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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 10:11

Je publie ci dessous le texte de ma contribution aux auditions organisées sous la responsabilité de Pascal Blanchard, dans le cadre d un rapport relatif à l histoire et à la mémoire des quartiers populaires. Ce rapport fera prochainement l' objet d' une remise officielle au Ministre chargé de la Politique de la Ville.

 

Par ces temps de régression de l'esprit démorcatique, d hystérie dans la recherche du bouc émissaire, faisons en sorte que l' esprit et les valeurs qui ont porté la Marche pour l'Egalité et contre le Racisme, que nous avons accueillie à l' époque à Roubaix, ne soient pas une nouvelle récupérés par des campagnes de communication moralisatrices ou galvaudés dans une grandiloquente commémoration.

 

 

Audition du 23 septembre 2013

 

Slimane TIR, vice président de l'agglomération urbaine de Lille Métropole, élu écologiste à Roubaix

 

 

Les auditeurs : quelle est votre approche globale sur ses enjeux de mémoire ?

 

Selon Slimane TIR, on ne peut aborder les thématiques proposées dans le cadre de cette audition sans poser quelques interrogations préalables sur les questions en elles-mêmes, sur le contexte dans lequel elles s’inscrivent, sur les intentions d’une autorité publique, de premier rang (Ministre de la ville), s’agissant de l’écriture de l’histoire des populations dans les quartiers populaires et du recueil des mémoires de la « geste » des territoires de la politique de la ville. L’enjeu contextuel est d’autant plus fort et avéré, que vous le situez (cf paragraphe 5 de votre courrier accompagnant le questionnaire) dans la perspective d’un moment de très « haute densité » commémorative et mémorielle : Centenaire de la Grande Guerre 14-18 (au sujet de laquelle il est fait explicitement référence à l’importante contribution des nombreux soldats des colonies) ; la période de la libération 44-45, et donc des impasses et aveuglements ultérieurs dans les territoires sous colonisation française ; la Marche pour l’Egalité et contre la racisme de 1983 qui est aussi celle des descendants réels ou symboliques des précédents ; la marche du 28 mai 1998, relative à la réhabilitation et à la mémoire des victimes de l’esclavage colonial. Nous sommes donc là, au cœur d’une question, certes, d’histoire et de mémoire, mais aussi de devoir de mémoire et d’identité collective. Osons même l’adjectif d’identité nationale.

 

La perspective de ces nombreuses commémorations, ne peut donc faire l’économie d’un retour sur la mémoire et la question du « devoir » de mémoire qui s’est imposée avec une fulgurance exceptionnelle, comme une évidence dans le débat médiatique, politique et historique français, en moins de 20 ans, entre les années 1990 et 2010.Elle a déchaîné les passions, exacerbé les crispations idéologiques et politiques, re-questionné l’identité nationale, reposé les frontières entre mémoire et histoire, suscitant controverses et de nombreux débats académiques. Slimane TIR n’en fera pas la genèse, mais il convient de rappeler selon lui, pour la mise en perspective, que certains historiens datent cette émergence du non lieu au bénéfice de Paul Touvier en 1992 et des débats autour de la déportation et de la responsabilité de Vichy dans le Génocide Juif.

 

Cette période est aussi marquée par les démarches entreprises en vue de l’inculpation de sinistres personnages comme R. Bousquet, K. Barbie, P. Touvier, M. Papon, entraînant la rapide succession de lois mémorielles relatives au génocide Juif, à la déportation (rafle du Vel d’Hiv), à la « mémoire » des Arméniens (2001) des descendants d’esclaves (2001), des Harkis et rapatriés (2005). Elles ont instauré des interdits législatifs, à l’instar de la loi Gayssot (1990) qui réprime le négationnisme, dont les dispositions concernent aussi les actes racistes, antisémites ou xénophobes et conduit à des « journées de mémoire » dans le calendrier officiel de la République qui ont pratiquement doublé passant de 5 à 10.

 

Les auditeurs : peux-on dresser une chronologie ?

 

Les polémiques et crispations idéologiques ont culminé entre 2005 et 2010 sur deux sujets rappelle Slimane TIR : la question de la colonisation, mise en lumière par l’injonction politique inscrite dans la loi, d’écrire et d’enseigner une histoire officielle de la colonisation en Algérie et de ses supposés « bienfaits » (article 4 de la loi du 23/02/2005) ; l’instrumentalisation clivante du débat sur l’identité nationale, dont les promoteurs politiques cherchaient une réécriture « ré-enchanteuse » de l’histoire de France, qui ne peut être que « grande » et, dont la remise en cause, ne pouvait être fondée que sur un refus explicite ou caché d’appartenance nationale. Loin de faire corps national, ce fut un moment de fracture nationale.

 Elles se sont prolongées, sur le terrain glissant des rapports entre pouvoir politique et recherche historique, lors du lancement très contesté de la Maison de l’Histoire de France en juillet 2008, « centre de recherche dédié à l’histoire civile et militaire de la France », souhaité par le Président de la République de l’époque. Il apparaît donc essentiel de veiller à ne pas réactiver ou relancer un discours nationaliste tout en distinguant le travail de mémoire du devoir de mémoire.

Ce dernier, se présente donc comme un refus de l’oubli. Un « ordre » à se souvenir, et à reconnaître, l’atrocité d’exactions génocidaires ou criminelles, la souffrance des victimes qui font ainsi irruption dans l’histoire nationale, en tant que figures légitimes de cette histoire. L’impératif de mémoire s’adresse aux individus, aux groupes sociaux et à la Nation toute entière. Il s’agit de rendre hommage aux victimes, de commémorer publiquement des faits ou des évènements dramatiques, considérés comme insuffisamment pris en compte par la « mémoire nationale », voire même minorés ou oubliés par celle-ci, ainsi que par le travail historique.

 Cette injonction « du devoir » va, au-delà d’une demande stricte de souvenir ou d’hommage. Elle exige une réponse de « soins » de thérapie de la souffrance individuelle ou collective de ces victimes à travers le temps passé (ex : déportation) et l’espace (ex : Rwanda, Bosnie), même portée par de nouvelles générations.

 

  Elle exige aussi « réparation », qui peut-être de différents ordres : idéologique, symbolique, judicaire, voire matériel, dont les moyens seront la parole (le témoignage et la transmission) ; la mise en lumière publique (dans le rituel des commémorations et déclarations solennelles), la reconsidération historique, l’enseignement à l’école, lieu de la transmission par excellence.

