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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 11:47

 

Beaucoup de textes de grande pertinence ont été écrits et publiés quant aux leçons à  tirer des " évènements" récents de Trappes. J' y ajoute ci-dessous, quelques modestes réflexions afin de contribuer au nécessaire débat de fond pour un véritable changement.

 

L' islamophobie dans la France contemporaine est clairement une nouvelle forme du racisme. 

Elle doit être dénoncée, combattue.

Cependant elle ne peut être que le seul combat de musulmans de France, au risque de les enfermer dans une logique identitaire mortifère.

 

Pour qu'il soit utile pour la Nation , ce combat doit, en quelque sorte, échapper aux musulmans.

Il doit être partagé avec toutes les forces progressistes et humanistes, afin  de faire vivre les valeurs républicaines et d'isoler les intégristes de toute obédience et de tout poil.

 

Dans cette période de profonde crise sociale et morale, cet engagement sociétal doit devenir une priorité, en raison des risques que les radicalisations font peser sur la paix civile.

Il doit être porté par les plus hautes autorités de l' Etat.

 

Les français de confession musulmane doivent revendiquer avec l' ensemble de leurs concitoyens, la laîcité, s' engager avec force et vigueur et se battre pour son application.
Ils doivent participer à ne pas la laisser tomber dans le patrimoine des xénophobes et racistes, de droite comme de gauche.
 
Ceux ci en ont fait un objectif de reconquête idéologique de la société ainsi qu' un instrument de combat contre la liberté religieuse, pourtant garantie et protégée par la Constitution. 
L' exacerbation de la question musulmane est  aujourd hui l'un des outils les plus efficaces pour organiser méthodiquement  la division des catégories populaires souvent reléguées dans des quartiers de souffrance et enfermées dans une abstention très utile aux politiques anti-sociales. 
 
L' enjeu conjoncturel est de résister au tourbillon des provocations,  de ne pas se laisser enfermer  dans le rôle du taureau face au chiffon de la muleta.
Les jacqueries urbaines ont une dimension  tragique car elles tranforment des victimes en acteurs de leur propre malheur. Les coups de menton autoritaires ne doivent pas faire oublier que l'ordre républicain doit être conjugué avec un indispensable respect républicain.
 
30 ans après la Marche pour l' Egalité et contre le Racisme, la déception des espoirs soulevés est évidente. La régression saute aux yeux. Débats et bilans au cours de cette année 2013 en apporteront de nombreuses preuves si nous savons éviter la facilité de la commémoration.
 
L'enjeu immédiat est de trouver les voies pour créer un débouché constructif, politiquement nécessaire, collectivement utile, aux espoirs déçus, aux sentiments d'injustice, aux colères qui grondent, afin que se ré-engage un nouveau cycle de mobilisations passant par plus de citoyenneté, plus de laicité et et surtout remette au centre de  l' agenda politique national, les questions sociales.
 
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 00:50

slimane-azem-en-vostf.jpg

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:37

 

2012 offre des rendez vous citoyens pour  changer les choses et à chacun et chacune des occasions de sortir de sa " chacunière".

Qu' elle vous apporte aussi, santé, bonheurs, sursaut de dignité et de résistance collective face aux menées des " Goldman-Sachs Boys" de la finance spéculative qui détruisent l' idéal européen, pillent les biens communs de l'humanité  et mettent à genoux nos modèles sociaux.  

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 16:01

 

Roubaix, Croix, Wasquehal, Wattrelos sont concernées par les " emprunts toxiques" à des degrés divers, dans la publication du journal Libération. Journal qui  fait oeuvre utile, tant

l'information est difficile à obtenir et à interprèter sur ces questions.

 

 

Même si les chiffres datent de l' année 2009 et qu' il manque beaucoup de données.

 

Quelques questions techniques importantes pour y voir clair dans ce type de situation :

 

Quel est le montant des gains réellement engrangés depuis la contraction de ce type d'emprunt par rapport a un emprunt "classique" auquel il a été nécessairement comparé.
 Ce dernier représentant une situation de référence.

 

Quel est à ce stade de vie des emprunts considérés,la balance des "pertes" et "gains" ?
Quels sont les risques d'évolution,compte tenu des paramètres et conditions de ces emprunts et donc des pertes possibles ?

 

Autant de questions qui supposent un accès aux détails des dit-emprunts, que chaque groupe ou force politique politique doit formellement obtenir afin de se faire une opinion sur la situation.

 

Sur le fond, seul un choix politique  préside à ces décisions d' emprunt : une éthique stricte et des règles précises dans la gestion de l'argent public ou une adhésion  et une soumission à des logiques de gestion financière à prétention  "compétente et raisonnable" sur le plan technique  mais fondamentalement  spéculative dans l' esprit.

 

Ensuite, il convient de noter que toutes les collectivités ne sont pas exposées de la même manière, tout simplement parce que qu'elles n'ont pas toutes pris ce type de risque ou dans des proportions équivalentes. Autrement dit, certaines ont été prudentes, clairvoyantes et au résultat bon gestionnaire des deniers publics.

 

Dans le secteur du Roubaisis, les messages prodigués dans Nord Eclair et la Voix du Nord de ces derniers jours , sur les conséquences immédiates ou futures des "emprunts toxiques", se veulent "rassurants ", sur le mode classique du "Dormez braves gens, la garde veille et la situation est bien en mains".

 

C'est peut être vrai, c'est peut être faux. On peut rien en dire pour le moment , car il s'agit d'une situation qui a été masquée et de simplement de communication.

