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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 14:32

lundi 26.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord

 Slimane Tir, ému, est revenu longuement sur ce «pari» du parc de la Deûle, avant d'inaugurer la plaque officielle du prix. Slimane Tir, ému, est revenu longuement sur ce «pari» du parc de la Deûle, avant d'inaugurer la plaque officielle du prix.

Le parc de la Deûle a fêté son Prix européen du paysage du conseil de l'Europe, hier, sur l'ensemble de ses sites. Au parc Mosaïc, où le prix a été, sur le tronc d'un arbre, inauguré, le président de l'Espace naturel Lille Métropole (ENM), Slimane Tir a redit l'« émotion » ...

que lui procurait cette attribution.
Elle couronne pour lui « le pari que l'on s'était fixé d'une nature présente, respectée, conquérante. Le parc de la Deûle est notre laboratoire d'idées. Nous sommes dans un secteur où chaque hectare est âprement disputé, convoité, les appétits sont nombreux. Nous sommes dans l'obligation ardente de résister à ces appétits ».

Vers un parc de 4 000 hectares...

D'autant que s'il qualifie ce prix de « consécration », s'il est longuement revenu sur les origines du parc, notamment avec le témoignage des maires des communes concernées, Slimane Tir a plus encore insisté sur l'avenir de ce qu'il reste à construire : ce rêve de « relier Lille à Lens en traversant le parc.
Ce parc pourrait s'étendre sur 4 000 hectares potentiels », s'est animé le président. Et d'insister, à l'adresse des volontés politiques : « On peut trouver mille raisons pour habiller les scepticismes, mais on peut trouver mille bonnes raisons de trouver mille solutions ».


Pour Pierre Dhénin, le directeur de l'ENM, qui menait, hier, la cérémonie, « le parc peut nous occuper pour une décennie encore : tout dépend de la volonté et des moyens financiers. Tout ce qu'on espère, c'est que ce prix sera un accélérateur psychologique. » En particulier pour les communes et intercommunalités du Pas-de-Calais concernées par l'extension du parc vers Lens, où l'on sort du territoire de compétence de la communauté urbaine de Lille Métropole. Mais aussi pour les habitants, qui ne profitent pas encore partout à cent pour cent de ces fabuleux paysages. • A.-S.H.
 



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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 02:09
 Pour SlimaneTir, ici avec le prix européen des paysages attribué au parc, il faut accélérer son extension. Pour SlimaneTir, ici avec le prix européen des paysages attribué au parc, il faut accélérer son extension.
|  DÉVELOPPEMENT |

Président de l'Espace naturel métropolitain (ENM), Slimane Tir conviait hier les maires des communes du parc de la Deûle (Houplin-Ancoisne, Seclin, Haubourdin, Santes, Wavrin et Don) à la présentation du Grand prix européen des paysages, décerné par le comité des ministres du conseil de l'Europe (notre édition du 8 octobre). Une distinction qui pourrait relancer le développement du parc dans sa forme XXL, estime Slimane Tir, qui lance un appel à « la mobilisation des communes ». Parmi elles, Wattignies et Noyelles-lez-Seclin, qui pourraient intégrer le parc avec un aménagement sur 30 ha.


La genèse : un projet de longue haleine.
Évoquée dès 1968, l'idée de créer le parc de la Deûle afin de relier Lille et Lens par une trame verte aura mis trente-cinq ans à se concrétiser. Après la présentation du projet d'architectes en 1995, les 350 ha de territoire constitués d'anciennes friches industrielles et de sites pollués à Houplin-Ancoisne, Santes et Wavrin, rendus à la nature et au public, étaient inaugurés en 2004. 65 000 arbres auront été plantés, 40 km de cheminements piétonniers restaurés ou créés, 21 M E investis.


Grand prix européen des paysages : le parc de la Deûle, la référence en Europe.-
« L'attribution de ce prix est un moment important. Certes, c'est un prix honorifique, mais il va nous ouvrir beaucoup de portes, d'abord sur le plan de la notoriété à l'échelle européenne, ensuite sur le plan des financements pour le soutien des projets qu'il nous reste à développer », assure Slimane Tir. Référence européenne en terme d'aménagement de territoires naturels et de paysages pour les deux années à venir (le prochain prix européen sera décerné en 2011), le parc de la Deûle va faire des émules. L'élu a ainsi d'ores et déjà rendez-vous à Milan puis à Cordoue pour présenter le projet nordiste, inévitablement appelé à faire école.


L'aménagement de La Canteraine en cours Wattignies et Noyelles à suivre ?-
Le chantier de La Canteraine, à Haubourdin et pour partie Houplin-Ancoisne, qui voit l'aménagement des marais avec la plantation de dizaines de milliers d'arbres, a débuté l'an dernier sur 80 hectares et se poursuit cet automne. À terme, environ 200 ha pourraient être aménagés. Une partie qui concerne Emmerin pourrait en outre permettre de faire la liaison avec Wattignies et Noyelles-lez-Seclin sur 30 ha, a dévoilé Slimane Tir. Le but : créer, dans les trois ans, une véritable forêt régionale avec 100 000 arbres nouveaux et l'ouverture de chemins qui permettent l'appropriation du public.