Le travail de mémoire, s’inscrit dans une perspective qui actualise la conscience des atrocités passées, afin de les conjurer, et d’échapper à un « bégaiement de l’Histoire ».

A l’instar du mot d’ordre « plus jamais ça… », il participe ainsi d’un désir, d’un besoin de concorde nationale. Il prolonge le courant initié par les anciens combattants et les victimes civiles des grands conflits du XXe siècle, de dépassement par un message de paix et d’espoir. Notamment, celui qui a débouché sur la réconciliation franco-allemande et la construction européenne.

 

Le travail de mémoire s’adresse à la Nation selon Slimane TIR, dont il propose d’ébranler la représentation d’elle-même. Il lui demande une introspection identitaire, une plongée dans son passé, pour se réconcilier avec une partie d’elle-même, en assumant les parts sombres ou refoulées : déportation, collaboration au génocide juif, sort des rapatriés harkis, esclavage, crimes coloniaux, torture et crimes de guerre en Algérie, peuplement postcolonial des banlieues françaises…

Il est donc, aussi, un projet politique de réinvestissement du passé, dont la dimension positive serait de contribuer à remettre en marche la société vers l’avenir (savoir d’où l’on vient pour comprendre où l’on va collectivement…) d’autant plus fort que le doute et le pessimisme se sont installés, et la citoyenneté affaiblie.

 

Les auditeurs : quel rapport histoire/mémoire ?

 

En rendant « justice » aux victimes de l’histoire, écrite surtout par les vainqueurs et les dominants, il nous oblige aussi à réinterroger la question de la responsabilité sur le plan individuel et collectif. Si cette mémoire doit être transmise à travers les générations, il ne peut en être de même de la responsabilité dont on devra veiller à distinguer trois niveaux : les responsabilités au moment des faits, qui relèvent d’actions judicaires légitimes, ou de recherches historiques ouvertes et libres ; elle du corps social, sur la manière dont il a géré, ou en gère, les stigmates ou les cicatrices.

 

Autrement dit, la manière dont il en sort, (procès emblématiques de la collaboration et amnistie en France après 1945 ; processus Justice et Réconciliation pour sortir de l’Apartheid en Afrique du Sud démocratique ; «amnésie » et « amnistie » après 1962 sur la guerre d’Algérie…) ; enfin, la distinction nécessaire entre la reconnaissance d’une responsabilité d’une Nation, au travers de ses institutions, dans la commission de crimes et le transfert de responsabilités vers les nouvelles générations, dans des situations ou des faits qu’elles n’ont ni connus, ni vécus. Autant une forme de « dette morale nationale » peut et doit être assumée, autant on ne peut transmettre et faire porter le poids d’une culpabilité aux descendants.

 

Le « devoir » ou travail de mémoire parle de l’Histoire, prétend à l’Histoire, mais c’est une manière différente d’écrire l’Histoire pour Slimane TIR. Il met en lumière des vérités oubliées, souvent enfouies, parfois niées ; rappelées et portées par des groupes sociaux ou des « porteurs de mémoires » qui s’inscrivent dans une activité de « témoignage ». Ce processus du témoignage est parcellaire, particulier, parfois très douloureux et toujours impliqué et impliquant.

Dans ses formes nobles, il s’exprime à travers un travail de mémoire, effectué par des hommes et des femmes (poilus, déporté(e)s, résistant(e)s, militants), soucieux de transmettre le témoignage d’actes héroïques, les valeurs de courage, de résistance, de citoyenneté, de don de soi et d’humanité. Dans ses formes plus identitaires ou communautaires, il peut en devenir absolu, et même, dériver vers une forme de sacralisation et de dogme.

 

Le « devoir » est donc, par nature, différent du travail de mémoire comme de la recherche historique, et de l’enseignement de l’Histoire. « Vivre ensemble » semble être pour Slimane TIR une « formule slogan » plutôt curieuse dans une société valorisant l’entre-soi, productrice de relégation et dérivant vers le séparatisme social.

Afin de contribuer à la citoyenneté, on peut admettre l’idée d’un mieux vivre ensemble comme une perspective politique acceptable, qui poursuivrait la recherche d’une cohabitation harmonieuse sur un même territoire de groupes sociaux, de peuples ou ethnies. Cependant, elle ne peut, au nom de la lutte contre les discriminations, se limiter, comme elle le fut dans les années 2000, au rappel moralisant de quelques vertus comme la tolérance, le respect des différences, et le désir de vivre ensemble, dans une mise en scène de l’exemplarité individuelle. Même s’il s’agit, en creux, de la reconnaissance de la diversité.

Des menaces graves et des défis nouveaux à la cohésion sociale sont devant nous : intensification du déclassement social, relégation territoriale, nouvelles formes d’inégalité, d’exclusion, de violence et de dogmatisme. D’évidence, les compétences interculturelles ne sont pas innées et s’acquièrent par une éducation, disposant de ressources de qualité, ainsi que de l’expérience vécue de la diversité qu’il nous faut mieux apprendre à gérer.

 

Il nous faut donc sortir du modèle de la valorisation d’individus aux compétences « incarnées » de la diversité, mais surtout conformes au moule libéral de la responsabilité et de la réussite individuelle, pour reposer la question du collectif, de la production de sens commun, du faire ensemble pour faire société.

 

Pour Slimane TIR, il conviendrait, en terme de méthode, à ses yeux, d’éviter les « monologues mémoriels », privilégiant plutôt des narrations contradictoires, le « croisement » public des discours mémoriels, parce qu’ils produisent, par leurs interactions, du sens en raison même du « dire ensemble ». L’exigence, ne serait-elle donc pas, d’en faire un enjeu d’écriture historique et mémorielle croisée, un enjeu de coopération démocratique et pacifique de construction humaniste (y compris de part et d’autre de la Méditerranée).

 

Au-delà de la capitalisation historique, nous aurions un tant soit peu progressé, en terme de projet collectif, en passant du stade de la « commémoration célébration » à celui de la « révélation-conscientisation » sur les réussites et les erreurs des 30 dernières années, les impasses et les aveuglements. Tout cela suppose un degré de liberté et d’autonomie du pilotage par rapport à l’institution étatique.

 

Considérons aussi que la revendication première et légitime, porte sur la place dans la représentation que la Nation se donne d’elle-même, celle de la « mémoire collective nationalisée », selon l’heureuse expression de Jean Pierre RIOUX.

