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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 02:05
Le président de l'Espace naturel métropolitain, l'élu Vert roubaisien Slimane Tir a été élu vendredi, à Milan, à la tête du comité européen de l'association Fedenatur qui rassemble des acteurs politiques de tous pays qui oeuvrent pour un meilleur respect de la nature dans les prises de décisions politiques et une meilleure prise en compte des questions environnementales.



Le mot du président

Pendant longtemps, la ville et la nature, le monde urbain et le monde rural se sont ignorés à l'image de deux pôles opposés.

La prise en compte de l'idée de "développement durable" nous permet de constater que la ville et la nature sont des éléments complémentaires qui intègrent un même plan d'aménagement.

Chaque agglomération urbaine souhaitant offrir une qualité de vie à ses concitoyens doit s'engager dans la protection de son environnement naturel de proximité afin de préserver la diversité biologique.

De cette interaction entre territoire urbain et territoire rural/naturel émerge le concept de parc périurbain.

Cet espace regroupe des problématiques liées à la diversité biologique, au paysage, aux loisirs, à l'éducation environnementale et à la gestion durable de l'aire métropolitaine.

Les parcs membres de Fedenatur, chacun avec ses caractéristiques, constituent des exemples de recherche de relations harmonieuses entre la ville et la nature.

Ils inventent des solutions pour rendre compatibles les loisirs des habitants avec la conservation des milieux naturels.

Au nom de Fedenatur, j'invite toutes les villes à se joindre à cet effort, comme engagement et garantie d'un futur respectueux de l'environnement pour tous nos citoyens.

 

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 14:09

Des chercheurs et des praticiens français et britanniques spécialisés dans les domaines liés à l’aménagement du territoire se sont retrouvés dans un séminaire sur le thème : Paysages européens et participation : passe, présent et futur. Slimane Tir, vice président de l’Espace Naturel Lille Métropole a reçu à cette occasion la plaque du Grand Prix National du Paysage.

A l’initiative du ministère de l’écologie et du développement durable, des spécialistes français et britanniques impliqués dans l’aménagement du territoire, la conception paysagère, la gestion du patrimoine, les médias et la culture se sont réunis au cours d’un séminaire qui s’est tenu à Mosaïc, le Jardin des cultures, les 3 et 4 avril 2008. L’objectif de cette manifestation est de développer « les perspectives contemporaines de mise en œuvre de la Convention européenne du paysage, dans ses dimensions écologiques, sociales et conceptuelles. »
Grand Prix du paysage en 2006, le Parc de la Deûle sert d’exemple et, plus largement, la région Nord-Pas-de-Calais qui a connu ses dernières années des transformations importantes. Au programme : visites du chantier de requalification du canal de Roubaix et des jardins de la Condition publique, balade en bateau sur la lys et soirée régionale chez Marguerite Barameuh au Près du Hem à Armentières.

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 00:30


A l'origine de la politique de l'Espace Naturel Métropolitain, il y a d'abord ce triste constat du retard énorme de notre territoire par rapport à d'autres grandes villes en France et en Europe, et de notre indiscutable déficit en grands espaces de nature et de respiration. Pour commencer, il a fallu que Lille Métropole prenne la compétence ENM, définisse et adopte une stratégie, la « Trame métropolitaine verte et bleue », et engage sa mise en oeuvre concrète.
 Notre objectif : un véritable réseau maillé d’espaces naturels, verts et récréatifs de 10 000 hectares voués à la nature et aux loisirs à l’horizon 2015. Nous avons donc mis en place les outils de cette politique, une politique foncière, un syndicat métropolitain « ENM » et un dispositif de concertation par territoire et central.

