant dans ce phénomène c’est son accélération. Nous perdons, parfois avant même des les avoir identifiées, des sources de nouvelles richesses, des ressources alimentaires, des sources de nouvelles thérapies.

 

Au niveau mondial, plusieurs initiatives ont été prises ces dernières années pour à la fois alerter, mesurer, réparer. La prise de conscience s’étend et l’ONU avait décidé fin 90, de faire de 2010, l’année internationale de la biodiversité. Théoriquement, nous devions avoir enrayé l’érosion de la biodiversité à cette date. Nous en sommes là aussi, comme pour le climat, très loin.

            Cette interpellation internationale nous concerne à tous les niveaux.

 

La France se situe au huitième rang des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées (faune et flore) dans le monde avec 778 espèces menacées en métropole et en outre mer.

 

En métropole, 33% des 287 espèces d’oiseaux nicheurs indigènes sont en déclin. Des oiseaux communs accusent un déclin significatif ces vingt dernières années.

 

            En région Nord Pas de Calais, sur les 1 450 plantes sauvages identifiées,  on estime que 354 espèces de plantes sont  menacées à moyen terme, soit un quart de la flore régionale. Les spécialistes du conservatoire botanique de Bailleul estiment que 122 espèces auraient disparues ces dernières années. Elles représentaient 9% de la flore régionale. 

                        Au niveau de la faune, nul besoin de parler du tigre de Sibérie ou du Dodo de l’île Maurice. Dans notre région aussi, des animaux importants ont disparu au cours du siècle écoulé.  Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les allées du Musée d’Histoire Naturelle de Lille. On peut y voir des poussins de faucons pèlerins dénichés à Phalempin vers 1920 ou même, à la même époque, d’impressionnants aigles pygargues abattus dans la vallée de la Lys. Depuis un demi-siècle, ces oiseaux ne survolent plus notre métropole que de manière rarissime. Quant à s’y reproduire...

 

                                                                                                                                                        

La première raison de l’érosion de la biodiversité, c’est la disparition des espaces naturels, des habitats.

 

Depuis une bonne décennie, Lille Métropole communauté urbaine a multiplié les initiatives pour enrayer ce mouvement et même redonner plus de place à la nature. Mais les distinctions comme le Prix du Paysage du Conseil de l’Europe, ne doivent pas  nous masquer le bilan alarmant dressé.

           

            Ainsi, le rapport de Août 2009 de l’ADU indique que le déclin se poursuit : de près de 200 sites recensés au début des années 90, nous sommes descendus à 140. Les milieux humides, les prairies humides sont réduits à la portion congrue (moins de 0,5 %  du territoire). Support d'une forte biodiversité, leur raréfaction par drainage ou remblaiement est un indicateur grave du déséquilibre écologique qui se poursuit.        

 

L’urbanisation a encore renforcé les coupures, la fragmentation des milieux naturels par les infrastructures routières, ferroviaires comme la pression et la spéculation foncière, les pratiques préjudiciables de l'agriculture intensive, l’utilisation d’herbicides par les particuliers, les plantes invasives.

 

Nous avons un déficit de connaissances évident et nous manquons, hélas, d’inventaires précis et surtout actualisés, pour apprécier de l’évolution des  populations animales  et florales à l’échelle de notre métropole. La plupart des inventaires sont anciens.  (plus de 10 ans ).

 

Cependant, nous avons quelques observations attachées à des espèces témoins. Les espaces protégés et gérés écologiquement sont d' ores et déjà des refuges de biodiversité, parmi lesquels la réserve ornithologique des Prés du Hem étape importante sur le parcours des oiseaux migrateurs, l’arrêté de biotope de la Fritillaire à Frelinghien, la réserve naturelle du Héron, marais de la Marque… .

 

Un exemple dans la vallée de la Lys, de nombreuses fleurs liées aux prairies humides disparaissent. Il a fallu toute la pugnacité de Michel PACAUX Maire de Frelinghien pour que la Fritillaire pintade se maintienne et forme ainsi le dernier bastion du Nord pas de Calais de cette jolie fleur.  La population de l’espèce est même passée de 9 pieds en 1993 à 112 pieds en 2003 alors qu’elle disparaissait partout ailleurs. D’autres plantes, comme une variété d’Achillée, ou encore le Silaüs des prés ou le butome en ombelle sont aujourd’hui très menacées.