 

L’actualisation (effective ou les blocages à celle-ci) du récit national : discours et croyance collective, dont la forme assimilationniste dominante a été bousculée par la réalité de la diversité culturelle. Celle-ci ne peut faire l’économie des « scories » de la généalogie coloniale des populations. Il s’agit en l’occurrence de faire œuvre d’une part, de « décolonisation » du récit national et d’autre part, de sécularisation du discours sur ces populations, afin de combattre la tentation de l’enfermement dans une nouvelle assignation de nature religieuse.

 

Ces thèmes très présents dans les conceptions politiques et les représentations collectives.

Ils n’en rendent, que plus nécessaire, un travail de production et d’affirmation d’une nouvelle identité nationale, par temps de crise, et d’internationalisation culturelle, fondée sur les valeurs des droits de l’Homme, les exigences de reconnaissance des tragédies et des douleurs mémorielles nationales, la projection dans un projet national collectif.

Evidemment la contribution au récit national est différente de l’écriture historique.

Celle-ci exige, méthode critique, prise de distance, mise à distance, liberté de questionnements, croisement et critiques des sources et matériaux, (dont le témoignage) qui peuvent contribuer à son écriture ou à sa réécriture.

La mobilisation de ces récits dans la sphère de l’enseignement suppose que le témoignage se mette au service d’un projet pédagogique et civique : connaître et apprendre de l’histoire, c'est-à-dire, donner de l’intelligibilité aux faits historiques et former les nouveaux citoyens, non transformer les enfants en « porte-flambeaux de la mémoire » pour Slimane TIR.

 

Sur ce terrain, aussi, il semble plus efficiente à Slimane TIR une approche basée sur des « regards croisés », des « histoires croisées », discours sur l’expérience et les pratiques dont les acteurs du récit, comme les auditeurs de celui-ci, se ressaisissent pour fabriquer un sens commun. Toutes les paroles, donc toutes les mémoires se valant, il doit être structuré autour d’objectifs forts relevant de la production citoyenne, car le récit mémoriel n’aurait pas grand intérêt collectif, s’il n’était pas mis en tension au travers d’un travail mémoriel contradictoire. De son point de vue, c’est donc tout autant le récit que les interactions entre contributeurs et auditeurs, qui comptent.

 

Cette stratégie d’éducation populaire, doit pouvoir emprunter et occuper des canaux de diffusion, des outils et des espaces qui auraient pour objet de se réapproprier ces pans d’Histoire et de mémoire : l’écrit est essentiel, des expositions bien sûr, à l’instar de France des Libertés, France des Etrangers (Génériques 89), dans des lieux symboliques mais plus encore dans des lieux communs de la République (mairies, écoles).

Cependant, à cette fin, croyez bien qu’il ne s’agit pas d’une coquetterie moderniste ou hypnotique, mais plutôt d’un choix d’efficacité, je privilégierais, en raison même de ce projet d’éducation populaire, les approches sur support visuel, radiophonique et audiovisuel, mobilisables là ou elles devront être le plus utiles, dans les quartiers populaires. La réforme des rythmes scolaires et sa probable généralisation en 2014, ouvre un espace d’investissement et d’initiative dans le cadre d’activités péri-scolaires structurées et portées par un projet pédagogique de cette nature.

Le travail de mémoire doit, aussi, s’appliquer à la « part positive » et doit veiller, à la mise en exergue : de l’engagement de figures ou de mouvements, qui ont incarné, un certain niveau d’élévation morale et fait progresser la citoyenneté ; des vertus de courage, de don de soi, d'abnégation, de générosité, de pacifisme, de non violence, en raison de conceptions qui parient sur le meilleur de chacun ou espèrent de sa grandeur d’âme.

 

Les auditeurs : sur quels thèmes décliner ces interrogations ?

 

Slimane TIR présente plusieurs thèmes ou territoires :

L’invention des nouvelles pratiques démocratiques dans le champ de la production de l’urbain, devenu un lieu de conflictualité politique, et de coproduction. L’évolution et l’épuisement dans le temps et l’espace des outils de démocratie participative (APU ; collectifs, comités de quartiers). Des luttes urbaines, nouveau champ de la conflictualité sociale au management public de la mutation urbaine.

 

La marche pour l’égalité et contre le racisme, en tant qu’évènement de portée historique et symbolique de premier plan pour l’histoire des banlieues françaises, aux plans local et national, doit être au cœur d’un tel projet : la Marche, en tant que telle, ses effets ou absence d’effets sur la société française des 30 dernières années.

 

L’Histoire des populations des quartiers populaires et celle des immigrations postcoloniales dont les descendants font le gros du peuplement des banlieues. Elle doit être expliquée et mise en perspective avec l’effondrement du modèle colonial, le changement du modèle productif, l’accélération de la désindustrialisation et de la tertiairisation dans une économie mondialisée.

 

 

  L’Histoire de la promesse républicaine d’égalité dans les quartiers populaires, qui fut au cœur de l’action publique des temps pionniers, celle de ses contradictions, de ses échecs. Nul doute que le désenchantement dans les quartiers populaires a aussi pour racine le renoncement à l’idéal d’égalité et l’abdication devant les logiques « implacables » des spécialisations territoriale, sociale, et ethnique.

 

L’Histoire des mots et des figures. Les mots sont des outils d’une bataille idéologique de la désignation et de la catégorisation des populations : l’analyse de l’évolution du champ sémantique, désignant ces territoires et leurs populations a beaucoup évolué, flirtant désormais avec le lexique du religieux et de la violence : immigrés de la 2e génération ; « beurs », jeunes des banlieues, franco-algériens ; musulmans.

 

Une histoire de corps intermédiaires dans les quartiers et l’évolution des formes de socialisation qu’ils ont produites, (associations du cadre de vie ; centres sociaux ; clubs de prévention, partis politiques).

 

Une approche monographique de l’Histoire d’itinéraires individuels (tranches de vie) et de tranches de ville (quartiers…), figures emblématiques et quartiers emblématiques : 30 ans plus tard, que sont-ils devenus ? (Alma gare Roubaix, Minguettes, Mas du taureau, Neuhof, Courneuve…).

 

Les auditeurs : quels relais pour ces programmes, quels pivots ?

 

Le lieu logistique et scientifique de ce dispositif pourrait être la CNHI précise Slimane TIR, à condition qu’elle puisse rayonner « en province » et dans les « lointaines» banlieues.

