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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 01:08

EUROPE

Les Verts belges en visite

 

 

Plusieurs membres du parti écolo belge de la région de Bruxelles étaient à Lille ce lundi 16 Juin pour étudier le fonctionnement de la Communauté urbaine de Lille.

Guidés par le président des Verts de Lille métropole communauté urbaine Slimane Tir, ces élus wallons et flamands avaient pour objectif de recueillir des informations susceptibles d’aider dans un pays en pleine crise des institutions

: «

Voir une communauté urbaine qui vient de lancer un grand projet d’Eurométropole doit nous inspirer dans notre lutte pour que la Belgique ne soit pas paralysée par ses frontières linguistiques et régionales », témoigne Magda Aelvoet,ministre d’État

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 01:54

Succès sur toute la ligne pour les transports en commun


Nouveau record pour les transports en commun à Lille : le cap des 140 millions de voyages a été franchi au cours des douze derniers mois.
Le métro progresse de 3,8 %.  Le tram affiche +10 %.
Surtout, le bus récolte les fruits du « plan bus 2006-2009 » : 12 % de progression en un an. D'après la communauté urbaine, la ligne « Liane » à haut niveau de services Ronchin-Lille-Comines a déjà progressé de 13 % depuis son lancement en janvier dernier.
 

 

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 11:47
 

Installation du Conseil syndical de l’ENLM

Jeudi 22 mai 2008



Discours d’installation de Monsieur Slimane TIR – Président de L’ENLM



Chers collègues,

Chers collaborateurs du syndicat mixte

et des services communautaires,

Chers Amis,


Je tiens tout d’abord à vous remercier

  • de votre présence nombreuse

  • de votre engagement

  • de la confiance que vous m’accordez ce jour.

Sachez que j’aurai à cœur de préserver la qualité du dialogue de la concertation ainsi que la recherche de l’efficacité collective qui a toujours prévalu dans cette assemblée pour faire et développer une métropole verte et bleue, une métropole de plus en plus préoccupée, avec exigence, de la nature, de la biodiversité, de l’équilibre harmonieux entre l’homme et son environnement.


En relisant les textes fondateurs de 2002 de notre syndicat, à la lumière aussi de ce que nous avons réalisé à ce jour, il me semble possible de définir notre action en une phrase : «  Enrichir durablement la biodiversité de la métropole élargie avec et pour ses habitants »


Pendant ces cinq dernières années, nous avons constitué, transformé et animé un patrimoine d’environ 1 200 ha pour 2 000 ha de périmètre de gestion.


Nous avons mis en œuvre un programme fédérant les projets portés par les sept structures pionnières, à des degrés et à des titres divers, de cette action métropolitaine.


Nous nous sommes appliqués à mettre en place les outils permettant d’ouvrir, au plus vite, des espaces capables d’accueillir le public, de changer la métropole en donnant une image homogène autour d’un service innovant et d’une préoccupation écologique, culturelle et pédagogique constante.


Avant d’aller plus loin, je voudrais exprimer une pensée pour tous les administrateurs qui ont été à l’œuvre dès 2002 et qui ne sont plus aujourd’hui dans cette salle. Je pense en particulier au Président Pierre MAUROY qui a été à l’origine de l’idée même d’Espace Naturel métropolitain au début des années 90 et qui a porté cette volonté forte, le remercier de la confiance dont il a fait preuve à mon égard et de la grande liberté d’action, d’innovation et d’ « entreprise » qu’il a su accorder à l’équipe dirigeante de notre syndicat.

Je voudrais aussi saluer le travail accompli par les 48 administrateurs qui ne sont plus avec nous…et qui se sont fortement engagés et par la même souhaiter la bienvenue à leurs remplaçants.

Remercier aussi Francis Grimonprez, Annick Georget, Jean Michel Stievenard, Bernard Gérard, Claude Hujeux, Noel Dejonghe,Jean Marie THOREZ,Denise Bouchez, christian DECOCQ, Jean DESTAERKE, Jean DOJKA ;

Notre assemblée est ainsi profondément renouvelée, rajeunie mais aussi féminisée. Nous sommes encore bien loin de la parité, mais je suis très heureux de pouvoir saluer l’arrivée de 17 femmes au sein du syndicat, soit quasiment deux fois plus que dans notre assemblée précédente.

Je veux également saluer et remercier Martine AUBRY, Présidente de Lille Métropole Communauté Urbaine, de son soutien et de la confiance qu’elle m’accorde en me demandant d’assurer la présidence et l’animation de notre syndicat.

Nous avons toujours su et voulu travailler dans un esprit constructif. En cinq années, une seule délibération n’a pas obtenu l’unanimité des votants, c’est assez dire que notre assemblée avait été studieuse, intelligente et efficace.




Les prochaines années devront permettre de structurer les pratiques, de développer des partenariats, de dépasser les limites administratives communautaires, conformément à nos statuts.

Les services du syndicat vous ont préparé une pochette reprenant quelques documents de base permettant aux nouveaux élus de prendre toute la mesure de notre action passée et de nos perspectives d’avenir.


Nous devons continuer à nous investir dans une dynamique de développement durable pour aboutir à une modification profonde de l’image de la métropole, favorable à son développement social et économique équilibré.


Notre mission principale est d’enrichir la biodiversité des sites que l’on nous confie, tout en favorisant un usage public raisonné et maîtrisé. De ce point de vue, la qualité biologique est essentielle. Nous devons nous :

  • attacher à améliorer la qualité des eaux de surface

  • organiser et planter de « véritables puits » de carbone et apporter ainsi notre contribution à la lutte contre le réchauffement climatique.

  • veiller à préserver et enrichir la biodiversité de nos sites et plus largement de notre agglomération et de nos villes.


Notre action repose sur notre capacité à fournir une « valeur ajoutée » aux espaces que l’on nous confie. Nos pratiques reposent sur une gestion naturaliste qui permet une mise à disposition confortable et respectueuse de ces territoires.