Aujourd'hui, les grands chantiers sont bien engagés : le Parc de la Deûle, le Canal de Roubaix, le parc transfrontalier du Ferrain, les Prés du Hem, parc du Héron, etc. 
Mais beaucoup reste encore à faire pour répondre aux besoins de nature et d’espaces de proximité en proposant un réseau d’espaces variés, augmenter la place de la forêt, améliorer la qualité paysagère, maintenir ou réaliser des continuités écologiques et paysagères entre les espaces naturels, tout en favorisant les modes de déplacements doux, protéger, gérer et restaurer les sites naturels à haute valeur écologique et créer des corridors biologiques afin de renforcer la richesse de la faune et de la flore.

C'est tout le défi du mandat 2008-2014, à LMCU de le relever !

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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 15:34
BIOCLIMATIQUE
dimanche 03.02.2008, 09:41
 La maison HQE bioclimatique du Jardin Chlorophylle a enfin été inaugurée.

Si l'écologie a le vent en poupe (dans les mentalités, moins dans les urnes), les équipements bioclimatiques sont expérimentaux. Et poussent timidement en région, essentiellement semés par quelques opiniâtres soucieux d'instaurer une plus verte attitude. Le premier bâtiment de la région a ainsi fleuri au Jardin Mosaïc à Houplin-Ancoisne s'insérant au forceps dans Lille 2004. Le second est au Jardin Chlorophylle de Roubaix. Le troisième, au Lac du Héron villeneuvois.

 

Sur l'affiche du Jardin de Chlorophylle apposée à l'entrée du site éco-pédagogique au 315 Grande Rue, la mascotte du lieu : un cocasse lombric jaune rieur, portant chapeau. Il donne le ton, dès l'entrée, de ce vaste espace naturel (reconstitué) en ville. Ici, place à une nature décomplexée, qui regagne du terrain en ville...et tant qu'à faire, le fait bien !

L'endroit, désormais familier des Roubaisiens, existe depuis plusieurs années grâce à une association dynamique, mère porteuse, Angle 349. Mais la superbe maison d'accueil HQE, (conçue par Stéphanie Legrand architecte de la Ville) qui, y trône depuis septembre 2007, l'est encore peu. Hier matin...parce qu'elle le vaut bien, la belle maison verte du Jardin Chlorophylle a été inaugurée par le maire, Slimane Tir, président de l'Espace naturel métropolitain et Denise Bouchez, adjointe chargée du développement durable, véritable artisan du projet, avec les deux présidents d'associations résidentes du lieu, Jean-Pierre Demarré (Angle 349) et Pierre Bayart (ARI, Association roubaisienne d'insertion).

Cette première conception bio-climatique métropolitaine d'un coût de 1 161 000 E, supporté par la Ville (70 %), la Région (20 %), le Feder (10 %), est exemplaire : serre-tampon (avec l'apport de mur en terre accumulateur de chaleur), optimisation des apports solaires et de la ventilation naturelle, ossature bois, isolation en laine de bois, récupération des eaux pluviales, chauffage solaire thermique et à condensation, luminaires à basse consommation, parking à sol drainant.

Le site dans son ensemble, le Jardin Chlorophylle, dirigé par Annie Evrard, est lui aussi exemplaire. Site éco-pédagogique, il a accueilli en 2007, 12 000 enfants et 14 000 visiteurs lors des portes ouvertes et a permis une sensibilisation à la préservation de l'environnement, Outil d'insertion économique efficace avec les associations ARI (chantier école) et ARISTE (entreprise de travail temporaire d'insertion), il a remis 134 personnes à l'emploi en 2007.

Le coeur du Jardin Chlorophylle, bâtiment HQE environnemental est pour Denise Bouchez, « un atout pour la Ville et l'association qui permettra de démontrer que construire autrement c'est possible ! » On formule le souhait, avec elle, que d'autres constructions de ce type suivent sur Roubaix, à partir du référentiel écologique, mis en place par la direction de l'Urbanisme de la Ville. Sur la friche Socochim, comme ailleurs. •

 

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 12:07

Après deux années de travail et de négociation  dans le comité de pilotagze que j' ai animé voici enfin la délibaration sur les voies vertes  qui engagent la communauté sur un programme pluriannuel de 225 km, dont 80% concerne les sites de l' Espace Naturel Métropolitain. Enfin le linéaire de 110 km de voies sur berge ( chemins de halage ) seront légalement accessibles puisque j' ai fait signé par les parties concernées dont l' E.N.M.,  l' ensemble des documents relatifs à la superposition de gestion en décembre 2007.

