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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:46
S'il te plaît monsieur l'écolo, dessine-moi une meilleure métropole

vendredi 02.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord

 S. Tir s'inquiète de l'après-taxe professionnelle. PH. ÉDOUARD BRIDE S. Tir s'inquiète de l'après-taxe professionnelle. PH. ÉDOUARD BRIDE

|  POLITIQUE |

À quoi rêvent les Verts de LMCU ?
 
Leur rentrée politique donne l'occasion de dresser ...

le portrait d'une métropole plus au goût des neuf élus communautaires. Et d'abord, plus transparente. Martine Aubry a fait de la gouvernance l'un de ses chantiers. Les débats publics des derniers mois, sur les transports ou le logement, sont doux aux yeux des Verts. Mais insuffisants : « On ne veut pas que la démocratie s'arrête à la porte des contrats de territoires », assène Slimane Tir. Ces futures feuilles de route de l'action communautaire sont toujours sur le feu. Le président du groupe des Verts insiste :  « Il faut que ça soit débattu au plus près des habitants, par les conseils municipaux.»

Le graissage des rouages démocratiques, cheval de bataille écolo, a parfois des effets secondaires. Comme de les placer sur la longueur d'ondes de Marc-Philippe Daubresse à propos de l'élection des conseillers communautaires au suffrage universel direct en 2014.

Des ondes dans le collimateur de Bernard Despierre, qui songe à celles des antennes-relais : « Les maires sont confrontés au flou des réglementations et à la pression des industriels. » Et de proposer « un secrétariat permanent pour toutes les pollutions, avec des observatoires, pour les ondes comme pour l'air ».


Dans un futur possible, où LMCU aurait repris en régie « la production et la distribution de l'eau » (Marc Santré), aujourd'hui déléguées, les « terres agricoles ne seraient plus la variable d'ajustement du développement économique ». « Il faut leur redonner une valeur », dixit Éric Quiquet. Aujourd'hui, la culture bio dans la métropole, c'est « 7 exploitants et 18 hectares », soupire Christiane Bouchart. Soit rien ou presque. Symboliquement, Dominique Plancke verrait bien des cultures à la place des fuseaux réservés à l'A24...

S. B.


AMÉNAGEMENT

Les Verts : le Grand Boulevard n'appartient pas aux seuls automobilistes

Slimane Tir, président du groupe, avec une partie des élus Verts. Slimane Tir, président du groupe, avec une partie des élus Verts.

C'est la rentrée à la communauté urbaine de Lille (lire ci-dessus). L'occasion pour le groupe des Verts de défendre la création d'un secrétariat permanent à la prévention de toutes les pollutions. Et de redire leur hostilité au Grand Stade.



Dans le rétroviseur le plus récent des élus verts de la communauté urbaine de Lille (LMCU), il y a le défilé de véhicules anciens organisé pour célébrer le centenaire du Grand Boulevard. Une manière de souffler les bougies de l'axe routier que Dominique Plancke assimile à « un contresens historique. Mais on peut penser que dimanche dernier, on a enterré la vocation autoroutière de cet axe. » Favorables à ce que la communauté urbaine prenne la compétence du Grand Boulevard, les Verts espèrent ainsi, pour cet axe, « des trottoirs plus larges » et un meilleur partage de l'espace public entre automobilistes, piétons et cyclistes. « Le Grand Boulevard appartient à tout le monde, pas aux seuls automobilistes », insiste Dominique Plancke.
L'autre dossier sur lesquels les Verts ont l'intention d'aller plus loin est celui de l'agriculture périurbaine. « Il faut un équilibre entre développement économique et maintien de l'agriculture », plaide Christiane Bouchart en rappelant que la métropole ne compte que 7 exploitants bios. « C'est un levier économique, il faut changer d'échelle », ajoute l'élue, relayée par le président du groupe, Slimane Tir, pour qui les « atouts » métropolitains (foncier, agriculteurs plutôt jeunes et marché d'un million d'habitants) sont réels.


Mettre des « limites à la ville »
Éric Quiquet rappelle que derrière les enjeux économiques des terres agricoles, ceux de l'aménagement du territoire sont énormes. « Il faut mettre des limites à la ville pour casser la dynamique de l'étalement urbain, reconnaître une vraie valeur aux terres agricoles », poursuit-il. Et puisque voilà le projet d'A24 abandonné, Dominique Plancke propose justement que la bande de foncier dévolue à ce projet redevienne terre agricole.
En matière de lutte contre les pollutions, Bernard Despierre réclame la création d'un secrétariat permanent à la prévention. Une structure qui pourrait notamment relancer la réflexion sur les antennes relais et l'usage des téléphones portables dans la métropole. Pour Bernard Despierre, et malgré une délibération adoptée à l'unanimité fin 2008 par les élus communautaires sur ce sujet, « un groupe a très doucement commencé ses travaux. » Trop doucement visiblement.w
C.J.

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Published by Voix du Nord, Nord Eclair - dans Communauté Urbaine de Lille
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