 Comment accélérer la réalisation du parc de la Deûle dans sa forme XXL ?-
Les frontières du parc de la Deûle sont vouées au mouvement. Pour relier Lille à Lens, il reste en effet du travail. Au Nord, pour aller vers La Citadelle et la cité hospitalière, au sud, pour rallier la base de loisirs Wingles- Billy-Berclau - Douvrin, en passant par Bauvin et Provin notamment. « À terme, le projet de liaison verte et bleue, c'est 4 000 ha, et 22 communes. Mais pour cela, nous avons besoin d'un vrai volontarisme de ces communes, d'une vraie mobilisation. Il faut que chacun se dise que ce projet peut tous nous rassembler. Avec la reconnaissance qui vient de nous être attribuée, de nouvelles fenêtres s'ouvrent. Il faut en profiter pour accélérer sa réalisation ». •

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 14:37

Récompense pour l'ESPACE NATUREL Lille Métropole

L'Espace Naturel Lille Métropole vient de se voir attribuer une distinction européenne : le GRAND PRIX DU PAYSAGE du Conseil de l'Europe pour le Parc de la Deûle.

Prix du Paysage 2009

© Loisirama

Prix du Paysage 2009

Après le Grand Prix National du Paysage en 2006, c'est le Grand Prix du Paysage du Conseil de l'Europe qui vient d'être décerné au Parc de la Deûle, situé au sud-ouest de l'agglomération Lilloise sur les communes de Santes, Wavrin, Don et Houplin-Ancoisne.

22 dossiers présentés... une délibération de plus de six heures... et c'est le Parc de la Deûle qui a été couronné par le jury européen et validé par la réunion du Conseil des Ministres Européens le 24 septembre dernier.

Slimane Tir - Président de l'ENLM

© Loisirama

Slimane Tir - Président de l'ENLM

Points forts du parc retenus par le jury européen

- Protéger les ressources en eau
- Protéger et structurer les écosystèmes
- Renforcer la cohérence territoriale
- Contribuer au redécoupage de l'espace périurbain
- Valoriser l'existant
- Associer les usagers

Le Parc Donia ENEA à San Sebastian en Espagne a reçu quant à lui une mention d'honneur.

Le Parc de la Deûle* fait partie de la vaste "trame verte et bleue" mise en place autour de Lille depuis bientôt dix ans, et c'est, au travers de cette distinction, une reconnaissance de la stratégie et du travail effectué par l'Espace Naturel Lille Métropole avec ce projet développé autour de 3 thèmes :
La nature retrouvée : Le site de la Gïte à Santes
La nature domestiquée : Les Ansereuilles à Wavrin
La nature rêvée : Le jardin MOSAIC à Houplin-Ancoisne

Pour rappel, le Parc de la Deûle c'est ...
- 350 ha de surface d'intervention
- 40 kms de cheminement
- 65.000 arbres et arbustes plantés
- 15 ha de prairies d'élevage restaurés
- 10 ha de friches revalorisées en prairies
- 20 ha de marécages et zones humides aménagés
- des lieux d'observations, des sentiers pédagogiques, ...
un formidable pari sur la biodiversité !

Y.Hubert, J.Simon, JN Capart

Y.Hubert, J.Simon, JN Capart

*La conception du Parc de la Deûle est issue d'un concours international remporté, en 1995, par une équipe d'architectes, paysagistes, urbanistes, agronomes et écologues réunis autour de Jacques Simon (Grand Prix du Paysage en 1992) associé à Jean-Noël Capart du Cabinet JNC International, secondé par Yves Hubert

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 15:42
 

BLUE DAYS

LANCEMENT DU COLLOQUE

DE CLOTURE DU PROJET BLUE LINKS

Vendredi 18 septembre 2009

Slimane TIR – Vice Président LMCU



Monsieur le Préfet, Madame Monsieur les Maires, Mesdames Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs les représentants du projet Blue Links, Mesdames Messieurs.


Bienvenue


Je suis heureux de vous saluer au nom de Mme AUBRY, Président de Lille Métropole Communauté Urbaine et de lancer les travaux de notre colloque consacré à la voie d’eau et au renouvellement urbain.


Je suis à la fois heureux, ému et fier :


Je suis heureux de vous accueillir à l’occasion de ces 2 jours de réflexion, de bilan et de festivités, mais aussi de projection sur l’avenir, auxquels nous donnons une dimension régionale, européenne, mais aussi mondiale (Corée, USA..)


Blue links, vaste chantier transfrontalier d’intérêt européen, connaît aujourd’hui une étape majeure. Au travers de nos réflexions, au travers de ces moments de grande intensité, il s’agit aussi de donner une nouvelle impulsion pour résoudre les problèmes qui sont encore à l’agenda.


Heureux qu’un projet aussi complexe, aussi ambitieux, que dis-je qu’un rêve d’un quart de siècle, si longuement porté par les populations de cette partie de notre métropole, voit enfin le jour.