En tant que syndicat, nous avons la capacité structurelle et juridique d’associer l’ensemble des acteurs publics et privés au-delà des limites territoriales. Notre action passe aussi par l’entretien et le développement de rapports étroits avec les usagers et tout particulièrement le tissu associatif qu’il soit écologiste, sportif, culturel, naturaliste ou tout simplement préoccupé de qualité de vie.


Nous les mobilisons bien sûr déjà dans nos projets  : chantiers d’insertion, recours aux agriculteurs locaux, coproductions avec des associations locales ou régionales.


L’essentiel des projets historiquement portés par les 7 structures dissoutes « ancêtres » de la politique «  ENM » et de notre syndicat, est aujourd’hui engagé : parc de la Deûle, parc du Val de Marque, aménagement des berges de la Basse Deûle, remise en navigation de la Marque Urbaine et du canal de Roubaix, réhabilitation des Prés du Hem, ouverture de la plaine des Périseaux.


En 2007, à la fin du dernier mandat, Lille Métropole communauté urbaine a adopté sous mon impulsion des objectifs ambitieux pour lancer la seconde phase de l’Espace Naturel Métropolitain. Nous avons établi une cartographie de plus de 2 500 hectares et de 250 kilomètres de vélo routes et de voies vertes qui doivent structurer notre ambition, amplifier notre action , préparer notre mandat. Il faut s’emparer aujourd’hui de ce travail et le traduire dans nos programmes comme dans les faits.


Nos grandes et concrètes ambitions s’appellent

  • Parc de la Marque,

  • Parc transfrontalier du Val de Lys et du Ferrain,

  • Arc Nord (Bondues, Marcq en Baroeul, Tourcoing),

  • un canal navigable et navigué de la Deûle à l’Escaut ( et un anneau bleu, Deûle, Lys ,Escaut)

  • la poursuite du Parc de la Deûle tant au nord vers la Citadelle qu’au sud vers Wingles et le Lensois… et les liaisons vertes et douces de ce vaste ensemble.


Le contexte local comme régional, les esprits de nos concitoyens sont désormais propices à cette ambition.


Les réflexions menées autour de « l’Aire métropolitaine » vont générer pour nous des opportunités, des partenariats, des changements d’échelle. De nouvelles offres apparaissent dans les territoires voisins, en continuité territoriale et écologique avec les sites que nous gérons.


Nous pouvons jouer un rôle d’initiateur, d’assembleur voire de gestionnaire dans ces extensions hors du territoire communautaire, de même que dans l’offre de services dans la reconquête des friches polluées, (PCUK , Blanchisserie, Butte de Baisieux...) sur lesquelles les services communautaires chargés de l’ENM construisent une compétence reconnue.



Le renchérissement du coût de l’énergie, des transports, la faiblesse du pouvoir d’achat de certaines catégories de nos concitoyens exigent des offres de loisirs de proximité et une réflexion nouvelle quant à notre apport en tant que service public « de nature ».


Nous devons nourrir et si possible accompagner les préoccupations écologiques qui émergent dans le monde économique et de la production. Nous avons là certainement des potentialités à trouver, de nouveaux partenariat à construire.


La concertation initié dans le Parc de la Deûle avec le monde agricole, sur les berges du canal de Roubaix avec de nombreux usagers a atteint une nouvelle dimension depuis la mise en place en décembre 2007 du conseil métropolitain des usagers, réunion des conseils locaux, ouvert aux partenaires régionaux. Il nous faut le faire vivre.


Enfin, il nous faut saisir l’apparition de nouvelles technologies pour affirmer notre volonté d’être toujours au premier rang de l’initiative : usage de l’Internet, bilan carbone, multiples usages du GPS, promotion impérieuse des techniques HQE, exemplarité systématique de nos actions et de nos projets, développement de la culture biologique et des circuits courts, protection intelligente des champs captants, promotion nécessaire de la biodiversité et l’intensification de notre approche pédagogique et ludique sur nos sites.



Si nous avons des raisons de regarder l’avenir avec confiance, nous devons mesurer les menaces qui peuvent contrarier nos efforts.


La chute dramatique de la biodiversité et le changement climatique doivent nous préoccuper tant dans la gestion naturaliste de nos sites, que sur nos programmes horticoles à moyen et long terme, nos pratiques quotidiennes comme dans l’accueil du public.


Nous devons surveiller et agir sur la qualité des eaux de surface de nos sites car elle conditionne nombre de nos activités et de nos rapports avec les usagers et riverains. De même, la sur fréquentation de certains sites et la dégradation des comportements ne peuvent pas nous laisser indifférents. Nous devons maîtriser ces dérives avec ceux qui en ont la compétence légale. Je veux parler de  sécurisation  de nos sites.


La gestion créative de notre patrimoine nous permettra de garder intact l’envie de « Métropole verte » , d’une métropole « nature ».

 

Aujourd’hui, près de 75 % de nos ressources financières de fonctionnement proviennent de la communauté urbaine. Nous devons nous diversifier, rechercher d’autres partenaires tant publics notamment européens que privés en particulier dans les domaines de l’animation et de la communication.


La gestion d’équipements, de circuits, de services favorisant la fréquentation des espaces naturels, représente environ 55 % de notre action.

L’éducation à la nature mobilise environ 15 % de nos moyens humains et financiers contre 10 % tournés vers la protection active de la biodiversité. Le temps et les moyens consacrés aux sports pratiqués en milieu naturel mobilisent, 7,5% de nos moyens tout comme nos actions en direction des riverains. Enfin, l’expression culturelle représente 5 %.


Vous le voyez, nous avons un travail conséquent à mener.


Je ferai, dans les jours qui viennent, des propositions aux membres du bureau pour partager ces tâches, prendre en charge ces défis. Je vous propose aussi de nous revoir rapidement. Le bureau se réunira début juin et je propose que notre prochain conseil se tienne le 20 juin. Nous devrons déjà adopter un budget supplémentaire et continuer notre structuration.