Lille Métropole Communauté Urbaine est engagée dans une politique de développement des espaces voués à la nature et aux loisirs qui est inscrite dans ses différents documents de planification, en particulier le Schéma Directeur et la Charte d'Objectifs Métropole Verte. Parallèlement, dans le cadre de la mise en oeuvre de son Plan de Déplacements Urbains, Lille Métropole poursuit l'objectif de renforcer les solutions alternatives aux modes de déplacement motorisés en développant des réseaux pédestres, cyclables et ferrés interconnectés et complémentaires.

Lille Métropole a été sollicitée par la Région Nord - Pas-de-Calais et la DIREN qui dans le cadre du contrat de projet Etat-Région ont inscrit des crédits relatifs au développement des Véloroutes - Voies Vertes pour les liaisons Amiens-Belgique et Paris-Moscou qui traverseront l'agglomération lilloise. Dans le même temps, les intercommunales belges LEIEDAL et IDETA se sont associées au Département du Nord dans le cadre d'un projet Interreg visant au développement d'un réseau récréatif cyclable transfrontalier.

La multiplicité des démarches engagées a mis en évidence l'importance de mettre en cohérence les différentes démarches engagées pour aboutir à la création d'un réseau vert métropolitain. Le projet Véloroutes et Voies Vertes de l'agglomération lilloise répond à cette problématique en proposant de créer un réseau vert reliant les grands ensembles naturels et récréatifs entre eux et en permettant aux habitants d'y accéder sans utiliser leur voiture.

A cette fin, le bureau de la Communauté urbaine a décidé lors de la séance du 2 juillet 2004 de faire réaliser une étude pour la définition d'un réseau de Véloroutes et Voies Vertes sur l'agglomération lilloise.

Les propositions formulées dans le cadre de cette étude ont été discutées, amendées et validées au sein de comités de pilotage placés sous l'autorité des trois Vice-Présidents respectivement en charge du Plan de Déplacements Urbains, de la Voirie-Signalisation et de l'Espace Naturel Métropolitain.

La Région Nord - Pas-de-Calais et la Direction Régionale de l'Environnement (DIREN), co-financeurs de l'étude, ont été étroitement associées à la conduite de cette étude.

Les conclusions de l'étude ont été approuvées lors du comité de pilotage tenu le 25 septembre 2007. Celle-ci a abouti à l'élaboration d'un schéma directeur portant sur un réseau de 225km de voies vertes sur la métropole lilloise. Ce schéma a été complété par une réflexion à caractère pré-opérationnel portant sur 55km de tronçons. Sept liaisons ont ainsi fait l'objet d'une analyse détaillée :

- Prés du Hem - Parc de la Deûle - Jardin Mosaïc (20 km)
- Canal de Seclin - Seclin gare (3,7 km)
- Lac du Héron - Hem - canal de Roubaix (5,6 km)
- Canal de Roubaix - Halluin (11 km)
- Pont sur la RD 39 à Bauvin entre La Bassée et Don (0,8 km
- Val de Marque - 6 Bonniers - Baisieux (10,2 km)
- Halluin - parc naturel du Ferrain (4 km)

Les itinéraires qui font partie du schéma régional des Véloroutes et Voies Vertes pourront bénéficier de
subventions régionales à hauteur de 40% des investissements, plafonnés à une assiette de 125 000 euros HT/km.