L’Histoire de la rénovation urbaine au travers de ses multiples programmes et priorités des majorités politiques du moment a oscillé entre « les pierres et les gens ».

Plus souvent du côté des pierres d’ailleurs. Pour un projet d’une telle envergure, qui s’inscrit dans la durée et le temps long ; pourquoi pas formuler l’idée qu’à l’instar du 1% culturel, soit affecté à ces futurs programmes 1 % citoyenneté, sur le coût global des projets…

 

 

 

 

                                                                       

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:55

Une promesse au coeur des mobilisations citoyennnes depuis 30 ans qui peut enfin voir le jour ....

 

 Portée puis différée peu après l' arrivée de l' Union de la Gauche en 1981, ( 80ème proposition du programme de François Mitterrand pour les élections présidentielles : "Droit de vote aux élections municipales après cinq ans de présence sur le territoire français").

 

Cette revendication fut relancée par la Marche contre le Racisme et l' Egalité.

 

Puis par le collectif " j' y suis, j' y vote" dès 1984, porté par le Mensuel " Sans Frontières" , au travers notamment d' inititiatives locales et d' opérations d' inscriptions collectives sur les listes électorales., ainsi que par les  Assises des "Jeunes issus de l'immigration"  tenues en 1984, à Vaulx-en-Velin et Villeurbanne qui demandaient " le droit de vote et d'éligibilité à tous les niveaux, la carte de séjour unique non informatisée et renouvelable automatiquement, le droit à la double nationalité, l'interdiction des polices municipales et des milices".

 

 

En 85, le comité roubaisien parviendra en quelques semaines à organiser l' inscription de plus d' un millier de " jeunes " français dont les parents étaient immigrés.

 

Cette revendication d' élargissement des droits a été le moteur de l' engagement civique et politique  de nombre de militant(e)s " issus de " ( comme on disait ).

 

Portée avec constance par les Verts, elle fut  inscrite lors de la phase Gauche Plurielle, et défendue dans la niche parlementaire du groupe écologiste par Noel Mamère.

 

En  Avril 2000, l 'Assemblée nationale adopte en première lecture la proposition de loi constitutionnelle des Verts relative au droit de vote et à l''éligibilité des résidents étrangers non ressortissants de l'UE aux élections municipales (l'opposition vote contre ). 

Quelques jours plus tard, tout en rappelant sa position favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales, Lionel Jospin, Premier ministre, estime que les conditions ne sont pas réunies pour son adoption par le Sénat......

 

Encore un nouveau séjour dans les "congélateurs de l' intégration."

 

Début 2010, le PS sous l' impulsion de Martine Aubry dépose une proposition de loi sur le sujet à l' Assemblée Nationale.

 

Bientôt le bout du tunnel ?... Nous sommes nombreux à l' espèrer.

Slimane TIR

 

  

Esther Benbassa, sénatrice EELV du Val-de-Marne, est désignée rapporteur de la proposition de loi sur le droit de vote et l’éligibilité, aux élections locales, des étrangers non-ressortissants de l’Union européenne résidant en France

 

Esther Benbassa, sénatrice  EELV du Val-de-Marne, sera le rapporteur, à la Commission des Lois du Sénat, de la proposition de loi constitutionnelle visant à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections locales aux étrangers non-ressortissants de l’Union européenne résidant en France.

  

Esther Benbassa se félicite de la mise à l’ordre du jour de cette proposition de loi, portée par la gauche et déjà votée par l’Assemblée nationale en mai 2000.

 

Sa mise en œuvre constituerait une avancée indéniable de la démocratie dans notre pays et y élargirait le socle de la participation républicaine. Elle contribuerait de manière exemplaire à la réalisation des valeurs de vivre-ensemble et de citoyenneté égalitaire qu’Esther Benbassa n’a cessé de défendre tout au long de son parcours associatif et universitaire.

 

Cette proposition de loi sera discutée en séance publique le 8 décembre 2011 au Sénat. Son adoption par le Sénat serait une première historique dans notre pays.

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 19:40

 

Je sors d une très interessante journée organisée par le Consei Regional Nord Pas de Calais sur le thème de la Cooperation décentralisée au service des projets de Territoire, sous la présidence de Majdouline Sbai.
 
Au moment des conclusions relatives à l'atelier " sur les réponses à apporter aux acteurs du Printemps arabe" , j'ai eu l'occasion de rappeler à quel point la politique censée être prudente du "Wait and see" prônée dans certaines institutions quant au développement de la Coopération Décentralisée, en direction des pays méditerranéens me semble une grave erreur d' analyse et de ligne politique.
 
Après des années de prudence, d' atermoiements et d' expectative, notamment s' agissant des pays du Maghreb ou du Machrek, en raison du poids de l' histoire coloniale, post-coloniale et de la violence islamiste, il faut au contraire des signes politiques forts, indiquer que la main est tendue sur un pied d' égalité.
 
Il est urgent d' accélerer les initiatives publiques de collectivités locales, comme le soutien à celles de la société civile.
Ces nations et peuples semblaient , dans le regard dominant au Nord, condamnés à une impasse historique qui se résumaient à une alternative entre Autocratie et Théocratie.
 
Plusieurs de ces nations ont démenti cette assignation historique et choisi la démocratie !
C' est un vent nouveau de liberté, d' égalité qui soufflent sur ces pays.
Certes les chemins nationaux sont differents et pour certains sanglants, trop sanglants ( comme ce fut le cas durant décennie obscurantiste en Algérie et aujourd hui en Libye, au Yémen et en Syrie ).
 
Mais aujourd hui tous les possibles sont ouverts, y compris des régressions autoritaires ou des menées extémistes.
 
 Nous le voyons en Tunisie contre la liberté d' expression dans le cas du siège d' une télévision par des extrémistes religieux , comme en Egypte contre la liberté de conscience et de culte revendiquée légitimement par la minorité cultuelle copte.
 
Quand ce vent de liberté s' est levé avec Solidarnosc, en Pologne , de nombreuses collectivités dans le Nord Pas de Calais et en France ont pris des initiatives politiques pour accompagner le peuple polonais sur ce chemin.
 
C' est un exemple utile pour notre Région qui doit nous aider à sortir de l' attentisme, de l' indolence ou de l' indifference pour de bonnes ou de très mauvaises raisons.
 