 

 Il est indispensable de disposer de plus d'informations détaillées pour se forger un avis sérieux. Nous avons besoin d'une nécessaire transparence dans les commissions municipales et la préparation budgétaire qui n'a pas été, n' est pas encore au rendez vous !

 

Toujours est-il que le choix d'engager le financement de la dette de collectivités territoriales de façon importante dans ce type de produits relèvent à tout le moins d'un aveuglement des décideurs considérés et d'une prétention de compétences .

 

Elles  ne sont qu'illusions face à la puissance des spécialistes de haut vol et d' experts qui font du commerce de la finance spéculative comme d'autres font le commerce des armes.

 

Face à ces forces, il aurait été lucide de considérer que les compétences des collectivités locales n'ont jamais fait et ne feront jamais le poids, face à la rapacité et aux pratiques de la mathématique de « bonneteau financier », des traders, des vendeurs, des commerciaux de produits financiers.Nous sommes là, loin, très loin de la prudence nécessaire et de la gestion en " bon père de famille ". 

 

 ( Voir mon intervention au Conseil de Communauté sur le sujet le  06/11/09 )


Acheter ces produits complexes, fonde sur l'appât d'un gain immédiat en reportant les risques sur le futur ou les générations futures, c'était choisir d'alimenter la spéculation financière.

 

En encourageant par exemple la spéculation et la spoliation des accédants américains a la propriété, sur le cours du blé, des matières premières ou de l'évolution relative de cours des devises ( euro contre dollar, dollar contre franc suisse......) !
 

C'est le principe connu de ce type de loterie. Comme dans la vie, il y a toujours quelqu un qui doit payer au final. Manifestement ce ne seront pas les banquiers, ni les spéculateurs, ni les naifs qui les ont écouté.

 

Plus gravement la corruption intellectuelle de tous les responsables publics en cause , concerne la soumission à l'argent roi et la normalité  de la spéculation comme mode de financement des services publics.
 
Car, Il s'est agi , dans nombre de collectivités locales, d'une adhésion idéologique ou d' une soumission béate à la logique folle d'un système financier qui ruine le monde par une spéculation exacerbée, qui détourne les ressources financières de projets essentiels pour l'avenir et l'amélioration de la condition humaine: lutte contre la pauvreté, accès a l'eau potable,préparation des nations aux impacts du changement climatique, aux énergies alternatives...

 

Depuis l'éclatement de la crise des subprimes en 2008, une bonne partie de la classe moyenne américaine a été ruinée.

Le système bancaire gangrené  par la domination des logiques spéculatives, a été sauvé par les États qui sont à leur tour attaqué par les dites banques et les agences de notation qui n'avaient rien vu venir!

 

Les politiques de rigueur qui sont engagées, vont s'accentuer via les hausses tarifaires ( de transport, de cantine, de centre de loisirs, de garderie....).

 


Les hausses d'impôt, les restrictions budgétaires et la dégradation du service public sont une baisse nette du pouvoir d'achat pour les travailleurs, les employés et les petits gens : la majorité de la population qui dispose de revenus fixes ou à tres faible évolution :salaires, retraites, transferts sociaux seront concernés par une perte nette de pouvoir d'achat.

 

Cette vérité, les gens la connaissent déjà car ils en supportent les conséquences dans leur vie quotidienne.

 

La gravité de la situation générale à laquelle nous sommes confrontés, exige une transparence absolue sur la situation financière de chaque commune du Roubaisis  ainsi que  des choix budgétaires qui seront faits par les majorités municipales dans les prochaines semaines.

 

Slimane TIR

 

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 19:13

Durant ce mois d'Août, les initiatives de solidarité ont fleuri à l 'occasion du Ramadhan : solidarité de voisinage, solidarité dans les lieux de culte ( plusieurs offraient des repas à tous ceux qui se présentaient  à l'heure de la rupture du jeûne ) ou solidarité séculière, qui tous les ans sont relancées et reprennent de la vigueur.

 

Je veux tirer tirer un coup de chapeau à toutes les initiatives bénévoles . Notamment , ces 2 associations roubaisiennes, rue Jules Guesde au PILE  : ANRJ, l'AJF, auxquelles s' est jointe l' association JAIME de Hem, qui ont servi et offert des repas trois soirs par semaine réalisés par les jeunes et moins jeunes bénévoles.

 

Il faut aussi saluer la persévérance et l'endurance des responsables de l' association FUTUR , qui durant 30 soirs, ont préparé et servi entre 80 et 100  repas. Ils font ça depuis près de 10 ans, dans le quartier du CUL de FOUR.

 

Dans ces deux cas, tous les aliments sont offerts par de généreux et anonymes donateurs, commerçants ou particuliers qui se déplacent pour donner quelques billets, en liquide. Et s' en vont, convaincus d' avoir participé à une belle action.

 

D' autres formules de solidarité ont été lancées notamment sur les ondes de Pastelfm au bénéfice des populations somalienne ou palestinienne ou de causes plus locales.

 

entee. Les Sirenes du Nord, le petit Chems Dean (!!!) et dLe soutien à la soirée de solidarité avec les parents de la petite Célia, gravement blessée et handicapée à la suite d' un accident dans la structure de jeu d' un fast food ( dont les dirigeants refusent de reconnaître leurs responsabiltés ). Tous les artistes se sont produit gratuitement. ( Ici le petit Chems Deam, et les Sirènes du Nord )

 

L' opération de solidarité avec un adolescent Sofian , dont la motricité est gravement menacée par une maladie génétique invalidante et qui a besoin de capitaux pour financer une lourde opération praticable seulement à l' étranger, dans les plus brefs délais.

Ses parents me remercient du soutien et m' ont informé que grâce à la solidarité de très nombreuses personnes, parfois de tous petis dons, ils ont récolté  au cours de ce repas 15000 euros.