En conséquence, les 4ème, 3ème et 7ème commissions consultées, il vous est proposé :


- 1. De valider le schéma directeur du réseau de Véloroutes et Voies Vertes de l'agglomération lilloise dont une synthèse est jointe à cette délibération;
- 2. De mettre en oeuvre en priorité une charte de signalisation qui assurera la lisibilité et la continuité des itinéraires de Véloroutes et Voies Vertes existants ;
- 3. D'engager auprès du Conseil Régional les démarches préalables à la demande des subventions
auxquelles ces itinéraires sont éligibles au titre du schéma régional des Véloroutes et Voies Vertes.
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 11:41
Délibération votée lors du Conseil de Communauté de ce vendredi 1 Février 2008 dans le cadre de ma délégation

Après 4 ans d'exercice de la compétence Espace Naturel Métropolitain et notamment la consolidation des espaces naturels déjà identifiés, il a été décidé de préparer l'extension des territoires dans un objectif d'équilibre de l'offre des espaces labellisés et labellisables "Espace Naturel Métropolitain" sur la métropole.

Par délibération n° 03 C 273 du 27 juin 2003, notre établissement a décidé le lancement d'une étude visant à définir le plan de développement de l'Espace Naturel Métropolitain. Les conclusions de cette étude ont été validées lors du Comité de Pilotage du 9 novembre 2007.

Cette étude réalisée à partir d'un état des lieux permet de décliner l'objectif de 10 000 hectares d'espaces voués à la nature et aux loisirs inscrits dans les documents de planification et repris dans le Schéma Directeur Vert.
D'ores et déjà, on peut estimer à environ 1 200 hectares la superficie des espaces naturels sur la métropole dont environ 1 100 hectares aménagés ou en cours d'aménagement par la Communauté Urbaine, 100 hectares d'espaces naturels sensibles du Département. A ces surfaces s'ajoutent environ 1000 hectares d'espaces verts urbains gérés par les villes, soit environ 2 200 hectares d'espaces naturels et verts sur la métropole.

Les espaces identifiés dans l'étude doivent répondre aux critères définis dans la délibération n° 3 C du 20 novembre 2000 de prise de compétence Espace Naturel Métropolitain :
- Répondre aux besoins de nature et d'espaces de proximité des habitants
- Augmenter sensiblement la place de la forêt dans l'aire métropolitaine
- Améliorer la qualité des paysages en valorisant les identités naturelles et culturelles des territoires
- Maintenir et réaliser des continuités écologiques et paysagères entre les espaces tout en favorisant les modes de déplacement doux
- Protéger, gérer et restaurer les sites à haute valeur écologique et protéger durablement les ressources naturelles dont la ressource en eau.

Par ailleurs, parallèlement, dans le cadre du Schéma National et Régional des Véloroutes et des Voies Vertes, Lille Métropole Communauté Urbaine a lancé en collaboration avec la DIREN et le Conseil Régional une étude pré-opérationnelle visant à créer un réseau de voies vertes à l'échelle de l'agglomération et ayant pour objectif, notamment de relier les espaces naturels et de loisirs. Cette étude a permis de cartographier un réseau de 225 km de voies vertes potentielles dont 55 km ont fait l'objet d'une étude pré-opérationnelle.

A l'issue de ces deux études, une cartographie regroupant les sites potentiels "Espace Naturel Métropolitain" et le réseau de voies vertes a été réalisée afin d'avoir une vue d'ensemble de la trame verte métropolitaine.

La première phase de l'étude a permis d'identifier 9 830 hectares répartis sur 73 sites potentiellement labellisables Espace Naturel Métropolitain en raison de leur intérêt écologique, paysager, leur rôle de corridor écologique et leur usage de loisirs. Une cartographie représente l'ensemble de ces sites sur le territoire métropolitain et une fiche descriptive a été réalisée pour chacun des sites.