Emu, comme ces plaisanciers, ces habitants, ces hommes et ces femmes qui à Marquette, Marcq en Baroeul, Wasquehal, Croix, Roubaix, Tourcoing, Wattrelos, Leers, Estaimpuis, Espierres Helchin, sont saisis d’une intense émotion, d’un très gros pincement au cœur, et ont même les larmes aux yeux , à la vue de ces bateaux qui vont faire vivre et revivre ce canal.


Fier d’avoir porté et animé, avec beaucoup d’entre vous, un projet complexe, aux difficultés nombreuses, qui n’a pu avancer et réussir, que parce qu’il était partagé.

Que parce nous l’avons fondé sur une intelligence collective et une pratique intense, soutenue, de coopération et de confiance.

  • Européenne

  • Transfrontalière

  • et inter-institutionnelle


Merci à l’Europe (IIIB et FEDER) d’avoir apporté son soutien considérable et sans faille.

 

Merci à la région Wallonne, de son engagement dans un projet qui marquera de son empreinte la dimension transfrontalière d’une euro-métropole, en construction.


Merci à la Région Nord/ Pas de Calais, au Conseil Général du Nord, à l’Agence de l’Eau Artois Picardie, à VNF, qui a été le chef de file de ce projet, à Lille Métropole Communauté Urbaine bien sûr, qui s’est beaucoup investi, et aussi à vos villes et à nos villes.


Chacun d’entre vous aura l’occasion de s’exprimer au cours de ce colloque. Que ce soit là, l’occasion de la reconnaissance et de la mise en lumière, de l’engagement , de la persévérance dont vos collectivités, vos élus, vos collaborateurs ont fait preuve.


Permettez moi de d’évoquer Pierre MAUROY, Président d’honneur de Lille Métropole Communauté Urbaine qui, en 2003, apprenant la confirmation de financement par le programme Interreg III, a accepté de lancer le projet avec enthousiasme, fort du soutien européen.


Permettez moi enfin, Mesdames et Messieurs de remercier l’Etat, en la personne de Monsieur le Préfet de Région, le remercier de son concours essentiel, de celui du S.G.A.R , de la D.R.E.A.L , aux moments décisifs de ce projet.


A travers vous, Monsieur BERARD, je souhaite remercier, vos prédécesseurs Messieurs PAUTRAT, ARIBAUD , CANEPA, et bien sûr vous même, pour ce soutien sans faille, pour cette continuité de l’Etat, qui ici n’est pas un vain mot.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:54

8 octobre 2009 – MALMÖ

 

Intervention de Monsieur Slimane TIR

Président de l’Espace Naturel Lille Métropole

Vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine.

 

Madame

Mesdames, Messieurs,

 

C’est un très grand honneur, pour le Parc de la Deûle, d’être ainsi distingué par le Conseil de l’Europe.

Mme Martine AUBRY, présidente de Lille Métropole Communauté urbaine m’a demandé de la représenter à cette assemblée. Il  en va de même pour M. Pierre MAUROY, sénateur, ancien premier ministre et ancien président de Lille Métropole Communauté urbaine qui a été à l’origine de ce vaste plan vert. Ni l’un, ni l’autre, ne pouvaient être présents parmi nous  aujourd’hui mais ils m’ont fait part, tous deux, de la joie qu’ils éprouvaient à l’annonce d’une telle distinction.


Ce parc fait partie de la vaste trame verte et bleue que nous mettons progressivement en place autour de Lille depuis bientôt plus de dix ans. Il est symbolique de cette politique originale que notre établissement public a lancé en mettant en œuvre un schéma directeur voté à l’unanimité en décembre 2000. Politique que j’anime depuis 2001.


Lille Métropole Communauté urbaine s’est taillé, sur mesure, une compétence tout à fait originale qui porte le nom de « Espace  Naturel Métropolitain, valorisation du paysage ».  Il s’agit de reconquérir des espaces de nature.  Les Communes  restant compétentes, pour leurs jardins publics,  quelle qu’en soit la taille. La communauté urbaine créé et gère, elle,  de vastes sites où la nature a tous ses droits. La vocation écologique de ces sites est fondatrice.


Notre métropole, et plus généralement la région Nord Pas de Calais, a été longtemps le symbole même d’un développement non durable. Les entreprises polluantes du XIXème siècle ont laissé des blessures profondes.  A la fin du XXème siècle nous avions bien peu d’espaces à préserver. Il fallait recomposer un paysage, redonner à la nature sa place dans une métropole marquée par les friches industrielles. Il était évident que la reconquête sociale et économique passait d’abord par une recomposition écologique.


Dans ce contexte, Pierre Mauroy a relancé, au début des années 90, un projet imaginé vingt ans plus tôt mais jamais réalisé : le Parc de la Deûle.


Entre la métropole lilloise et les anciennes communes du bassin minier de Lens, un canal assurait un lien fragile, sur une vingtaine de kilomètres traversant une zone agricole mitée par de nombreux villages et lotissements. Ce territoire détenait cependant une richesse : plus d’un tiers de la ressource en eau potable de la métropole lilloise coule dans son sous sol.