Ne laissons pas plus longtemps se perpétuer l'idée que le rideau de fer, tombé depuis à l' Est de l' Europe, se serait reconstitué au coeur de la Méditerrannée.
La mondialisation des droits de l'Etre Humain et de la démocratie est une dynamisante perspective face aux défis et urgences qui s' imposent à nous, sur les rives Sud comme sur les rives Nord de la Mare Nostrum
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 14:43

Voici le texte que j' ai diffusé ce 24 Janvier 2010 en soutien à Sylvain , avant que n' éclate la nième provocation douteuse de Monsieur FRECHE. La formulation  "ambigue" de sa dernière algarade et les réactions indignées qu elle a suscitées, s' agissant de Fabius, ne doivent pas nous faire oublier la gravité des propos tenus à l encontre des " noirs, des arabes et des sous hommes ". Enfin ça bouge au PS sur cette question, face au lépenisme de gauche. Tant mieux. ( 30/01/2010 )

" Quoique qu on puisse penser de lui et des divergences politiques  sur des positions passées, Sylvain PASTOR a courageusement porté et tenu des positions, dans l' adversité, qui honorent les Verts.
L' écarter d' un rôle de premier plan dans la campagne des Régionales de EE  dans sa Région, afin d' assurer les  éventuelles conditions de négociation de la future mésalliance avec Georges Frèche, revient à abdiquer sur nos valeurs, nos principes comme sur nos actes.

Le renoncement  devant le pronostic de la victoire annoncé du Néron de Septimanie, dont les pratiques et les déclarations assumées,  sont largement connues et rappelées sur les listes de discussion.Je n y reviens donc pas.

Il y a plusieurs mois maintenant, nous avons été nombreux tous courants confondus, en créant la FEVE,  à considérer qu' il fallait dégager notre fédération d' élus ( es) écologistes de son influence néfaste et de la compromission permanente dans laquelle nos représentants de l' époque se complaisaient.

Aurions nous la mémoire courte , Serions nous dèjà prëts à tout solder, pour le fumet de la bonne soupe et le "confort des charentaises" de postes de conseillers régionaux ? Il faut savoir assumer des ruptures politiques, et ne pas tout justifier au nom de l' électoralisme. Car  le lépénisme de gauche existe bel et bien en France. ( ??, cette formule dans mon esprit devrait être politiquement un oxymore, mais.........).

Nous n ' avons rien de commun avec ce type de personnage, son idéologie, sa conception de la politique, comme sa vision  césariste du développement et de l' avenir de la Région Languedoc Roussillon.  J' avais eu l' occasion de le dire et de développer ces arguments à proximité des arênes,  cet été à Nîmes, à Dany CB comme à Gaby CB, qui m' avaient écouté d' une oreille attentive.

Slimane TIR


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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 16:23
Les Verts réussissent à fédérer l’arc écolo pour les élections européennes

Campagne . Les écologistes ont commencé à désigner leurs têtes de listes pour le scrutin de juin.
LAURE ÉQUY

«Ni sang, ni larmes, que du bonheur !» certifie Cécile Duflot, hilare. Clin d’œil de la secrétaire nationale des Verts à Daniel Cohn-Bendit qui avait prédit, fin octobre, «des larmes et des pleurs» pour la délicate étape de la constitution des listes Europe Ecologie, en vue du scrutin de juin 2009. A l’issue d’une réunion de leur comité de campagne, les principaux artisans du rassemblement des familles écologistes ont révélé vendredi une partie de leurs têtes d’affiches issues d’ONG environnementales ou de la société civile, pour les européennes.

Ticket. Composé d’une vingtaine de membres, le comité a donc «validé un scénario» proposé par Duflot, Cohn-Bendit et Pascal Durand, coordinateur de la campagne. Des «personnalités associatives ou des personnalités tout court» ont été désignées en première ou seconde position pour former des binômes à parité qui conduiront les listes sur le territoire, découpé, pour le scrutin, en huit grandes circonscriptions. Un«scénario» cousu large pour «laisser de la place aux Verts» qui nommeront leurs candidats selon leur procédure interne, par une consultation des militants et une décision du Cnir (conseil national interrégional) du parti, le 17 janvier.

Pour l’Est, Sandrine Bélier, 35 ans, ancienne directrice fédérale de France nature environnement, sera tête de liste. Proche de Nicolas Hulot, Jean-Paul Besset, et Yannick Jadot, ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, conduiront respectivement les listes du Centre et de l’Ouest. Ils feront équipe avec une candidate Verts. L’altermondialiste José Bové est intronisé numéro 1 dans le Sud-ouest. Dans cette région ou dans le Sud-est, un «régionaliste» de la fédération Régions et peuples solidaires pourrait décrocher une place de second.

En Ile-de-France, le ticket formé par Cohn-Bendit et l’ex-juge d’instruction Eva Joly ne fait guère de suspense. Pour les autres Verts, Hélène Flautre, eurodéputée sortante, et Michèle Rivasi ancienne députée de la Drôme, sont pressenties pour être têtes d’affiche dans le Nord - avec un responsable associatif - et le Sud-Est. Restera enfin à déterminer le casting de l’outre-mer où «les Verts discutent avec leurs partenaires». Un ou deux postes doivent aussi être réservés à des candidats de la diversité.

«Col». Les composantes de l’arc écologiste, qui avait pris forme aux journées d’été des Verts à Toulouse en août, peuvent donc souffler, après avoir franchi ce «col» digne d’une «étape de montagne», plaisante Besset. «L’équilibre s’est trouvé dans un climat apaisé, assure Jadot, même s’il y a forcément quelques déçus.» Parmi les recalés, le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waechter, qui réclamait une tête de liste, mais ne claque pas la porte. «Ils ne sont pas tout à fait très heureux», euphémise Cohn-Bendit. Les discussions doivent se poursuivre en janvier avec le MEI pour l’associer à la campagne et «lui donner une visibilité», via, peut-être, un poste de porte-parole.

Des Verts avaient également suggéré des variantes au «scénario» : certains proposaient un candidat maison en tête de liste dans l’Ouest, et Yves Cochet jugeait l’eurodéputée Marie Anne Isler-Béguin «légitime pour rempiler» dans l’Est. Sans avoir eu gain de cause, le député estime que, malgré «quelques prises de parole un peu vives, l’atmosphère était moins houleuse qu’on pouvait le craindre». En effet, les Verts ont semble-t-il réussi à dépasser les intérêts de leurs chapelles. « On a toujours dit qu’on cherchait un accord avec eux. Sinon, on avait une équation à trop d’inconnues. Après, eux gèrent la boutique», chambre Cohn-Bendit. Au coprésident du groupe Verts au Parlement européen, Duflot rétorque : «Dany est resté sur de vieux schémas. On est bien plus calmes.» Et assure que «l’attachement au rassemblement, qui transcende toutes les sensibilités», a primé. Au passage, la secrétaire nationale, réélue début décembre, se réjouit du train d’avance pris par les écologistes :
les autres partis «sont encore dans les choux. Ils se bagarreront quand nous ferons déjà campagne.»