Ces sites identifiés se répartissent en différentes catégories : - Des espaces à haute valeur écologique déjà largement identifiés (Arrêté Préfectoral de Protection des

- Des espaces ayant pour rôle le maintien ou la création de corridors écologiques (cours d'eau associés aux chemins de halage, anciennes voies ferrées, secteurs bocagers et prairials, ...) 
- De grands espaces agricoles qui présentent une valeur paysagère ou qui participent à l'image de la métropole (secteurs bocagers, espaces ruraux traversés de voies pavées, ...)
- Des espaces semi-naturels, plus ou moins aménagés, dont la proximité et le lien évident avec le tissu urbain aggloméré permet de répondre à une demande d'usage important
- Des espaces naturels situés en coeur de tissu urbain et qui permettent d'apporter une image de nature en ville
- Des espaces présentant des rôles multiples (fonctionnel, patrimonial, social, ...).

En définissant ensuite l'intérêt écologique de ces espaces ainsi que leur niveau de menace à plus ou moins court terme et en croisant ces deux éléments, il a pu être établi qu'un peu plus de 2 500 hectares sont des sites sur lesquels l'intérêt écologique est important ainsi que le niveau de menace. Ces 2 500 hectares ont fait l'objet d'une étude plus approfondie.

Cette étude fait le constat qu'entre 1998 et 2007, il n'a pas été possible d'enrayer une dégradation de la biodiversité, on note même une détérioration de la qualité écologique de plusieurs espaces naturels de la métropole. Cela se traduit par :

- Une disparition progressive des milieux humides (assèchement, boisement, ...)
- Une augmentation de la prédominance des cultures au détriment des zones prairiales
- La disparition progressive du bocage et en particulier des saules têtards
- Une poursuite du fractionnement des espaces naturels et agricoles par la consommation foncière et le développement d'infrastructures nouvelles.

Concrètement, depuis 1998, les dégradations (dépôts de gravats, pollution des fossés, ...) ainsi que la mauvaise qualité des eaux (eutrophisation des cours d'eau), notamment au niveau de la Marque (ripisylve, dégradation des berges) sont encore d'actualité.

On observe une apparition difficilement quantifiable mais perceptible de différents phénomènes sur la métropole :

* Le recul total des zones de prairies bocagères au profit des cultures

* La régression du bocage et de l'entretien des saules têtards.

Néanmoins, de par la réalisation de certains aménagements, certains sites ont pu voir leur qualité écologique s'améliorer, on note ainsi :

* Une reconquête du bocage par endroits

* La préservation des entités boisées et du rôle fonctionnel

* L'amélioration qualitative de certains espaces

* Le nettoyage d'espaces avec des résultats visibles.

Dans le cadre de sa politique Espace Naturel Métropolitain, notre établissement a contribué à cette amélioration écologique. Des actions de requalification ont été menées sur des sites dégradés comme le site de la Louvière à DON, les Marais de Fretin, la base des 6 Bonniers à WILLEMS. Les projets portent sur deux priorités majeures, en premier lieu la remise en état écologique du site et l'augmentation de son potentiel et en second lieu l'accueil du public dans des conditions respectueuses de la sensibilité des milieux.

Plusieurs catégories de préconisation et d'axes d'intervention se détachent en fonction de la sensibilité environnementale des sites et du type de menace qu'ils subissent.

On peut distinguer les sites qui renferment un ou des milieux exceptionnels par leur richesse écologique et par leur rareté sur le territoire métropolitain (ex : Les Marais). Afin de garantir leur conservation sur le long terme, il est proposé une maîtrise foncière par la collectivité publique. Nombre de ces espaces peuvent s'intégrer dans le cadre de la politique des Espaces Naturels Sensibles (E.N.S.) du Département du Nord afin d'assurer une cohérence géographique, écologique et une mise en réseau avec les Espaces Naturels Sensibles existants.