 

Tout cela ne doit pas nous faire oublier que la crise est là et qu'elle frappe ici plus durement. En ce début d' année 2011, le stock et les réserves du Secours Populaire prennaient feu.

 Un très vaste élan de solidarité s' est levé. Une section roubaisienne s' est créée.

 

 Ses bénévoles constatent avec inquiétude l' allongement des files d' attente et la croissance des demandes de secours. Désormais chaque mois, salle Wattremez, ils craignent de ne pouvoir face face à une demande croissante de familles en difficulté.

 

Ces élans de générosité et  ces témoignages de chaleureuse solidarité ne doivent pas nous faire oublier que l' on ne peut laisser la solidarité prendre des formes de plus en plus individuelles, confinant in fine à la charité. Face au régime sarkozien, cyniquement ami des très riches, nous devons faire valoir un modèle de société qui tende la main à tous et respecte la dignité de chacun.

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 15:34

veso, province de Monza, avec le sindaco et les representan 

 

Le deuxième journée des entretiens du Paysage d' Arosio, les participants à l Université d' Eté du Paysage, au cours de laquelle j'ai été invité à présenter l 'expérience de notre métropole avec la Politique Espace Naturel Métropolitain et Paysage, considérée comme une référence européenne,  nous sommes reçus pour une visite de terrain par les autorités locales de la ville de Seveso,  et de la province de Monza-Brianza.

 

( ici avec le sindaco( maire) et les
representants du Conseil de l'Europe, une photo souvenir ) avant la visite du site de la catastrophe de 1976).

 

35 ans après, elle reste un traumatisme et une cicatrice qui n' est pas guérie pour la population.

 

Sur place, nous découvrons un site aux allures luxuriantes. Sans les commentaires de la visite guidée et les panneaux informatifs qui parsèment le parcours, difficile de se rendre compte que ce qui s' est joué ici, a marqué l' histoire industrielle et environnementale du dernier tiers de siècle....

  trouvait la quasi totalite des maisons et immeubles demolis


Sous la partie nommee "Bosco delle Querce" , une jolie colline boisée, parsemée de clairières, sont enfouis et encapsulés pres de 280000 m3 de materiaux pollués par la dioxine provenant des terres,immeubles et lotissements  évacués.

 


Afin que le souvenir ne s'estompe pas, le parc est parsemé de panneaux explicatifs sur les conséquences humaines, environnementales et sociales de la catastrophe qui a marqué l' histoire industrielle moderne ainsi que le droit de l' environnement avec les directives dites Seveso (3).

  es la catastrophe, site du Bosco delle Querce, colline sou


Les 35 ha du site sont devenus un  parc aux multiples fonctions écologiques et récréatives, très utilisé par les populations des villes du secteur. ( Seveso, Meda et Cesano Maderno...).

 


Au cours de la visite, le directeur du "Bosco delle Querce" a lancé un cri d' alarme car le site est menacé par un projet d' autouroute porté par les autorités de la Région Lombarde à l' occasion de l' exposition universelle 2015, qui l' amputerait de 12 ha !!!

 

De mon point de vue, il s' agit là d' un élément du patrimoine collectif européen, en raison de l' impact de cette catastrophe sur la prise de conscience des décideurs européens et de son rôle dans l' évolution du droit européen de l' environnement. Je pense que son avenir ne peut pas relever de décisions d' opportunité locale.

J'espère que des voix se lèveront au Parlement Européen afin d' empêcher ce projet.

 

 

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 20:28

 

 

Le tour de France de la citoyenneté des scouts musulmans démarre de Roubaix !

dimanche 08.05.2011, 05:21  - La Voix du Nord

|  ON EN PARLE |

« La flamme de l'espoir citoyen », tel est le titre de l'opération initiée hier au départ de Roubaix ...

 

par les scouts musulmans de France. Une initiative qui se déplacera durant tout l'été pour effectuer un vaste tour de France des villes et quartiers afin d'appeler les jeunes à la mobilisation citoyenne autour de deux axes majeurs : la participation électorale et le don du En compagnie du cheikh Bentounes de la Tarqa Alawiyya et dusang.

Roubaix étant la première étape de ce vaste tour d'horizon des provinces françaises (26 grandes villes et leurs banlieues seront visitées d'ici le 23 septembre, jour de la fête de clôture à Paris), la manifestation s'est offert une petite parade avant de prendre ses quartiers dans les jardins de la maison des associations. Les responsables des scouts musulmans ont ensuite expliqué les objectifs de l'opération : « Revaloriser aux yeux des jeunes les valeurs républicaines et les engagements citoyens et sensibiliser les élus sur les attentes de la jeunesse ».

Concrètement, « la flamme de l'espoir citoyen » joue autant des symboles que des actes, puisque la flamme dont il est question ici est celle qui servit à allumer le flambeau des jeux olympiques d'Athènes. Mais l'essentiel est ailleurs, dans un appel à la jeunesse à l'engagement citoyen. Les faits sont là, rappelés par les instigateurs de la manifestation : plus de 60% des 18-25 ans n'ont pas voté lors des échéances de 2010. « Or, si l'on veut que les politiques se préoccupent davantage des jeunes, il faut que les jeunes apparaissent comme une force électorale et s'impliquent dans la vie publique », résume Moussa, l'un des cadres de l'opération. Exposition temporaire sur la liberation et la Résistance d

Au terme d'une très belle première journée roubaisienne, l'équipe de « la flamme de l'espoir citoyen » est remontée dans le bus qui servira de vitrine et de porte-flambeau à l'opération, en direction de Rouen. D'ici le 23 septembre, les scouts musulmans et leurs partenaires espèrent rencontrer plus de 50 000 jeunes et associer un millier d'élus français et européens à l'opération. • O. H.ROUBAIX / ROUBAIX

Le Tour de France des scouts musulmans
Quelque deux cents participants se sont retrouvés à la première parade des scouts musulmans de France, hier à Roubaix. Quelque deux cents participants se sont retrouvés à la première parade des scouts musulmans de France, hier à Roubaix.