Prévoyant une campagne à cheval entre mobilisation de terrain - au travers des 50 comités locaux déjà créés - et «réseau social par Internet» , les écologistes doivent dégainer un «kit» d’argumentaires et les grands axes de leur «Green deal» en janvier. Et invitent à ne pas confondre «la VO et les copieurs». «On va voir tous les partis rajouter à leur plumage quelques ramages écologistes, ironise Besset. Ils découvrent la lune. Nous, nous avons cette problématique comme colonne vertébrale.»

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 15:20

Réunis en congrès à Lille le week-end dernier, les écologistes ont réélu leur secrétaire nationale sortante.

Les Verts ont-ils «tourné la page des bagarres», comme l'affirme le député maire de Bègles Noël Mamère ? Bien qu'impensable il y a encore quelques années, la réponse semble être oui.

Loin de l'ambiance délétère du congrès du PS à Reims, il y a trois semaines, les 528 délégués du parti écologiste, réunis vendredi et samedi à Lille en congrès, ont largement réélu, à 70,9 %, leur secrétaire nationale sortante, Cécile Duflot pour trois ans.

Titulaire d'un DEA en géographie et diplômée de l'Essec, cette jeune mère de famille, âgée de 33 ans, a reconnu samedi soir qu'«être réélue dans ces conditions, c'était presque inespéré».

 Forte de l'expérience de son précédent mandat de deux ans, durant lequel elle s'est efforcée de pacifier son turbulent parti, elle s'est encore dite «prête à donner des conseils à Martine Aubry».

Travail d'orfèvre

Au regard de l'historique du parti écologiste, cette large synthèse qui s'est dégagée à Lille relève du travail d'orfèvre. Les tractations entre courants ont en effet battu leur plein jusqu'à environ 4 heures du matin samedi. En arrivant vendredi soir, la sénatrice de Seine-Saint-Denis Dominique Voynet, dont la motion était arrivée deuxième (25,28 %) derrière celle de Cécile Duflot (27,78 %) mi-novembre, s'était par exemple déclarée prête à «discuter huit heures s'il le faut sur chaque mot» de la synthèse.


Résultat : sur les six motions en lice lors du vote des militants le 16 novembre, quatre se sont finalement regroupées pour dégager une synthèse qui «réaffirme l'orientation générale des Verts en faveur de la décroissance sélective équitable et solidaire».

Ancienne porte-parole des Verts reconduite au collège exécutif, Anne Souyris estime que «face à la crise globale de la planète», le succès de la synthèse tient «à un souci d'efficacité qui l'a emporté sur les divisions».

Pour un délégué, «après le score calamiteux de Voynet à la présidentielle (1,57 %), nous n'avions d'autre choix que de nous ressaisir». «On a appris la culture du dialogue», se félicite un autre.


Noël Mamère estime cette synthèse «nécessaire» : «Nous sommes dans la perspective de rassembler la famille écologiste pour les européennes, nous ne pouvions donc pas manquer cette étape», explique-t-il.


Cécile Duflot ne dit pas autre chose. Selon elle, cette synthèse énonce «clairement notre participation active au rassemblement des écologistes aux européennes de juin 2009» avec le mouvement Europe Écologie créé autour de Daniel Cohn-Bendit et réunissant José Bové et des proches de Nicolas Hulot. Une stratégie, si elle s'avère payante, qui pourrait être reconduite pour les régionales.


La gauche du parti, à l'instar de la députée de Paris, Martine Billard, a toutefois refusé de signer la synthèse. De même que les amis de son collègue à l'Assemblée nationale Yves Cochet. Pour ce dernier, partisan d'une «démolition- reconstruction», ce congrès ne révèle «que du façadisme sans unité».

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 12:31

Un fils d'mmigrés turcs, Cem Ozdemir, est élu à la tête du parti écologiste en Allemagne

 
 M. Ozdemir, 42 ans, aime à se présenter comme le "Souabe anatolien", clin d'oeil à sa double identité : fils d'immigrés turcs, né dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest). En Allemagne, où vivent quelque 2,4 millions de personnes d'origine turque, la première communauté d'immigrés du pays, sa nomination a une forte portée symbolique. "J'espère que nos membres et nos électeurs s'appelleront, à l'avenir, aussi bien Anne que Ayse", a-t-il déclaré à la veille du congrès.
Le nouveau chef de file est l'homme des "premières fois" : en 1994, cet éducateur spécialisé est déjà le premier Allemand d'origine turque à entrer au Bundestag, dix ans après avoir obtenu sa naturalisation. Il s'y occupe des questions d'immigration, notamment au temps de la coalition gouvernementale rouge-verte du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, arrivée au pouvoir en 1998.
 
( d' après le Monde )
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 17:44
 FEVE, c’est quoi ?

 

FEVE : pour Fédération des élu/es Verts et Ecologistes. C’est la nouvelle fédération de référence de notre Mouvement. Cette association est née le 11 octobre 2008. Conformément à ses statuts, elle a pour objet : 
  d’aider les élu/es Verts et écologistes dans l’exercice de leur mandat ; 
  d’accompagner le travail collectif des élu/es Verts et écologistes pour mutualiser leurs expériences et leurs compétences ; 
  de représenter les élu/es auprès des pouvoirs publics et des instances consultatives ; 
  de garantir le rayonnement des idées écologistes.

 

Qui est concerné par la FEVE ?

 

Tout élu/e (député/e, sénateur, sénatrice, membre d’une assemblée locale) appartenant au parti Les Verts, à jour de cotisation, est membre de droit de la FEVE. Pour adhérer une demande formelle doit être adressée au Conseil d’administration.

Les Verts comptent aujourd’hui près de 1000 élu/es. C’est le cœur de cible de la nouvelle Fédération. Une centaine d’entre eux participe à des Exécutifs de Conseils régionaux, certains à des postes exécutifs. Près de 40 sont maires, quelques dizaines siègent dans les Conseils Généraux, 10 sont parlementaires : députés, sénateurs, députés européens. Certain/es sont dans l’opposition ou minoritaires.