Enfin, au cours de l’été, je vous proposerai une visite de terrain, au sein des équipements que nous gérons pour prendre la mesure du travail accompli et, bien sûr, de ce qui reste à faire.


Notre année 2008 sera chargée car nous devons, réfléchir à notre élargissement et redéfinir les conditions financières de notre partenariat. Depuis des années, des communes souhaitent nous rejoindre. Il faut maintenant rapidement leur apporter une réponse concrète.


Nous avons un héritage riche. Il nous reste à le faire fructifier ensemble. Je suis sûr que nous formerons une équipe ambitieuse, réaliste et efficace. La présence au sein de notre bureau de plusieurs Vice Présidents LMCU ainsi que d’un premier vice-président chargé de la stratégie communautaire en matière de qualité de l’espace urbain et naturel, en est déjà un fort heureux présage.

Elle illustre la volonté de notre Présidente, notre volonté de conjuguer nos ressources, de mieux nous coordonner, de produire des synergies indispensables à une plus grande efficacité.


En ma qualité de VP LMCU, je souhaite un service ENM chargé de la stratégie de la préparation de l’avenir, du moyen terme.

En ma qualité de Président du Syndicat Mixte ENLM, je souhaite un outil efficace qui par mandat assure une approche intégrée de nos projets, leur mise en œuvre efficace, la concertation nécessaire.


MERCI

 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 23:08
Un nouveau président à l’Espace naturel Lille Métropole.

Le jeudi 22 mai, l’Espace naturel Lille Métropole a procédé au
renouvellement de son comité syndical à l’Hôtel de communauté. Slimane
Tir, ancien vice-président de l’ENLM, a été élu à sa présidence.

Créé en 2002 par Pierre Mauroy, le syndicat mixte Espace naturel Lille
Métropole gère près de 1 200 hectares de nature dans l’arrondissement de
Lille. Il entretient et anime la chaîne des lacs de Villeneuve-d’Ascq,
les rives de la Basse-Deûle, le canal de Roubaix et de la Marque
urbaine, la vallée de la Marque, le parc de la Deûle (Grand Prix
national du Paysage 2006) et trois équipements à entrée payante.

A l’issue des élections municipales et communautaires, le renouvellement
de son comité syndical était nécessaire. Ses membres ont donc été
appelés à voter. Ceux-ci ont élu à la présidence Slimane Tir au premier
tour de scrutin par 65 voix sur 73 suffrages exprimés (1 nul et 6 blancs).
Le nouveau président a rappelé la mission de l’ENLM « Enrichir
durablement la biodiversité de la métropole élargie avec et pour ses
habitants/ » et a salué la qualité du travail effectué par l’ensemble
des administrateurs. Il s’est réjoui de l’évolution de l’assemblée «
profondément renouvelée, rajeunie mais aussi féminisée. Nous sommes
encore bien loin de la parité, mais je suis très heureux de pouvoir
saluer l’arrivée de 17 femmes au sein du syndicat, soit quasiment deux
fois plus que dans notre assemblée précédente. »
Slimane Tir a évoqué les défis à venir, dont l’amélioration de la
qualité des eaux de surface, la lutte contre le réchauffement
climatique, la sécurisation des sites, la recherche de partenaires
publics et privés… « En 2007, à la fin du dernier mandat, Lille
Métropole communauté urbaine a adopté des objectifs ambitieux pour
lancer la seconde phase de l’Espace naturel Métropolitain. Nous avons
établi une cartographie de plus de 2 500 hectares et de plus de 250
kilomètres de vélo routes et de voies vertes qui doivent structurer
notre ambition, amplifier notre action , préparer notre mandat. Il faut
s’emparer aujourd’hui de ce travail et le traduire dans nos programmes
comme dans les faits.» a t-il poursuivi.
A l’issue de son intervention l’assemblée a procédé au vote des 12
vice-présidents et 3 conseillers délégués qui
composent le bureau.


Le président : Slimane Tir

Les 12 vice-présidents
Paul DEFFONTAINE, maire de Willems,
Bernard DELABY, maire d’Haubourdin,
Bruno FOUCART, maire d’Houplin-Ancoisne,
Bernard DEBREU, maire de Seclin,
Roger LEFEBVRE, maire de Quesnoy-sur-Deûle,
Bernard HAESEBROECK, maire d’Armentières,
Marie-Thérèse PINCEDE, maire de Forest-sur-Marque,
Francis WAVRANT, adjoint au maire de Templemars,
Aimé DUQUENNE, maire de Gruson,
André LAURENT, adjoint au maire de Villeneuve-d’Ascq,
Christiane BOUCHART, conseillère municipale de Lille,

Les 3 conseillers délégués
Annette DARNEL, adjointe au maire de Marcq-en-Baroeul,
Philippe BARRET, maire de Santes
Jacques HOUSSIN, maire de Verlinghem.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 14:17
 

Contribution du groupe des Verts

au projet de mandat 2008-2014






Pour plus de démocratie



Les Verts ont examiné avec beaucoup d'attention le projet « Vivre ensemble notre euro-métropole », et souhaitent apporter au débat la contribution suivante.


Dans le cadre des élections municipales de mars 2008, les Verts dans les différentes communes ont été le seul parti politique à défendre publiquement un projet métropolitain commun, « Manifeste pour une métropole durable et solidaire ». Alors que les campagnes municipales incitent le plus souvent aux tentations localistes ou au rejet vers la Communauté urbaine des maux, des impasses et impuissances communales, les Verts ont voulu exposer, dans un débat public leur vision de l’avenir de la Métropole et leurs propositions pour répondre aux grands enjeux auxquels nous devrons faire face dans le mandat 2008-2014.