« La flamme de l'espoir citoyen » : c'est en 2011 le thème du vaste périple que chaque année les Scouts musulmans de France imposent à la flamme olympique. Hier, ce périple démarrait à Roubaix.



Des années que le comité de quartier de l'Hommelet avec le slogan Je pense donc je vote tente vainement de ranimer la flamme civique roubaisienne et de ramener sur le chemin des urnes les brebis égarées de l'abstention. En fait de flamme pas la plus petite étincelle.
Autre slogan mais même objectif. Hier c'est à Roubaix que les Scouts musulmans de France, une organisation née en 1990 affiliée à la fédération du scoutisme français et agréée par le ministère de la Jeunesse et des sports ont lancé leur 5e campagne La flamme de l'espoir citoyen adoptant comme devise à leur tour de France jusqu'au 23 septembre Je vote donc je suis.
Les Scouts musulmans qui après Roubaix feront escale à Rouen, Nantes, Angers, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Marseille, Cannes, Grenoble, Lyon, Dijon, Strasbourg, Châlons-en-Champagne et Paris et animeront comme hier de grandes parades derrière un bus abritant la flamme olympique souhaitent « revaloriser aux yeux des jeunes la politique et les valeurs républicaines. Restaurer le sens et les vertus de la devise républicaine "liberté, égalité, fraternité". Insister sur l'importance de l'engagement électoral pour construire son propre avenir, inciter les jeunes à voter et sensibiliser les élus au potentiel électoral considérable de la jeunesse, à l'importance d'être à son écoute, à l'urgence d'apporter des solutions concrètes aptes à garantir l'égalité des chances, d'améliorer la situation des jeunes et d'apaiser leur sentiment d'incertitude quant à l'avenir ».



Multitude de drapeaux
Le fait que le cortège au sein duquel se trouvaient pas mal de militants d'Europe écologie était emmené par le géant Klimato, emblème du réchauffement climatique, n'a aucunement refroidi les ardeurs. Des drapeaux de toutes les régions françaises, les trois couleurs nationales ainsi que celles d'autres pays et de l'Europe flottaient gaiement au rythme d'une fanfare infatigable et au son des youyous.
Cette parade sympathique et haute en couleurs a rassemblé quelque deux cents participants de tous âges qui se sont ensuite rassemblés à la Maison des associations pour un barbecue géant et diverses interventions dont celle du directeur régional de l'Établissement français du sang. w

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 01:30

 

 

Quelques observations et rappels de bon sens dans cette situation de surchauffe  politique et médiatique :

1/ Tout le monde sait que les écologistes sont historiquement anti-nucléaires. Et que nous avons toujours dénoncé les dangers de la filière nucléaire. Nos compatriotes le savent. Nous pouvons le rappeler avec sobriété.

2/ Nous sommes humanistes, pas charognards. Donc de la compassion pour les victimes d'abord, pour le courage du peuple japonais ensuite et espérer que la situation ne s'emballe pas.

3/ Réclamer a la droite sarkozyste ( Cope et consorts , dans lesquels il faudra bien inclure les nucluéocrates de gauche ), un débat sur la place du nucléaire en France plutôt que sur la place de l'islam en France......

 

Slimane TIR,  

 

Ci dessous un billet publié ce Mardi 15 Mars sur Rue89. Très critique sur le bal des hypocrites. Mais de là, à comparer les écologistes à Sarkozy et à son systématisme de l' exploitation compassionnelle, l' appreciation me semble un tantinet sévère et excessive.....

 

Nucléaire au Japon : les écolos sont-ils « indécents » ? Par Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images | 15/03/2011 | 09H23 RUE89 

Par solidarité avec les Japonais qui souffrent, il est donc « indécent » de soulever la question nucléaire. L'argument, d'abord émis par NKM et Besson, était repris au vol par Allègre lundi soir sur France 2, et par Royal, au même moment, dans un meeting.

 

Un débat ? Oui, un jour. Demain. Après-demain. Quand les choses se seront calmées au Japon. Mais pour l'instant, c'est « indécent ». Pensez donc aux Japonais, si dignes, et qui nous regardent ! Etrange irruption du critère de « décence » dans l'agenda politique.

 

A la vérité, ce débat, les nucléocrates n'en ont jamais voulu et n'en veulent pas. Il a toujours été « indécent ». Et cela remonte aux années 70. Un beau jour, dans les derniers mois du septennat interrompu de Pompidou, l'Etat a fait le choix du tout nucléaire.

 

Le patron d'EDF a eu quelques heures, un samedi matin, pour proposer au gouvernement le nombre des centrales qu'il pouvait construire. Et dans l'urgence, personne n'a même songé à organiser un débat à l'Assemblée.

Tout ceci est raconté dans un documentaire que nous avions diffusé, dans Arrêt Sur Images, en 1999, et qui prend aujourd'hui, alors que se fissurent les certitudes des nucléocrates à la même vitesse que les enceintes de confinement de Fukushima. Une résonance singulière.