Celle-ci reste ouverte à des élu/es écologistes non Verts. Tout élu/e non membre d’un parti ou dont le parti ne possède pas sa propre fédération d’élu/e, et qui partage les objectifs développés par la FEVE, peut également demander à adhérer à la Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes. L’adhésion à une autre fédération généraliste nationale d’élu/es est proscrite.

Qui représente la FEVE ?

 

La FEVE plonge ses racines dans un terreau fertile. Celui de différents réseaux d’élu/es qui ont tenté avec leurs propres moyens, de valoriser et de coordonner leurs actions, sans pouvoir compter sur une véritable fédération digne de ce nom. Un conseil d’administration a été désigné pour donner vie à cette nouvelle Fédération et en incarner ses valeurs. Sa composition a été assumée par les principales tendances de notre mouvement. Prime a été accordée au sens du collectif, à la capacité d’animation, à la collégialité, à la juste représentativité de toutes et tous (réseaux existants, types de mandats, équilibre paritaire, géographique, le respect des identités de chacun).

Sont membres du CA de la FEVE : BLANDIN Marie-Christine ,BOILEAU Maryvonne, BOUCHEZ Marie, BOULAY Flora, BOURGAIN Michel, BOUTAULT Jacques, BRULE Jean Marc, CANDELIER Catherine, CAP Corinne, CARILLO Clarissa, CARON Jean François, CARRE Dominique, CHAIMOVITCH Patrick, COGNERAS Cyril, COMPS Michèle, CONTASSOT Yves, DANTEC Ronan, DE BEAUMONT Anne, DE RUGY François, HEMON Pierre, HERVIEU Catherine, LAMBLIN Florence, LEBLAN Brigitte, LOICHOT Elisabeth, MAMERE Noël, MJATI Zine-Eddine, NAIZAIN Patrick, NOCQUET Chantal, POMETZ Christophe, POTIN Marie Jeanne, ROSSIGNOL Clément, RUFET Corinne, SEJEAU Wilfrid, SERNE Pierre, STAMM Nicole, TEULADE Thierry, TIR Slimane, VOYNET Dominique, VINCENT Bérénice.

 

Dans la foulée, le 25 octobre, le Conseil d’administration s’est réuni pour élire un Bureau de neuf membres : Jean-François CARON assure la présidence. Trésorier : Yves CONTASSOT - Trésorier adjoint Slimane TIR Secrétaire : Ronan DANTEC - Secrétaire adjoint Marie BOUCHEZ Vice président/e : Catherine HERVIEU, Florence LAMBLIN, Patrick NAIZAIN , Corinne RUFET

 

Quel calendrier pour la FEVE ?

 

Jusque fin 2008 la FEVE sera encore en période de « préfiguration » : travail de structuration (budget, statuts), mise en place d’un programme de travail avec analyse des besoins des élu/es et réflexion sur les services proposés par la Fédération...L’année 2009 restera cependant celles des premiers pas, il importe d’être réaliste. Néanmoins une feuille de route détaillant nos priorités d’actions et une méthode d’organisation ont d’ores et déjà été ébauchées.

 

Quelle organisation ?

 

Les membres du bureau ont été invités à se répartir et assurer l’animation de différents groupes de travail. Chaque membre du Conseil d’administration pourra participer aux travaux développés par ces pôles, et, au-delà, tout élu motivé par les sujets traités pourra s’investir spécifiquement sur les groupes de travail constitués. Le président quant à lui garantit la cohérence et l’animation des actions du bureau et du CA. Il assure, en lien avec les membres du bureau, la parole de la FEVE. Parmi les groupes de travail qui ont été proposés :

Un Pôle « contenu des politiques publiques » : Il s’agit ici d’élaborer un patrimoine collectif en faisant émerger les ressources et compétences disponibles dans notre mouvement, sur nos fondamentaux écologistes mais aussi sur les champs que nous maîtrisons moins : répertoire des données disponibles, répertoire d’expériences, évaluation du travail des élus, élaboration de référentiels, processus de mutualisation. S’ajoute une analyse des évolutions législatives.

Un pôle « Communication diffusion » ayant pour activité la mise en place et le développement d’outils de communication interne et externe (bases de données, newsletter, communiqués, publications écrites, organisation d’événementiels)

Un pôle « Administration générale » qui prendra en charge la questions des adhésions, des finances, les relations avec les réseaux d’élu/es déjà existants ou à aider à structurer, les relations avec le parti, l’organisation d’actions de lobbying structurées, les contacts avec réseaux non verts, la représentation des élu/es Verts dans des organismes extérieurs

Un pôle « Accompagnement de l’élu » référençant et analysant les besoins des élu/es en termes de formation, d’appui juridique, comme en termes d’informations pratiques (retraites, droits, indemnités). Mise en place d’un réseau de parrainage

 

Comment adhérer à la FEVE ?

 

Toutes ces personnes membres du CA et du bureau de la FEVE sont à votre disposition pour répondre à vos questions. Le montant de la cotisation 2009 (année civile) est fixée selon le barème suivant :

  15 € : élu/e non indemnisé/e . 
  30 € : indemnités mensuelles - de 1000 €. 
  50 € indemnités de 1000 à 2000 € 
  100 € ou (dons) : indemnités de + de 2000 €.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 17:50

A propos du rassemblement et de son actualité

 Par un communiqué, le MEI a annoncé sa décision de rejoindre le rassemblement Europe écologie 2009 et son comité de campagne.

Le débat soulevé à propos de cette arrivée du MEI dans le rassemblement  des écologistes est légitime et répond à un vrai enjeu. L’écologie politique représentée par les Verts a fait il y a 15 ans un choix stratégique juste, celui de l’ancrage à gauche. Aujourd’hui, personne ne conteste la légitimité de ce choix. Il a permis aux Verts de s’imposer comme un parti politique majeur, implanté dans les territoires, participant à de nombreux exécutifs locaux, ayant une expérience gouvernementale, présent dans les luttes écologiques et sociales. Cela doit-il nous conduire pour autant à refuser de construire un pôle politique réunissant tous ceux qui, même s’ils ne se reconnaissent pas dans ce choix qu’ont fait les Verts, refusent une société productiviste, consumériste et libérale ? Telle est la question à laquelle nous sommes confrontés actuellement.