 

Dans le  Parc de la Deûle, la gestion écologique appliquée à Santes et à Wavrin a permis de retrouver des espèces rares comme l’éléocharis épingle ou le souchet brun alors que l’angélique officinale se développe le long de la Marque rurale.

 

Dans cette même vallée de la Marque, on trouve encore des populations remarquables de Succise des Prés, de guimauve officinale ou encore de Séneçon aquatique.

 

Si nous pensons  enrayer la disparition de nombreuses plantes en poursuivant nos travaux de trame verte et  bleue, nous pouvons aussi agir sur l’appauvrissement de la faune en offrant ainsi de nouvelles zones de tranquillité et d'avitaillement bien pourvues.

 

                                                                                                                                

Car même des oiseaux hier aussi communs que le moineau friquet ont vu leurs effectifs diminuer très vite (entre 1976 et 1995, ses  effectifs ont fondu de moitié. Il a par exemple disparu des Prés du Hem dès 1988. La populaire alouette des champs connaît un sort assez semblable).  Les raisons de ces diminutions sont souvent complexes et mal connues.

 

Des équipements techniques bien conçus ont révélé un  potentiel intéressant en matière de richesse biologique.

 

Le lagunage de Deûlemont (système d’épuration des eaux) a vu dès la première année la nidification d’un couple de Tadorne de Belon ( canard tricolore protégé au niveau national).

 

Les bassins filtrants du canal de Roubaix à Leers destinés à alimenter en eaux le canal de Roubaix en réalisant une épuration tertiaire des eaux de sortie de la station d’épuration de Grimonpont ont rapidement été colonisés par les oiseaux et amphibiens.

 

Nous avons donc  l’impérieuse nécessité de prendre les moyens de la connaissance, des zones protégées, mais également des approches techniques différentes : gestion différenciée, agriculture durable plus respectueuse de la nature car l’érosion des espèces est tout aussi vraie chez les invertébrés. Nous avons tous constatés la disparition de nombreux papillons ou tout simplement du populaire hanneton.

 

Comme vous le savez tous depuis Tchernobyl, seuls les nuages s’arrêtent aux frontières. La biodiversité ignore les limites administratives ou linguistiques. La biodiversité est une préoccupation partagée par de nombreux acteurs de l’euro métropole . Je cite par exemple le projet BIPS.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN QUE FAIRE ? COMMENT ON AGIT :

 

1 -  Poursuivre la politique engagée : multiplier par 5 les espaces de nature

 

Nous nous sommes donné un programme ambitieux pour poursuivre note politique d’Espace Naturel Métropolitain. Nous avons défini un nouvel horizon de 9 830 hectares d’espaces protégés, un programme ambitieux de véloroutes et voies vertes. Avec pour objectif dans ce nouveau mandant de près de 2 000 hectares et 250 km de voies vertes.

 

Ce programme est indispensable. Il est notre contribution  à cette année mondiale en 2010 de la biodiversité.

 

            La biodiversité a  besoin de corridors et de  grandes continuités pour s’installer. La trame verte doit pouvoir lui en  fournir y compris au cœur de nos villes. Mais aussi le Plan Bleu Métropolitain voté en octobre 2009 qui doit jouer un rôle important en lien avec les autres politiques territoriales (Région, Département, Communes). La trame verte et bleue constitue le support qui permettra de faire rentrer la nature dans les villes.