Les écolos ne sont pas plus indécents que Sarkozy

 

Indécence, disait-on. Oui. Peut-être. Autant que d'évoquer une énième loi sur les multirécidivistes, après le meurtre d'une joggeuse, et avant même l'enterrement ? Autant que de menacer de déchéance de la nationalité les meurtriers de policiers, en sachant parfaitement que la mesure ne sera jamais appliquée ?

 

Autant que cette dépêche, tombée lundi, sur les valeurs du luxe « malmenées » par le tremblement de terre japonais, dépêche qui se concluait par cette note rassurante : « Toutefois, les zones touchées (à ce stade) par le séisme ne semblent pas être des zones où les enseignes semblent être très présentes » ? Autant que d'inviter sur le plateau de la principale chaîne d'Etat, pour traiter du nucléaire, le faussaire Allègre ?

 

Qu'est-ce qui définit l'indécence ? Simplement l'exploitation d'un contexte d'affolement, pour faire progresser ses arguments dans l'opinion, à la faveur de cet affolement ? Alors, oui, les antinucléaires sont à égalité « d'indécence » avec Sarkozy, et sa collection de lois de circonstance.

Mais, chers pourfendeurs de « l'indécence » des écolos, évitez d'appeler en renfort l'exigence de solidarité avec les Japonais qui souffrent. C'est cet argument-là, qui est indécent.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 14:34

 

Immigration, laîcité, place de l'islam : voilà désormais les trois moyens principaux de propagande qui seront mobilisés dans la campagne sarkozyste, pour cliver et fabriquer un ennemi intérieur sur mesure, dans une France populaire inquiète de l'avenir comme de l' immédiat et un  pouvoir menacé par la "Marine".

 

L' élite néoconservatrice pressée de conduire ses réformes ultralibérales comme au temps de Reagan et de Thatcher, est préoccupée de la conservation de ses positions dans un concert des nations qui voue notre pays à un relatif déclassement, économique et diplomatique

 

La préférence (rance) dictatorale et la complaisance pour les autocrates, de nombre de nos dirigeants et intellectuels médiatiques, au nom de la" théorie du rempart", n'a rien vouloir voir des aspirations démocratiques des peuples du Maghreb et du Golfe, comme elle ne veut plus rien entendre des aspirations des banlieues et des quartiers populaires.

 

La jeunesse d Outre Mediterrannée ( dans ces pays la moyenne d' âge est souvent inférieure à 30 ans ) nous donne un magnifique exemple de " soulèvement citoyen ".

 

Elle a envie d' un autre futur, aidée en cela par la formidable accélération des technologies de la communication ( télévisions libres, portable, réseaux sociaux ) qui ont rendu obsolètes les Murailles de Chine ou les rideaux de fer, du contrôle des frontières et des médias d' Etat, de l'entrave à la circulation des personnes et des polices politiques.

 

 Ironie de l'histoire,qui,( on le découvre encore une fois ), n' a pas de fin et ébranle les dogmes propagandistes : désormais la "lumière" démocratique vient des "pays d' islam".

Pays dans lequels,  l' islamisme politique et violent, déconsidéré par sa barbarie, ne porte pas les aspirations populaires et ne représente pas la solution d' avenir.

 

Dans ces moments d ' incertitude où tout se joue, La France qui préside actuellement le G20, devrait ( aurait dû ?) prendre l'initiative d' appeler et de coordonner, en raison de cette responsabilité, l'aide internationale aux transitions démocratiques.

Mais nous polémiquons sur les vacances de nos " seigneureries".....

Tout cela en dit long sur le délitement éthique auquel nous sommes nationalement confrontés.

 

 L' actualité de la France des Lumières est en train de s' écrire dans ces pays.

 Cet universel là, est un héritage bien plus gratifiant pour nous tous que celui que les promoteurs d' une certaine loi sur les " bienfaits de la colonisation" , avait cherché à nous faire glorifier en 2005.  

 

Slimane TIR

 

 

Ci dessous un excellent article publié le 15 Février dans Libération de Jean Louis LE TOUZET, dans lequel sont interviewés des Roubaisiens (nes) . 2 d 'entre eux figuraient sur la liste Ouvertement à Gauche lors des municipales de 2008

 

Arabes de France. La révolution en face

grand angle

Comment voit-on, dans la communauté d’origine maghrébine, l’embrasement populaire survenu de l’autre côté de la Méditerranée ? Cinq habitants de Roubaix témoignent.

94 réactions

Par JEAN-LOUIS LE TOUZET Envoyé spécial à Roubaix

Le régime de Ben Ali est tombé. Moubarak est parti. Et en Algérie, Bouteflika est sur la défensive. Qu’en dit-on dans le quartier de l’Epeule à Roubaix (Nord) entre les vitrines chargées de pièces de satin et robes de velours, les boutiques de téléphonie, les salons de thé, les quatre boucheries halal, la mosquée Bilal, le tout à 600 mètres de Croix, la ville des Mulliez, la famille fondatrice du groupe Auchan, l’une des premières fortunes de France.

 

Lhoussain Tament, commerçant «Un boomerang qui va nous faire le coup du lapin»

Lhoussain Tament, Français d’origine marocaine, a 40 ans. Il est commerçant «dans les télécoms». Et insiste d’emblée : «Je suis roubaisien, hein, pure souche avant tout.» Ses phrases sont minces et coupantes. «L’éclat des révolutions nous arrive ici en France et va étoiler notre belle vitrine démocratique. C’est un boomerang qui survole la Méditerranée et va nous faire le coup du lapin car la révolution va aussi nous toucher. Ici aussi le pouvoir appartient aux mêmes : ceux qui ne voient pas la pauvreté à leur porte.»