Au titre de la protection de cette ressource en eau, le Parc de la Deûle était né dans les cartons des aménageurs. Hélas, il se heurta à de nombreux opposants inquiets pour leurs prérogatives, qu’il s’agisse des agriculteurs, des chasseurs ou des industriels et des routiers qui envisagèrent même une autoroute au cœur des champs captants au milieu des années 90.

Il manqua une volonté politique forte à l’époque. 


C’est ainsi que le Parc de la Deûle est sorti des cartons autour d’une évidence les grandes métropoles urbaines doivent offrir à leurs habitants un environnement de qualité. Il y a, à cela, de bonnes raisons sociales mais aussi économiques. Les entreprises tertiaires sont attentives aussi au cadre de vie dans leur choix d’implantation.


 En 1995, un concours international a distingué  une équipe franco belge composée des Paysagiste Jacques SIMON, Jean Noël CAPART et Yves HUBERT.  Nous partions de friches, d’anciens dépôts de boues, de sites pollués au cadmium, au chrome ou abritant pas moins de 900 000 M3 de pneus. Le travail était colossal mais en même temps, l’état de ces terrains nous autorisait un travail en profondeur pour contenir ou éliminer les pollutions, apporter une diversité végétale là où ne poussaient que des peupliers et des saules…


La  «  fabrication » du parc de la Deûle fut d’abord un formidable pari sur la biodiversité.

Ce fut aussi un long travail de communication et de négociation avec le monde agricole pour faire évoluer les mentalités et les pratiques.


Aujourd’hui, des instances de concertation fonctionnent très régulièrement tant avec les élus locaux qu’avec tous les acteurs, consommateurs d’espaces naturels.

Nous avons pu maitriser 350 hectares en gestion directe. Un nouveau site d’une centaine d’hectares est actuellement en chantier. Nous comptons atteindre les mille hectares dans les toutes prochaines années en reliant un autre site existant à quelques kilomètres de ceux que nous avons aménagés D’ici moins de dix ans, on pourra effectivement relier Lille à Lens en traversant un parc sur plus de 20 kilomètres.


Le Parc de la Deûle repose sur 3 principes simples : la nature retrouvée, la nature domestiquée, la nature rêvée.


La nature retrouvée, c’est le formidable travail de génie écologique que nous menons dès que nous prenons possessions de nouveaux espaces. C’est aussi une gestion fine au quotidien par des équipes proches du terrain.


La nature domestiquée traduit l’ensemble des dispositifs de collaboration avec le monde agricole que nous avons mis en place. Aujourd’hui une soixantaine d’exploitations travaillent avec nous soit en insertion paysagère, soit en réseau de services, soit en prestations directes d’entretien des sites.

Par ces dispositifs, les 350 hectares actuels du parc de la Deûle génèrent une zone d’influence d’un bon millier d’hectares. Ainsi, avons-nous un vrai impact sur le paysage.


Enfin, la nature rêvée se traduit par un parc à thème au centre de ce vaste espace du Parc de la Deûle. MOSAIC est un jardin d’une trentaine d’hectares qui met en scène l’ensemble des nombreuses communautés qui forment notre métropole. C’est un jardin contemporain, un jardin d’hommes plus que de plantes.


Notre expérience du parc de la Deûle, nous a conduits, en 2002 à mettre en route un vaste plan vert étayé par une prise compétence officielle et la création d’outils spécifiques. Aujourd’hui l’espace naturel métropolitain se traduit par plus de 1 200 hectares gérés en direct. Le parc de la Deûle a fait des petits.


Nous avons aussi mis en œuvre une vaste politique de liens verts parmi lesquels les canaux jouent un rôle essentiel.  Voici quelques semaines, nous sommes venus à bout d’un colossal chantier de plusieurs années : la remise en navigation d’un canal franco belge de 28 Kilomètres ! Avec ses 13 écluses enfin revenues à la vie, le Canal de Roubaix va permettre non seulement de fortifier un grand lien vert à travers toute la métropole mais aussi  ce canal remis en navigation va revitaliser tout un ensemble de quartiers hérités de l’ère industrielle et souvent sinistrés.


Là aussi, nous œuvrons pour changer fondamentalement un paysage tout en respectant les femmes et les hommes qui y ont vécu.


Enfin, permettez-moi de voir dans ce prix l’expression de l’intérêt du Conseil de l’Europe pour une œuvre qui me tient à cœur : imaginer une vaste stratégie des grands parcs périurbains.


Depuis  une bonne année, mes collègues italiens, espagnols, portugais, belges et français m’ont élu à la présidence de FEDENATUR. Cette organisation réunit des gestionnaires de grands parcs périurbains souvent de plusieurs milliers d’hectares, aux portes des grandes métropoles européennes.

A Milan,  Rome, Lisbonne, Bruxelles ou Barcelone, il est impérieux de favoriser le maintien, la restauration de grands espaces de nature trop souvent considérés comme de simples réserves foncières.