Les Verts revendiquent l'élection des Conseillers Communautaires au suffrage universel, mais en attendant que la règle change, nous devons nous interroger sur nos pratiques. Attachés à cette nécessité de plus de transparence dans la définition et la conduite des politiques communautaires, nous déplorons aujourd’hui le manque de perspectives concrètes pour combler le déficit démocratique de LMCU.

Le 1er chantier d'une « nouvelle gouvernance » de l'institution communautaire concerne donc le renforcement de la concertation avec les habitants et de la démocratie participative.

Cette transparence se joue aussi dans l’organisation de débats publics, dans la reconnaissance d'un rôle nouveau du Conseil de Développement, dans un accord politique majoritaire sur les valeurs, les priorités et les objectifs de la mandature, et rendu public.


Le résultat des élections municipales montre, malgré un mode de scrutin défavorable, que la voix des Verts doit davantage être entendue dans la Métropole. Nous sommes prêts à prendre des responsabilités et à participer à la mise en œuvre des politiques communautaires dans le cadre d’un contrat, à la définition duquel nous voulons contribuer.




Le défi du climat



C'est le défi majeur de ce siècle, autour duquel se mêlent des enjeux sociaux, économiques, environnementaux et démocratiques.

Le projet sur lequel nous nous engageons doit répondre à la question de l’anticipation des conséquences du changement climatique et de la fin d’une économie basée sur le pétrole à bon marché.


L'augmentation du coût de l'énergie va peser davantage sur les ménages les plus modestes, également plus vulnérables aux aléas climatiques. La crise écologique fait peser de lourdes menaces sur la démocratie et la paix dans le monde. L'anticiper c'est faire en sorte qu'elle soit la moins douloureuse possible pour nous-mêmes, pour nos enfants, ici et ailleurs.


C'est pourquoi, dans ce mandat qui connaîtra les négociations internationales de l’après protocole de Kyoto en 2012, nous devons définir une véritable stratégie pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et changer en profondeur notre rapport à l'énergie.



1. Plan Climat Energie territorial : une politique intégrée qui s’appuie sur une compétence


Nous savons que les collectivités locales sont directement responsables de 15% des émissions de gaz à effet de serre, mais de plus de 25% avec les effets de leurs politiques en matière de logement, aménagement urbain, transports, etc. Respecter les objectifs fixés par le protocole de Kyoto doit nous amener à réduire nos émissions de GES de 3% par an, pour atteindre l’objectif de -30% en 2020, puis « facteur 4 » en 2050 (division par 4 de nos émissions de GES). C’est pourquoi, nous avons demandé dans le mandat précédent la mise en œuvre d’un « Plan Climat Energie territorial » et la prise de compétence « énergie » : la loi fixant les orientations de la politique énergétique du 13 juillet 2005 renforce le rôle des collectivités et institue une compétence « de soutien aux actions de maîtrise de l'énergie ».

A partir d’un bilan carbone et d'une large concertation avec les habitants, le Plan Climat devra se décliner de manière transversale dans toutes les compétences communautaires avec des objectifs chiffrés : déplacements, logement, économie, aménagement, etc. La Communauté urbaine dispose déjà des outils nécessaires à travers le PLU, le PDU, le PLH, etc. pour intervenir dans tous ces domaines.

La première économie d'énergie est celle que nous ne consommons pas, c'est pourquoi la maîtrise de nos consommations et la lutte contre le gaspillage d'énergie doit être notre première priorité.

Avec le CVO, nous disposons aujourd'hui d'un bel exemple de production territorialisée d'énergie : nous produisons du gaz pour faire rouler nos bus à partir de nos déchets. Il convient désormais d'amplifier cette démarche et diversifier nos capacités de production énergétique locales, à partir du solaire, de l’éolien, du bois, de la cogénération, du traitement des déchets, etc., mais aussi nos capacités de distribution territorialisée d'énergie à travers les réseaux de chaleur.

Enfin, dans le cadre de l’amélioration de la qualité énergétique des espaces publics, la Communauté urbaine doit pouvoir apporter conseil et accompagnement aux communes pour intervenir sur l’éclairage public et, plus généralement, sur tout le mobilier urbain.


2. Une filière créatrice d'emplois


Ces quelques exemples permettent d'entrevoir le potentiel du secteur énergétique en matière de création d'emplois. Il s'agit à la fois d'emplois industriels et d'emplois en recherche et développement. La Communauté urbaine, à travers sa compétence « développement économique » doit accompagner cette filière avec le même volontarisme qu'elle a su déployer dans d'autres secteurs, en veillant d'une part à l’articulation avec l’insertion et les politiques de formation, et d'autre part, à la place du modèle coopératif (SCIC, coopératives solaires...).


3. La politique de l’ENM au service du climat


Au-delà des objectifs définis lors de la prise de compétence Espace Naturel Métropolitain au début du mandat précédent, cette politique doit aujourd’hui revoir son périmètre et intégrer une capacité d’intervention sur le climat à travers notamment d’une politique ambitieuse de boisement (puits de carbone). Dans une « Métropole du futur », une telle stratégie participerait à la distinction de notre territoire par rapport à d’autres intercommunalités


4. L’animation du territoire


A travers son Agenda 21, LMCU a déjà initié dans ce mandat des politiques de sensibilisation auprès des communes comme du grand public. Cette démarche doit se poursuivre et s’accentuer autour des enjeux climatiques pour aider les habitants à participer à la lutte contre le réchauffement. Pour cela, le Plan Climat est un outil de mobilisation particulièrement intéressant. 


5. La banalisation de l’excellence écologique


Nous construisons aujourd’hui la ville de 2050. La pratique de l'expérimentation est dépassée, il faut sortir de l'exemplarité : désormais l'éco-quartier doit être la norme en aménagement urbain et construction neuve, et la généralisation des objectifs HQE une exigence permanente dans l'action publique.


6. La dimension européenne et internationale à l’agenda


Pour que Lille Euro-métropole puisse « prendre toute sa place dans le concert des grandes cités qui ont un message à faire passer à la planète », elle doit s’engager dans les grandes conférences internationales sur le climat auxquelles participent les grands réseaux des villes.