Lhoussain Tament joue avec ses téléphones devant un café-crème : «Nous regardons avec ce petit frisson les régimes dictatoriaux tomber. C’est comme un feuilleton avec, chaque jour, des révélations sur ces régimes terribles. Mais que se passera-t-il quand les projecteurs vont s’éteindre ?» Et d’avancer la réponse : «La presse se lassera et passera à autre chose.»

Sur le rôle de la France, Lhoussain Tament est amer : «Nous apprenons beaucoup sur nous-mêmes et surtout sur ceux qui nous gouvernent, sur l’indignité de nos ministres.» Il ne tient pas à s’attarder sur «la machine à voler de Ben Ali», comme il l’appelle ou celle de Moubarak. Il ironise sur les politiques français qui passent leurs vacances au Maroc «dans des riads luxueux. Comment ensuite dénoncer ? Comment dire ensuite quelque chose de désagréable à l’égard de la monarchie ? Impossible : ils y passent leurs vacances ! Mon pays, la France, dit-il, n’a rien vu de ces mouvements. C’est à croire qu’elle a découvert la pauvreté au Maghreb !». Et d’en terminer sur la corruption : «C’est comme si la France avait perdu sa conscience. Sa voix ne porte plus. Elle devait être exemplaire. Elle ne l’est pas. On ne l’entend que pour se défendre maladroitement de ces histoires minables de vacances payées par ces régimes.» Selon lui, «le Maghreb pourrait être l’exemple révolutionnaire à suivre pour nous Français. Nous sommes aussi au bout du rouleau».

 

Ali Essaidi, commerçant «Cette France-là, je ne la reconnais plus»

Ali Essaidi, Français, 38 ans, «né à Roubaix de parents marocains et marié à une Allemande», est également commerçant : «J’ai fait mes études chez les frères, à Roubaix», dit-il avec fierté. Il raconte sa «joie de voir la Tunisie, un peu à la façon de Gandhi, mettre fin à la clique de Ben Ali. En parler entre nous a été une sorte de thérapie, une libération de la parole. A l’Epeule, on ne parle que de ce qui ne va pas : saleté, drogue violence. On a l’impression, devant la crasse dans la rue, que la mairie nous a abandonnés. Pour une fois, on parle d’espérance et non de poubelles qui débordent».

Ali Essaidi est très remonté contre la France «qui a perdu ses repères, ses valeurs. Comment donner l’exemple quand on n’est plus soi-même exemplaire ? Mon pays, celui qui défendait les faibles, les droits de l’homme, a joué la carte des puissants. Les a confortés, enrichis. Si bien que cette France-là, je ne la reconnais plus. Le grand bouleversement est là».Après la révolution, c’est une autre affaire : «Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? L’Algérie peut encore tenir grâce à sa rente pétrolière. Mais c’est un volcan.» Et l’Egypte alors ? «C’est un modèle de résistance pour tous les Français». Pourquoi ? «Parce que les Egyptiens tiennent tête au régime. Il n’y a pas de RMI, d’allocs. Et ils tiennent malgré tout ! Nous sommes presque des petits-bourgeois à côté d’eux», se marre-t-il.

Ali Essaidi raconte aussi que les débats «que nous avons entre nous» se terminent à chaque fois «sur la question de la Palestine. Que va faire Israël qui n’a plus la caution de dictateurs ? Quarante ans que les Palestiniens sont écrasés». Et le danger islamiste ? Ali Essaidi soupire : «La manipulation est grossière puisque la télé renvoie sans cesse l’image d’affreux arabes qui sont tous des barbus fondamentalistes. C’est presque risible.» Si bien que «nous allons chercher les infos ailleurs».

 

Ali Rahni, éducateur spécialisé «Bâtir une social-démocratie musulmane»

Et où donc ? «Sur le Net, sur les chaînes anglaises ou américaines, et évidemment sur Al-Jezira, et aussi dans la presse. Le Monde diplo, en ce qui me concerne», explique Ali Rahni, éducateur spécialisé. Français, né d’une famillealgérienne, il aurait pu jouer pivot au handball. C’est une masse et un sacré tempérament. Il a fait un bout de chemin avec les Verts à Roubaix. Le bonhomme a ses détracteurs, on lui reproche une proximité d’idées avec Tariq Ramadan. Il dresse un tableau implacable de son pays : «La France a observé un silence terrifiant. Surtout nos intellos. On a eu l’impression qu’il valait mieux un régime de fer que la démocratie.» Ali Rahni fait les questions et les réponses. «Les islamistes ? Les a-t-on vus ? Vous pensez sincèrement que les Frères musulmans sont si puissants qu’ils vont instaurer un régime théocratique ? On voit un pays de 85 millions d’habitants qui aspire à la liberté et on me renvoie dans la figure à chaque fois la sécurité d’Israël ! Il faudrait être un peu sérieux et se souvenir que la France n’est pas exemplaire sur ce coup-là. Elle avait déjà reçu Khadafi, ce dictateur fou, fait-il en levant les bras au ciel. Pourquoi ne pas ériger une statue à la gloire de Pol Pot pendant qu’on y est !»

Ali Rahni bout et résume les erreurs de la France : «C’est à croire que la France est définitivement incompétente en matière diplomatique. Où sont nos grands arabisants qui auraient pu décrypter ces pays qui basculent ? Où sont les héritiers de Louis Massignon [islamologue mort en 1962, tenant d’un dialogue entre catholicisme et islam, ndlr] ? Ils auraient pu nous dire que le peuple était prêt au sacrifice, à l’immolation, parce que la pauvreté et la corruption étaient devenues insupportables !»