Les parcs périurbains me semblent oubliés des politiques européennes. On parle des réserves naturelles, des parcs régionaux mais jamais de ces vastes ensemble à la porte des villes qui doivent jouer un rôle essentiel dans la biodiversité, l’accueil des populations, l’image des grandes métropoles et par la même leur développement économique.


Les parcs périurbains sont fragiles. Ils représentent des espaces convoités. Ils ont besoin d’une protection spécifique, de moyens de développement adaptés. La pression urbaine y est majeure.


La cité de demain sera verte et bleue, solaire et  numérique.


 Pour qu’elle soit verte, il faut qu’elle puisse générer des espaces suffisamment vastes pour répondre aux fonctions écologiques et sociales que l’on est en droit d’en attendre.  Loin des squares et jardins publics, les espaces naturels métropolitains doivent pouvoir être mis en réseau, se relier par des voies vertes à modes de déplacement doux.


Nous nous y efforçons à Lille Métropole depuis plus de dix ans. Le Prix que vous nous remettez aujourd’hui ne peut que nous convaincre de persévérer dans cette voie.


Permettez-moi, enfin, d’associer à cet hommage, les équipes tant privées que publiques qui contribuent chaque jour à concevoir, gérer et développer cette trame verte. Je salue ainsi la présence parmi nous d’Yves Hubert, architecte paysagiste et urbaniste qui a cru au parc de la dès 1995. J’aurai aussi une pensée chaleureuse pour Jacques SIMON, l’un des plus grands paysagistes français  qui lui aussi s’est passionné pour notre aventure commune. Hélas, sa santé ne lui a pas permis d’être des nôtres aujourd’hui mais nous sommes nombreux à lui souhaiter un prompt rétablissement.


Chers amis, il ne me reste plus qu’un vœu à formuler : que notre collaboration s’intensifie et  que les grands parcs périurbains soient, très vite, des acteurs reconnus et incontournables d’une grande politique européenne des trames vertes.


Sur la métropole lilloise, notre effort continue. Nous entamons un nouveau mandat avec une ambition clairement affichée : conquérir, créer et gérer plus de 2 000 hectares supplémentaires de trame verte et mettre en œuvre 250 kms de voies vertes pour les relier. C’est ambitieux mais à la mesure de ce que nous avons pu réaliser à ce jour et surtout à la taille de ce que peut attendre une collectivité d’un bon million d’habitants réunis sur plus de 85 000 hectares dont une bonne moitié de terres agricoles.


Nous sommes résolument engagés dans une politique verte ambitieuse mais qui pourtant ne représente qu’un pour cent du budget de la communauté urbaine de Lille. La Nature vaut bien plus qu’elle ne coûte… Rien à voir avec un échangeur routier et pourtant cette trame verte  apporte à chaque citoyen un mieux vivre tout à fait considérable.


Alors, ne manquons pas d’ambition pour la sauvegarde et la reconquête de nos paysages.


Je suis sûr qu’au cours de ces deux journées, nous allons nous nourrir de vos diverses expériences pour retourner à Lille avec encore plus d’idées et plus de volonté. 


Merci encore pour cette magnifique distinction.

 

 

 

 

 

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:40
 

 

Les partenaires du programme Blue Link, qui vise à restaurer le canal entre la Deûle et l’Escaut, ont profité des journées du patrimoine pour lancer une opération festive : la réouverture du canal de Roubaix à la navigation après 25 ans de désaffectation.

Les 19 et 20 septembre, baptisés "Blue Days", le public a pu se réapproprier un patrimoine industriel à ciel ouvert : le canal entre la Deûle et l'Escaut. Sa restauration doit lui permettre de devenir un vecteur de développement économique, social et environnemental du versant Nord-Est de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai.
« Qui aurait imaginé en 2002 un plan bleu métropolitain : la valorisation des canaux, des anciens bras de canaux, des rivières canalisées… C’est devenu un élément fondamental de l’aménagement de notre métropole, » remarquait Slimane Tir, vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU) chargé de l’Espace naturel métropolitain.



Le projet multi-partenarial d’envergure européenne Blue Link a nécessité l’investissement de 37 millions d’euros, financés à 50 % par des fonds européens. Les travaux ont permis la réhabilitation des ouvrages d’arts (7 ponts fixes et 7 mobiles, 13 écluses), la restauration des berges et des chemins de halage (5 400 m de nouvelles sections et 7 700 m de chemins réhabilités), la mise en place d’un nouveau système d’alimentation en eau, la restauration du tirant d’eau via le dragage du canal et de la Marque urbaine, l’installation d’équipements de plaisance.

( Pour en savoir plus :

Le site du projet Blue Links

Compte-rendu des Blue Days sur le site de LMCU )

 

De nouvelles stations de pompage ont été installées à chaque écluse pour remonter dans le bief amont l’eau utilisée par le passage des bateaux et recycler ainsi l’eau du canal. Ce dernier franchit en effet un seuil à 33 mètres d’altitude grâce aux 13 écluses ; en raison de sa topographie, il se vide naturellement et devait jusqu’à présent être alimenté. Peu à peu, les pompes présentes à chaque écluse prendront le relais.