A bien des égards, la conférence de Copenhague qui aura lieu fin 2009 pourrait intéresser directement l’économie et l’industrie de notre territoire soumises, comme ailleurs en Europe, à la tentation des « fuites de carbone » (stratégie des entreprises qui menacent de délocaliser du fait des normes européennes en matière d’émissions de GES).

Et si nous entendons enfin « jouer notre rôle dans le dialogue nord-sud » et renforcer nos initiatives de coopération décentralisée, c’est véritablement dans l’adaptation au changement climatique que nous pouvons aujourd’hui être le plus utile à nos partenaires du Sud.





3 priorités pour répondre à l'urgence sociale

et lutter contre les inégalités



Le logement, les déplacements et le développement économique doivent être au coeur de nos priorités. A l'articulation d'enjeux sociaux et écologiques majeurs, ce sont les conditions de vie de nos concitoyens qui doivent mobiliser les ressources communautaires. Notre priorité doit être l'amélioration de la vie quotidienne des habitants : il s'agit donc de répondre aux urgences sociales posées par le chômage, la précarité, les discriminations et la pénurie de logements, et de réduire les inégalités entre territoires riches et quartiers pauvres qui continuent de s'accroître.


1. Logement et aménagement urbain


Nous nous retrouvons dans l’idée « d’inventer la forme de l’Euro-Métropole du XXIème siècle », mais aussi de « faire de la qualité la marque de Lille Métropole » ou encore dans la référence à « l’art de vivre ensemble ».

Nous nous félicitons de la confirmation de la stratégie de reconquête de la ville sur la ville comme de la priorité d’une intervention plus massive de la Communauté urbaine sur l’habitat privé ancien.

Des idées portées depuis longtemps par les Verts sont également reprises comme la nécessité de stopper l’étalement urbain, l’optimisation du foncier et la création d’une agence foncière métropolitaine, la validation de nos objectifs de performance énergétique dans la construction neuve, etc.

Au cours du mandat précédent, et notamment à l’occasion des débats sur le Schéma Directeur, les Verts ont défendu ardemment le principe des « 2/3 – 1/3 » finalement inscrit au SDAU. Si celui-ci devait être remis en débat, cela ne pourrait être que dans le sens d’une accentuation de la ville plus agréable et plus facile à vivre, donc une ville plus cohérente et dense (plutôt qu'étalée), organisée autour des moyens de déplacements doux et des transports en commun.

Il faut enfin réaffirmer... et dépasser les objectifs du PLH ! Répondre à l'urgence sociale c'est répondre en particulier aux 30000 demandes de logements HLM en attente sur la Métropole, sachant que 80% des demandeurs ont des revenus inférieurs aux plafonds PLAI. Il faut pour cela construire plus de logement social, réparti dans toutes les communes. C'est aussi défendre le droit au logement et répondre à tous ceux qui ont des difficultés à se loger (précaires, étudiants…) ou qui occupent un logement inadapté (insalubre, trop petit, trop cher...) et améliorer l’accueil et l’accompagnement des gens du voyage.


2. Mobilité


En matière de transports également, certaines de nos analyses sont aujourd'hui largement partagées comme l’abandon de l’A24 et reconnaissance de l’inutilité des nouvelles voiries pour lutter contre la congestion automobile, ou encore la nécessité d'envisager nos réseaux de transports en commun à l’échelle de l’eurométropole. Mais nous insistons sur la mise en place rapide de propositions qui seront des signes de cette nouvelle approche de la mobilité en direction des habitants : lancement du tram-train, 5000 vélos en libre service et un véritable réseau cyclable sécurisé sur toute la métropole, 500 voitures en auto-partage, l'amélioration du maillage territorial en bus, l'amélioration de l'intermodalité et la création d'un pass-mobilité...


3. Economie


Pour les Verts, l'insertion, la lutte contre le chômage et les discriminations sont une des finalités de l'intervention publique en matière économique. Pour que la Communauté urbaine puisse intervenir efficacement dans ces domaines, les contours d'une nouvelle compétence sont donc à définir.

La réduction de l'empreinte écologique des activités économiques passe par le développement des éco-filières et des éco-entreprises (bâtiment, traitement des déchets et des eaux, recyclage, mobilité, énergie...), mais aussi par une politique d'aménagement du territoire qui vise à réduire les temps de transports domicile-travail, améliorer les dessertes, mettre en place des PDE...

Par ailleurs, l'économie sociale et solidaire, secteur créateur d'emplois non délocalisables et de richesses, doit être confirmée comme un pôle d’excellence communautaire et reconnue comme un modèle économique à part entière. L'insertion par l'activité économique en est une composante par sa plus value sociale, et par la recherche de conciliation entre impératif économique et lutte contre les exclusions dans les entreprises solidaires.




Protéger nos ressources naturelles,

nos campagnes, nos cultures, nos liens sociaux



• Dans le mandat précédent, les Verts sont régulièrement intervenus sur les enjeux de l'eau et l'assainissement, proposant une approche économe, écologique et soucieuse de l'intérêt général. Nous ne pouvons donc que nous féliciter de constater que nos idées ont fait leur chemin :

  • la « sanctuarisation » de la ressource en eau et du territoire des champs captants,

  • la question des modalités juridiques du système de production et de distribution de l'eau potable : le retour en régie publique que nous défendons n'est aujourd'hui plus un tabou,

  • la tarification progressive et sociale, et la systématisation des économies d'eau,

  • la remise en cause de l'efficacité des « cathédrales souterraines » et la promotion des techniques alternatives en matière d'assainissement et de lutte contre les inondations, etc.


• Notre politique d'Espace Naturel Métropolitain doit également être poursuivie avec détermination pour atteindre les objectifs de la « Trame verte et bleue », en particulier les 10000 hectares de nature à l'horizon 2015 et la réalisation effective du « réseau vert » pour permettre le retour de la nature en ville, relier les parcs urbains à la couronne verte des grands parcs, la ville à la campagne par des liaisons écologiques.