Ali Rahni dit, au passage, qu’à Roubaix, on le regarde comme «un dangereux gauchiste». Avec lui, tout y passe : la prudence de la France, sa laideur dans l’affaire des billets d’avions de Michèle Alliot-Marie et François Fillon, les affronts faits aux modestes. Mais il se veut «plein d’espoir. Roubaix a été un laboratoire démocratique au temps d’André Diligent [ancien sénateur et maire, catholique pratiquant, ndlr]. C’était un démocrate chrétien. Pourquoi ne pas s’en inspirer pour bâtir une social-démocratie musulmane ? Il faut chercher des modèles postrévolutionnaires. Celui-là pourrait en être un», avance-t-il.

 

Ahmed Isaoutan, 38 ans «Qui pourra éteindre tous ces incendies ?»

Pas sûr que Ahmed Isaoutan, 38 ans, six enfants, Marocain, partage cet avis sur la social-démocratie musulmane. Sa petite boutique jouxte la mosquée Bilal. Il vend des tapis de prières, des livres pieux, des chapelets et des pommes golden. Certes, Ahmed Isaoutan approuve «l’embrasement» mais avec modération. Il lisse son collier de barbe après avoir servi des légumes à une dame du quartier : «Je me réjouis de la chute des dictateurs, ah ça, oui ! Mais il ne faut pas ouvrir toutes les portes. Qui pourra éteindre tous ces incendies ? Celui qui veut appliquer le calque de la démocratie veut aussi appliquer des valeurs européennes, donc chrétiennes, à des pays musulmans. Et ça ne me paraît pas une bonne chose.»

Ahmed Isaoutan avoue avec «franchise» que son regard est peut-être «différent» des gens du quartier «et il y a forcément des précautions qui s’imposent parce j’habite près de la mosquée. Vous comprenez, je suis d’abord musulman». Mais il reconnaît toutefois que «la démocratie a quand même du bon car ici, en France, on peut dire quand on n’est pas d’accord avec le pouvoir, que les taxes augmentent, que les petits sont opprimés, sans craindre d’être inquiétés par le pouvoir, ni d’être dénoncés».

 

Fatima En-Nih, avocate «Des incertitudes propices à toutes les confusions»

Sur le boulevard Jean-Baptiste-Lebas, Fatima En-Nih partage un cabinet d’avocats. La quarantaine, elle est pénaliste. Née à Comines près de la frontière belge de parents marocains, elle exerce et vit depuis dix ans près de l’Epeule. C’est une femme qui rentre directement dans les réalités concrètes : «Du fait de mes origines arabes, je suis plus impliquée que d’autres Français dans ces bouleversements. Il y a deux problèmes qui vont surgir. Apprendre la démocratie, c’est comme apprendre à marcher après un terrible accident de voiture. Ça va être long et douloureux. Ensuite, il faut se souvenir de ce qui s’est passé en Iran. Une dictature tombe et elle est remplacée par une dictature religieuse. Ça fout les pétoches.»

 

Et Fatima En-Nih de regretter une France des encyclopédistes qui aurait perdu ses facultés de jugement : «A lire parfois les journaux, les pays arabes n’auraient que deux choix. Soit l’autocrate sanguinaire, soit l’islamiste fou. Au fond, l’islam est bien pratique dans nos sociétés. Cela permet d’identifier ses propres cauchemars. Je le vois tous les jours et pas seulement chez le type qui boit son demi au bistro mais chez le magistrat le plus lettré qui véhicule les mêmes âneries et clichés sur les Arabes. J’ai presque plus de compassion pour le type qui sirote son verre car lui n’a pas fait d’études et ne sait pas. La période de troubles et d’incertitudes est propice à toutes les confusions.»

 

C’est maintenant, dit-elle, qu’il faut aider ces pays, «leur tendre la main pour les aider à se construire démocratiquement. La France n’a jamais pensé que ces peuples pouvaient se révolter. Ça ne concerne pas uniquement l’élite française. Mais tous les gens qui voyagent. "Alors, c’était bien la Tunisie ? Oui, super, il faisait beau et le buffet était extra." Au fond, ça n’a pas beaucoup changé depuis cinquante ans : la France voit toujours le Maghreb avec le regard de l’ancien colonisateur. C’est juste inconscient».

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 19:28

Vous trouverez ci dessous deux interventions que j' ai faites au cours du  Colloque international organisé par l' AMIFA les 16 et 17 AVRIL 2010, dont les actes viennent officiellement d' être publiés ( au cours de la séance d' ouverture, puis de la table ronde  ).

 

 

 

 

 

  Allocution d ouverture

 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis organisateurs,

 

            Je suis heureux d’être présent, avec vous pour l’ouverture de cette deuxième édition de ce colloque international, consacré aux langues et cultures minoritaires.

 

            Certes, je suis ici, en tant qu’élu mais surtout en tant que militant de la biodiversité ET de la diversité.

 

            Considérez moi donc, comme un compagnon, de route, de témoignage et de voyage.

 

-          Compagnon de route : en qualité de « co-fondateur » de ses rencontres, leur innovation la plus essentielle, n’est pas forcément, de rouvrir le champ des questionnements sur la pratique et l’enseignement des langues minoritaires en France, elle est,  à mes yeux, dans la manière inédite de le faire, par la réunion de chercheurs, de linguistiques, de pédagogues, d’enseignants, de décideurs publics, de travailleurs sociaux, de fonctionnaires, et d’élus.

 

-          Compagnon de témoignage : en raison de mon parcours personnel et de côtoiements linguistiques, à la maîtrise inégale. Mais, surtout, de mes constats, dans mes activités d’élu, d’une certaine régression de la francophonie à l’échelle mondiale. J’aurai l’occasion, au cours des tables rondes de préciser cela, et de vous faire partager mes premières réflexions sur « l’état de minorité ».