Toutefois, le recyclage ne suffit pas à maintenir le plein d’eau des biefs. Il y a aussi des pertes dues à l’évapotranspiration et aux fuites. Ces pertes « définitives » sont compensées par la ressource en eau complémentaire de la station d’épuration du Grimonpont. Un système de neuf bassins filtrants assure la bonne qualité de l’eau s’écoulant dans le canal.

Liaison effective en 2010
Autre aspect important : le dragage des sédiments, sans aucun doute l’aspect le plus complexe de tout le projet puisqu’il il faut enlever, transporter et déposer 245 000 m3 de sédiments.

D’ailleurs, sur le canal long de 28 km, seuls les quelques kilomètres qui séparent la frontière française et l’Escaut ne sont pas encore ouverts. En cause : le dragage, qui n’a pas encore été réalisé. Il va être fait dans les mois à venir et la liaison Deûle-Escaut devrait être effective au printemps 2010.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 01:18
Sciences
AFP | 09.09.2009 | 17:01
Désaffecté depuis 25 ans, le canal de Roubaix permet de nouveau d'assurer la navigation sur 28 km entre l'agglomération lilloise et la Belgique à la suite de travaux qui ont coûté près de 50 millions d'euros, a annoncé mercredi la communauté urbaine de Lille.

Désaffecté depuis 25 ans, le canal de Roubaix permet de nouveau d'assurer la navigation sur 28 km entre l'agglomération lilloise et la Belgique à la suite de travaux qui ont coûté près de 50 millions d'euros, a annoncé mercredi la communauté urbaine de Lille.

"Nous sommes heureux de l'aboutissement du projet Blue Links, initié en 2003 grâce à l'aide des fonds européens pour 50% et pour lequel nous nous sommes inspirés des exemples de réhabilitation des canaux urbains, notamment en Grande-Bretagne", a souligné le vice-président de la communauté urbaine chargé du projet Slimane Tir.

Cette réhabilitation du canal de Roubaix, ainsi que celle du canal de l'Espierres du côté belge (pour lequel il faut encore achever le dragage des boues) permet donc d'ouvrir une liaison pour la navigation de plaisance entre la Deûle et l'Escaut.

Inauguré en 1877, le canal de Roubaix était devenu impropre à la navigation, faute d'entretien, dans les années 1980. Il y eut alors un projet de remblaiement pour y faire passer la Voie urbaine rapide lilloise, finalement abandonné à la suite de la mobilisation des riverains.

L'idée a ensuite fait son chemin d'aménager les espaces proches du canal pour la protection de l'environnement et les loisirs. Mais, selon M. Tir, "l'expérience des pays étrangers montre qu'aucun canal ne permet de maintenir une fonction d'aménagement s'il n'est pas rendu en même temps à la navigation".

Au total, il a fallu rénover 14 ponts fixes ou mobiles et 13 écluses, en restaurant parallèlement 13 km de berges et chemins de halage pour les promeneurs.

Du fait de son gabarit limité, le canal ne pourra pas être utilisé pour le transport de marchandises mais les promoteurs du projet attendent un boom économique et urbain autour des berges.

Comme prolongement, la maire de Lille et présidente de la communauté urbaine Martine Aubry a décidé de lancer un "plan bleu" de remise en eau progressive des anciens canaux de la ville.

Une grande fête transfrontalière sera organisée sur les rives des canaux réhabilités du 18 au 20 septembre avec colloque, concerts, expositions et spectacles de la compagnie théâtrale Transport culturel fluvial sur sa péniche.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 14:45

C'est la fête à l'Union, les bateaux reviennent sur le Canal de Roubaix !

C'est la fête, bientôt un quartier écologique à l'Union !

Samedi 19 septembre et dimanche 20 septembre 2009

MARCHE BIO EQUITABLE, BROC A VELO, ATELIERS


Quartier de l'Union – quai de Calais – Roubaix

Accès Bd Gambetta ou rue de Roubaix à Tourcoing (M) Ligne 2 station Mercure


La fête de remise en navigation du canal de Roubaix - « Blue days » a lieu tout le long des 28km de berges du Canal. Le point fort de la manifestation est situé à l'Union. Des dizaines d'exposants et de nombreuses animations seront proposés. Concerts, Show aquatique, visites guidées, et surtout 30 bâteaux sur le canal de Roubaix.


Tous le Week-end, de 10h à 18h - Marché bio & équitable & Broc à vélo


Broc à Vélo (dès 14h le samedi) de l'ADAV (association Droit au Vélo), Alimentation et cosmétique bio avec la Biocoop de Roncq Biovalys, Boulangerie bio avec l'Ami du pain de Roubaix, Salon de thé avec les anciens de La Tossée,Atelier vélo avec Lille Sud Insertion, brocante avec La Solidarité, Vente vintage avec Kahina, LPA - Ligue Protectrice des Animaux, Artisans du Monde de Tourcoing, Les anciens salariés de La Tossée.