Sur les sites périurbains constitués essentiellement de prairies bocagères, l'enjeu consiste à garantir une gestion adaptée des milieux afin de préserver leur fonctionnalité en terme de refuge pour la faune, decorridor écologique et de garantir le maintien de la biodiversité présente grâce aux différents milieux qui

Dans ce cadre, l'activité agricole en place joue un rôle essentiel. Des conventions partenariales pourraient être passées avec les exploitants volontaires. Celles-ci permettent de garantir l'usage agricole des terres dans un territoire où la pression foncière est forte, de valoriser le rôle de l'exploitant agricole en tant que gestionnaire de l'espace et d'avoir l'assurance pour la collectivité d'une gestion adaptée du site.

Enfin, sur la plupart des sites, un travail de partenariat est à engager avec les institutions publiques

propriétaires de foncier (Conseil Général, Réseau Ferré de France, Communes, ...) ainsi que les propriétaires privés afin de rétablir les continuités aussi bien en terme de circulation du public que de corridor écologique.

Comme un grand nombre des futurs sites n'a pas vocation à devenir des propriétés de notre établissement, une analyse juridique relative aux modalités de protection et de gestion conventionnelle des espaces naturels ainsi que des retours sur expérience ont été fournis à la Communauté Urbaine.

La présente étude permettra de définir les projets prioritaires dans le cadre de la compétence Espace Naturel Métropolitain dès le début du prochain mandat.

En conséquence, il vous est proposé, la 7ème commission consultée :

- de valider les conclusions de l'étude présentées en Comité de Pilotage le 9 novembre 2007

cohabitent (prairies, haies, mares, fossés, bosquets, ...).
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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 22:45

INAUGURATION BATIMENT D’ACCUEIL HQE

JARDIN CHOROPHILLE DU 2 FEVRIER 2008

 



Il était nécessaire, il était attendu, ce bâtiment est maintenant ouvert depuis octobre, il a déjà accueilli outre ses activités d’éducation à l’environnement et d’éco-citoyenneté, une exposition promouvant la haute qualité environnementale, et le conseil de quartier de la mairie de quartier nord.


Ce bâtiment était indispensable pour accueillir dans de bonnes conditions les milliers d’enfants (scolaires ou centres de loisirs) venant profiter du jardin chlorophylle dans le cadre des multiples activités proposées par Angle 349, l’association qui anime, avec succès, le jardin écologique depuis de plusieurs années. Un public averti, fidèle, et un bouche à oreille mérité fait maintenant la renommée de ce lieu où la nature, la biodiversité ont repris leurs droits.


C’est dire combien il était important que ce bâtiment s’intègre aux lieux, qu’il soit en harmonie avec ce coin de verdure proche du canal maintenant réhabilité écologiquement et bientôt rendu à la navigation, grâce qu travail acharné et à la détermination de Slimane TIR, Vice Président de la Communauté Urbaine chargé de l' Espace Naturel Métropolitain que je remercie chaleureuselent de sa présence.


Les animateurs d’Angle 349 avaient besoin de pouvoir tenir au chaud, à l’abri des intempéries les enfants, mais aussi de développer et proposer des activités autres que le jardinage, se tournant de plus en plus vers des actions liées au développement durable : tri des déchets, eau et pollution, qualité de l’air, légumes bio et l’alimentation…


Sans aucun doute, ce bâtiment sera un atout pour, puisqu’il leur permettra une exploitation pédagogique du lieu comme réalisation concrète de ce qui peut être construit : utilisation de bois certifié, récupération des eaux de pluie pour alimenter les sanitaires, capteurs solaires sur le toit pour chauffer l’eau, mur en terre cuite pour accumuler la chaleur et la restituer dans les salles, orientation du bâtiment, création d’une serre. Il permettre aussi d’expliquer la démarche, du chantier vert au parking draînant.

Les choix ont été définis non seulement sur la construction elle-même mais aussi sur les impacts effectifs dans un fonctionnement courant (les consommations d’eau et d’énergie, par exemple).