-          Compagnon de voyage, enfin, car les questions posées, au travers de la multiplicité des approches, des expériences, des cultures et des continents, dans le rapport au français et à la francophonie, comme dans les rapports qui s’instaurent entre langue(s) dominante(s) et langue(s) minoritaire(s), (le français dans les pays du Maghreb, l’arabe ou le berbère en France), doivent nous amener, à changer nos points de vue et certainement à transformer nos préjugés.

 

En conclusion, comme à MOSAIC, le Jardin des Cultures, je vous souhaite « bon voyage » dans vos travaux.

 

 

 

                                                                                 

 

Table ronde

 

            Je reviens de Barcelone où j’ai écourté un séjour professionnel, afin d’être parmi vous, pour l’ouverture de ce colloque. C’est donc avec un plaisir que je me trouve à nouveau ici.

 

            Je vais dire les choses comme je les pense et donc éviter la langue de bois. Sortir d’un rituel ou d’une pratique qui ne nous permet pas d’avancer tout en restant quand même dans le thème que vous avez choisi pour cette table ronde autour de la communication et des relations internationales.

 

            Je voudrais porter « témoignage » en tant qu’élu à la Communauté Urbaine de Lille en charge de l’espace naturel métropolitain et de la biodiversité. Je suis militant de la biodiversité et je vais illustrer les liens que l’on peut effectivement faire avec les enjeux de la diversité.

 

            Il y a quelques mois, à Malmö en Suède, nous avons reçu du Conseil de l’Europe, le Grand Prix Européen du Paysage.

 

            J’arrive donc dans cette tribune suédoise, comme nous faisons les uns et les autres un peu partout, au niveau international, je découvre que tout se fait en anglais. J’indique que le français est une langue officielle et que c’est donc en français que je m’exprimerai. Je suis défenseur de la francophonie y compris dans la soirée de gala. 

 

            En raison de mon rôle et de ma fonction d’élu, je fais mon allocution en français. Mais comme je suis courtois, j’ai le texte, dans la version anglaise que je mets à disposition de l’organisation.

 

            Je fais le même type d’expérience en février 2010 à Florence. Là, par contre, je suis dans un programme d’échange européen financé par l’Union Européenne. A Florence, ça se passe en italien et en anglais, sans aucune autre traduction.

 

            A cette réunion européenne, à laquelle assistaient  des participants de 14 pays, ont été abordés de nombreux thèmes, au travers d’approches générales ou pointues de l’aménagement du territoire, du développement du territoire, de développement durable dans les villes, les défis qui y sont liés et qui sont posés à nos sociétés face au changement climatique et évidemment l’érosion extrêmement importante de la biodiversité.

 

            Tout ça pour en revenir à la question de fond que je veux poser au travers de ce témoignage : nous sommes en réalité, nous francophones, en état de danger linguistique et de régression au niveau mondial.

 

            Vous l’avez évoqué, monsieur le Délégué Général à la Langue Française, c’est un enjeu d’importance mondiale. Je pense qu’il existe un point commun entre l’importance du français dont vous parlez  et la décision d’ouvrir une chaire d’enseignement de l’arabe au temps de François 1er.

Ce point commun, entre le français et la langue arabe, réside dans le fait que ce sont, en fait, d’anciennes langues dominantes, d’anciennes langues hégémoniques qui ont perdu cette prédominance.

 

            Le problème qui nous est posé sur le plan culturel, sur le plan politique et sur le plan économique, n’est-il pas de faire l’expérience de l’état de minorité pour enfin comprendre à quel point la diversité est importante comme enjeu collectif au niveau international comme au niveau national ?

 

 D’une certaine façon nous avons une obligation politique et sociale de considérer, l’état de pratique du français  comme de l’arabe, comme relevant en quelque sorte,  au niveau international d’un « statut » de langue minoritaire.

 

            L’une et l’autre ont intérêt à défendre leur place et position dans des relations internationales qu’elles soient de nature politique ou  économique.

 

            L’enjeu est de défendre leur état de minorité en prônant la diversité par rapport à une langue, l’anglais langue hégémonique du XXème siècle et de ce début du XXIème, en attendant peut être l’avènement du mandarin.

 

            Défendre sa langue de naissance, de culture, et de pratique ne doit pas nous dispenser de rechercher la maîtrise de l’anglais « instrumental ». Il s’agit là d’un ajout pas d’une substitution.

 

            Au fond et c’est la conviction que je voudrais partager avec vous ici, en tant qu’hypothèse de travail ; la découverte de cet « état de minorité » va-t-elle nous amener à défendre positivement la notion de diversité culturelle et linguistique sur notre territoire et aussi peut-elle nous aider à nouer des alliances positives et constructives avec d’autres nations dans le monde, utilisatrices d’autres langues qui ont aussi, à leurs yeux, cette importance ?

 

            Ceci doit nous amener à changer de regard ou de paradigme, en raison de la position minoritaire qu’occupe un certain nombre de langues dans notre système éducatif ; certes sur le sol national mais pas à l’international alors qu’elles pourraient être des « alliées » à l’international, en raison de la défense d’une diversité positive.

 

            Ainsi, la question de l’enseignement et de l’apprentissage des langues minoritaires, comme le berbère ou l’arabe en France doit questionner la nature et le fonctionnement d’un système éducatif qui privilégie les langues et cultures « dominantes » au détriment des langues et cultures minoritaires.

 

 

Slimane TIR

Vice Président LMCU

Président du Syndicat Mixte ENLM

Président de FEDENATUR

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