• Le foncier est une ressource rare à préserver. L'agriculture péri-urbaine doit ici être davantage valorisée dans cette politique qui participe efficacement à la lutte contre l'étalement urbain. La moitié de la surface de notre métropole est occupée par cette activité, c'est un atout considérable en termes d'environnement mais qui est insuffisamment pris en compte au plan économique : nous devons soutenir l'agriculture biologique, des filières de distribution en circuits courts pour permettre l'approvisionnement des habitants et des villes de la métropole en produits locaux, de qualité, bio et de saison. Une attention particulière devra être portée à la maîtrise du foncier agricole pour soutenir des initiatives citoyennes et coopératives (comme par exemple les Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne).


• Notre diversité culturelle, nos liens sociaux, font partie de nos ressources, car les Verts défendent une approche de la culture en terme de démocratie, de citoyenneté et d'épanouissement, plus qu'en termes de rayonnement. Si certaines idées semblent faire consensus, comme par exemple la création d'une chaine télé métropolitaine, d'autres mériteraient des débats plus approfondis. C'est pourquoi les Verts ont proposé l'organisation dès 2008 des Etats généraux métropolitains de la Culture, associant l'ensemble des structures culturelles, les pouvoirs publics, notamment les municipalités, les artistes, techniciens, enseignants et les citoyens, pour débattre et redéfinir une nouvelle vision partagée de la culture.


• Démarche d’échange et d’ouverture au monde, la coopération internationale constitue également un enjeu de culture et de citoyenneté. Nous soutenons la volonté d'élargir ces échanges et partenariats en Afrique, en Amérique latine, au Proche-Orient et en Asie, également en lien avec les pays d'origine des habitants de la Métropole.


• La création d'une délégation à l'égalité des chances et aux droits de l’homme a largement sa place dans cette vision du rapport au monde.





Sortir de la compétition entre les territoires



A quel prix devient-on une « ville globale » ou une ville qui compte « dans le concert des grandes cités » ? La forme actuelle de la mondialisation met les territoires en concurrence pour attirer des entreprises internationales, poussant à une course effrénée, entre les pays, entre les régions, entre les métropoles européennes, entre les villes et les territoires d'une même région, entre voisins. Pendant ce temps, les inégalités se creusent à l'échelle mondiale, entre le Nord et le Sud, entre les territoires qui tirent le mieux leur épingle du jeu et ceux qui sont laissés à l'abandon. Face à cette logique de compétition, nous devons affirmer des objectifs de coopération : coopération internationale pour une réelle solidarité Nord-Sud, coopération transfrontalière et métropolitaine avec l'approfondissement de l'euro-métropole.


Les Verts défendent l'idée d'une métropole équilibrée, privilégiant la redynamisation des centres villes anciens, c’est pourquoi nous nous opposons à l’extension de l'aéroport de Lesquin ou à l’implantation d'une 3ème gare à Seclin, qui pourraient avoir des conséquences désastreuses en terme de développement péri-urbain vers le Sud de l'agglomération, comme sur les secteurs et centralités faisant l'objet de reconquête urbaine et sociale.


Notre position sur le grand stade a le mérite de la cohérence et de la constance ! Qu'il faille avoir une des 15 premières équipes européennes (et le stade qui va avec !) pour compter parmi les « villes globales » participe de cette compétition entre les territoires que nous dénonçons. Ainsi, au-delà du problème du coût démesuré du stade et des aménagements pour son accessibilité, qui risquent de peser sur les politiques communautaires prioritaires au service des habitants, nous maintenons que la jauge du projet est surdimensionnée.


L'ensemble de ces priorités plaide pour la mise en chantier rapide du Schéma de Cohérence Territoriale. Il nous permettra d’approfondir publiquement ces débats et sortir de la logique de compétition entre les territoires qui pousse au toujours plus, instrumentalisant la culture ou le sport au service d'une politique de rayonnement, et ne peut conduire qu'à l'impasse. L'euro-métropole transfrontalière doit être l'occasion d'inventer de nouveaux rapports dans l'espace européen, plus solidaires et plus responsables vis à vis de la planète et de ses habitants. C’est par le dialogue avec les collectivités voisines de l’aire métropolitaine transfrontalière, que nous pourrons mettre en place à travers le SCOT, un outil au service d’une stratégie de développement plus coopérative.

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 14:13
 

Lille Métropole

Accord politique pour le mandat 2008-2014


« Vivre ensemble notre Euro-métropole »



Entre


Le groupe des socialistes, radicaux, citoyens et des personnalités

Le groupe « Actions et Projets Pour la Métropole »

Le groupe des communistes

Le groupe des Verts

Le groupe du Modem

Le groupe « Rassemblement Citoyen »



Le 18 avril 2008, le conseil communautaire sera installé. Il lui reviendra de choisir un nouvel exécutif qui présidera aux destinées de la métropole lilloise pour les six années à venir.

Martine AUBRY, Maire de Lille, a présenté, dès le lendemain des élections municipales des 9 et 16 mars, un projet pour notre communauté urbaine intitulé « Vivre ensemble notre Euro-métropole », avec le souhait de rassembler, dans la clarté, tous ceux qui le partagent.

***

Les signataires du présent accord partagent les valeurs, l’ambition et les priorités du projet « Vivre ensemble notre Euro-métropole ».

En 40 ans, la Communauté Urbaine de Lille a connu une métamorphose sans précédent. Grâce au travail des élus qui l’ont animé depuis sa création en 1967, nos communes ont su se rassembler pour devenir une grande métropole française.