                                                                                                                     

 

 

L’effort doit se porter simultanément sur plusieurs objectifs :

 

-       Aménager de vastes espaces de nature d’intérêt écologique majeur, avoir une politique volontariste de protection des milieux existants et d’augmentation des surfaces d’espaces naturels en profitant de toutes les opportunités : friches, délaissés, …

-       Préserver et valoriser des corridors écologiques ouverts à la promenade et aux déplacements doux (terrestres et nautiques) 

-       Protéger les terres agricoles dans le cadre de parcs agricoles en collaboration avec les exploitants (exemple de la plaine des Périseaux) : réimplanter de la biodiversité en milieu agricole par exempleen favorisant les haies, bosquets,

-       Engager la programmation d’une forêt métropolitaine multi sites (dont la fonction puits de carbone  est un petit bout de la solution : 1 ha ; 140 t)

-       Protéger les ressources naturelles de la métropole  en garantissant la protection des écosystèmes fragiles et les zones humides (marais de la Deûle, plaine de la Lys, vallée de la Marque, prairies inondables, )

 

2/  S’appuyer sur l’évolution de la réglementation avec la loi grenelle 2

 

Des outils de protection réglementaire existent à plusieurs niveau sur notre territoire : un Arrêté de protection du biotope sur Frelinghien, 2 réserves naturelles volontaires (lac du Héron, jardin écologique du vieux-Lille)…7  ZPPAUP , des zonages du  PLU.

Le projet de loi Grenelle 2 NE prévoit QUE la prise en compte dans les documents d’aménagement et d’urbanisme du Schéma Régional de Cohérence Ecologique et ne le rend donc pas opposable.

 

 La trame verte et bleue reste donc d’abord un projet qui doit être porté par une volonté politique forte des territoires et de notre établissement.

                                                                                                                                                        

3/    Contaminer les autres politiques et les politiques sectorielles

 

Faire de la nature en ville un projet partagé avec les communes et les habitants et Intégrer l'enjeu de la biodiversité dans tous les projets communautaires et ne pas se limiter aux seuls projets de l’Espace Naturel Métropolitain. Nous devons aussi faire en sorte que cette attention portée à la biodiversité se retrouve dans l’ensemble de nos politiques et de nos projets. Je crois que la Nature ne doit pas être confinée à des espaces limités, sanctuarisés. La Nature a sa place dans nos projets  urbains, de logements, de zones économiques, nos équipements, le long de nos voiries, sur les toitures végétalisés,

 

4/ Relier et amplifier les projets locaux

 

les différentes initiatives communales, métropolitaines, départementales pour augmenter significativement la contribution à la lutte contre l’érosion de la biodiversité, organiser un réseau d’échange sur les bonnes pratiques, à contrario des mauvaises pratiques (exemple : sur-utilisation des produits phytosanitaires par les particuliers dans leurs jardins).

                                                                                                                                                        

Les contrats de territoire pourront constituer le cadre d’une mutualisation du travail sur ce thème en s’appuyant en particulier sur les compétences des communes.

                                                                                                                                                        

5/   Organiser la mobilisation des habitants, les sensibiliser et les impliquer en les faisant participer à l’augmentation de nos connaissances dans ce domaine.

 

 L' ENLM nous fera des propositions nous engageant dans l’année de la biodiversité mondiale de la biodiversité organisée par l’ONU en 2010; (exemple : opérations nationales de comptage d’espèces dites « cibles » (papillons, escargots, hérissons,…).

 

Notre établissement consacre  un 1 % de son budget à cette politique. Pourtant ce 1% Nature met  la Communauté urbaine de Lille avec 15M d’€ par an en tête des métropoles se préoccupant de la Nature.

Nous avons besoin plus que jamais d'activer  notre stratégie de trame verte et bleue dont notre métropole est précurseur au niveau national.

 

Car si la préservation de la  biodiversité se joue, bien sûr, encore et toujours,  dans les réserves et les sanctuaires des Parcs Nationaux, elle se joue aussi, désormais, aux portes et au cœur de nos  villes, car ce qui se joue aussi dans cette dimension, c’est notre rapport au monde, comme notre rapport aux autres.

 

 

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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 15:31

Monsieur Slimane TIR

Président de l’Espace Naturel Lille Métropole

Fête du Parc de la Deûle

25 octobre 2009


Chers Amis,

Nous sommes réunis ici pour célébrer un paradoxe : notre métropole a remporté un nouveau prix du Paysage et, excusez du peu, un « Prix européen » ! Qui aurait pu imaginer cela et tenir un tel pari voici à peine dix ans ?