Nous avons ainsi trouvé à nos côtés deux associations ARI et Angle 349, partenaires impliqués et plus que motivés à la réalisation de ce projet innovant pour Roubaix. (pour mémoire, ARI association d’insertion assure l’entretien du jardin pédagogique)


Je les en remercie toutes et tous, Messieurs les Présidents, Mme la Directrice, Annie, les animateurs Sandrine, Nicolas, et Christophe qui au quotidien disposent enfin de locaux administratifs et éducatifs clairs, confortables et même joyeux. J’associe en pensée Audrey dont l’implication était sans faille et qui a choisi récemment de voler vers d’autres horizons.


D’autre part, cet équipement conforte pleinement la mise en œuvre de l’Agenda 21 roubaisien dans deux de ses volets – l’éducation à l’environnement, au développement durable et la construction de bâtiments neufs à haute qualité environnementale.

Elu(e)s de la ville, nous devons agir à notre niveau, lutter contre l’épuisement des ressources naturelles, le réchauffement climatique, les pollutions diverses.


Il participe très modestement certes aux objectifs quantitatifs immédiats de réduction des gaz à effet de serre, mais il sensibilise et peut faire prendre conscience que modifier nos façons de voir la ville c’est possible.


Les services de la DGVCA (architecture, espaces publics) se sont lancés, ils ont beaucoup travaillé, il pensent HQE, et se sont outillés pour généraliser la démarche, un référentiel a été réalisé pour toutes les constructions neuves. Il s’agit là d’un enjeu primordial pour la réussite du plan de rénovation urbaine et nos partenaires (LMCU, bailleurs) y sont très sensibles également


Je remercie donc l’Adjoint Pierre Dubois et ses services qui ont œuvrer aussi pour que ce bâtiment emblématique voit le jour, ainsi que mon collègue Christian Carlier.


J’adresse aussi tous mes remerciements aux organismes et partenaires financeurs qui ont su rendre réalisable ce projet d’un montant d’environ 800 000 euros


  • bien sur la Région Nord Pas de Calais, en présence de Monsieur le Maire de Roubaix et de Mme Cau, conseillère régionale, qui l’ont porté aux côtés de la ville 240 000 euros

  • l’ADEME au titre du FRAMEE et de l’Europe 115 000 euros. Ce projet s’est d’ailleurs inscrit dans un partenariat européen qui réunit 10 collectivités transfrontalières engagées sur la voie du développement durable


Merci à vous toutes et tous



 

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 23:23
undefinedImage bucolique qu' aimeraient avoir depuis leurs fenêtres des habitants de l' Alma Gare et du Cul de Four à Roubaix. Il n' y a que les rêves partagés qui nous font collectivement avancer. ( credit photo : Patricia et Sofiane J. )
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 12:39

2007 a été une année fertile, pour l’Espace Naturel Lille Métropole… mais catastrophique pour un acteur indispensable de la biodiversité ! 
Des milliards d’abeilles ont disparu partout dans le monde, jusqu’à 90 % de certains ruchers européens et parfois en l’espace d’une nuit… 
La fructification de nos pommiers, cerisiers, de toute la production agricole dépendent du travail des butineuses comme tant d’autres végétaux. Pesticides ? Parasitisme ? OGM ? 
Une certitude : l’homme est sûrement à l’origine de cette catastrophe.

Pour 2008, je vous propose de réagir : devenez des acteurs engagés de la biodiversité.

Que 2008 soit, plus que jamais, une année verte !

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 14:27

Des millions de ruches, jadis occupées par des milliards d'abeilles, se sont mises à disparaître depuis quelques mois. L'épidémie, d'une rapidité et d'une ampleur quasi-explosive, pourrait très bien ébranler les bases de notre civilisation........