Samedi 19 septembre de 14h30 à 18h - Ateliers - débats


14H30 Atelier reconversion de l'économie et lieu de mémoire avec l'Université Populaire & Citoyenne et les anciens salariés du textile / Les « Gens du Textile »

14H30 Atelier sur le maraîchage en ville avec Terre de Liens et les AMAP du Nord. Le collectif de l'Union a pour projet de développer des zones de maraîchage sur le futur écoquartier. L'atelier a pour objet de faire connaître ce projet. L'atelier a pour objet de faire reconnaitre ce projet et discuter des possibilités pour le réaliser. Il a aussi pour objet de faire reconnaître te présenter les démarches de promotion d'un autre modèle agricole et alimentaire.

16H30 Atelier sur l'habitat coopératif et écologique avec HEP ! (Habitat Ecologique Partagé) et CLIP « chez Louise Michel » de Paris. Le collectif de l'Union et Habitat Ecologique Partagée (HEP!) présenteront le projet de logements écologiques et coopératifs qu'ils souhaitent réaliser sur l'Union en partenariat avec l'architecte Patrick Bouchain. Le Clip «  chez louise michel » présenteront leur projet parisien et les choix juridiques et techniques qu'ils ont fait pour le mener à bien. APPEL AUX FUTURS HABITANTS ! SI VOUS VOULEZ VOUS LANCER DANS UN PROJET D'HABITAT COOPERATIF ET ECOLOGIQUE, VENEZ PARTICIPER CET ATELIER !


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Collectif de l'Union

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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 14:46
Les bateaux reviennent sur le canal de Roubaix

Après quatre ans de travaux, le projet Blue Links est arrivé à son terme : le canal de Roubaix est à nouveau navigable. Pour célébrer l’événement, une grande manifestation est prévue le long de la voie d’eau les 19 et 20 septembre prochains. Blue Days, c’est le nom de cette fête sans frontières, rassemblera une quarantaine de bateaux.

D’ici à quelques jours, les habitants des communes traversées par la Marque urbaine et le canal de Roubaix auront le privilège de voir les premières embarcations emprunter la voie d’eau désaffectée depuis près de 25 ans. David Edward May s’enthousiasme déjà : “Je pense qu’il y aura un véritable buzz autour de cet événement !”… Comprenez, “ça va faire du bruit”. Ce British qui parle un français impeccable connaît bien le sujet. Spécialiste de tourisme fluvial, il milite activement pour la réhabilitation des canaux, notamment celle du canal de Roubaix qui n’a plus aucun secret pour lui : “Je chronique la vie de cette voie d’eau depuis le début des années 1980.” En 1988, il est à l’origine de la venue de plusieurs membres de l’association Inland waterways. Des Anglais passionnés de tourisme fluvial qui se sont déplacés pour rencontrer André Diligent, maire de Roubaix, et lui remettre un ouvrage de photographies noir et blanc consacré au réseau de canaux en Angleterre. A l’époque, il est question de transformer le canal de Roubaix en voie rapide urbaine.


Le canal, c’est l’aventure !
Plus d’une vingtaine d’années se sont écoulées et les bateaux vont pouvoir naviguer à nouveau sur la voie d’eau qui relie la Deûle à l’Escaut. “Les plaisanciers sont enthousiastes, ils veulent venir sur le canal. Pour eux, c’est l’aventure, ils se considèrent comme des pionniers”, témoigne David Edward May, en charge de la navigation durant l’événement Blue Days. Dans l’immédiat, seule la portion française de la voie d’eau est navigable à proprement parler. En effet, si les ouvrages d’art côté belge ont été restaurés et sont aujourd’hui opérationnels, le dragage des boues n’a pas encore été réalisé. Il devrait l’être d’ici à la fin de l’année.
L’ensemble des bateaux arrivera donc par la Deûle à Marquette. Une première flottille empruntera la voie d’eau la semaine qui précède Blue Days, en direction de la frontière. Le Colporteur, péniche de type Freycinet, qui transporte l’Axolotl, le “sousmarin laboratoire” de la compagnie de théâtre
Transport culturel fluvial, aura l’honneur d’ouvrir le convoi. Pour Vincent Dujardin, metteur en scène du spectacle, le moment est particulier : “C’est bien sûr émouvant de rouvrir une voie d’eau.” Pour des raisons techniques, le sous-marin doit être démonté durant le voyage qui l’amènera à Leers, face à la guinguette de Grimonpont où il restera jusqu’au samedi 19.
Dommage, il constitue à lui seul un spectacle ! Le dimanche, il se dirigera vers la frontière, à quelques encablures, pour participer à la fête des Satcheux face à la Maison du canal à Leers-Nord. “Les gens n’imaginent pas les chemins qui s’ouvrent avec la voie d’eau”…