Notre paysage métropolitain est né de bouleversements  profonds : l’agriculture intensive, l’industrie, l’extraction minière, les guerres aussi…Nous n’avons pas été épargnés.

Nous avons été si peu épargnés qu’on en a oublié notre richesse géographique, géo-physique, naturelle, et notre réserve en biodiversité.

Les plaines du Ferrain, les collines de la Pévéle, même les vallées de la Deûle ou de la Lys ont été gommées, oubliées, remplacées, dans les représentations collectives par des canaux, des centaines de cheminées d’usine puis des zones denses d’habitat souvent médiocres.

Notre paysage est le produit d’une histoire économique et industrielle, d’une succession de mutations économiques, souvent violentes dans leurs aspects sociaux et leurs impacts sur notre environnement.

Dans les années 90, Lille Métropole Communauté urbaine a suscité une série de projet de reconquêtes paysagères afin de lutter contre l’extension urbaine anarchique, replacer la nature autour et dans la ville.

En 2000, nos 85 communes se sont ’accordées sur une vaste trame verte et bleue. Nous avons aujourd’hui 2 000 hectares d’espaces naturels dans l’arrondissement de Lille. Nous nous sommes fixés de multiplier cette surface par 5 au cours des prochaines décennies. C’est un défi dans une région où chaque mètre carré est âprement convoité.

Nous devons impérativement conjuguer économie, écologie et société. Nous voulons une nature présente, respectée, conquérante, irrigant les villes, imprégnant zones d’activité comme d’habitat.


Le parc de la Deûle a été et reste toujours notre laboratoire à idées, notre vitrine.

Quand certains prétendent qu’il faut tourner la page de 1968, nous répondons qu’ici est née l’idée d’un grand parc ! Hélas, la greffe échoua et il fallu attendre 20 ans pour que l’idée soit relancée par Pierre MAUROY.

Nos voisins de Wingles, Billy Berclau et Douvrin dans le cadre de la reconversion du Bassin Minier étaient passés à l’acte. En fait, Le Parc de la Deûle a été ébauché dans le Pas de Calais… vingt ans avant d’apparaître dans la métropole !

C’est ici, qu’en 1995, Pierre MAUROY a lancé le premier grand concours international de création d’un parc.

C’est toujours dans ce secteur, que la métropole a finalement abandonné un projet d’autoroute qui aurait mis gravement en péril notre ressource en eau, pour favoriser l’émergence d’un parc, grâce à la mobilisation de la société civile.

Avec la création du Syndicat Mixte Espace Naturel Lille Métropole et de la prise de compétence Espace Naturel en 2002, c’est une nouvelle vision et une volonté affirmée d’accélérer le mouvement, que j anime depuis cette date.. Martine AUBRY, présidente de LMCU apporte, clairement, un soutien sans faille à ce projet.


Le parc de la Deûle fut d’abord un pari sur la reconquête des paysages et la biodiversité. Ce fut aussi un long travail de communication et de négociation avec le monde agricole. Aujourd’hui, des instances de concertation inédites fonctionnent régulièrement tant avec les élus locaux qu’avec tous les acteurs de terrain.

Nous avons pu maîtriser 350 hectares en gestion directe. Un nouveau site d’une centaine d’hectares est actuellement en chantier sur Houplin Ancoisne et Haubourdin. Nous pouvons atteindre les mille hectares dans les toutes prochaines années en reliant nos sites métropolitains avec ceux du Pas de Calais.

D’ici moins de dix ans, nous pourrions relier Lille à Lens en traversant un parc sur plus de 20 kilomètres. Nous pouvons réaliser un parc paysager vivant avec une agriculture de qualité, qui soit aussi biologique, des zones de loisirs et d’habitat intégrées.

Ce parc pourrait s’étendre sur plus de 4 000 hectares si toutes les collectivités associent leurs efforts. Nous avons les solutions. Nous pouvons passer à l’acte ensemble en mobilisant la Région, les Conseils généraux du Nord et du Pas de Calais, en appelant une nouvelle fois à la mobilisation des fonds européens. C’est possible. Notre histoire récente le prouve.