  Cette question n’a pas été posée à l’arrivée du MEI mais déjà par celles et ceux qui au sein de notre parti comme au sein du mouvement associatif issu du processus du Grenelle et du Pacte écologiste de Nicolas Hulot ont enclenché une dynamique qui a amené le parti dans son ensemble à soutenir la logique du rassemblement. Nous avons eu raison car, avec l’actuelle crise du système financier à bout de souffle, des crises climatiques, énergétiques, alimentaires, l’urgence est de réunir tous ceux qui considèrent que l’issue de la crise, si nous voulons échapper à la barbarie, ne peut être qu’écologiste.  

 

C’est forts de cette conviction – le partage d’un socle commun majeur - que nous avons signé un accord politique validé par notre CNIR de septembre, à l’unanimité. C’est sur celui-ci que le MEI a rejoint le rassemblement. C’est sur ces bases que nous nous apprêtons, le 20 octobre, à lancer officiellement la dynamique du rassemblement. J’assume donc totalement ce choix.

Nous avons clairement exprimé dès nos premières rencontres avec nos partenaires que nous refuserions la participation au rassemblement d’une formation ou d’un mouvement se revendiquant de la majorité présidentielle ou soutenant Nicolas Sarkozy. Ce codicille n’a pas été formellement introduit dans l’accord du rassemblement. En effet, considérant que l’enjeu électoral était strictement européen, nos partenaires pensaient que cet accord ne pouvait pas comprendre une clause franco-française. Nous avons accepté ce point de vue tout en réaffirmant que nous ne participerions pas à un rassemblement avec des formations se réclamant de la droite, pour nous incompatible avec un véritable engagement écologiste.

 Le MEI, historiquement, a toujours défendu ce qui s’est appelé le «  ni droite ni gauche »  comme d’ailleurs certains membres ou sensibilités de notre parti. Il a d’autre part accepté l’ensemble des conditions et de l’accord politique que nous avions présenté devant notre CNIR de septembre. Il n’a mis aucune condition sur l’éligibilité de ses membres. Il ne s’agit pas d’évaluer la position personnelle de tel ou telle mais de nous en tenir à l’affirmation de l’orientation politique du MEI qui n’a pas varié depuis 1993. 

 

Je n’étais pas membre des Verts à l’époque, je revendique pourtant l’héritage politique de celles et ceux qui ont alors défendu l’orientation qui a permis que les alliances des Verts se nouent uniquement avec la gauche. Je crois pourtant que nous n’avons pas vocation à perpétuer les querelles du passé dans une vendetta sans fin.
J’ai au contraire le sentiment que les Verts, parce qu’ils sont forts de cette stratégie reposant sur deux pieds - la construction du rassemblement des écologistes et la construction d’une alternative avec la gauche - peuvent et doivent faire œuvre de réconciliation, être ouverts, tendre la main à ceux qui sont partis et se rapprochent de nous après un temps qui ne les a amené nulle part. Ce n’est pas dans une posture d’isolement que nous nous développerons. Nous devons être le moteur du rassemblement des écologistes, comme de celui auquel nous participons avec la gauche. La force du rassemblement doit être un levier pour peser de tout notre poids vis à vis du PS et du PC, ne pas finir comme un PRG vert et faire bouger les lignes du projet qui permettra de battre Sarkozy en 2012.
 Plus nous aurons prouvé notre capacité de rassemblement des écologistes, plus nous serons crédibles et respectés dans celui de la gauche. Nous devons tenir les deux bouts de cette stratégie pour devenir une force incontournable dans le paysage politique et pour que puissent enfin être mises en œuvre les solutions.que nous proposons.

 

Je le dis clairement, je refuse les petites manœuvres politiciennes contre le rassemblement qui seraient justifiées par la « préparation » de notre assemblée générale. Elles discréditent leurs auteurs mais elles nous font courir, à tous, un risque : celui d’hypothéquer l’avenir du rassemblement pour des raisons internes. Je sais néanmoins que le débat est légitime, et pour certains sincère, et je ne mésestime pas les difficultés, de l’histoire ou du présent, en particulier dans certaines régions. Je souhaite travailler à les lever autant que possible.

  Le CE a décidé majoritairement de ne pas considérer l’arrivée du MEI comme un motif de rupture. Je le dis clairement, cette position, à mon sens, ne fait qu’appliquer le mandat du CNIR. Si certains estiment que l’entrée du MEI remet en cause la participation des Verts au rassemblement, qu’ils l’assument. Chacune et chacun dans cette période doit faire face à ses responsabilités.

 

Pour ma part, en tant que secrétaire nationale, je le fais.

Ce rassemblement est une chance et un espoir, pas seulement pour les Verts mais pour toutes celles et tous ceux qui attendent une réponse politique nouvelle, une « mobilisation générale » qui s’intéresse davantage à ce qui nous rapproche qu’à ce qui nous sépare. 
 L’urgence, l’audace, l’ouverture, le changement et l’espoir d’un autre monde se trouvent du côté du rassemblement. Les Verts doivent une fois de plus en montrer le chemin.

  Continuons-le ensemble,

  Cécile Duflot, le 14 octobre 2008 

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 12:39

DEUXIEME EPR : UNE ANNONCE MAL VENUE

 
[... ] La France n'a besoin d'aucune nouvelle capacité, en plus de ce qui est prévue, avant au moins 2020. Sa production d'électricité est déjà aujourd'hui à 80% d'origine nucléaire, dont 10% ne sert qu'à l'exportation.
    La construction de ce deuxième EPR est par ailleurs en contradiction avec les engagementd européens de la France de porter à 21% sa production d'électricité d'origine renouvelable d'ici 2010.
    Cette décision prise sans débat est également contradictoire avec les propos tenus par le président de la République en conclusion du Grenelle de l'environnement. Il disait vouloir en priorité diminuer notre besoin en énergie, promettait une réduction de la part du nucléaire dans la consommation et s'engageait à respecter le principe de la transparence.
    Pour la CFDT, la priorité absolue est à la mise en oeuvre d'une véritable politique d'économie d'énergie avec rééquilibrage de la consommation vers davantage d'énergie renouvelable.
Toute nouvelle décision importante en matière d'équipement énergétique devra faire l'objet d'un large débat démocratique sur les économies d'énergie, le choix des filières à partir d'une évaluation des besoins.
    Enfin, l'urgence d'une politique énergétique européenne apparraît de plus en plus évidente." 
cité dans Information Sgen-CFDT n°3 du 18/09/08
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