Le phénomène a débuté dans un seul élevage de Floride il y a à peine un an. Puis l'épidémie s'est répandue de ruche en ruche, jusqu'à s'étendre à l'ensemble des Etats américains et du Canada, avant d'atteindre l'Europe et même Taïwan en avril 2007.

L'aspect de cette catastrophe écologique est déroutant. Aucun cadavre d'abeille n'est retrouvé, et les ruches abandonnées sont vides d'occupants. On n'y découvre même pas les parasites d'habitude si prompts à les réoccuper ensuite. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir. 

En France, où les apiculteurs se remettent à peine des ravages causés par le tristement célèbre "Gaucho", un pesticide jadis répandu dans les champs de maïs et  de tournesol, les disparitions ont repris en force.

La sirène d'alarme

Ce n'est pas une sonnette d'alarme mais une sirène que les scientifiques actionnent… ou tentent d'actionner. Car 80 % des plantes ont absolument besoin des abeilles pour être fécondées, et sans elles, il n'y a plus de
 production de fruits ou de légumes possible. Rien qu'aux Etats-Unis, où le nombre de ruches en "vie" s'est effondré de 2,4 millions à 900, 90 plantes destinées à l'alimentation humaine sont exclusivement  pollinisées par les butineuses, ce qui représente une valeur annuelle de 14 milliards de dollars.

Les scientifiques, qui ont donné le nom de "colony collapse disorder" àce syndrome d'effondrement, tentent de trouver une explication. Suivant le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario, "Des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles". 

Selon lui, les insectes sont aussi directement ou indirectement victimes de l'efficacité sans cesse accrue des nouvelles générations de pesticides, censées protéger la nature mais dont l'effet se révèlerait particulièrement pernicieux. Il cite en exemple la pratique de plus en plus courante qui consiste à enrober les semences d'insecticide de façon à éviter l'épandage. 

Le produit est ainsi incorporé dans toute la plante, depuis les racines jusqu'au
pollen que les abeilles rapportent à la ruche en l'empoisonnant, ce qui explique aussil'absence d'insectes "squatteurs" dans les ruches abandonnées: ils ne survivent pas.

Phénomène de cascade

L'emploi de ce type de pesticide à base d'imidaclopride, très contesté en France et aux Etats-Unis mais pourtant autorisé par l'Union Européenne,attaque le système immunitaire des abeilles qui deviennent vulnérables aux parasites. La preuve semble en être établie par la découverte d'une demi-douzaine de virus, microbes, mais aussi de champignons parasites dans les quelques abeilles survivantes de quantité de ruches agonisantes. 

Ce produit est distribué par Bayer sous plusieurs appellations : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage entre autres.

L'origine de ces champignons parasites n'est pas un mystère,puisqu'ils sont eux-mêmes incorporés dans certains pesticides chimiques pour combattre les criquets, la pyrale du maïs et certaines teignes.

Il s'agit là d'un véritable effet de cascade, des agents infectieux destinés à combattre certains parasites profitant de la brèche ouverte dans le système immunitaire des abeilles et ainsi changer de cible, avec pour conséquence la destruction des cultures que ce produit était censé protéger.

Mais selon Joe Cummins, cet effet de cascade jouerait aussi entre ces champignons parasites volontairement répandus et les biopesticides "naturellement" produits par les plantes OGM. Il vient en effet de démontrer expérimentalement que les larves de pyrale du maïs infectées par le champignon Nosema pyrausta sont 45 fois plus sensibles aux infections que les larves saines, une constatation qui est à mettre en parallèle avec l'effondrement du système immunitaire des abeilles.
 "Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs", ajoute-t-il en guise de conclusion.

L'importance des abeilles dans l'écosystème est telle qu'il y a un demi-siècle déjà, Albert Einstein avait estimé que si cet insectevenait à disparaître du globe, l'espèce humaine disparaîtrait au bout de quatre années.
 La sirène d'alarme pourrait se transformer en tocsin.

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