Nous avons mis en œuvre une vaste politique de liens verts dans laquelle les canaux jouent un rôle essentiel. Voici quelques semaines, nous sommes venus à bout d’un colossal chantier : la remise en navigation des 28 kilomètres de canal de la Deûle à l’Escaut ! Là aussi, nous œuvrons pour changer le paysage au cœur des villes.

Le Prix du Paysage du Conseil de l’Europe est une consécration pour un patient et ardent travail de couture verte d’une métropole trop longtemps victime d’un développement non durable. Nous faisons école, nous apprenons aussi au contact de nos voisins européens.

Depuis une bonne année, mes collègues italiens, espagnols, portugais, belges et français m’ont fait l’honneur de m’élire à la présidence de FEDENATUR. Cette organisation réunit des gestionnaires de grands parcs péri-urbains souvent de plusieurs milliers d’hectares. A Milan, Rome, Lisbonne, Bruxelles ou Barcelone, il est impérieux de favoriser la restauration de grands espaces de nature trop souvent considérés comme de simples réserves foncières de l’étalement urbain.

Les parcs péri-urbains sont les oubliés des politiques européennes et des politiques publiques. Ils jouent pourtant un rôle essentiel dans la biodiversité, l’accueil des populations, l’image des grandes métropoles. Les cités de demain seront vertes,bleues, numériques et solaires.

Permettez-moi, enfin, d’associer à l’hommage de ce jour, les équipes tant privées que publiques qui contribuent, chaque jour à concevoir, gérer et développer cette trame verte.

Je salue ainsi la présence parmi nous de Jean Noel Capart et d’ Yves Hubert, architectes paysagiste et urbaniste qui ont cru au parc dès 1995. J’aurai aussi une pensée chaleureuse pour Jacques SIMON, l’un des plus grands paysagistes français, qui lui aussi s’est passionné pour notre aventure commune. Hélas, sa santé ne lui a pas permis d’être des nôtres aujourd’hui mais nous sommes nombreux à lui souhaiter un prompt rétablissement.


Il en va de même pour Monique SIX, et Yves COLETTE avec lesquels nous avons monté une collaboration active et durable avec le monde agricole.


Les meilleurs projets ne peuvent se réaliser sans une volonté commune. On peut trouver mille bonnes raisons de ne pas faire et d’habiller son scepticisme. Il faut du désir et de la persévérance pour trouver mille raisons de faire , mille solutions simples… pour faire !

Le parc de la Deûle n’est pas une œuvre technocratique, il est le résultat de passions conjuguées.

Elus, paysagistes, jardiniers, agriculteurs, enseignants, fonctionnaires, membres d’associations les plus diverses, vous y avez tous cru .

Nous avons ensemble réussi des transformations spectaculaires :

- Faire d’un champ de pneus, un marais vivant

- Réconcilier les agriculteurs avec les citadins

- Organiser des croisières sur la Deûle,

- Concevoir ensemble ce jardin d’hommes…qu’est MOSAIC, le Jardin des Cultures.

Ces jours ci, nous enterrons une route à Haubourdin pour donner plus de place encore à la nature. C’était un choix impensable voici encore quelques années !

Vous avez été, toutes et tous, des acteurs de ce changement. Vous êtes toutes et tous les lauréats de cette distinction européenne. C’est pourquoi, nous le partageons aujourd’hui de façon festive.

Notre effort continue. Nous entamons un nouveau mandat sous la présidence de Martine AUBRY avec une ambition clairement affichée : conquérir, créer et gérer plus de 2 000 hectares supplémentaires de trame verte sur la métropole et mettre en œuvre 250 kms de voies vertes pour les relier. C’est ambitieux mais à la mesure de ce que nous avons pu réaliser à ce jour.

Nous sommes résolument engagés dans une politique verte et bleue qui, pourtant, ne représente qu’un pour cent du budget de la communauté urbaine de Lille. Vous le constatez encore une fois :

Préserver la Nature vaut bien plus qu’elle ne nous coûte…

MERCI

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