Augustin Laurent, premier président de la Communauté urbaine entre 1967 et 1971, a su proposer pour le nouvel ensemble intercommunal imposé alors par l’Etat une ambition fédératrice : « créer une grande cité rénovée où il fera bon vivre ». Arthur Notebart, président de 1971 à 1989, a conduit les grands travaux qui ont fourni au territoire un niveau d’équipement moderne : voirie, assainissement, habitat et surtout la création du métro, le VAL, qui a doté notre agglomération d’un lien commun.

C’est avec Pierre Mauroy que nous avons su définitivement « dépasser les beffrois » pour tracer un dessein commun, avec des avancées décisives : l’obtention du lien fixe transmanche, le croisement des TGV nord-européens au cœur de la cité, Euralille, la candidature de Lille aux jeux olympiques de 2004, l’engagement communautaire pour la ville renouvelée, l’émergence de l’Espace Naturel Métropolitain et de nouvelles compétences majeures : le développement économique, les équipements culturels et sportifs en 2001 et l’habitat en 2005.

D’un outil technique, nous sommes devenus dans les faits, à défaut de l’être encore juridiquement, une véritable collectivité locale qui a toute sa place aux côtés de la Région, du Département et des communes.

Aujourd’hui, nous sommes à un tournant de notre histoire : l’idée s’installe que nous pouvons être une des grandes métropoles européennes du futur, à condition d’en avoir la volonté. C’est cette ambition que nous voulons porter. Etre une métropole qui compte n’est pas seulement une question de taille, de puissance économique ou de reconnaissance internationale. Il s’agit aussi, dans un monde en manque de repères et où nos valeurs –l’égalité qui rime avec la liberté, la solidarité et l’humanisme- et le sens collectif sont mis à mal, de construire une autre perspective : une société ouverte mais aussi solidaire et protectrice, active mais durable et agréable, rayonnante mais humaine et chaleureuse. Pour y parvenir, nous avons quatre défis majeurs à relever.

- Premier défi : répondre aux attentes des habitants et tout particulièrement ceux qui ont besoin d’être aidés. C’est la raison pour laquelle le logement, et l’emploi à travers le développement économique, seront nos deux premières priorités. Répondre aux attentes des habitants, c’est aussi améliorer la qualité de vie : espaces verts et de promenade, places publiques et voiries de qualité, vie culturelle et sportive dynamique.

- Deuxième défi, l’environnement. Nous développer en préservant les ressources de notre planète est un impératif absolu. Lille Métropole, par ses compétences en matière de transports, troisième priorité majeure, de gestion de l’eau, d’assainissement mais aussi de logement et de développement économique, a un grand rôle à jouer. Nous avons commencé à le faire, nous devrons aller beaucoup plus loin. Notre Plan Climat devra être exemplaire, concerner l’ensemble de nos politiques et anticiper les conséquences du réchauffement climatique et de la nouvelle donne du pétrole cher.

- Troisième défi, devenir une métropole capitale en Europe. Notre intime conviction est que le rayonnement international et la construction d’un art de vivre, où chacun vit mieux et où nous vivons mieux ensemble, ne s’opposent pas mais au contraire se renforcent. C’est en misant sur la qualité de vie, le développement durable et solidaire que nous réussirons à devenir une grande Euro-métropole ; notre force, c’est la diversité de nos territoires et la générosité, le dynamisme, la créativité des hommes et des femmes qui y habitent. A contrario, rien de servirait d’emporter des succès au plan international si cette réussite n’était pas mise au service de la qualité de vie et des réponses au chômage, à la crise du logement et aux grands enjeux écologiques.

- Le quatrième défi est celui de la construction de l’identité métropolitaine. Nous aurons réussi si, dans six ans, vivre à Lille Métropole signifie réellement quelque chose pour les habitants. Cela passe bien sûr par des innovations et des progrès significatifs tout particulièrement dans les nouvelles compétences de la Communauté Urbaine comme le logement et le développement économique. Cela passe aussi par de grands événements culturels et festifs qui rassemblent tous les habitants de l’Euro-métropole comme Lille 2004 ; par deux ou trois grandes équipes sportives qui, au-delà du LOSC, portent nos couleurs le plus haut possible et dans lesquelles nous nous reconnaissons ; par une pleine utilisation des moyens de communication les plus modernes (internet, télévision numérique locale…) pour faire savoir ce que nous sommes et ce que nous faisons et vivre ensemble des moments forts.


Les signataires du présent accord approuvent les orientations stratégiques à mettre en oeuvre pour atteindre ces objectifs

- Premier axe de la stratégie, inventer, ici à Lille Métropole, la forme urbaine de la métropole du XXIème siècle. Face aux tendances au repli sur soi et à la ségrégation urbaine, notre volonté doit être d’organiser la métropole en une « ville-territoires » attractive, durable, capable de renouer avec la mixité urbaine, fonctionnelle, sociale et générationnelle, de conjuguer la performance économique et la solidarité. Cela suppose de repenser nos stratégies d’aménagement de la métropole autour de trois pieds, qui sont indissociables et qui devront être davantage conçus de concert, le logement, l’économie et les transports.

- Deuxième axe, imprimer à Lille Métropole la marque de la qualité. Cela passe par l’accélération des efforts menés par la Communauté Urbaine pour offrir aux habitants un cadre de vie agréable. C’est d’abord la qualité et la beauté des espaces publics, qu’il faut améliorer. C’est ensuite la qualité du rapport de la ville et de la métropole à la nature, aux paysages, et à l’eau. C’est, enfin, la prise en compte du développement durable, de façon transversale, dans tous les projets et services – comme la propreté ou la collecte des déchets ménagers – menés par la Communauté Urbaine.

- Troisième axe de la stratégie, conforter et renforcer nos différents territoires et faire de leur diversité un atout communautaire majeur. Nous avons en effet la volonté qu’aucun territoire ne reste en arrière du développement de la métropole et la conviction que notre force collective réside précisément dans celle de nos territoires. Nous mettrons en place des contrats de territoire, visant à accompagner leur développement. Nous voulons aussi doter chacun d’eux de pôles d’excellence économiques, culturels, sportifs ou de loisir, et améliorer leurs liaisons. En parallèle, une actualisation des compétences de Lille Métropole sera mise au débat, afin de donner la bonne échelle aux projets économiques, touristiques, sportifs et culturels qui font le développement métropolitain. Notre ambition est de construire, à chaque échelle, les signes qui marqueront notre identité.

