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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 12:42
 

samedi 06.03.2010, 05:08 - La Voix du Nord

 

|  SOUS LES RAILS, UN CORRIDOR BIOLOGIQUE (4/4) |

« Mon objectif, c'est de faire ! ». Francis Vercamer se voit souvent reprocher par son opposition de ne pas trop s'occuper de la Coulée verte. Le chemin chemine, pourtant, même s'il bute contre deux mastodontes : la ZAC des 4-Vents et le rond-point Kiabi.


PAR VIRGINIE BOULET


Le résultat ne plaît pas à ceux qui ne jurent que par les déplacements doux, et rêvent de voir un jour un tramway circuler sur le tracé de l'ancienne voie ferrée Halluin-Somain.
 Il n'empêche que, lorsque ce délaissé passe en territoire hémois, de l'autre côté de la rue de la Léverie, il a bien été aménagé sur quelques centaines de mètres, à l'occasion de la construction de dix-neuf maisons individuelles.
 Au bout de ce premier tronçon, de l'autre côté de la rue Jules-Guesde, on en est au stade du projet, mais c'est acquis, la coulée verte sera préservée et intégrée dans la future zone d'activités de la Blanchisserie.


Et après ? Il y a trois mois, Slimane Tir, président de l'Espace naturel métropolitain, a rencontré Francis Vercamer pour l'inciter à ouvrir une concertation avec les riverains. C'est en cours, assure le maire, qui se trouve confronté à cet endroit à un double problème.

D'abord, quand la SNCF a abandonné cette voie, les riverains ont été vivement invités par la communauté urbaine à prendre leurs aises, autrement dit à empiéter sur le délaissé.

Histoire de ne pas laisser les herbes folles envahir cet espace. Aujourd'hui, plusieurs décennies après, on leur demande de renoncer à quelques mètres carrés de leurs terrains. Pas facile à accepter.

 Côté est, le délaissé est bordé par des terres agricoles. Leur propriétaire est d'accord pour céder une emprise, mais à condition qu'il ne perde pas trop d'ares qu'il doit mettre en jachère pour bénéficier des aides de l'Europe, dans le cadre de la politique agricole commune.

 Bref, il faut faire en sorte que personne n'y perde, ni les riverains, ni l'agriculteur, ni a fortiori les futurs promeneurs ou cyclistes.

Plus loin, le délaissé bute sur la ZAC des Quatre-Vents. Le tracé traverse une propriété bâtie des Trois-Suisses. On voit mal les élus demander au groupe de VAD de renoncer à un bâtiment pour laisser passer une voie verte... Il faut donc renoncer à voir l'ancienne voie ferrée redessiner dans sa linéarité. De toute façon, il existe un chemin qui contourne la zone d'activités, entretenu par l'aménageur de la ZAC. Problème : il se réduit beaucoup par endroits.

Pourrait-il être élargi et réaménagé à l'avenir ? Et par qui ? La question reste en suspens. Si l'on poursuit plus loin, on tombe sur la route d'accès à la ZAC qui a été construite sur le tracé de l'ancienne voie ferrée... et sur le rond-point Kiabi. Pas vraiment un endroit qui laisse de la place pour les déplacements doux. Et puis, avec les gazs qui s'échappent des pots d'échappement des voitures coincées dans les embouteillages, on ne peut plus vraiment parler de corridor biologique. Une solution de repli : passer par la rue du Rivage, tristement appelé coupe-gorge, pour rejoindre la vallée de la Marque. À son extrémité se trouve déjà un chemin balisé qui mène aux lacs de Villeneuve-d'Ascq. Nous y voilà !

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