Rendez-vous à l’Union
Le site de l’Union est le lieu stratégique de Blue Days. Des bateaux y seront amarrés en permanence et c’est là que se retrouveront les deux flottilles, une rencontre symbolique prévue vers 13 h 30 le samedi 19. Stands, concerts, jonglerie, vol en montgolfière, caricatures… Les animations pour petits et grands ne manqueront pas ! Citons le concert des Chiens d’mer, groupe rock folk irlandais originaire du Nord, qui aura lieu sur la scène principale vers 19 h. Puis, quelques heures plus tard, un show aquatique, spectacle son et lumière qui illuminera tout le site. Le dimanche, en fin d’après-midi, un lancer de drapeaux clôturera le week-end.
Beaucoup d’autres manifestations animeront la vie des communes alentours. A Marquette, à la
confluence de la Deûle et du canal de Roubaix, débarqueront les quelque 80 passagers du bateau de croisière le Princess. Ils seront accueillis en fanfare puis rejoindront le site de l’Union. Une exposition d’archives de la batellerie du Nord se tiendra dans l’enceinte de Notre-Dame de Lourdes.

A Marcq-en-Baroeul, un pique-nique est prévu pour les scolaires le vendredi 18, dans le Parc de la Corderie. Le lendemain, découverte à 14 h du bivouac napoléonien au Parc Bériot, marché bio et nature organisé par l’Office de tourisme dès 16 h, concert Arcangelo avec Philippe Cuper à l’église Saint-Vincent à 20 h 30… Le dimanche aura lieu la traditionnelle Saint-Vincent d’Automne, journée de fête durant laquelle les bords de la Marque seront
très animés.
A Wasquehal, les écoliers se réuniront sur la plaine de jeux, le vendredi, pour une journée de plein air : pique-nique, animations à la ferme Dehaudt et grande photo de famille à 15 h 30. Le dimanche : auberge espagnole, animations et mini-concerts dans l’esprit guinguette…
Du côté de la frontière, les habitants de Leers, Estaimpuis et Espierres lanceront la fête des
Satcheux à la Maison du canal vendredi en fin de journée. Au programme du week-end : brocante transfrontalière, moules-frites, animations en tout genre, promenades à vélo, ateliers, exposition, balade aux allumoirs dans le village et grand feu d’artifice pour la clôture.
Les associations de marcheurs se mobilisent et organisent des randonnées au départ de Marquette, Wasquehal, Wattrelos et Leers, le dimanche matin. Un programme complet de la manifestation Blue days est disponible un peu partout dans la métropole. Renseignez-vous !
Blue Links est terminé mais tout commence, est-on tenté de dire. La reconquête des voies d’eau et la réalisation d’un plan bleu métropolitain devraient à terme faire de la métropole un haut lieu du tourisme fluvial dans le maillage des canaux de l’Europe du Nord.


Pour tout savoir sur la réhabilitation du canal,
consultez
www.bluelinks2008.org, et sur l’événement Blue days, consultez www.blue-days.org.


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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 17:28
Réhabilitation des marais de la Canteraine : le projet sort de l'ornière

Le dossier s'était enlisé. Après deux ans de blocage, l'aménagement paysager des marais de la Canteraine, à Haubourdin et Houplin-Ancoisne, débute ce lundi. Un terrain d'entente a été trouvé avec le Port de Lille.

 

Des projets, Pierre Dhénin, le directeur de l'Espace naturel Lille métropole (ENLM) en a mené « mais c'est vrai que celui-là n'a pas été simple ». Durant deux ans, la réhabilitation des 80 hectares des marais de la Canteraine a été bloquée à cause d'une parcelle de 11 hectares, située au bord de la Deûle, à Haubourdin.

Un bras de fer s'était engagé avec le Port de Lille pour l'acquisition de cet espace qu'il occupe : « On s'est rendu compte qu'il ne voulait plus nous le vendre », rappelle, agacé, Pierre Dhénin.

Un terrain d'entente a été trouvé cet été. Non sans difficulté : « Cela a demandé toute la pugnacité de Slimane Tir (président de l'ENLM) et du maire d'Haubourdin. Il a fallu taper du poing sur la table. On savait que si un compromis n'était pas trouvé, les travaux auraient encore été retardés d'un an alors que tout était prêt. »

Location

L'accord n'a finalement pas abouti à la vente de la parcelle mais à sa location : « Si les terrains n'ont pas été vendus, c'est parce qu'ils ne le pouvaient pas, donne pour explication le directeur du Port de Lille, Bernard Pacory. La convention va être signée. Je m'en réjouis. »
Les travaux de réhabilitation paysagère des marais de la Canteraine, estimés à 770 000 E, sont lancés ce lundi pour une durée d'un an. Ils prévoient l'aménagement paysager de cette zone de vulnérabilité des champs captant. Des chemins équestres et piétonniers seront créés. Haubourdin et Houplin-Ancoisne seront reliées par la mise en impasse de la rue de la Canteraine. Et le projet s'ouvrira, à terme, sur 90 hectares à Emmerin. S'inscrivant dans la digne lignée de la trame verte, qui reliera Lille à Lens par des corridors écologiques.

Un autre chantier est prévu en septembre. La deuxième phase d'abattage des peupliers est imminente à Haubourdin. Ces arbres seront remplacés par d'autres essences, comme le chêne ou le frêne. •

M.-C. NICODÈME ( La voix du Nord )

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