- Quatrième axe, donner à l’Euro-métropole sa pleine dimension régionale, européenne et internationale. Nous en avons le potentiel démographique, avec plus de trois millions d’habitants avec nos voisins belges et du bassin minier, ce qui nous situe à 15ème rang européen. Nous avons commencé à marquer des points au plan culturel avec « Lille 2004 » qui nous a propulsés sur la scène internationale, et au plan économique avec de beaux succès au cours du dernier mandat. Nous avons aussi maintenant les outils juridiques nécessaires comme l’Euro-métropole Lille – Courtrai (Kortrijk) - Tournai et l’Aire métropolitaine. Il faut désormais des projets concrets et forts. Nous mettrons toute notre détermination et notre de volonté pour les mener à bien.

- Cinquième axe de la stratégie, actualiser la gouvernance de la Communauté urbaine de Lille Métropole. Notre nouveau rôle exige de faire évoluer notre mode de fonctionnement. Afin de renforcer le travail d’équipe et la cohérence de nos décisions, nous souhaitons que l’exécutif soit plus structuré autour d’une dizaine de pôles correspondant à nos grandes missions, animés par des vice-présidents eux-mêmes coordonnant les autres élus ayant des délégations dans le même champ d’intervention. Les élus qui piloteront ces pôles se réuniront de manière fréquente autour de la Présidente. L’administration et les organismes associés devront également évoluer dans leur organisation afin d’être mieux tournés vers nos missions essentielles, d’améliorer leurs liens avec les communes, leur coordination avec les services municipaux et avec les habitants. Nous proposons aussi de renouer avec les grands débats sur les questions essentielles qui nous concernent, afin d’aller, dans la plus grande ouverture, au bout des questionnements avant de prendre les décisions les plus importantes.

Notre projet pour Lille Métropole, pour être pleinement mis en œuvre, nécessitera de trouver de nouvelles marges de manœuvre financières. En effet, si nous avons réussi à réduire de manière importante notre endettement au début du précédent mandat, permettant une réduction de la charge des intérêts de la dette, nos recettes de gestion ont augmenté moins rapidement que nos dépenses au cours des dernières années.

Cet effet de ciseaux, qui concerne toutes les communautés urbaines, a deux explications principales : la montée en charge de nos nouvelles compétences et surtout l’impact des décisions nationales sur nos recettes de gestion. En effet, des réformes successives ont déconnecté l’évolution de nos recettes de taxe professionnelle de la croissance économique, cassant ainsi la dynamique de notre principale ressource et, par ailleurs, tandis que les dotations de l’Etat sont victimes des restrictions budgétaires.

Dans un tel contexte, il nous faudra porter le débat sur ces deux questions au niveau national, optimiser nos ressources, trouver d’autres marges de manœuvres sur nos des recettes extra-fiscales, et gagner en efficience.


Les signataires souhaitent s’associer à l’exécutif, et en constituer le socle garant de la mise en œuvre de ce projet

Les signataires :

  • s’engagent sur le projet « Vivre ensemble notre Euro-métropole », soutiendront les décisions qui contribueront à sa réalisation ;

  • acceptent de constituer ensemble le socle de l’exécutif, en prenant des responsabilités actives dans l’exécutif resserré comme dans le Bureau Communautaire ou dans les missions qui leur seront confiées par la Présidente ;

  • soutiendront par leur vote le 18 avril, la candidature de Martine AUBRY à la Présidence de la Lille Métropole Communauté Urbaine, dès le premier tour de scrutin.



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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 00:46
 

Le défi du climat


C’est le défi majeur de ce siècle, autour duquel se mêlent enjeux sociaux, économiques, environnementaux et démocratiques : nous devons anticiper les conséquences du changement climatique et la fin d’une économie basée sur le pétrole à bon marché. Le Plan Climat-Energie territorial permettra un grand débat métropolitain, une mobilisation collective et apportera des solutions concrètes aux habitants en matière de logement, économies d’énergie, pouvoir d’achat, transports en commun, emplois, etc.

Le groupe des Verts aborde ce mandat avec confiance et détermination : nous avons toutes les cartes en main pour faire de LMCU une « euro-métropole » durable et solidaire, capable de relever le défi du climat, de répondre à l’urgence sociale et lutter contre les inégalités, de préserver nos ressources naturelles, nos campagnes, nos cultures, nos liens sociaux.

Dans le cadre d’un accord politique intégrant ces enjeux, et toujours avec le souci de plus de transparence et de concertation, les 9 élu(e)s Vert(e)s avec leurs nouvelles responsabilités s’engagent dans la majorité.


Slimane Tir

Président du groupe des Verts

 

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 15:19
Métropole lilloise
LMCU : Slimane Tir à la tête du groupe Verts
mercredi 02.04.2008, 20:03
 LMCU : Slimane Tir à la tête du groupe Verts

 

Le groupe des élus Verts à la communauté urbaine de Lille, qui compte désormais 9 membres (les Lillois Marie-Pierre Bresson, Christiane Bouchart et Vinciane Faber, Eric Quiquet, Marc Santré et Dominique Plancke ; le Roubaisien Slimane Tir ; le Villeneuvois Malik Iri ; le Tourquennois Bernard Despierre), a élu à l'unanimité Slimane Tir (notre photo) comme président de groupe.

 

Le conseiller municipal d'opposition de Roubaix, était vice-président de LMCU, en charge de l'Espace Naturel Métropolitain, dans le mandat précédent. Il remplace donc Eric Quiquet à la présidence du groupe des Verts.

 

 

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